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Vie de la paroisse / Du 17 au 25 janvier 2015

Aimons-nous les uns les autres !

On entend beaucoup parler en ce moment de liberté. Cette liberté, souvent chèrement acquise, mérite d’être défendue. Pourtant, elle ne peut devenir un absolu. Il peut sembler parfois que l’adage du Christ : « la vérité vous rendra libres » a été retourné en : « la liberté vous rendra vrais ». Comme si se libérer de toute contrainte, de toute règle, de toute tradition allait conduire les gens à être davantage eux-mêmes. Il est certes bon de sortir de certains conditionnements, mais que met-on à la place ? « Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer, et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” En arrivant, il la trouve inoccupée, balayée et bien rangée. Alors il s’en va, il prend avec lui sept autres esprits, encore plus mauvais que lui ; ils y entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. » (Mt 12, 43-45).

La liberté comme absolu conduit à l’anxiété de ne plus savoir qui on est ni où on va. D’où une tentation de s’aliéner encore davantage (drogue, secte, extrémisme). Notre recherche ne doit donc pas nous conduire à rechercher d’abord la liberté mais la vérité d’où cette dernière découle. Mais qu’est-ce que la vérité, la vérité profonde de notre être ? Ce n’est rien d’autre que l’amour. Aimer en actes et en vérité, voilà ce qui révèle ce que nous sommes vraiment, ce pour quoi nous sommes faits.

La liberté de la presse est le signe d’une société mure, nous dit notre archevêque. C’est indubitable, mais cette liberté ne peut être exercée qu’avec amour, comme dit le proverbe « Qui aime bien châtie bien ». C’est l’amour qui habitait Jésus qui lui permettait de se montrer parfois très dur avec ses contemporains. Le bouffon du roi pouvait tout se permettre parce qu’il aimait le roi. La caricature, si elle n’est pas accompagnée de manifestations d’estime conduit l’autre à penser qu’il n’est pas aimé, voire même haï. Du « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur », il semble que la deuxième partie soit parfois oubliée.

Alors, la vérité n’est pas servie et la liberté se trouve dévoyée.

Aimons-nous les uns les autres.

Père François Lainé

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