Accueil > Vie de la paroisse > Feuille d’Informations Paroissiales > Dimanche 27 avril

Vie de la paroisse / Dimanche 27 avril

Heureux celui qui croit sans avoir vu !

JPEG - 152.3 ko

Le Christ, Thomas et nous
Voici la principale raison pour laquelle les premiers disciples ont cru en Jésus ressuscité : après avoir vu le tombeau vide, ils ont vu Jésus vivant et c’est lui-même qui est venu à leur rencontre, alors qu’ils ne s’y attendaient pas. C’est bien Jésus, celui qui a été crucifié : il leur montre ses mains et son côté. Mais il n’est plus comme avant : les portes verrouillées ne l’arrêtent plus ; soudainement il est là et il disparaît de la même façon. Il n’est plus arrêté par les limites de notre vie actuelle. Désormais, il ne peut plus mourir.
Thomas est-il plus raisonneur que les autres ?
Particulièrement traumatisé, plutôt, par le drame qui vient d’arriver et les souffrances infligées à Jésus. Mais quand le Christ vient à sa rencontre, il croit. Il ne croit pas « que ce qu’il voit », il croit beaucoup plus que ce qu’il voit. Il voit les blessures, et reconnaît la présence de Dieu. Pour nous, disent les Pères de l’Église, le doute initial de Thomas est plus précieux que la foi des autres, car il nous a valu un nouveau « signe » éclatant de la résurrection. Si bien que la parole finale du Christ pourrait se comprendre ainsi : « Heureux ceux qui, à cause de toi, pourront croire, désormais, sans avoir vu. »
Et que nous apporte le Ressuscité ?
La paix et la promesse de la vie éternelle : le mot « paix » revient trois fois dans ce passage. Bien sûr, « paix » — « shalom, » — c’est le mot qui servait de salut habituel : comme en arabe, « salam ». Mais il a ici un sens fort. Jusqu’à son dernier souffle, Jésus a été le messager de la miséricorde, c’est-à-dire à la fois de la compassion et du pardon de Dieu. Là est la source de la paix du cœur.
Du côté de Jésus, Jean a vu couler du sang et de l’eau, signe de la vie. C’est tout cela que les disciples sont envoyés porter aux hommes, par l’annonce du Christ et le baptême.
Pour sortir de nos moments de doute, il est bon de nous remémorer ce qui dans notre vie nous a le plus encouragés dans la foi. Nous pouvons aussi essayer de discerner autour de nous les signes du Christ vivant aujourd’hui. À notre tour, il nous envoie annoncer le pardon de Dieu et apporter la paix.
Père Joseph Rahard, Diocèse d’Anger

Téléchargez la FIP au format PDF


Agenda paroissial
A souligner cette semaine





Tous les articles de la rubrique