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Vie de la paroisse / Feuille d’Informations Paroissiales

856 - du 21 octobre au 29 octobre 2017

Près du Tabernacle

Je vois par votre lettre combien vous êtes préoccupé par la désorientation des temps actuels. Il est vraiment déplorable que tant de gens se laissent emporter par la vague diabolique qui asservit le monde, et leur aveuglement est tel qu’ils ne voient pas leur erreur ! Leur faute principale est qu’ils ont abandonné la prière ; ils se sont ainsi éloignés de Dieu, et sans Dieu, tout leur fait défaut : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire. »
Ce que je vous recommande, plus que toute autre chose, c’est de vous mettre près du Tabernacle, et de prier. Là, vous trouverez la lumière et la force dont vous avez besoin pour vous et pour les autres. Alors vous pourrez donner avec humilité, douceur et en même temps fermeté ; car les supérieurs ont le devoir de défendre la vérité avec sérénité, justice et charité. Pour cette raison, ils ont de plus en plus besoin de prier, de s’approcher de Dieu, de traiter avec Dieu de toutes leurs affaires avant d’en traiter avec les créatures.
Suivez ce chemin et vous verrez qu’auprès du Tabernacle, vous trouverez plus de science, plus de lumière, plus de force, plus de grâce et de vertu, que vous ne pourrez jamais en trouver dans les livres, les études ou chez quelque créature que ce soit. Ne considérez jamais comme perdu le temps que vous passez à prier. Vous verrez que, durant la prière, Dieu vous communiquera la lumière, la force et la grâce dont vous avez besoin pour faire tout ce qu’Il veut de vous. La seule chose importante pour nous, c’est de faire la volonté de Dieu, d’être là où Il veut que nous soyons et de faire ce qu’Il attend de nous, dans un esprit de constante humilité, conscients du fait que, de nous-mêmes, nous ne sommes rien, et il faut que ce soit Dieu qui travaille en nous et se serve de nous pour tout ce qu’Il veut. Pour y arriver nous devons tous intensifier beaucoup notre vie d’union avec Dieu, et cela ne s’obtient que par le moyen de la prière. Qu’il nous manque du temps pour tout, mais jamais pour la prière, et vous verrez qu’en moins de temps, vous ferez plus ! Nous tous, mais spécialement lorsqu’il s’agit d’un supérieur, si nous ne prions pas ou qu’habituellement nous sacrifions l’oraison pour des choses matérielles, nous ressemblons à ces bâtons branchus qui ne servent qu’à battre les blancs d’œufs, à édifier des châteaux d’écume, lesquels, sans l’apport du sucre pour les soutenir, se dissolvent bientôt, se défont et deviennent de l’eau polluée. Pour cette raison Jésus-Christ disait : « Vous êtes le sel de la terre, mais si le sel perd sa saveur il n’est bon qu’à être jeté dehors. » De Dieu seul, nous pouvons recevoir notre force.
Je vois par votre lettre combien vous êtes préoccupé par la désorientation des temps actuels. Il est vraiment déplorable que tant de gens se laissent emporter par la vague diabolique qui asservit le monde, et leur aveuglement est tel qu’ils ne voient pas leur erreur ! Leur faute principale est qu’ils ont abandonné la prière ; ils se sont ainsi éloignés de Dieu, et sans Dieu, tout leur fait défaut : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire. »
Ce que je vous recommande, plus que toute autre chose, c’est de vous mettre près du Tabernacle, et de prier. Là, vous trouverez la lumière et la force dont vous avez besoin pour vous et pour les autres. Alors vous pourrez donner avec humilité, douceur et en même temps fermeté ; car les supérieurs ont le devoir de défendre la vérité avec sérénité, justice et charité. Pour cette raison, ils ont de plus en plus besoin de prier, de s’approcher de Dieu, de traiter avec Dieu de toutes leurs affaires avant d’en traiter avec les créatures.
Suivez ce chemin et vous verrez qu’auprès du Tabernacle, vous trouverez plus de science, plus de lumière, plus de force, plus de grâce et de vertu, que vous ne pourrez jamais en trouver dans les livres, les études ou chez quelque créature que ce soit. Ne considérez jamais comme perdu le temps que vous passez à prier. Vous verrez que, durant la prière, Dieu vous communiquera la lumière, la force et la grâce dont vous avez besoin pour faire tout ce qu’Il veut de vous. La seule chose importante pour nous, c’est de faire la volonté de Dieu, d’être là où Il veut que nous soyons et de faire ce qu’Il attend de nous, dans un esprit de constante humilité, conscients du fait que, de nous-mêmes, nous ne sommes rien, et il faut que ce soit Dieu qui travaille en nous et se serve de nous pour tout ce qu’Il veut. Pour y arriver nous devons tous intensifier beaucoup notre vie d’union avec Dieu, et cela ne s’obtient que par le moyen de la prière. Qu’il nous manque du temps pour tout, mais jamais pour la prière, et vous verrez qu’en moins de temps, vous ferez plus ! Nous tous, mais spécialement lorsqu’il s’agit d’un supérieur, si nous ne prions pas ou qu’habituellement nous sacrifions l’oraison pour des choses matérielles, nous ressemblons à ces bâtons branchus qui ne servent qu’à battre les blancs d’œufs, à édifier des châteaux d’écume, lesquels, sans l’apport du sucre pour les soutenir, se dissolvent bientôt, se défont et deviennent de l’eau polluée. Pour cette raison Jésus-Christ disait : « Vous êtes le sel de la terre, mais si le sel perd sa saveur il n’est bon qu’à être jeté dehors. » De Dieu seul, nous pouvons recevoir notre force.
Nous devons nous approcher de Lui pour qu’Il nous la communique. Nous ne pouvons réaliser ce rapprochement que par la prière, parce que c’est dans la prière que l’âme entre en contact direct avec Dieu.
J’aimerais que vous fassiez circuler ces recommandations parmi vos frères en religion ; qu’ils en fassent l’essai, et ensuite vous pourrez me dire si j’ai tort. Je suis convaincue que telle est la cause principale du mal dans le monde actuel et de la chute des âmes consacrées. On s’éloigne de Dieu et, sans Dieu, nous allons à la dérive et nous tombons. Le diable est rusé et cherche nos points faibles afin de nous attaquer. Si nous ne sommes pas appliqués et attentifs à obtenir de Dieu la force, nous tomberons, car notre temps est très mauvais et nous sommes très faibles. Seule la force de Dieu peut nous soutenir. Voyez à prendre tout ce qui arrive avec calme et grande confiance en Dieu. Il accomplira pour nous ce que nous ne pouvons faire nous-mêmes. Il suppléera à nos insuffisances.

Lettre de Sœur Lucie de Fatima adressée en 1971 à l’un de ses neveux, le Père José Valinho.

Lecture proposée par le Père Scheffer

Feuille d’informations paroissiales

857 - du 14 octobre au 22 octobre 2017

Sorti de prison

Après seize années de présence au sein de l’aumônerie de la maison d’arrêt de la Seine-Saint-Denis, le temps est arrivé, où il me faut passer la main à d’autres.
La joie a été grande pour moi, d’avoir été porteur de la paix du Christ-Jésus, à ceux qui vivent l’enfermement de la prison. Je peux dire, comme me l’a fait découvrir mon directeur spirituel, que pendant toutes ces années, une "transfusion" s’est opérée à chaque fois, que je rencontrais les détenus. Je leur apportais la paix et la joie du Christ-Jésus ; en échange, j’apaisais et prenais même leurs souffrances, c’est à dire que c’est bien Jésus, qui à travers ma présence prenait sur lui toutes leurs épreuves, à travers l’écoute et ma disponibilité envers eux.
Mais quel bonheur surtout pour eux et pour moi, de leur dire à de nombreuses reprises au nom du Seigneur, que malgré ce qu’ils avaient fait, Dieu voulait par dessus tout leur pardonner, que Dieu croyait, et espérait en eux, qu’il envisageait quelque chose pour leurs vies, et qu’il les voulait debout....
Cette expérience enrichissante, m’a fait découvrir que pour Dieu, l’homme ne sera jamais réduit à son acte, aussi grave et cruel soit-il !
J’ai été heureux d’avoir essayé d’être un humble signe d’espérance dans cet univers, qui n’en a souvent plus, d’avoir essayé d’être la visibilité du Dieu d’amour, et de miséricorde pour tous.
Cette expérience en milieu carcéral, m’a fait comprendre que, quel que soit le domaine, et les actions que nous allons poser dans notre vie, nous aurons à "être semeurs de Dieu", et que nous serons toujours d’une manière ou d’une autre, avec des personnes qui nous ressemblent, et qui ont tout autant que nous besoin de Dieu.
Oui, les détenus me ressemblaient, et je leur ressemblais. Il n’y avait pas de différence entre eux et moi, nous étions semblables les uns devant les autres, et devant Dieu notre Père.
Pour moi c’est clair, il s’agit de laisser Dieu se donner aux autres, en nous donnant nous mêmes.
Comme Ste Thérèse de l’enfant-Jésus, (dont l’église a fait mémoire le 1er octobre), l’avait bien compris quand elle disait "qu’aimer c’est tout donner, et se donner soi-même".                           

+ Francisco PETITE


858 - du 7 octobre au 15 octobre 2017

J’ai 10 ans !

A vrai dire, pour paraphraser Alain Souchon, ça fait 3 mois et demi que j’ai dix ans… de sacerdoce. 10 ans depuis mon ordination comme prêtre à Notre-Dame de Paris le 23 juin 2007. Et ce samedi, je me réjouis de fêter cela simplement, fraternellement, avec paroissiens, amis et famille, qui pourront se libérer. Il n’est pas encore temps de faire un bilan mais il est permis de regarder dans le rétroviseur.

10 années riches en rencontres de tant de personnes, tant de visages, tant d’histoires et d’événements partagés, heureux et malheureux. Je rends grâce pour tout cela, pour ce ministère qui me pousse à la rencontre des autres, de vous. Pardon si je me suis dérobé parfois ; Deo Gratias si me rencontrer a apporté de la lumière dans vos vies.

10 années riches en actes de foi : combien de demandes de prières, d’épreuves partagées, confiées. Combien de fois j’ai ressenti mon impuissance face à tout cela et n’ai pu que me tourner vers le Seigneur en posant des actes de foi, en admirant aussi la foi de tant de fidèles qui portent patiemment et fidèlement leur croix à la suite du Christ, avec amour et espérance ; et qui m’édifient.

10 années de miséricorde : le ministère de prêtre m’a mis bien souvent devant l’exigence de la vie à la suite du Christ et m’a éclairé sur mes insuffisances et mes misères, m’incitant à ne pas me reposer sur moi mais à m’appuyer sur la miséricorde du Seigneur. Et le ministère de la Réconciliation est un lieu très privilégié où j’aperçois l’œuvre de rédemption dans la vie de mes frères et sœurs. Comme la personne humaine est grande pour que Dieu soit allé la chercher jusque sur la croix !

10 années d’action de grâce : c’est bien le Seigneur qui m’a choisi pour le ministère sacerdotal, pour ses raisons à lui, par amour gratuit. Et d’eucharistie en eucharistie, je suis appelé à rendre grâce, à rendre grâce pour grâce, m’offrant moi-même avec le Christ. Priez pour que je le fasse vraiment.

J’ai 10 ans : les enfants dont je m’occupe semblent de plus en plus jeunes puisqu’ils sont de plus en plus nombreux à être nés alors que j’étais déjà prêtre. Et je rends grâce pour la merveilleuse Providence divine qui m’appelait au service de l’Église alors même que ces enfants vers lesquels je suis aujourd’hui envoyé n’existaient alors que dans le cœur de Dieu. Deo Gratias.

Père Christophe de Lussy


859 - du 30 septembre au 8 octobre 2017

Tria munera

Au cours de ce mois qui touche à sa fin, toutes les paroisses de France reprennent leur vie en célébrant une messe solennelle pour marquer la rentrée. Pour ce qui est de la Communauté portugaise, la reprise comporte un changement important avec la fin de la mission du Père Marcos et mon arrivée à la paroisse, il y a environ deux semaines. Que recommande l’Église pour cette prise de fonction de manière responsable et officielle du nouvel Aumônier ?
Il est du droit du Vicaire Épiscopal chargé des Communautés étrangères et des prêtres étudiants de présider à la célébration eucharistique durant laquelle il le présente de manière officielle à ses ouailles. Un détail très important pour cette cérémonie consiste à lui rappeler les trois piliers de sa mission, c’est-à-dire les trois devoirs (tria munera) essentiels de l’Aumônier en tant que prêtre dont la tâche est avant tout en faveur de son assemblée. Il s’agit concrètement de trois fonctions complémentaires pour l’exercice pastoral.

1. La dimension prophétique (munus docendi) : consiste à annoncer à temps et à contretemps le Christ à travers la prédication, le catéchuménat, la préparation des baptêmes et des mariages…
2. La dimension royale (munus regendi) : se réfère au devoir d’administrer, mettre en ordre tant les biens que les personnes … et enfin
3. La dimension sacerdotale (munus sanctificandi) : qui fait du prêtre celui qui fait route et préside à la vie de sa Communauté.
Cette cérémonie symbolique a lieu ce dimanche 1er Octobre, fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, Patronne de mon Diocèse d’origine qui, en même temps accueillera quatre nouveaux prêtres. Prions pour eux et souhaitons à Mgr Rambaud la bienvenue.

