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Vie de la paroisse / 869 - du 20 mai au 4 juin 2017

Le pèlerinage

Du 11 au 15 mai, 42 personnes de la paroisse sont parties à Fatima pour participer à la messe du centenaire des apparitions de la Vierge aux trois petits bergers et à la canonisation de Jacinta Marto et de Francesco Marto présidée par le Pape François

Le mot pèlerinage, du latin peregrinus, indique traditionellement celui qui quitte son pays vers une terre étrangère avec l’objectif de rejoindre un lieu saint. Cette démarche peut être de dévotion ou pénitentielle. Des grands personnages de la Bible ont pérégriné, comme Abraham ou Sarah. Ste Hélène, mère de Constantin, est allée à Jérusalem vers 320 et Ste Thérèse de Lisieux est allée à Rome à l’occasion du Jubilé du Pape Léon XIII. En réalité, c’est une multitude de croyants anonymes qui ont effectué toutes sortes de pèlerinage en des lieux très divers.
Pourquoi une telle démarche ? Pour sortir, pour aller dans des lieux saints ? Je crois que dans le cœur de toute personne de tous temps existe une sorte de nostalgie d’une demeure définitive figurée par un lieu saint. La communion avec Dieu est vécue comme éphémère et on ambitionne une relation définitive et stable avec le Règne de Dieu.

Le chemin de tout pèlerinage est fait de difficultés qui n’effacent pas l’espérance. La fatigue physique qui rentre dans le corps, le soupçon qu’on y arrivera pas, nous font douter de la sincérité de notre démarche, de nos sentiments réels envers le prochain, et donnent le sentiment d’être dispersés en profondeur.
Partir permet l’expérience de la rencontre avec l’imprévu et ce qui nous dépasse. Nos certitudes en ce monde sont fragiles et décevantes, on éprouve le besoin de s’appuyer sur le Christ, sur son évangile parce qu’Il est le chemin, la vérité et la vie. Étant donné que l’homme n’est pas que matière, mais l’union d’un corps et d’une âme, la nécessité d’un lieu à la fois saint et charnel se fait sentir. D’où le fruit de l’aspect physique du pèlerinage qui germe dans notre esprit le plus profond. Ces fruits peuvent être la Joie, la paix, la conversion ou la réconciliation. En ces jours, Fatima a été le théâtre de la rencontre avec Dieu le Père, dans le Christ, grâce à l’Esprit Saint, grâce à la présence de la Vierge Marie. La beauté de cette rencontre demeurera dans nos mémoires, et en particulier l’adieu final de tout pèlerinage à Fatima qui donne de chanter : “Au revoir, Notre Dame, au revoir, Fatima”.
Saint Francesco Marto et Sainte Jacinta Marto, priez pour nous !

Père Marcos Candido



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