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Vie de la paroisse / 910 - du 30 avril au 16 mai 2016

Dieu parmi les casseroles

Peut-être vous souvenez vous du sketch des Inconnus sur les revendications salariales : « que le 1er mai ne soit plus un dimanche » ? D’autant que lorsque le 1er Mai tombe un dimanche, le 8 Mai généralement aussi. Cette année nous ne fêterons donc pas le travail par un jour de repos supplémentaire (qui aurait prolongé avantageusement les vacances) et la fête de « Saint Joseph travailleur » cédera la place au 6ème dimanche de Pâques.

C’est l’occasion de remarquer que dans l’Église nous ne célébrons pas le travail (qui est une abstraction, idole pour les uns, fardeau pour les autres) mais un homme, Saint Joseph, qui a lui-même travaillé de ses mains pour fournir une charpente solide aux habitants de Nazareth et subvenir aux besoins de la Sainte Famille.

Dans l’encyclique Laudato si, le Pape François rappelle cette dignité fondamentale du travail : « selon le récit biblique de la création, Dieu a placé l’être humain dans le jardin à peine créé non seulement pour préserver ce qui existe mais aussi pour le travailler de manière à ce qu’il porte du fruit. » Notre travail – qui ne se réduit pas à notre métier – est une manière d’être créateur à l’image du Dieu créateur, et de rendre hommage à la beauté du monde. Cela peut nous aider à donner du sens, c’est-à-dire une raison et un but, à notre activité la plus quotidienne. C’est là que Dieu nous attend (à travers notre prochain, même le collègue un peu barbant). « Dieu est parmi les casseroles » aimait dire Sainte Thérèse d’Avila à ses religieuses. Les bénédictins quant à eux ont fait du travail leur devise, à égalité avec la prière, « ora et labora. »

Pourtant, si nous pouvons coopérer à la création par notre travail, nous devons la célébrer par notre repos. Le travail n’est pas une fin en soi. Il est donc providentiel que la fête de Saint Joseph tombe un dimanche. Cela nous rappelle que toute activité est d’abord réceptivité, disponibilité au don de Dieu et à la présence du prochain. Notre semaine de labeur s’achève et recommence le dimanche, dans la célébration eucharistique. Nous pouvons ainsi rendre grâce, et puiser la lumière et la force pour sanctifier notre travail et nous sanctifier par notre travail.

Gonzague de Pontac,
Séminariste.

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