Padre António MORAIS PHUKUTA

Feuille d’informations paroissiales

860 - du 23 septembre au 1er octobre 2017

Médiatrice de toutes grâces

On s’interroge souvent sur l’efficacité de nos prières de demande, surtout lorsqu’elles ne semblent ne pas être exaucées.
Peut-être devrions-nous reconsidérer l’intention que nous portons lorsque nous nous adressons à Dieu. Car il ne s’agit pas d’entrer dans la prière avec une attente selon nos vues, mais dans une disposition sans retenue que sa volonté soit faite pour toute l’humanité. Dans le Christ, Dieu nous assure le Salut. Que notre prière dès ses balbutiements soit d’abord une demande de nous rendre aptes à recevoir sa grâce. Et forts de cette grâce, nous pourrons vouloir l’accomplissement de sa volonté et nous en réjouir.
Tournons maintenant nos regards vers la Vierge Marie. Elle est comblée de grâces. Sa prière est toujours exaucée, elle demeure dans l’espérance de l’avènement du Sauveur. Elle n’oppose rien à la volonté du Père. Elle accepte le choix de Dieu de faire d’elle la Mère du Christ. Elle avance sur son chemin dans l’obéissance, usant de sa raison et de son cœur parfaitement unifiés en Dieu. Ainsi la Mère de Dieu suit-elle son Fils. Elle éprouve avec lui ses joies, ses peines et l’extrême douleur du Calvaire, accueillant et méditant tous ces évènements dans son cœur.
Quelle autre créature que notre Mère du Ciel pourrait alors mieux nous apprendre que toute prière est exaucée lorsqu’elle se vit dans l’abandon confiant à l’Esprit Saint ? Elle était au pied de la croix, elle a vu le Christ ressuscité, elle partage aujourd’hui sa gloire.
Dans toutes ses apparitions l’invitation constante qui jaillit de son cœur maternel est d’entrer dans la prière. Notre Mère de tendresse nous y invite parce qu’elle en connaît la puissance et les fruits.
A l’école de prière de Marie, nous retrouvons un cœur d’enfant pur et confiant. Un cœur reconnaissant de la bonté du Père. Un cœur aimant et compatissant, battant du désir que tout homme connaisse Jésus. Un cœur plein d’amour qui touche le cœur de Dieu et nous le fait porter au monde.
Dans cet élan, nous proposons cette année une prière mariale le premier vendredi du mois de 20h à 21h à la Chapelle de l’Agneau de Dieu. Une démarche qui pourra se vivre aussi en famille. Sous le regard de Notre Dame, nous méditerons les Mystères du Rosaire en déposant devant le Seigneur nos intentions et celles des passants anonymes qui se confient à notre intercession.
Premier rendez-vous dans le mois du Rosaire : VENDREDI 6 OCTOBRE À 20H.

Père François Scheffer


861 - du 16 au 24 septembre 2017

Bienvenue au Père Morais !

Je vous annonçais à la fin de l’année scolaire le départ du Père Marcos. Celui-ci nous quittera dans quelques jours pour Rome où il va mettre la dernière main à sa thèse sur la philosophie de Karol Wojtyla avant de regagner le Brésil en janvier prochain.

Un prêtre s’en va, un autre arrive. Nous accueillons ce week-end le Père Morais Phukuta (prononcer poukouta). Il est prêtre diocésain de Cabinda en Angola (où l’on parle portugais). Ordonné il y a 22 ans, il a été envoyé en France par son évêque où il poursuit des études depuis 5 ans. Après un Master en philosophie, il est maintenant en préparation de thèse en sciences sociales, option ethnologie-anthropologie à l’IHESS.

Il a été pendant 5 ans prêtre accompagnateur de la communauté portugaise de Sainte-Marie des Batignoles. Cette expérience sera précieuse pour l’accompagnement de la communauté portugaise de Saint-Antoine.

Il célèbrera sa première messe ce dimanche à 9h15. Le dimanche 15 octobre, Mgr Xavier Rambaud, Vicaire épiscopal pour les communautés étrangères et les prêtres étudiants étrangers, viendra officiellement le présenter à la communauté portugaise.

Cher Père Morais, la paroisse Saint-Antoine vous souhaite une bonne installation parmi nous et vous dit « Bem-vindo ! ».

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

862 - du 9 au 17 septembre 2017

Parce que je le veux bien !

C’est la rentrée : rentrée des classes, certes, mais aussi, rentrée du catéchisme et de l’aumônerie, rentrée de la maison paroissiale des jeunes « les 4H », rentrée de la paroisse avec toutes ses activités. Et notre fonctionnement dans l’Église repose sur un mode d’engagement précieux : le bénévolat. Dans notre société qui tarifie tous les services et toutes les prestations, le bénévolat ne va pas de soi. Une jeune fille de 18 ans à qui je proposais d’être bénévole quelques semaines m’a répondu, ces jours-ci, qu’elle « ne voulait pas travailler bénévolement ». Cela m’afflige car derrière cette réponse, il y a le refus de la gratuité, du don de soi. Il y a fermeture du cœur à ce que Dieu donne en retour à celui qui donne avec joie, fermeture aussi à la gratitude pour les dons reçus : « vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10,8).
Nous avons besoin de bénévoles, non pas parce que c’est moins cher que le travail salarié, mais parce que le bénévole est un témoin : témoin de l’amour gratuit de Dieu dans l’engagement personnel au service de son prochain, témoin que la gratuité est plus fondamentale dans les relations humaines que le contrat. Oui, nous avons besoin de catéchistes, d’animateurs d’aumônerie, de personnes à l’accueil paroissial, de chefs scouts, de soutiens pour la gestion matérielle, etc. A la maison des 4H, nous avons besoin de bénévoles pour faire travailler les enfants le soir, pour les aider à réussir. Nous avons besoin de témoins de l’amour gratuit de Dieu.
Et je lis dans mon dictionnaire que bénévole vient du latin benevolus (« bienveillant ») qui se construit avec bene (bien) et volo (je veux) : oui, en cette rentrée, je choisis d’être bénévole, d’être bienveillant, je choisis de veiller au bien des autres, parce que je le veux bien. Et merci à tous les bénévoles !

Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

863 - du 2 au 10 septembre 2017

Rayonnants

Repos, détente : pour beaucoup, cet été aura été l’occasion d’un break réparateur. En témoignent ces mines bronzées et rayonnantes qui contrastent avec les visages pâles et fatigués du mois de juin. Peut-être avez-vous remarqué en prenant cette feuille qu’elle avait aussi profité de l’été ! Le nouveau bandeau et la modification de la maquette lui donnent un air rajeuni et dynamique, à l’image de ce que nous voulons pour notre paroisse.

C’est donc pleins d’énergie que nous abordons cette nouvelle année scolaire, non sans avoir une pensée pour ceux qui nous ont quittés cet été. Marie-Pierre de la Ferrière était catéchiste et membre de l’équipe d’accompagnement des familles en deuil ; elle est partie dans son sommeil, laissant un grand vide pour son époux, ses quatre enfants ainsi que pour sa paroisse. Une messe sera célébrée prochainement à son intention à Saint-Antoine. Yves Hochedé avait été particulièrement investi dans l’œuvre du Chantier au service des jeunes ; en tant que charcutier-traiteur, il a pendant longtemps fourni le cochon de notre fête de la Saint Antoine.

Deux figures rayonnantes de la paroisse qui ont déployé leur foi au service des autres et qui nous tirent vers le haut. Nous mettons cette nouvelle année sous leur patronage.

Afin de bien la commencer, nous nous retrouverons tous le dimanche 17 septembre pour une journée de rentrée. Vous y découvrirez la lettre pastorale dans laquelle je vous indique les grandes orientations de l’année décidées par le Conseil pastoral. Comme vous le verrez, les projets sont nombreux et nécessiteront votre concours pour être menés à bien. Je suis sûr que vous avez, vous aussi, le désir de participer au rayonnement de notre paroisse !

Cette journée sera également l’occasion d’accueillir les nouveaux arrivants à qui nous montrerons le visage d’une paroisse chaleureuse, fraternelle, rayonnante et désireuse d’annoncer le Christ.

P. François Lainé


864 - du 2 juillet au 31 août 2017

Vacance

Tu es le Seigneur des vacances,
pas seulement des vacances scolaires ou des congés payés !
Non ! Le Seigneur de la vacance, du vide.
Nous, nous aimons les vacances
pour faire le plein d’énergie,
de santé et de bonne humeur.
Nous disons que la vie quotidienne
nous épuise, nous vide.
En fait, notre cœur n’est pas souvent vacant
pour être à ton écoute.
Le travail, les soucis, les détresses
y sont des locataires encombrants.
Pour emménager dans notre cœur,
Tu voudrais bien, Seigneur,
qu’il y ait un peu de place, un peu de vide.
Si nous voulons faire le plein de ton amour,
il faut vider les gêneurs,
les empêcheurs d’aimer, les replis sur soi,
les regards venimeux, les méfiances égoïstes.

Toi, Seigneur, qui attend la moindre vacance
pour t’installer en nos cœurs,
aide-nous à entrer en vacances.
Sois le Seigneur de l’éternel été,
donne-nous la plénitude de la tendresse.
Amen.

(Revue "Prier", juillet-août 2002).


865 - du 24 juin au 2 juillet 2017

Clamer la Vérité au grand jour


Tout ce qui encore caché sera un jour révélé. Tant de choses nous échappent. Le ciel et la terre recèlent tant de secrets que l’homme ne décrypte que peu à peu. Et chaque découverte soulève une nouvelle série de choses cachées et même insoupçonnées. Jésus, lui, passe en ce monde comme celui qui voit ce que nul ne voit. Il lit les signes des temps, Il connaît les pensées enfouies au fond des cœurs. Il connaît surtout ces choses cachées depuis les origines du monde. Il connaît Dieu lui-même, que nul n’a vu et Il parle en connaissance de cause. Nous parlons de ce que nous savons. Et ce qu’Il sait, Il le dit aux hommes ; c’est même la raison unique de sa venue au monde. Je ne suis venu en ce monde que pour témoigner de ce qui est vrai. Ceux qui ont perçu, ne serait-ce qu’une parcelle de cette vérité, jusque là cachée, doivent la clamer au grand jour. Jésus n’a cessé de le faire. Il ouvre les yeux des aveugles de naissance que nous sommes, pour que nous devinions sur sa face les reflets de la gloire du Père. Il délie les oreilles des sourds que nous sommes, pour que nous entendions la voix du Père qui parle par la bouche du Fils. Et nous devons parler sans avoir peur des gens, car se prononcer pour le Christ devant les hommes, c’est aussi apporter à ces hommes cette révélation des mystères du Royaume dont ils ont besoin et qui les illuminera comme elle nous a illuminés.

Père François Scheffer


866 - du 17 juin au 25 juin 2017

La vie éternelle


La vie éternelle, c’est être pour toujours avec DIEU.

Celui qui mange le Corps, et boit le Précieux sang du Seigneur « je le ressusciterai au dernier jour » nous dit Jésus ce dimanche.

La vie éternelle, c’est la vie qui n’a pas de fin, c’est vivre de DIEU : Père, Fils, et Esprit.

C’est se jeter "enfin" dans les bras du Père qui nous aura attendu si souvent durant notre vie.

La vie éternelle, c’est recevoir Jésus, en le mangeant et buvant son sang, afin que nous l’assimilions, et devenions ainsi à notre tour ce qu’il est pour tous.

La vie éternelle, c’est recevoir l’Esprit Saint, qui nous fait comprendre et expérimenter la vie de DIEU, qui désormais s’opère en nous.

En fait, la vie éternelle, c’est vivre "un coup de foudre" permanent et qui ne s’arrête pas en méditant et contemplant sans cesse la merveille qu’est notre Père créateur, et son amour inconditionnel qu’il manifeste pour chacun et chacune d’entre nous....

La vie éternelle, c’est reconnaître également, que j’ai cruellement besoin de Dieu, et que ma vie n’a plus aucun sens sans sa divine présence ; c’est ne jamais être séparé de Lui !

+ Francisco PETITE


867 - du 10 juin au 18 juin 2017

Départs

En septembre 1989, je faisais mon entrée à la Maison Saint-Augustin afin de vérifier et confirmer l’appel perçu du Seigneur à être prêtre pour le diocèse de Paris. C’est alors que je fis la connaissance d’un jeune prêtre qui y donnait pour la première année un cours d’initiation à l’Écriture Sainte. C’était, vous l’avez compris, le Père Henry de Villefranche qui, 28 ans plus tard, continue à enchanter les apprentis séminaristes par son enthousiasme et sa manière unique de mettre en relief la richesse et la profondeur des textes bibliques. Loin des exégèses techniques et desséchantes, il donnait aux débutants que nous étions le goût de lire et de scruter la Parole de Dieu comme une parole vivante et vivifiante. Une fois rentré au séminaire, j’ai eu la joie de pouvoir continuer à découvrir les couleurs des différents livres bibliques qui s’associaient et se répondaient par sa bouche en un feu d’artifice exubérant.
Nos routes se sont à nouveau croisées lors de mon retour à la Maison Saint-Augustin en tant que directeur spirituel il y a cinq ans, puis à mon arrivée à Saint-Antoine.
Le moment est venu pour lui de dire au revoir à cette paroisse qu’il a habitée pendant tant d’années de sa présence rayonnante et attachante ; qu’il a servie également avec dévouement en plus de son activité principale de professeur : éveil de la foi ; étude de la Bible ; accompagnement de la communauté portugaise avant l’arrivée du Père Marcos pour ne citer que ce que j’ai connu depuis mon arrivée. Qu’il en soit grandement remercié.
Au vu des liens abondants qu’il a tissés dans la paroisse et dans notre quartier, je sais que nous serons très nombreux à le fêter le samedi 24 juin lors de la messe de 18h30 qu’il présidera et du buffet qui suivra. Nous pourrons ainsi lui témoigner de notre amitié fraternelle.
Le Père Marcos Candido nous quitte également. Il termine sa thèse sur la pensée de Karol Wojtyla avant de retourner au Brésil. Il aura accompagné la communauté portugaise pendant deux ans et demie. Nous avons tous apprécié sa personnalité à la fois discrète et généreuse. C’est le dimanche 2 juillet qu’il dira au revoir à la communauté portugaise durant la messe de 9h15 et du déjeuner qui suivra. Avec, pourquoi pas, la perspective d’un voyage paroissial au Brésil dans un avenir proche ?

Père François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

868 - du 3 juin au 11 juin 2017

Le souffle du Fraternel

En ce long weekend de Pentecôte, ce sont 12 000 jeunes et accompagnateurs qui sont réunis à Jambville (78) pour le Fraternel, le FRAT. Ce rendez-vous rassemble tous les deux ans les collégiens de 4ème et 3ème des 8 diocèses d’Ile-de-France, en alternance avec le FRAT des lycéens à Lourdes. Les 21 jeunes participants de notre paroisse (de l’aumônerie des collégiens et de Saint Pierre Fourier) vont vivre alternativement de grandes célébrations à 12 000, des temps de témoignage et de partage à 1200 avec leur « village », des groupes de partage et de réflexion à une douzaine et des temps personnels de prière ou de confession. Cette alternance de grand, de moyen et de petit groupe, et de temps personnels, constitue une respiration essentielle pour découvrir la place que Dieu leur propose au sein de son Église, pour devenir capables de vivre la fraternité en apportant leurs propres talents au service de tous et pour goûter la joie d’être ensemble le corps du Christ, animé par l’Esprit Saint.

En ce FRAT 2017, je n’oublie pas que j’ai moi-même éprouvé le premier appel vers le sacerdoce voici exactement 30 ans, lors du FRAT 1987 à Jambville, auquel je participais comme collégien. Lors d’un temps d’adoration au milieu de cette effervescence, le Seigneur a su me parler au cœur dans l’adoration eucharistique et me faire entrevoir la joie de me consacrer un jour à l’édification du corps du Christ dans le ministère ordonné. Cet appel fut fondateur ; il a dû ensuite mûrir, mais la semence était jetée en terre. Puisse l’Esprit de Pentecôte souffler fort sur ces jeunes pour que se prépare, dans le secret des cœurs, le « oui » à l’appel de Dieu et pour que ces jeunes deviennent les apôtres de l’Église de demain. « Souffle sur eux et qu’ils vivent ! » Tel est le thème de ce FRAT 2017.

Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

869 - du 20 mai au 4 juin 2017

Le pèlerinage

Du 11 au 15 mai, 42 personnes de la paroisse sont parties à Fatima pour participer à la messe du centenaire des apparitions de la Vierge aux trois petits bergers et à la canonisation de Jacinta Marto et de Francesco Marto présidée par le Pape François

Le mot pèlerinage, du latin peregrinus, indique traditionellement celui qui quitte son pays vers une terre étrangère avec l’objectif de rejoindre un lieu saint. Cette démarche peut être de dévotion ou pénitentielle. Des grands personnages de la Bible ont pérégriné, comme Abraham ou Sarah. Ste Hélène, mère de Constantin, est allée à Jérusalem vers 320 et Ste Thérèse de Lisieux est allée à Rome à l’occasion du Jubilé du Pape Léon XIII. En réalité, c’est une multitude de croyants anonymes qui ont effectué toutes sortes de pèlerinage en des lieux très divers.
Pourquoi une telle démarche ? Pour sortir, pour aller dans des lieux saints ? Je crois que dans le cœur de toute personne de tous temps existe une sorte de nostalgie d’une demeure définitive figurée par un lieu saint. La communion avec Dieu est vécue comme éphémère et on ambitionne une relation définitive et stable avec le Règne de Dieu.

Le chemin de tout pèlerinage est fait de difficultés qui n’effacent pas l’espérance. La fatigue physique qui rentre dans le corps, le soupçon qu’on y arrivera pas, nous font douter de la sincérité de notre démarche, de nos sentiments réels envers le prochain, et donnent le sentiment d’être dispersés en profondeur.
Partir permet l’expérience de la rencontre avec l’imprévu et ce qui nous dépasse. Nos certitudes en ce monde sont fragiles et décevantes, on éprouve le besoin de s’appuyer sur le Christ, sur son évangile parce qu’Il est le chemin, la vérité et la vie. Étant donné que l’homme n’est pas que matière, mais l’union d’un corps et d’une âme, la nécessité d’un lieu à la fois saint et charnel se fait sentir. D’où le fruit de l’aspect physique du pèlerinage qui germe dans notre esprit le plus profond. Ces fruits peuvent être la Joie, la paix, la conversion ou la réconciliation. En ces jours, Fatima a été le théâtre de la rencontre avec Dieu le Père, dans le Christ, grâce à l’Esprit Saint, grâce à la présence de la Vierge Marie. La beauté de cette rencontre demeurera dans nos mémoires, et en particulier l’adieu final de tout pèlerinage à Fatima qui donne de chanter : “Au revoir, Notre Dame, au revoir, Fatima”.
Saint Francesco Marto et Sainte Jacinta Marto, priez pour nous !

Père Marcos Candido


870 - du 13 mai au 21 mai 2017

Marie intercède pour nous

Du jour de l’Annonciation au matin de la Pentecôte, le cœur de la Vierge Marie était disposé à accueillir la Parole de Dieu et à participer à la Révélation du Salut de Dieu pour l’humanité.

Depuis son Assomption à ce jour, elle participe attentive au déploiement de l’œuvre d’amour de Dieu pour tous les hommes. Ses apparitions dans notre histoire sont autant de jets de lumière et d’élans de tendresse pour interpeller nos consciences et conforter nos cœurs dans la foi au Christ.
Marie nous encourage à demeurer fidèles à son Fils. A rester à son écoute. Elle sait que rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu. Elle veut aussi nous rappeler que le Christ a besoin de nous pour la réalisation de son plan de salut.

Notre sainte Mère a tenu seule debout à la croix, au plus fort de la tourmente du Calvaire. Invoquons-la. Son cœur aimant de Mère est toujours attentif aux demandes justes de ses enfants.

A la suite de saint Jean-Paul II, confions-lui toute la famille humaine :

« Mère des hommes et des peuples, toi qui connais toutes leurs souffrances et leurs espérances, toi qui ressens d’une façon maternelle toutes les luttes entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres qui secouent le monde, accueille l’appel que, dans l’Esprit Saint, nous adressons directement à ton cœur, et embrasse dans ton amour de mère et de servante du Seigneur, ceux qui ont le plus besoin de ta tendresse et aussi ceux dont tu attends toi-même d’une façon particulière qu’ils s’en remettent à toi. Prends sous ta protection maternelle toute la famille humaine que, dans un élan affectueux, nous remettons entre tes mains, ô notre Mère. Que vienne pour tous le temps de la paix et de la liberté, le temps de la vérité, de la justice et de l’espérance ».

Père François Scheffer +

Feuille d’informations paroissiales

872 - du 29 avril au 7 mai 2017

Vocations dans nos familles !

Lorsque l’on rencontre une personne consacrée, on a toujours un peu l’impression qu’elle vient de nulle part, comme si elle tombait du ciel (ce qui est quand-même un peu le cas…), surtout quand il n’y en a pas dans notre famille. On trouve normal qu’il y ait des religieuses dans tel monastère que nous visitons et qu’on nous envoie un prêtre pour notre paroisse. Pourtant, cela ne va pas de soi. Chaque vocation est un chemin, parfois chaotique, qui a pris naissance dans une famille bien réelle, qui a grandi dans des communautés ecclésiales et qui s’est décidée comme une réponse à un appel de Dieu. Les vocations naissent dans nos familles et nos communautés. Il y a peut-être autour de moi une vocation en germe qui donnera une carmélite ou un prêtre.
C’est pourquoi il est bon que soient rendues manifestes les vocations de nos familles. La paroisse Saint-Antoine a été un terreau de vocations. Elle le sera encore dans la mesure où nous entretiendrons ce terreau en priant pour que Dieu appelle des hommes et des femmes de notre communauté, y compris nos enfants ! Le dynamisme d’une communauté se juge au nombre de vocations qu’elle suscite. Rappelons-nous que toute crise des vocations vient d’une crise de foi. Le vécu joyeux, priant et engagé des chrétiens engendre des enthousiasmes d’où naissent les désirs de consacrer sa vie au Christ et à l’annonce de l’Évangile. « La communauté ecclésiale est le lieu privilégié où l’appel de Dieu naît, s’alimente et s’exprime » dit le Pape François. C’est d’abord là que l’on est « touché et transformé ». (Message du Pape François pour la 54ème journée mondiale de prière pour les vocations)
L’an dernier, dans un éditorial, j’évoquais ce jeune qui a servi la messe à Saint-Antoine et qui est maintenant au séminaire. Il en est d’autres dans notre paroisse, séminaristes, prêtres, religieuses et religieux qui sont de nos familles, et lorsque nous verrons leurs visages, nous serons étonnés de leur nombre. Leurs photos entoureront un grand cep de vigne, symbole du Christ (« Je suis la Vigne, vous êtes les sarments ») mais aussi de la croissance et de la fécondité.
« Face à la sensation répandue d’une foi fatiguée ou réduite à de purs ‘‘devoirs à accomplir’’, nos jeunes ont le désir de découvrir l’attrait toujours actuel de la figure de Jésus, de se laisser interroger et provoquer par ses paroles et par ses gestes et, enfin, de rêver, grâce à lui, d’une vie pleinement humaine, joyeuse de se consacrer à l’amour » dit encore le Pape.
Ne cessons pas de prier pour que nous désirions, encouragions et portions les vocations que Dieu veut susciter au cœur de notre communauté et rendons grâce pour tous ceux qui ont répondu à cet appel.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

873 - du 22 avril au 30 avril 2017

Fécondité de l’école catholique !

Ce samedi 22 avril, au 7ème jour de l’octave de Pâques, 20 enfants de l’école primaire et de collège vont être baptisés au terme d’une longue préparation. Si d’eux d’entre eux viennent du catéchisme paroissial, les 18 autres sont élèves de l’Ensemble scolaire Saint Pierre Fourier. Ils sont un beau signe du rayonnement de l’école catholique de notre quartier et ils témoignent d’une communauté vivante et féconde. Beaucoup de ces enfants n’auraient pas été baptisés s’il n’avait pas été possible se préparer au baptême dans leur école. Merci donc à M. Caprioli, le directeur de l’Ensemble scolaire, Mlle Le Moine, directrice du Primaire, et aux animateurs de pastorale scolaire, qui se donnent généreusement au service de l’annonce de l’Évangile à Saint Pierre Fourier.

Mais cette communauté chrétienne rencontrée dans le cadre scolaire est aussi, en quelque sorte, « incomplète ». En effet, elle n’est pas réunie le dimanche dans la célébration de l’eucharistie et elle n’a pas toute la richesse d’une communauté paroissiale par ses propositions, sa diversité et sa permanence. Et les élèves ont vocation à quitter leur école un jour, donc à quitter cette communauté chrétienne scolaire ! C’est pourquoi il est essentiel que ces jeunes baptisés puissent aussi trouver une place dans leur paroisse. Et c’est tout l’enjeu pastoral du développement d’un « pôle jeune paroissial » que de pouvoir accueillir les jeunes, quels qu’ils soient, pour les accompagner dans la croissance de leur vie chrétienne et leur faire vivre la joie d’être chrétiens ensemble, membres de l’Église locale.

Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

875 - du 1er au 17 avril 2017

A vous, Chrétiens, qui êtes Témoins !

Le chemin de carême que nous avons commencé le Mercredi des Cendres, vient doucement à sa fin. Arrive la semaine sainte qui nous fera vivre les mystères de la passion, de la Mort et de la Résurrection du Seigneur
Ce moment, dans la vie de l’Église comme de tout chrétien est une invitation à mieux prendre conscience de notre identité religieuse.
La pédagogie propre au carême est la conversion de l’homme au Christ, Rédempteur du monde, qui peut être vécue comme une rencontre, comme une communion qui unit deux personnes et qui va faire basculer leur vie. Cette rencontre produit un bouleversement dans la vie et fait prendre conscience qu’un Autre, absolu, nous a rencontré avec un degré de vérité et de liberté comparable à aucune autre rencontre.
Au cours de ce carême, nous avons entendu deux récits de cette unique rencontre.
Le premier est celui de la Samaritaine quand elle a rencontré le regard de Jésus. Sa présence l’a remplie d’amour de la vie, la sienne et celle des autres, à qui elle s’exclame :”Ne serait-ce pas lui, le Christ ?”.
La seconde rencontre de l’aveugle-né qui retrouve après bien des aventures Celui qui l’a guéri non seulement dans ses sens mais dans sa connaissance et dans sa foi. Il a été rendu capable de reconnaître en cet homme un Prophète, le Fils de l’Homme, et même le Fils de Dieu devant qui il se prosterne, car un juif qui croit ne se prosterne que devant Dieu !
Ces rencontres avec Jésus ont été décisives : le passé a chaque fois été balayé, les incompréhensions et les blocages supprimés. Ils se sont sentis unis à Jésus parce que Dieu était en Lui, et ils sont vraiment devenus chrétiens, c’est à dire témoins de la beauté de la rencontre.
Donc, qu’est-ce que le carême, sinon le moment de découvrir à notre tour la beauté du regard divin qui a une fois pour toutes marqué notre histoire et qui vient encore habiter notre vie quotidienne ?

Père Marcos Candido


874 - du 15 au 23 avril 2017

Joie d’aimer !

Le Christ est ressuscité ! Alléluia !
Et pour ajouter encore à notre joie, l’Église de Paris accueillera plus de trois cent nouveaux chrétiens adultes. Parmi eux, Nils et Vincent qui sont baptisés dans notre paroisse ce week-end.
Pour chaque catéchumène, le baptême dans la nuit de Pâques est une expérience inoubliable, une libération qui ouvre à une vie nouvelle : celle d’enfant de Dieu. Ils sont parvenus au terme d’un chemin d’initiation dans lequel il va leur falloir maintenant persévérer.
Au départ, il y a un désir à la fois audacieux et fragile : « Je voudrais être baptisé. » Le premier accueil est souvent déterminant : se sentir compris, accueilli, respecté, aimé. Ayons beaucoup d’attention et de délicatesse envers ces personnes en recherche pour qui cette demande initiale est déjà le fruit d’un rude combat.
Il nous faut ensuite les aider à cheminer. Un accompagnateur leur est donné pour leur permettre de discerner dans leur vie l’œuvre de la grâce de Dieu, les exigences de conversion et les appels de l’Esprit. Ils reçoivent également des enseignements qui nourrissent leur soif de connaître, de comprendre et de rencontrer le Christ. Parce que « un chrétien seul est un chrétien en danger », nous leur donnons de cheminer avec d’autres afin qu’ils fassent l’expérience que nous sommes chacun porteurs d’une expérience de Dieu dont l’autre a besoin. L’entraide mutuelle est déterminante pour éprouver la joie d’aimer, de s’oublier, de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Il faut enfin leur permettre de persévérer après le baptême. C’est pourquoi il ne faut pas les cantonner au seul cadre du catéchuménat mais les ouvrir peu à peu à la dimension d’une communauté chrétienne où l’on cherche humblement à aimer l’autre dans la diversité et la fraternité. A Saint-Antoine, cela se fait à travers la Louange du vendredi, la participation aux Journées d’amitié et le week-end de retraite que nous avons vécu il y a quelques jours et qui rassemblait catéchumènes et paroissiens.
Bienvenue à Nils et Vincent. Ils sont maintenant à part entière disciples du Christ dans la communauté de Saint-Antoine des Quinze-Vingts.
Joie du Christ ressuscité ! Joie d’aimer !

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

876 - du 25 mars au 2 avril 2017

Consécration

Une lecture tardive des archives de la Chapelle de l’Agneau de Dieu, par une paroissienne avertie, nous a révélé cette semaine que nous avions pris deux ans d’avance sur le "millésime" annoncé de la consécration de l’autel. Nous en parlions depuis des mois. Des témoins de l’événement se réjouissaient, on se rappelait l’aboutissement du projet né en 1972, de la nécessité d’une halte spirituelle dans ce quartier rénové, et chacun en est resté à la date de réception des lieux en 1997.

Ce loupé temporel ne doit pas occulter les fruits spirituels de la Chapelle. Ce sont eux qui confirment la vérité de l’intuition initiale et lui en donnent ici tout son sens. Et puis pour Dieu le temps ne compte pas. ( Ps 90,4 ou 2 P 3,8) Restons en Lui et festoyons !

Ce qui fait notre joie aujourd’hui, et pour les années à venir, c’est de nous rappeler la consécration de notre autel le 25 mars, en la solennité de l’Annonciation du Seigneur.
Cette circonstance nous ouvre à une double contemplation de l’œuvre de l’Esprit Saint dans le Mystère de la foi. Dans le mystère joyeux de l’Annonciation, l’Esprit Saint couvre de son ombre la Vierge Marie pour enfanter en elle Jésus le Sauveur. Dans le mystère lumineux de l’Eucharistie, à la consécration des offrandes, le prêtre demande à Dieu le Père de répandre l’Esprit Saint sur le pain et le vin pour qu’ils deviennent le Corps et le Sang du Christ vivant, nourriture pour nos âmes. Voyons dans ces deux manifestations le déploiement de notre rédemption. Voilà ce qui justifie de fêter l’événement.

Rappelons encore que la consécration de l’autel se fait par des onctions de Saint Chrême, qui en font le symbole du Christ, l’Oint par excellence. Et que l’on y fait brûler de l’encens, signe de possession par l’Esprit Saint. Ainsi l’autel devient-il le plus haut symbole du Christ dans les églises : avant même la croix, c’est lui que l’on vénère en entrant. C’est pour cela que le prêtre le baise au début et à la fin de la messe en signe de respect.

Gardons dans nos cœurs la joie du Sacrifice Saint que nous présentons à l’autel à chaque messe. C’est là que le Seigneur réjouit et éclaire nos âmes et nous immerge dans l’infini de sa vie.

Père François Scheffer +

Feuille d’informations paroissiales

877 - du 18 mars au 26 mars 2017

Carê(ment) joyeux

C’est une grande erreur de croire que le carême est un temps de tristesse, dû à la pénitence que l’on devrait s’infliger, pour être en règle avec Dieu, et l’Église.....et de le vivre avec "des faces de carême", comme on le disait autrefois.

C’est en fait tout le contraire. Car la conversion qui nous est demandée, par une certaine ascèse de notre "égo", est de voir plus en profondeur ce que nous sommes à la lumière du Christ-Jésus. Et de découvrir que c’est la croix du Christ, qui nous purifie, et nous sauve du poids de nos péchés.

Oui, lorsque nous nous mettons face au Christ en croix, nous réalisons quelle est notre misère et quel amour Jésus-Christ a pour nous. Son amour dès lors retourne notre cœur, (c’est la conversion), et nous pousse à lui offrir en cadeau ce qu’il attend de nous : de nous laisser "enfin" transformer par son amour. "Puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné" (Rm 5,2), comme nous le rappelle Paul en ce dimanche.

En définitive, si donc l’amour de Dieu miséricordieux a été effectivement répandu dans mon cœur, je ne peux que lui rendre grâce, et l’exalter pour un tel don !

Si je sais que je suis vraiment pardonné en Lui demandant pardon, par le sacrement de la réconciliation, je ne peux qu’exulter de joie, et vouloir qu’il transfigure ma vie.

Le fait de croire en Lui, nous rend complètement heureux et nous donne d’exprimer au monde notre joie "Car la joie du Seigneur est notre rempart" (Ne 8,10).

+ Francisco PETITE

Feuille d’informations paroissiales

878 - du 11 mars au 19 mars 2017

Familles, venez boire l’eau vive

Samedi prochain 18 mars, vous est proposée pour la deuxième année consécutive à Saint Antoine, la fête du Pardon des familles, de 9h45 à 12h. Différentes démarches individuelles ou en famille vous seront proposées, selon ce que chacun veut et peut faire, dont le sacrement de la Réconciliation. Ce temps finira par un verre de l’amitié.

Pourquoi organiser une fête du Pardon, et spécifiquement pour les familles ?

Parce que les tensions ne manquent pas dans la vie familiale : la famille est l’école fondamentale de l’amour pour tout homme ; c’est aussi là que s’expérimentent le refus d’aimer et le risque de se blesser très fort parce que celui qui aime est vulnérable.

Parce que le pardon est la clé de la vie en communauté. Il ouvre les vannes aux flots de la vie et de l’amour, il permet d’en rétablir la circulation lorsque l’offense a obstrué et empêché celle-ci.

Parce que nous avons besoin de vivre le pardon en famille, besoin de demander pardon et de pardonner, pour expérimenter à quel point la famille est le lieu fondamental d’accueil de la vie qui vient de Dieu. Nous avons aussi besoin, ensemble, de nous placer sous le regard miséricordieux de Dieu et de nous laisser réconcilier avec lui.

Les familles qui sont venues l’an dernier ont été profondément marquées par ce qu’elles ont vécu. En ce temps du carême, laissez-vous réconcilier avec Dieu, venez boire l’eau vive que vous donne le Christ Sauveur du monde.

Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

879 - du 4 mars au 12 mars 2017

Ultime étape

Samedi, comme chaque premier samedi de Carême, aura lieu à Notre-Dame l’appel décisif des catéchumènes qui seront baptisés à Pâques. En effet, c’est l’évêque et lui seul qui peut appeler au baptême un adulte. Lors de cette célébration, il remet symboliquement une écharpe violette, signe de son appel et de son affection, que le catéchumène portera jusqu’à son baptême durant la Vigile pascale. Cette année, notre archevêque sera représenté par des évêques auxiliaires car il a contracté une infection virale qui va l’obliger à un long repos. Nous pensons bien à lui et le portons dans notre prière filiale.
Nous portons aussi dans notre prière nos deux catéchumènes qui seront baptisés à Pâques, Nils et Vincent. Ils en ont besoin. Depuis presque deux ans, ils se préparent et ce Carême est pour eux la dernière ligne droite, l’ultime étape. C’est toujours le moment où l’Adversaire en profite pour semer le doute dans les esprit et tente de déstabiliser les candidats. L’Evangile de ce dimanche nous le rappelle : le diable est puissant, mais le Christ, par la force de l’Esprit Saint l’est plus encore, alors même qu’il est dans la plus extrême faiblesse après 40 jours passés dans le désert. Oui, les catéchumènes seront tentés eux aussi et c’est pourquoi ils recevront par trois fois le soutien de la prière de la communauté lors des « scrutins » des 3ème, 4ème et 5ème dimanches de Carême. Nous prions aussi pour Noémie et Fatim qui recevront le baptême une semaine plus tard dans le cadre du catéchisme.
Ce week-end, la communauté accueille également en son sein Ephrem qui fera son entrée en catéchuménat durant la messe de dimanche soir. Il rejoint Nadia, Nicolas et Carline dans leur chemin pour un baptême à Pâques 2018 si Dieu le veut.
Ces catéchumènes, tout comme les nombreux invités du Parcours Alpha sont un signe de vitalité et de fécondité de notre paroisse. Ils nous bousculent et nous réveillent. Nous les accompagnons avec joie. Nous les portons ; ils nous portent.

P. François Lainé


880 - du 25 février au 5 mars 2017

Miséricorde et Misère

Miséricorde et misère : tel est le titre de la lettre apostolique du pape François en conclusion du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, publiée le 20 novembre 2016. Ce titre est inspiré du commentaire de St Augustin, d’après l’Evangile de saint Jean de la femme adultère condamnée par les Scribes et les Pharisiens mais pardonnée par Jésus (Jn 8,1-11). Jésus incarne la miséricorde offerte à la misère du pécheur qui se repent.
Le Pape a voulu que l’année de la miséricorde ne soit pas une parenthèse dans la vie de l’Église, mais plutôt une occasion de prendre mieux conscience de la paternité divine et de sa miséricorde que Jésus révèle au monde jusqu’aujourd’hui, en particulier dans l’acte ecclésial du pardon sacramentel.
Nous commençons cette semaine avec le mercredi des Cendres le temps du Carême. Les cendres seront imposées sur nos têtes en rappel de notre fragilité qui nous incline à la conversion : nous sommes poussière et notre vie biologique nous ramène un jour à la poussière.

Mais nous croyons aussi que dans le Christ, nous sommes participants de l’éternité divine que nous vivrons dans le Royaume de Dieu. C’est le pardon qui nous y introduit : il est comme le mouvement du Bon Pasteur qui ramène la brebis perdue ou comme le soutien du Bon Samaritain qui soigne le blessé de la vie pour le ramener à la santé.
Grâce à cette année jubilaire, nous pouvons nous approcher encore du sacrement de la réconcicliation avec plus de confiance pour confesser nos péchés et entendre le message d’espérance du pardon sacramentel prononcé par le prêtre qui signifie le pardon de Dieu : “Par le ministère de l’Église, je vous pardonne vos péchés, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit”.
Dans ce sacrement, toute personne se trouve dans la situation de cette femme dans l’Evangile de Jean : “tous s’en allèrent ; il ne resta que la misère et la miséricorde”, commente saint Augustin. Comme nous le rappelle le Pape, “rien de ce qu’un pécheur repentant présente à la miséricorde de Dieu n’échappe à l’embrassade de sa miséricorde”. C’est ainsi que la miséricorde de Dieu devient l’espérance du monde.
P. Marcos Candido

Feuille d’informations paroissiales

881 - du 18 au 26 février 2017

Tous concernés

Comment transmettre la foi aux générations successives. Cette question qui se pose depuis les origines du christianisme avait, jusqu’à il y a peu, une réponse simple : catéchiser les enfants. Devenant adultes, ils auront une connaissance suffisante de la foi pour vivre en bon chrétiens. Certains d’entre eux deviendront catéchistes et ainsi, la boucle sera bouclée. Ce schéma très simple peut fonctionner aux époques et dans les régions où l’Église est majoritaire et où la société porte les valeurs chrétiennes. Il est évident que ce n’est pas le cas pour nous aujourd’hui.
Prenons 100 enfants inscrits au catéchisme dans notre paroisse. Combien d’entre eux continueront à l’aumônerie et seront encore pratiquants en Terminale ? 10 ? Et sur ces 10, combien seront encore dans le quartier au moment de commencer leur vie professionnelle ?
Si nous voulons déployer la vie de notre paroisse, compter uniquement sur un catéchisme attractif, bien pensé et dynamique, ce qu’il est, s’avère de manière évidente insuffisant. Et quand bien même il aurait une efficacité telle que tous les enfants deviennent à terme des adulte croyants et actifs, il faudrait au bas mot 15 ans pour en voir les fruits en termes de vitalité paroissiale.
Il nous faut donc intégrer la conviction que si nous voulons développer l’activité paroissiale, il nous faut évangéliser directement tous ces adultes qui soit n’ont pas persévéré après le catéchisme, soit n’en ont tout bonnement jamais eu. Non seulement nous permettrons à ces personnes de faire la rencontre du Christ, mais en plus, ils deviendront immédiatement des disciples enthousiastes qui participent au dynamisme de l’Église et de la paroisse.
C’est pourquoi nous mettons une telle insistance sur le Parcours Alpha. Session après session, l’apport de nouveaux « disciples missionnaires », comme les appelle le Pape François, transforme en profondeur la vie d’une paroisse dans un cercle vertueux : les nouveaux convertis produisent une joie qui elle-même est attirante pour d’autres.
La prochaine session commence mercredi. Sentons-nous tous concernés !

P. François Lainé


882 - du 4 au 17 février 2017

Crever l’abcès

Le carême approchant (1er mars), il peut être bon de prendre les devants et de s’interroger dès maintenant sur une résolution propice à prendre pour ce temps béni de conversion proposé par l’Église. Cette période de l’année liturgique peut nous aider à progresser dans l’amour, et à redécouvrir la joie d’aimer Dieu, d’aimer son prochain et de s’aimer soi-même.

Une des confidences récurrente reçue dans mon ministère de prêtre est celle de la souffrance des personnes liées aux addictions. Il en est une plus particulièrement qui asservit les hommes. Nombreux sont ceux qui ne savent plus comment s’affranchir de ce nouvel esclavage qu’est la consommation d’images pornographiques. Comment s’en défaire ? Face aux attaques et à l’agressivité extérieures dans ce domaine, il s’agit d’abord d’avancer de manière lucide et confiante dans la compréhension de l’enchaînement que l’on subit. Ensuite de ne pas tourner le dos aux moyens pour s’en sortir. Et enfin de croire qu’il est possible de retrouver une pureté du cœur dans la manière dont on se regarde. La pureté du cœur de Dieu. Il existe diverses propositions pour avancer vers la libération tant désirée, et certainement accessible.
Un « addict » en voie de guérison m’a fait connaître un ouvrage pour que j’en parle à d’autres : « LIBRE POUR AIMER, sortir de la pornographie », Éditions Emmanuel.

Ce parcours spirituel propose un chemin de libération en 40 étapes (= tout juste un carême). C’est un accompagnement dans un travail progressif de conversion, de libération et de reconstruction à suivre chez soi. À chaque étape journalière sont proposés un témoignage, une explication sur les mécanismes psychologiques, une réflexion spirituelle et un exercice pratique. Si beaucoup ont retrouvé une liberté et une capacité d’aimer inespérées, pourquoi pas d’autres ?

Je diffuse l’information en rappelant l’invitation de saint Paul aux Romains toujours d’actualité : « C’est le moment, l’heure est venue de sortir de votre sommeil… La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. ».
(Rom 13,11)

A bon entendeur…
Je reste à votre écoute.

Père François Scheffer +

Feuille d’informations paroissiales

883 - du 28 janvier au 5 février 2017

Francisco a 20 ans !.... de diaconat


En ces jours ci, il y a 20 ans, le cardinal Lustiger m’imposait les mains, comme diacre, pour le service de l’Église.
Confirmation de l’appel de Jésus dans ma vie, m’invitant à le suivre, comme il le fit autrefois aux pécheurs du lac de Galilée : "Venez à ma suite (.....) aussitôt laissant leurs filets, ils le suivirent." (Mt 4, 19-20).

Appel qui continue toujours de m’étonner, et de m’émouvoir : choix "fou" de Dieu, qui m’a choisi, moi. J’ai été aux antipodes de ce que doit être le disciple de Jésus, selon le cœur de Dieu, et ne mérite d’aucune manière d’avoir été choisi en recevant de Dieu une telle responsabilité, et une telle confiance.

Diacre pour l’Église de Dieu, diacre pour le diocèse de Paris, diacre pour la paroisse St Antoine des Quinze-Vingts pour laquelle j’ai été nommé, et que j’essaie de servir au mieux, depuis ces 20 ans, et à laquelle je me suis attaché de tout mon cœur.

Car je l’aime notre paroisse. Oui, je vous aime tous, avec toutes vos différences d’âges, conditions, nationalités.
Vous qui sans le savoir avez fait de moi celui que je suis aujourd’hui pour vous.

C’est donc pour cette raison, que je veux que nous les fêtions ensemble, ces 20 ans de diaconat. Ils se sont construits grâce à vous. Je souhaite donc que nous le célébrions tous ensemble.

Nous nous retrouverons samedi 4 février au soir, à 18 h 30 en commençant par la messe d’action de grâces suivie d’un "Dîner-dansant". Oui, je veux que nous fassions « la fête ensemble » !

Dans la joie d’être à votre service, je vous dis à samedi prochain.  

+Francisco PETITE

(PS) pour la bonne organisation du repas, merci de contacter Bénédicte Ologoudou au 06 20 73 39 61 ou par mail : benedicte.ologoudou@hotmail.fr                           

Feuille d’informations paroissiales

884 - du 21 janvier au 29 janvier 2017

Zabulon et Nephtali

Alors que les températures extérieures nous incitent à ne pas trop sortir et que les diverses épidémies nous persuadent de rester bien au chaud chez nous, voici des paroles du Christ qui nous prennent, encore une fois, à rebrousse-poil : « Venez à ma suite ». Les premiers Apôtres, bien installés dans leur métier de pêcheurs sur le lac se trouvent bousculés par l’appel de Jésus. Du jour au lendemain, il leur faudrait quitter leurs filets, leur barque, leur père ? On aurait pu penser qu’ils allaient prendre un temps de réflexion. Il s’agit quand-même d’une décision lourde. Et bien non ! « Aussitôt (…) ils le suivirent ». Cet élan, ce dynamisme est caractéristique des débuts de la mission évangélique. Il faut dire que l’enjeu est de taille : le pays de Zabulon et de Nephtali habite depuis si longtemps dans les ténèbres. Et voici qu’une lumière se lève sur lui : le Christ.

C’est ce même élan qui a poussé saint Antoine à partir au désert après avoir entendu le Christ lui dire : « Va, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres, et puis viens et suis-moi ».

Notre quartier n’est-il pas comme le pays de Zabulon et de Nephtali ? Et nous qui connaissons le Christ, pouvons-nous rester bien au chaud à nos affaires ? N’y a-t-il pas un feu à porter ? Ce dimanche, la fête de notre Saint-Patron nous donnera l’occasion de vivre un moment joyeux de chaleur fraternelle. Puisse-t-il ranimer en nous le désir de porter la lumière du Christ à ceux qui sont dans les ténèbres, la chaleur du Christ à ceux qui ont froid, à l’image de l’équipe des Tournées de rue qui s’est organisée pour inviter à notre fête quelques personnes de la rue qu’ils rencontrent régulièrement. Bravo à eux !
P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

885 - du 14 janvier au 22 janvier 2017

Qu’as-tu fait de ton baptême ?

En ce dimanche, nous avons la joie de célébrer le baptême de 4 enfants de l’école primaire de l’Ensemble scolaire Saint Pierre Fourier, au cours de la messe de 10h45. Alors que nous avons célébré, lundi dernier, la fête du Baptême du Seigneur qui est venue clore le temps de Noël, ces baptêmes d’enfants nous invitent à raviver en nous la grâce de notre propre baptême.

« Qu’as-tu fait de ton baptême ? » Voilà la question que le Seigneur nous pose en ce dimanche, au début de cette année 2017. La grâce reçue est-elle à l’œuvre jour après jour ? « Et moi, je ne le connaissais pas » dit Jean Baptiste dans l’Évangile. Cherchons-nous à connaître le Christ ? Co-naître, naître avec lui à la vie d’enfant de Dieu ! Le laisser passer devant nous dans notre vie, nous effacer à sa suite, à la manière de Jean Baptiste, pour le laisser œuvrer en nous.
Oui, au début de cette nouvelle année, demandons à Dieu de faire grandir en nous la connaissance du Christ. Avec ces nouveaux baptisés, invoquons l’Esprit Saint reçu à notre baptême pour qu’il fasse son œuvre en nous.

Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

886 - du 7 janvier au 15 janvier 2017

Epiphanie

Il ne suffisait pas que le Messie vint au monde. Il fallait aussi qu’il soit connu de lui. Et avant même qu’Il eût commencé à prêcher, la création le manifestait. Les mages d’Orient reconnurent son signe et se mirent en quête de lui . Mais déjà le monde se divise à son sujet. Les mages le cherchent pour l’adorer, Hérode le cherche pour le tuer. Les uns lui apportent des présents symboliques : de l’or car ils vénèrent en lui le roi du monde ; de l’encens car Il est le grand prêtre qui intercèdera pour nous auprès de Dieu et de la myrrhe utilisée pour embaumer les morts, car un jour il vaincra la mort et l’emmènera captive.
Hérode, lui, calcule déjà en son cœur comment il pourra se débarrasser de lui. Car Dieu gêne quand Il intervient concrètement dans l’histoire. Et les puissants ont à juste titre peur d’être renversés de leurs trônes.

Ainsi l’Épiphanie du Seigneur, celle de ce jour, celle plus glorieuse encore du jour de sa Résurrection, est-elle une pierre d’achoppement pour tout un chacun. Il faut choisir : ou l’on va vers lui pour se prosterner et l’adorer, ou l’on va refuser sa divine intervention et tout faire pour effacer la réalité de sa présence (le massacre des saints Innocents).

Ce choix face à la manifestation du Seigneur est proposé à chacun car elle reste un mystère. Et l’Épiphanie comme la Résurrection demande un acte de foi.

Père François Scheffer


887 - du 24 décembre 2016 au 8 janvier 2017

Noël un jour, Noël toujours

NOËL, C’est DIEU qui vient nous sauver, DIEU avec nous, DIEU qui se donne pour que tous, vivions de sa vie, en choisissant de nous rejoindre.

NOËL, C’est DIEU qui vient naître dans la véritable crèche, qui est celle de notre cœur...qui veut s’enfanter en notre vie, pour se donner à tous.

NOËL, C’est DIEU qui fait encore le premier pas vers nous, pour qu’à notre tour nous fassions le premier pas vers tous les autres, par notre amour, notre paix, et notre joie.

En réalité NOËL, ce n’est pas seulement chaque 25 décembre, c’est en fait tous les jours de l’année ; à chaque fois que je serai signe de ce que DIEU veut être pour chaque homme en ce monde, à travers mon existence quotidienne.

Oui, c’est dans l’amour, la paix, la joie, que DIEU naitra, que DIEU surgira.....

Alors bonne et sainte fête de Noël, pour tous les jours de Ta vie !

+ Francisco PETITE

Feuille d’informations paroissiales

888 - du 17 au 25 décembre 2016

Un beau cadeau de Noël

« Voix de celui qui crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur, rendez droit ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu. » (Lc 3,4-5) Cette proclamation de Jean-Baptiste reprenant le Prophète Isaïe, nous l’avons faite nôtre en ce temps de l’Avent.
Depuis des années, le chemin du Seigneur était empêché, non pas par un ravin ou une montagne, mais par une marche de 13 cm ! Les personnes en fauteuil roulant ne pouvaient accéder seules à l’église par l’avenue Ledru-Rollin. Quant aux personnes en fauteuil électrique, l’entrée leur était tout simplement impossible.
Après presque un an de labeur opiniâtre face aux tergiversations administratives nous avons fini par décider de faire réaliser une rampe en prenant sur nous le coût de fabrication. Pour la somme de 1500 euros, nous avons enfin la fierté de dire que les personnes en fauteuil peuvent enfin venir sans aide se recueillir, dans notre église et participer à la messe dominicale.
Je pense particulièrement à cette dame en fauteuil électrique avec qui j’avais discuté il y a plusieurs mois devant l’entrée de l’église. Elle me disait sa frustration de passer tous les jours devant la maison du Seigneur sans jamais avoir pu y entrer. Pas plus tard qu’hier (jeudi), elle était encore là pour demander quand serait réalisée la promesse que je lui avais faite. Quelle ne fut pas sa joie lorsque je lui ai annoncé qu’elle n’avait plus qu’un jour à attendre !
Je suis heureux, au nom de la paroisse, de pouvoir lui faire ce cadeau de Noël. Un autre, plus grand encore, viendra dans un peu moins d’un an, lorsque l’accessibilité de toutes les salles paroissiales sera réalisée grâce aux travaux qui vont commencer en février. A son tour, elle nous a fait une promesse : venir faire des réunions dans nos locaux avec son association de personnes en fauteuil.
P. François Lainé


889 - du 10 au 18 décembre 2016

Prière et fraternité

Parmi les activités de la Communauté Portugaise qui fête ses quarante ans de présence au sein de la Paroisse Saint Antoine des Quinze-Vingts, le catéchisme reprend une importance particulière. Soixante enfants environ sont inscrits, et donc autant de familles qui sont engagées dans cette précieuse activité.
Comme c’est bientôt Noël, nous leur avons proposé pour ce dimanche un moment de prière autour de la Crèche, avec en particulier la bénédiction de l’Enfant Jésus qui y sera déposé bientôt. Le repas qui suivra signifiera le don de l’amitié et de la fraternité telles que la venue de Jésus Sauveur veut qu’elles soient réalisées dans nos vies. Cette qualité de relation s’inspirera de la foi que réclame la fête de Noël..
Nous savons qu’actuellement existe une grande défiance vis à vis du christianisme, en particulier dans les pays qui ont connu une longue tradition chrétienne : on a oublié le ressort de la foi et rendu formelles les fabuleuses nouveautés de l’Evangile. On a tout réduit à des habitudes tant dans le domaine de la morale que dans la liturgie ou le dogme. On ne sait plus bien de quoi on parle et ce qu’on fête.
En d’autres termes, le défi consiste à se ré-approprier le mystère qui est caché dans l’enfant de la Vierge Marie. Sans cette reconnaissance de l’Amour infini, la foi devient froide comme un glaçon, les cantiques, qui seront toujours beaux, ne nous rapprocheront pas vraiment de Dieu, et même, il n’y aura plus de martyrs pour donner leur vie, comme l’avait pressenti sainte Thérèse, inspirée sur ce point par saint Paul.
Le but de cette fête de Noël que nous proposons aux familles de la Communauté Portugaise est la contemplation silencieuse de la Crèche, la prière personnelle et familiale sur les récits évangéliques liés à la naissance de Jésus, en même temps qu’un acte de solidarité envers quiconque en a besoin.
L’effort pour prier et se rapprocher les uns des autres est un fruit qui vient de la foi en Jésus, Fils de Dieu, venu parmi nous dans une véritable humanité, mystère que nous célébrons chaque dimanche. Mais ce dimanche particulier sera une belle occasion de goûter la joie d’être convaincus par la foi lumineuse de l’Église.

Père Marcos Candido

Feuille d’informations paroissiales

890 - du 3 au 11 décembre 2016

Prier pour les enfants

En ce temps de l’Avent, la voix de Jean le Baptiste retentit dans le désert : « Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ». Dans nos vies, dans nos cœurs, dans l’intime de notre liberté, le chemin doit être préparé pour accueillir Jésus qui vient à notre rencontre. Or, le centre de notre liberté personnelle est inaccessible à quiconque, sinon Dieu seul. Qui peut préparer le cœur d’un enfant, à la réponse de foi, cette adhésion personnelle de tout son être à Dieu qui se révèle en son Fils Jésus, sinon Dieu lui-même ? Et quelle énigme lorsque dans les familles, des enfants n’accueillent pas la foi qui leur a été proposée par leurs parents…

Alors, que pouvons-nous faire pour que la jeune génération embrasse la foi vivante au Dieu vivant, dans un monde - un « désert » - où cela semble si difficile ? Les porter avec foi dans la prière ! Nous vous proposons de participer à une fraternité de prière paroissiale en faveur des enfants du catéchisme. Aidez les enfants du catéchisme paroissial en vous engageant à prier chaque jour pour un groupe d’entre eux (par un « Je vous salue Marie ») et participez ainsi concrètement à la mission d’évangélisation de l’Église. Chacun peut rejoindre cette fraternité : jeunes et vieux, malades et bien-portants, parents et grands-parents.

Des bulletins d’inscription sont proposés sur les présentoirs. Les enfants ont besoin de votre prière !

Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

891 - du 26 novembre au 4 décembre 2016

Aventus !

Le bruit du monde est de tout temps. A chaque époque, à chaque génération, tous les jours et à toute heure, se succèdent et se superposent des fonds sonores. Nous y sommes habitués au point de ne même plus remarquer que nous contribuons aussi à leur émission.

« Beaucoup de bruit pour rien » disait William Shakespeare dans une comédie célèbre.
Tout peut être mis en scène pour un moment de rires et d’intrigues : cacophonie, charivari, tintamarre, tapage, rumeurs, tumulte, pétards, boucan, raffut, vacarme, ramdam, scandales, cancans, ragots, tintouin, brouhaha, sérénades, fracas, chahut, chambard, barouf, esclandres, déclarations, querelles, bombes, hurlements, vociférations, proclamations…
Ce que nous applaudissons au terme d’une représentation théâtrale est en fait un condensé de la démesure de la réalité que nous connaissons. Une part importante de notre humanité se nourrit de l’illusion de vivre quand elle s’agite bruyamment.
Le temps de l’Avent ouvre la nouvelle année liturgique. En deçà des mouvements mondains et des résonances humaines, rendons grâce à Dieu pour le salut opéré par Jésus.
Décidons de nous extirper de temps en temps de toute l’agitation humaine vide de Sa présence.
En ces jours qui nous acheminent vers les célébrations de Noël, risquons-nous de nous plonger dans l’ampleur du silence. Exerçons notre regard à l’adoration de Celui qui vient.
Nous y rejoindrons la source de toutes nos paroles, de toutes nos expressions. Car dans l’ineffable échange de regards de l’homme vers Dieu et de Dieu vers l’homme se réalise l’aspiration la plus profonde du cœur de chacun : l’Adventus, la venue du Christ qui nous fait devenir lui-même.

Joyeux Avent.

Père François Scheffer


892 - du 19 novembre au 27 novembre 2016

Venez faire du bien

Dimanche prochain, nous entrons en Avent. C’est ce dimanche qui a été choisi pour nos Journées d’amitié et nous voulons le recevoir comme un signe : nous allons vivre le début de notre année liturgique par un temps de fraternité et d’amitié. Nous avons bien conscience qu’une vie chrétienne pleine se vit au sein d’une communauté. Manifester et renforcer les liens qui nous unissent, dire notre joie d’appartenir à la Paroisse Saint-Antoine et de participer à sa mission, exprimer notre ouverture, ce sont des messages forts qui nous accompagneront durant cette année qui commence.

Je suis vraiment admiratif de tous ceux qui s’engagent dans l’organisation de ces journées, qui tiennent un stand, aident à la mise en place, à la décoration, à la communication. Ils disent : « Ma paroisse m’apporte beaucoup, et moi aussi je veux lui apporter quelque chose. » Lorsque se termine ce week-end, il y a la joie, non seulement d’avoir pris part à la fête, mais aussi de connaître la somme récoltée par son stand parce que l’on sait que cet argent servira à la mission de la paroisse. C’est pourquoi je voudrais que tous les paroissiens puissent connaître cette joie, cette fierté d’avoir pu, même humblement, servir sa paroisse comme une manière de reconnaissance.

Permettez-moi de vous dire ce que vous savez déjà : votre paroisse fait du bien, elle en fait même beaucoup. Par elle, le Christ peut dire : « le Royaume de Dieu s’est approché ».

En sont témoins Nadia et Nicolas, deux adultes qui font ce week-end leur entrée en catéchuménat. Il signifient par là, devant la communauté, leur désir d’être baptisés, d’être enfants de Dieu, sœur et frère du Christ, habitation de l’Esprit Saint, membres de la paroisse Saint-Antoine, cette petite portion du Corps du Christ dans le quartier des Quinze-Vingts.

Soyez les bienvenus et venez faire du bien avec nous, avec notre Seigneur.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

893 - du 12 novembre au 20 novembre 2016

Artisans de paix

Cette année, le 11 novembre a le bon goût de tomber un vendredi pour nous offrir un week-end prolongé. Rares sont ceux d’entre-nous qui se rendront au monument aux morts, auprès des anciens combattants et des autorités civiles et militaires, pour rendre hommage aux morts pour la France qui sont désormais tous honorés ce jour-là.

Mais le 11 novembre est aussi le jour où notre église fut consacrée. Cette année, vous aurez remarqué que son monument aux morts a été reconstitué à la faveur des travaux du local d’accueil. Deux grandes plaques de marbres gravées des noms des enfants de la paroisse morts pour la France durant la première guerre mondiale de 1914-1918 ont retrouvé leur place de part et d’autre de la Pieta qui a été repeinte. Ce monument aux morts dans l’église nous invite à ne pas oublier dans nos prières ces hommes qui ont donné leur vie pour que nous vivions en paix mais aussi à prier pour que nous soyons nous-mêmes des artisans de paix dans un monde violent, témoins de l’amour jusqu’à donner notre vie comme le Christ, un amour jusqu’au bout, dont nous croyons qu’il est vainqueur de la violence et de la mort.

Alors en ce week-end du 11 novembre, au cœur du centenaire de la Grande Guerre, prenons le temps de nous arrêter devant la Pieta de notre église. Unissons notre cœur à celui de la « Mère douloureuse » et demandons la grâce d’être d’authentiques artisans de paix, jusqu’au don de soi.

Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

894 - du 5 novembre au 13 novembre 2016

Le Christ en prison

L’année du jubilé de la miséricorde qui s’achèvera le 20 novembre prochain, se poursuit en ce dimanche par "le jubilé des détenus". Détenus que je rencontre à la Maison d’arrêt de la Seine Saint-Denis, où je me rends tous les quinze jours.

Il est beau, stimulant, et heureux pour moi de voir des signes de pardon, de conversion, avec émerveillement, la soif de DIEU pour l’homme pécheur, qui se tourne vers lui, et met son espoir en lui.

Même si je ne suis pas passible d’être incarcéré, je peux dire que je rencontre des personnes qui "me ressemblent", et à qui "je ressemble"..... de la même "pâte humaine".
L’expérience que j’ai faite d’être "miséricordié" par l’appel du Christ-Jésus, comme autrefois pour Matthieu me permet de leur dire, que malgré l’acte parfois très grave qu’ils ont commis, et qui les a conduits en prison, Dieu ne les réduit pas à leurs actes. Il veut leur rendre leur dignité d’enfants de Dieu ; ils seront toujours infiniment aimés par lui. Jésus a quelque chose à leur proposer, dans l’enfermement de leurs cellules de 9 m2…

Oui Dieu par son Fils envisage quelque chose pour chacun d’eux. Il a véritablement un projet pour tout homme.
Il veut tout d’abord les voir debout, et en changeant de vie, qu’ils se mettent à sa suite, et témoignent à leur tour, de tout ce que Dieu a fait pour eux dans sa divine Miséricorde.

L’année jubilaire de la Miséricorde débutée le 8 décembre 2015, par le Pape François, ne se terminera pas vraiment le dimanche 20 novembre prochain !
En fait, elle se terminera à la fin des temps....car la Miséricorde de DIEU, subsistera pour toujours. Sa miséricorde, doit se révéler coûte que coûte, et sans cesse durant toute notre vie, "jusqu’à ce que nous n’en puissions plus d’aimer." et de devenir "enfin" comme Jésus ; "un cœur qui se penche sur la misère du monde"…

Il nous rappelle que : "C’est la miséricorde qu’il désire et non les sacrifices, car il est venu appeler non pas les justes mais les pécheurs".
(Mt 9,13).

+ Francisco PETITE

Feuille d’informations paroissiales

895 - du 22 octobre au 5 novembre 2016

Un tableau magnifique

Depuis le début de l’année, le Pape nous a gratifiés d’un certain nombre de nouveaux saints qui viennent s’ajouter à tous ceux que nous honorons en cette fête de la Toussaint :
Après la canonisation de Mère Teresa début octobre, le pape François a canonisé dimanche dernier sept personnes dont deux Français.

Parmi eux, Elisabeth de la Trinité, une jeune carmélite contemplative contemporaine de Thérèse de Lisieux, décédée à 26 ans. Cette mystique a notamment écrit quatre traités spirituels et une prière au "Dieu Trinité" trouvée dans ses papiers après sa mort.
Le deuxième français est Salomon Leclercq, Frère des écoles chrétiennes, une congrégation laïque vouée à la formation des jeunes, souvent défavorisés. Pendant la révolution, il refuse de prêter serment en faveur de la Constitution civile du clergé. Il est enfermé dans le couvent des Carmes de Paris. Le 2 septembre, avec 188 ecclésiastiques, il est massacré à l’épée.
Nous trouvons également un curé : José Gabriel Brochero (1840-1914), premier saint né et mort en Argentine. Aveugle, mort de la lèpre, "ce pasteur à l’odeur de brebis s’est fait pauvre parmi les pauvres", dit de lui le Pape François.
Seul laïc canonisé, le Mexicain Jose Luis Sanchez del Rio (1913-1928), martyr de la persécution anticatholique, a été tué cruellement à 14 ans, dans la guerre sanglante des "Cristeros".

Une mystique, un éducateur, un curé, un adolescent, des martyrs, des saints proches des pauvres, voilà une belle palette qui vient s’ajouter au tableau magnifique que forment tous les saints qui ont suivi le Christ depuis 2000 ans.

A chacun d’entre nous d’y ajouter sa propre couleur.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

896 - du 15 au 23 octobre 2016

Crions justice !

L’injustice m’agresse quotidiennement. Ses manifestations sont multiples et elles s’imposent à moi sans me demander mon aval. Je pourrais réagir naturellement contre elle par la révolte devant ses causes, ou par la violence en réaction à ses effets. Ou encore demeurer dans l’indifférence totale.
L’injustice sous toutes ses formes demeure une souffrance imposée à notre humanité. Elle est la source de la misère que nous côtoyons tous les jours. Elle se nourrit du péché. Et ne nous voilons pas la face en avançant des arguments de psychologie ou de sociologie à deux sous : elle est l’œuvre du Diviseur (Diabolos) qui a semé l’ivraie dans nos cœurs.
A y regarder de plus près, en commençant par moi-même, il semblerait que nous risquons parfois de nous accommoder de la situation dégradée par dépit ou lassitude.
- « C’est le système », dira l’un pour s’auto-justifier. - « Que pouvons-nous y changer » ajoutera l’autre auto-satisfait. Il y aura aussi ceux qui feront habilement diversion en prétextant, à juste titre certes, leurs obligations ou leurs responsabilités diverses.
Mais allons, courage, ne fuyons pas !
Il est indispensable d’enrayer le mouvement de cette spirale infernale. Serait-ce illusoire ? Non. Au contraire c’est très réaliste. Car cela est en notre pouvoir.
Le Christ nous le donne. Il est notre victoire, et notre communion en Lui est notre force !! Le croyons-nous ?
Si nous reconnaissons que les germes de l’injustice peuvent se former dans nos cœurs, sans crier gare, et si nous reconnaissons que l’aide du Seigneur est vitale : alors qu’est-ce qui s’opposerait à l’engagement personnel de chacun d’aller adorer notre Sauveur devant le tabernacle ou devant l’ostensoir une heure par semaine, pour lui donner de son temps et pour se disposer à accueillir les grâces de Jésus ? Pourquoi minimiserions-nous l’efficacité de la grâce du sacrement de la réconciliation en nous satisfaisant de le vivre une fois l’an (et encore) et n’irions-nous pas le célébrer mensuellement pour en recueillir la lumière et la force ?
Ne pas avoir le temps est un faux prétexte. Rappelons ici que le temps nous est donné par Dieu lui-même pour l’adorer et le servir. En réalité c’est notre volonté propre notre première injustice. Celle qui participe au cloisonnement du monde et le maintient dans cet enfer dont il se plaint.
A vos consciences !! Comme la veuve de l’évangile, demandons ensemble et avec insistance à Dieu de nous délivrer de tout mal. Mais avons-nous vraiment la foi dans la Justification et le Salut opérés par le Christ Jésus ?

Père François Scheffer +

Feuille d’informations paroissiales

897 - du 8 au 16 octobre 2016

Auprès des plus fragiles

Créé en 2001, à l’initiative de jeunes gens appartenant à la Société de Saint Vincent de Paul, avec le soutien du curé de la Madeleine qui fut précédemment curé de Saint-Antoine des Quinze-Vingts, le centre Ozanam-Madeleine accueille des hommes et des femmes en grande précarité qui, souvent, vivent dans la rue.

Tous les jours de la semaine, y compris le week-end, les personnes accueillies peuvent se poser, prendre une collation, se doucher, faire une machine à laver, récupérer de quoi se changer (sous-vêtements, chemise, pull, pantalon, etc.)

Ozanam-Madeleine est un lieu de réconfort, d’orientation, voire de formation (cours de français, initiation à l’utilisation des moyens de communication informatiques qui sont nécessaires aujourd’hui pour les démarches administratives).

Environ 12.000 personnes passent annuellement dans ce centre qui ne bénéficie d’aucune subvention publique mais seulement de dons privés et qui ne fonctionne qu’avec des bénévoles dont les membres de la Conférence Saint Vincent de Paul de Saint-Antoine des Quinze-Vingts.

C’est pourquoi, afin que notre Conférence puisse assurer sa mission auprès des plus fragiles, nous faisons appel à votre générosité une nouvelle fois ce week-end.

Jean-Louis Lepage,
Président de la Conférence de Saint-Antoine.


898 - du 1er au 9 octobre 2016

Tous serviteurs

Samedi prochain 5 nouveaux diacres permanents seront ordonnés pour le service de l’Église de Paris...

Le diacre, par le service de la Parole, de la liturgie et de la charité, est avant tout là pour stimuler la communauté entière. Sa présence rappelle que nous sommes serviteurs les uns pour les autres, et pour le monde, à la manière de Jésus, le "Serviteur de l’amour" : « Je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Lc 22,27). 

Lorsque nous découvrons que la foi nous habite, il est clair que nous ressentons, d’une manière ou d’une autre, le besoin de la manifester. Et la plus belle façon de l’exprimer, est bien dans le service...

« C’est par mes actes que je te montrerai ma foi » nous dit Saint Jaques dans sa lettre (Jc 2,18).
Jésus s’est toujours mis au service du Père et de sa Parole, en côtoyant les exclus, en guérissant les malades. Il est même allé jusqu’à laver les pieds des douze afin qu’ils fassent de même, et que nous, ses disciples, nous le fassions à notre tour pour l’aujourd’hui.

Nous le savons bien, tout service apporté à l’autre, particulièrement le service désintéressé et gratuit, suscite des remerciements.

Ce doit être une occasion et un tremplin, pour rappeler que nous le faisons au nom du Seigneur Jésus-Christ, que nous sommes de simples serviteurs de DIEU, et « que nous n’avons fait que notre devoir » (Lc 17,10).

+ Francisco PETITE

Feuille d’informations paroissiales

899 - du 24 septembre au 2 octobre

Le jubilé des catéchistes

En ce dimanche 25 septembre de l’année de la Miséricorde, des catéchistes du monde entier sont réunis à Rome autour du pape François pour célébrer leur jubilé. Au début d’une nouvelle année scolaire, cet événement nous invite à comprendre la transmission de la foi comme une œuvre de miséricorde. Ouvrir le cœur des jeunes à la connaissance de Dieu et de son Fils Jésus, à la foi, à l’espérance chrétienne de la vie éternelle, à l’amour qui supporte tout et qui endure tout, c’est une œuvre grande et belle, c’est une œuvre vitale et urgente, c’est donner accès au cœur miséricordieux de Dieu à la nouvelle génération.

Au cours de la messe des familles, les catéchistes de notre paroisse, qu’ils -ou elles- s’occupent de l’éveil de la foi des 3-7 ans, du catéchisme des 7-10 ans ou de l’aumônerie des 11-17 ans, s’engageront et seront bénis. Ils reçoivent ainsi la mission d’accompagner les plus jeunes sur leur chemin de foi, ils prennent une part active à la mission d’évangélisation de l’Église. Merci à eux !

Les catéchistes de tout notre diocèse seront ensuite réunis par notre évêque à la cathédrale Notre-Dame pour un temps de prière, d’enseignement et le franchissement de la porte sainte. Être catéchiste, c’est jubilatoire !

P. Christophe de Lussy, vicaire

Feuille d ’informations paroissiales

900 - du 17 septembre au 25 septembre

Choisis pour la mission

Il y a dix jours, étaient ordonnés deux nouveaux évêques auxiliaires pour Paris : Mgr Denis Jachiet et Mgr Thibault Verny. Ils seront également Vicaires généraux du diocèse.
Évêque auxiliaire, Vicaire général : ces mots vous semblent peut-être un peu flous quant à ce qu’ils peuvent représenter. Voici quelques explications.

Chaque diocèse est sous la responsabilité pastorale de son évêque. Mais dans les grands diocèses, l’évêque titulaire ne peut pas assumer seul la tâche apostolique. C’est pourquoi le Pape lui donne d’autres évêques pour l’aider. Ceux-ci sont nommés évêques titulaires d’un diocèse ancien dans lequel il n’y a plus de chrétiens et avec comme autre charge de l’assister. C’est ainsi que Mgr Jachiet est évêque titulaire de Tigisi di Numidia et Mgr Verny de Lamzella. Leur rang d’évêque leur permettra de représenter le Cardinal dans des lieux pastoraux mais aussi officiels.

Notre diocèse étant très grand, il est divisé en 5 secteurs qu’on appelle des vicariats. A la tête de chacun de ces vicariats, l’Archevêque nomme un Vicaire général chargé de suivre la vie des paroisses et des prêtres résidant sur ce territoire. En général, les évêques auxiliaires sont aussi Vicaires généraux. C’est le cas actuellement, mais comme nous n’avons que quatre évêques auxiliaires, le Cardinal a nommé le Père Benoist de Sinety Vicaire général pour le vicariat restant.
Pour ce qui nous concerne, notre Vicaire général reste Mgr Jachiet que nous aurons la joie d’accueillir pour la messe de Noël.

Souhaitons-leur à tous bon courage pour leur nouvelle charge et portons-les dans la prière.

Quant à nous, nous démarrons joyeusement notre année pastorale en ce dimanche de rentrée, heureux de porter la mission que le Cardinal nous confie de manifester le Christ vivant au milieu de notre quartier.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

901 - du 10 septembre au 18 septembre

De la joie dans le ciel

Si nous sommes tous semblables, chaque femme et chaque homme est unique . Par notre histoire et notre vie, nous empruntons des chemins Ô combien divers. Et chacun est appelé à rencontrer notre Dieu Amour. Notre mission de chrétien est d’aller proclamer au monde que nous sommes sauvés par Jésus-Christ.
"Vous avez un tel trésor, vous les chrétiens, pourquoi vous ne le criez pas plus fort ?" disait une participante à la fin d’un parcours Alpha.

Le parcours Alpha est une démarche de 10 soirées pour découvrir ou redécouvrir la foi chrétienne dans une ambiance détendue et fraternelle. Dans le respect de chacun et à partir de questions simples, les invités du parcours échangent sur leur vécu pour, peu à peu, trouver des signes de Sa présence. Cette pédagogie basée sur la liberté, l’échange et la convivialité en fait un lieu privilégié de rencontre avec Dieu et son Église.
Une session Alpha commence le 5 octobre. Une nouvelle aventure pour, je l’espère, des dizaines de "chercheurs de Dieu" de tous horizons - dont votre voisin(e) de pallier et votre collègue de bureau ?
Il est temps ! Invitez-le, invitez-la. C’est simple, il suffit de dire " je t’invite à un dîner"
Nous prendrons soin d’eux par notre accueil et nos bons petits plats, en serviteurs, "Car c’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples." et que nous-mêmes convertirons nos cœurs.

Nous laisserons l’Esprit-Saint faire son œuvre comme nous en avons déjà été témoin, et il y aura de la joie dans le ciel !

Vianney Leclercq,
Coordinateur du parcours Alpha
de Saint-Antoine
alpha.saqv@gmail.com

Feuille d’informations paroissiales

902 - du 3 septembre au 11 septembre 2016

Pleins de résolutions

Avec la rentrée scolaire, c’est pour beaucoup la reprise des activités : école, collège, lycée, université, vie professionnelle, mais aussi activités bénévoles, associatives etc…

L’été a été, je l’espère, reposant, détendant, riche en expériences et découvertes. Bien entendu, nous restons marqués par les folies meurtrières qui ont endeuillé le mois de juillet à Nice et à Saint-Etienne de Rouvray. L’action évidente de l’Adversaire au cœur de la vie des hommes ne fait que renforcer notre détermination à mettre le Christ au cœur d’une existence que nous voulons donnée et aimante.

C’est pourquoi nous revenons à la paroisse pleins de résolutions pour nous nourrir des sacrements, de la Parole, de la prière afin de permettre à l’Esprit Saint d’agir en nous et à travers nous pour un monde meilleur et plus humain. Nous voulons aussi nous engager pour participer au dynamisme paroissial qui manifeste la présence du Christ au milieu du monde par l’annonce de la Parole et le service des frères.

Comment vais-je apporter ma pierre à l’édifice ? Certains le savent, d’autres se posent encore la question.
Dans quinze jours, nous ferons notre rentrée paroissiale. Le Conseil pastoral s’est déjà réuni pour préparer ce temps fort qui lancera notre année pastorale. A l’issue de la messe de 10h45, nous nous retrouverons pour partager l’apéritif et le déjeuner à l’école Saint-Pierre Fourier. Nous accueillerons les nouveaux arrivants et prendrons connaissance des orientations pastorales et des nouvelles activités.

Nous manifesterons à nouveau combien est importante l’appartenance à une communauté sans laquelle notre foi reste bien pauvre.

Comme le dit l’Évangile, mettons le Christ en premier dans notre vie ; tout nous sera redonné au centuple.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

903 - du 2 juillet au 31 août 2016

Cet été...

Je vais prendre le temps de poser mon regard sur les choses
de tous les jours et les voir autrement.

Ces choses que chaque matin je croise sans voir.
Toutes ces choses familières que je côtoie
à longueur de jour, de mois, d’année…
Je vais prendre le temps de voir l’étrangeté des arbres,
ceux de mon jardin, ceux du parc voisin qui,
le crépuscule venu, bruissent de mystère…

Je vais prendre le temps de poser mon regard sur les êtres que j’aime,
de regarder autrement les miens, celles et ceux
qui me sont le plus proches
et que, parfois, je ne vois même plus,
je n’entends plus.
Tant de souci de mes affaires,
de mon travail
parasite mon cœur et mon corps…
Oui je vais prendre le temps
de les découvrir,
de me laisser surprendre
encore et toujours par ceux que j’aime…

Oui, je vais prendre le temps de te rencontrer aussi, toi mon Dieu,
au-delà des mots, des formules et des habitudes.
Oui je vais aller à ta rencontre
comme au désert et tu me surprendras mon Dieu…
Oui je vais prendre le temps de te rencontrer autrement.
On peut retrouver ses soucis au bout du monde
et les perdre au pas de sa porte.

Les vacances, c’est laisser sa terre en jachère, en repos,
pour se préparer aux grands labours d’automne.

Père Robert Riber

Feuille d’informations paroissiales

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904 - du 25 juin au 30 juin 2016

Un prêtre heureux !

Ce 29 juin, il y aura exactement 20 ans que j’ai reçu l’imposition des mains du Cardinal Lustiger faisant de moi un prêtre pour le diocèse de Paris.
J’entends souvent les gens dire que le temps passe à toute vitesse. Tel n’est pas mon sentiment, tant ces années sont chargées de souvenirs, de rencontres, d’initiatives pastorales, de projets. Plus encore, c’est la conscience d’avoir tant évolué en 20 ans de ministère. Lorsque je me retourne, je mesure le chemin parcouru et le travail que le Seigneur a accompli en moi.

Ces 20 ans n’ont assurément pas été un long fleuve tranquille. Difficultés, épreuves, remises en question, lassitude parfois, ont été autant d’occasion d’aller plus profond, de guérir ce qui devait l’être, de m’abandonner davantage en m’attachant au Christ dans une confiance au final jamais déçue. Voilà mon principal motif d’action de grâce.

Dans les missions que le Seigneur m’a confiées par l’intermédiaire de mon évêque, il y a eu aussi la grande joie de voir l’Esprit Saint à l’œuvre par mon humble ministère : des personnes grandissent dans la foi mais aussi la découvrent, croient à l’amour de Dieu, croient en eux, vivent de véritables conversions, manifestent un enthousiasme contagieux (j’aime l’étymologie du mot : être habité de Dieu). Cette joie, c’est aussi construire ensemble, accompagner, voir éclore une vocation, ne pas éteindre la mèche qui faiblit, croire que l’autre est capable du meilleur, pardonner au nom du Christ, donner le Pain de vie, faire se rencontrer les gens, faire découvrir qu’il « n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».
Découvrir qu’il y a un Dieu dans le ciel et qu’il est notre Père change une vie. Tant de personnes sont en attente, sans parfois le savoir, de cette rencontre.

Ensemble, prêtres et laïcs, nous travaillons à cela dans une complémentarité féconde.

Ce samedi, parmi ceux qui ont été ordonnés prêtres pour le diocèse de Paris, il y a Maxime que j’ai connu tout jeune dans ma première paroisse. Je lui souhaite, ainsi qu’aux autres, d’être comme moi un prêtre heureux.

P. François Lainé
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905 - du 18 juin au 26 juin 2016

Tout déposer au pied de la Croix !

Nous voici arrivés au terme de l’année scolaire avec la préparation des vacances d’été, pour la plupart d’entre nous…

Temps pour changer de rythme, et prendre "enfin" du temps pour soi, pour les autres, se poser, se retrouver.

Le temps d’été, avec ses vacances, sera toujours un temps privilégié, pour déposer les lourdeurs de la routine, des "il faut que", que nous avons portés durant l’année.

Oui pause estivale, pour se reposer, refaire ses forces, tout en regardant ce qu’ont été nos activités, avec cette nécessité peut être, de les recadrer, les réajuster, pour les reprendre autrement, en les ayant mis au pied de la Croix de Jésus...

Interrogeons nous sincèrement sur le nombre de fois, ou nous mettons nos activités sous le regard du Seigneur ! Peu de fois sans doute, tant nous sommes accaparés par le rythme de la vie, qui va trop vite, en oubliant bien souvent l’essentiel qu’est DIEU, qui pourtant est toujours avec nous et ne nous "lâchera jamais".....

Faisons l’expérience d’accomplir tous nos actes, aussi pénibles, ennuyeux, inintéressants, et aussi stressants soient-ils, sous le regard de Dieu, en les déposant au pied de la Croix ; Nous n’en reviendrons que plus heureux !
Car le Seigneur nous aura donné "son courage", et nous aura aidé à les porter.....
Oui vraiment, tout ce qui s’accomplit en Dieu est "transformé", en quelque chose de beau......

Nous qui allons pour le plus grand nombre partir, et faire un plein "d’énergie solaire", voici donc un magnifique tremplin, qui nous est donné, pour nous remplir de Dieu : plutôt nous laisser remplir par Lui, dans la contemplation, le silence, la prière. Nous reviendrons ainsi rechargés de Lui, par sa présence et l’énergie de son Esprit vivifiant, pour redémarrer avec Lui, le Ressuscité, qui nous accompagne sur les chemins de nos existences, dans chaque acte quotidien.... 

Bon été à Tous.
+ Francisco PETITE.


906 - du 11 juin au 19 juin 2016

La prière d’un sage

Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur de te désirer ; en te désirant, de te chercher ; en te cherchant, de te trouver ; en te trouvant, de t’aimer ; et en t’aimant de racheter mes fautes ; et une fois rachetées, de ne plus les commettre.

Seigneur mon Dieu, donne à mon cœur la pénitence, à mon esprit le repentir, à mes yeux la source des larmes, et à ma main la largesse de l’aumône.

Toi qui est mon Roi, éteins en moi les désirs de la chair, et allume le feu de ton amour. Toi qui es mon Rédempteur, chasse de moi l’esprit d’orgueil, et que ta bienveillance m’accorde l’esprit de ton humilité.
Toi qui es mon sauveur, écarte de moi la fureur de la colère, et que ta bonté me concède le bouclier de la patience.

Toi qui es mon créateur, déracine de mon âme la rancœur, pour y répandre la douceur d’esprit. Donne-moi, Père très bon, une foi solide, une espérance assurée et une charité sans faille.

Ô Dieu de miséricorde, je te le demande par ton Fils bien-aimé, donne-moi de vivre la miséricorde, l’application à la piété, la compassion avec les affligés, et le partage avec les pauvres.

Saint-Anselme de Cantorbéry

Feuille d’informations paroissiales

907 - du 4 juin au 12 juin 2016

Le déploiement d’une liberté

Ce week-end, nous aurons, comme l’an dernier, la joie d’accueillir les jeunes de la Maison Saint-Augustin, année de fondation spirituelle avant l’entrée éventuelle au séminaire. J’y exerce, en plus de celui de curé de Saint-Antoine, le ministère d’accompagnateur spirituel.
C’est une grande joie de pouvoir tout au long de l’année aider à cheminer quelques-uns d’entre eux dans le déploiement de leur vie spirituelle et humaine. L’évolution est souvent spectaculaire entre leur entrée en septembre et le bilan de fin d’année, et nous en sommes les témoins émerveillés.
L’ancrage de leur vie dans la prière (un des objectifs de l’année étant de parvenir à faire une heure d’oraison par jour), la lecture de la Parole de Dieu (ils lisent la Bible entièrement durant l’année), quelques cours fondamentaux, la vie fraternelle, la rencontre des personnes en situation de fragilité (visites à l’hôpital, vie avec des personnes handicapées ou âgées durant un mois) les façonnent peu à peu. Leur être se libère : des nœuds se défont, des obstacles spirituels ou psychologiques sautent, des blessures viennent au jour. Leur être s’épanouit aussi : les capacités se révèlent et se déploient et ils découvrent en profondeur ce qu’est la vie chrétienne et la suite du Christ.
La grande retraite de 30 jours vient parachever ce cheminement en leur permettant de descendre au plus profond d’eux-mêmes pour se mettre en disposition d’accueillir la volonté de Dieu à leur endroit. A leur retour à la MSA, ils sont invités à écrire une lettre à leur évêque pour lui signifier leur décision.
Un grand nombre demandera à entrer au séminaire, d’autres se dirigeront vers la vie religieuse, d’autres encore retourneront à la vie « civile » en envisageant de se marier.
Quel que soit leur choix, cette année les aura profondément marqués et façonnés, permettant en eux le déploiement d’une liberté qui, quelle que soit leur vocation, leur permettra de vivre en mettant le Christ au centre de leur vie.
P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

908 - du 28 mai au 5 juin 2016

Le "Pôle jeunes" en fête !

En cette fin d’année scolaire, les célébrations des fêtes de la foi témoignent du cheminement spirituel de nombreux jeunes de notre paroisse au cours de cette année et attestent la vitalité de la transmission de la foi dans notre paroisse :

Baptême : 16 jeunes de 9 à 14 ans, de l’Ensemble scolaire Saint Pierre Fourier et du catéchisme ont été baptisés le 2 avril ;

Profession de foi : 42 collégiens, de Saint Pierre Fourier, de l’aumônerie des collégiens et de la communauté portugaise ont fait leur profession de foi samedi 21 mai ;

Confirmation : 27 collégiens seront confirmés à Saint-Antoine samedi 4 juin à 18h30 ;

Première communion : 58 enfants dont 25 de Saint Pierre Fourier le 4 juin matin et 33 du catéchisme dimanche 12 juin à 10h45.

Ces jeunes ont besoin d’une communauté paroissiale qui les encourage et qui prie pour eux ! Ils ont aussi besoin de catéchistes et d’animateurs d’aumônerie qui s’engagent pour leur transmettre la foi : pourquoi pas vous l’an prochain ?

Enfin, l’année du « Pôle jeunes » se terminera par le pèlerinage à Assise des collégiens et lycéens qui aura lieu du 29 juin au 4 juillet. 34 jeunes y participeront, provenant de l’aumônerie, de la paroisse et de Saint Pierre Fourier. Ils seront encadrés par 8 adultes. Je confie ce voyage à votre prière et soyez assurés que les jeunes prieront à votre intention. Ce pèlerinage et les célébrations de fin d’année sont de beaux signes d’espérance pour notre Église, en des jours où le climat social pourrait nous laisser penser que tout va mal !

Père Christophe de Lussy
Vicaire en charge du Pôle jeunes

Feuille d’informations paroissiales

Du 21 mai au 29 mai 2016

Il y a de la place en Dieu

Ce dimanche nous fêtons la Sainte Trinité. Il n’est déjà pas simple de nos jours de croire en Dieu, et nous chrétiens, nous affirmons en plus qu’il est Trinité. C’est à en perdre son latin, ou comme me confiait une paroissienne vendredi dernier : « la Trinité, c’est un peu prise de tête ! » Merci à elle pour cette accroche inespérée.

Peut-être faisons-nous ce raisonnement : comme je n’y comprends pas grand-chose, ça doit être sans importance. Ne parle-t-on pas du « mystère » de la Sainte Trinité ? D’ailleurs le mot Trinité ne se trouve pas dans l’Évangile. Certes, le mot n’y est pas, mais parce que la réalité y est partout présente, comme sa source. Prenons l’exemple du fleuve : la source n’est-elle pas ce qu’il y a de plus essentiel en même temps que de plus invisible ? Ainsi, la Trinité est mystère parce qu’il y a toujours plus à y puiser, et cette eau vive se laisse difficilement contenir dans le petit récipient de nos raisonnements humains.

La Trinité est donc à la source de l’Évangile, c’est-à-dire de la bonne nouvelle. Dieu est Père, Fils et Saint Esprit, et ça c’est une bonne nouvelle ! Comment cela ? En cette année de la miséricorde, j’y vois au moins une bonne raison. Confesser un Dieu unique mais non pas solitaire, ce Dieu qui est circulation, communion d’amour, c’est affirmer en un certain sens qu’il y a de la place en Dieu. Une place plus grande que je ne pourrais jamais l’imaginer, et donc toujours une place pour moi. En Jésus-Christ qui nous révèle le Père et nous envoie l’Esprit-Saint, Dieu assume ma personnalité unique, et montre qu’il a déjà franchi la distance de mes propres trahisons. Dieu est Amour et moi j’ai une place en Dieu ; par mon baptême je suis devenu enfant de Dieu.

Nous pouvons nous en souvenir lorsque nous prions le ‘Notre Père’ qui nous fait entrer dans le mouvement de la Sainte Trinité : « Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! » (Ga 4,6)

Gonzague de Pontac, séminariste

Feuille d’Information Paroissiale

909 - du 14 mai au 22 mai 2016

Un coeur nouveau

Avez-vous déjà passé une Porte sainte en cette année jubilaire de la miséricorde ?
Certains l’ont fait à l’occasion du pèlerinage paroissial à Rome. D’autres ont fait une démarche personnelle qui les a conduits dans un des sanctuaires parisiens choisis pour être un lieu jubilaire.
Et si nous faisions cette démarche ensemble, en paroisse ? Et si nous manifestions ensemble notre désir de vivre la miséricorde ?
Dans « miséricorde », il y a le mot cœur. Nous voyons bien comment les difficultés et les épreuves de la vie nous endurcissent le cœur, nous ferment à la joie, nous coupent de nos frères. Nous voudrions tellement avoir un cœur de chair, un cœur nouveau, un cœur capable d’aimer.
Et si nous accueillions la Bonne Nouvelle du Christ qui nous dit que Dieu se penche sur notre misère en nous manifestant sa miséricorde. Si nous proclamions ensemble que l’égoïsme et la peur ne seront pas les derniers mots de l’humanité ? Nous entendons le cri d’alarme sur le réchauffement climatique, mais celui sur le refroidissement des âmes, l’entendons-nous ?
Le Christ est venu allumer un feu sur la terre (Lc 12,49). Ce feu de la miséricorde, allons y réchauffer nos cœurs pour retrouver notre chaleur humaine.
Le dimanche 29 mai, nous irons ensemble à la Basilique Notre Dame des Victoires pour passer la Porte sainte de la miséricorde. Le point de rassemblement sera la Place du Louvre à 13h30 (métro Louvre-Rivoli).

Pour cela quatre possibilités :

Aller à pied depuis l’église Saint-Antoine (départ à 12h15 muni d’un pique-nique)

Aller en métro depuis l’église Saint-Antoine (pique-nique dans la salle Rivière après la messe de 10h45 puis départ pour le métro Gare de Lyon)

Aller en métro depuis la Chapelle de l’Agneau de Dieu (pique-nique à la Chapelle après la messe de 11h30 puis départ pour le métro Gare de Lyon)

Rejoindre par ses propres moyens la station Louvre-Rivoli

Je me réjouis d’avance de ce beau moment de vie paroissiale et remercie le Conseil pastoral pour l’organisation de cet évènement qui marquera notre année.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

910 - du 30 avril au 16 mai 2016

Dieu parmi les casseroles

Peut-être vous souvenez vous du sketch des Inconnus sur les revendications salariales : « que le 1er mai ne soit plus un dimanche » ? D’autant que lorsque le 1er Mai tombe un dimanche, le 8 Mai généralement aussi. Cette année nous ne fêterons donc pas le travail par un jour de repos supplémentaire (qui aurait prolongé avantageusement les vacances) et la fête de « Saint Joseph travailleur » cédera la place au 6ème dimanche de Pâques.

C’est l’occasion de remarquer que dans l’Église nous ne célébrons pas le travail (qui est une abstraction, idole pour les uns, fardeau pour les autres) mais un homme, Saint Joseph, qui a lui-même travaillé de ses mains pour fournir une charpente solide aux habitants de Nazareth et subvenir aux besoins de la Sainte Famille.

Dans l’encyclique Laudato si, le Pape François rappelle cette dignité fondamentale du travail : « selon le récit biblique de la création, Dieu a placé l’être humain dans le jardin à peine créé non seulement pour préserver ce qui existe mais aussi pour le travailler de manière à ce qu’il porte du fruit. » Notre travail – qui ne se réduit pas à notre métier – est une manière d’être créateur à l’image du Dieu créateur, et de rendre hommage à la beauté du monde. Cela peut nous aider à donner du sens, c’est-à-dire une raison et un but, à notre activité la plus quotidienne. C’est là que Dieu nous attend (à travers notre prochain, même le collègue un peu barbant). « Dieu est parmi les casseroles » aimait dire Sainte Thérèse d’Avila à ses religieuses. Les bénédictins quant à eux ont fait du travail leur devise, à égalité avec la prière, « ora et labora. »

Pourtant, si nous pouvons coopérer à la création par notre travail, nous devons la célébrer par notre repos. Le travail n’est pas une fin en soi. Il est donc providentiel que la fête de Saint Joseph tombe un dimanche. Cela nous rappelle que toute activité est d’abord réceptivité, disponibilité au don de Dieu et à la présence du prochain. Notre semaine de labeur s’achève et recommence le dimanche, dans la célébration eucharistique. Nous pouvons ainsi rendre grâce, et puiser la lumière et la force pour sanctifier notre travail et nous sanctifier par notre travail.

Gonzague de Pontac,
Séminariste.

Feuille d’informations paroissiales

911 - du 16 avril au 1er mai 2016

Mes brebis écoutent ma voix


Méditons la raison qui nous invite, qui nous pousse, et nous donne peut être même la nécessité et la soif de venir à l’église, et particulièrement pour y recevoir les sacrements du pardon, et de l’Eucharistie. Qu’est ce que cela signifie réellement pour chacun et chacune d’entre nous ?
Que ressentons nous lorsque nous sortons de cet endroit si particulier, et si cher à notre cœur, et cette joie qui y est peut être même associée. Et en quoi cela change t-il notre manière d’être et de vivre ? 

Soyons sincères, même si parfois nous venons pour la messe, en "freinant un peu des talons", car on aurait préféré flâner à la maison, en ce dimanche matin, après une semaine fatigante et peut être même stressante ; Nous venons, parce que nous avons apparemment écouté une voix au tréfonds de notre cœur.....
"Mes brebis écoutent ma voix, je les connaît et elles me suivent", nous dit Jésus, en ce dimanche. Oui, cette voix en nous est celle de Jésus le bon pasteur, c’est la voix de l’Amour ;
"(...) "Puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs, par l’Esprit-Saint qui nous a été donné".(...) (Rm 5,5).                    
                
Dés lors, je comprends en fait que si je viens à l’église, ce n’est pas parce qu’il faut que ; mais bien parce que j’ai entendu que...

Voix du bon pasteur qui m’appelle à travers sa voix à l’intérieur de moi-même, et de toute son Église, et qui m’invite à le suivre, pour me conduire plus en avant vers le Père.

(..)"Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que
vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure".(...) (Jn 15,16).
Voilà donc notre mission commune, le programme pour notre vie entière : porter du fruit, porter le fruit de Dieu qu’il a mis en nous, pour le monde...

Car nous sommes son troupeau, nous appartenons au Père Éternel, nous sommes ses brebis qu’il a mises entre les mains du Fils, pour qu’en écoutant sa voix, et le suivant, il nous conduise au bonheur éternel.

+ Francisco PETITE.

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912 - du 9 avril au 17 avril 2016

L’art de la pastorale

Le Pape François a publié ce vendredi son exhortation apostolique qui fait suite au Synode sur la famille. Nul doute que nous aurons à cœur de lire et de travailler ce texte.
Le titre choisi par le Pape est déjà évocateur : Amoris laetitia, c’est à dire « la joie de l’amour ». Le ton est donné : il ne s’agit pas de partir des problèmes des familles, et moins encore de la famille comme un problème. L’amour est le cœur de notre annonce. La famille, en tant que premier lieu où se vit et s’apprend l’amour représente un enjeu essentiel pour la diffusion du message du Christ. L’enjeu est de trouver tous les moyens pour aider les familles à être davantage des foyers d’amour.
La question n’est donc pas d’abord dogmatique ou canonique mais pastorale. Ceux qui attendent des changements théologiques ou disciplinaires seront déçus. La solution aux problèmes humains ne vient pas de l’édiction de règlements et de lois mais de la méditation et du travail de l’Écriture. Le Pape veut « nous impliquer dans un véritable travail qui consiste à reprendre et méditer le message du Christ et de la tradition chrétienne sur la famille et à chercher comment ce message peut nous aider à accompagner les familles dans les défis auxquels elles sont confrontées », dit le Cardinal Vingt-Trois.
Il s’agit de pratiquer « l’art de la pastorale ». Celui-ci, nous explique le Cardinal*, « n’est pas simplement une application automatique de lois générales à des situations particulières. C’est un art d’accompagnement dans l’amour que le Bon Pasteur porte à chacun de ceux qui lui sont confiés. Il convient donc de partir des personnes et des réalités telles qu’elles se présentent, de chercher à les comprendre, de scruter quels sont les éléments positifs sur lesquels pourrait s’appuyer un désir de conversion et de progrès, bref, d’exercer un discernement spirituel. Cet art du discernement ne peut se mettre en œuvre que si nous nous mettons sous la lumière du Christ et de ses appels à la sainteté. Pas plus que les appels du Christ à la sainteté ne visaient à enfermer ses auditeurs dans leurs faiblesses, le discernement spirituel ne vise à exclure les pécheurs. Il vise à susciter chez eux le désir d’une vie meilleure et la résolution pour prendre les moyens d’y parvenir. »
Que voilà un beau programme !

P. François Lainé

* Vous trouverez l’intégralité du texte du Cardinal Vingt-Trois à propos de l’Exhortation dans le prochain numéro de Paris-Notre-Dame.

Feuille d’informations paroissiales

913 - du 2 avril au 10 avril 2016

Un art qui ouvre à la Présence

Aujourd’hui Jésus nous confronte à la réalité sensible de sa Résurrection. Dans un geste de grande miséricorde, il répond à la demande de Thomas et l’invite à toucher les marques de la Passion sur son corps glorieux. Heureuse absence et heureuse demande, qui lui valent un tel honneur et une telle marque d’amour de son Seigneur.

L’Église, grande pédagogue, nous plonge dans la résurrection de Jésus au moment du renouveau du Printemps. La nature de plus en plus florissante, la lumière renaissante de jour en jour depuis Noël, le réveil des oiseaux, tous ces signes merveilleux nous invitent et nous aident à rentrer par nos sens dans la joie du temps pascal. L’exposition de peintures de Sylvain Brault que vous avez sous vos yeux pendant ce dimanche de la Miséricorde explore les vingt Mystères du Rosaire avec une vision contemplative de magnifiques paysages. Ainsi, l’art nous interpelle non seulement sur ces Mystères sacrés, mais aussi sur la place et le rôle de l’homme dans la création (voir l’Encyclique du Pape François), comme le rappelle le Psaume 8 que nous chanterons ensemble dans quelques semaines : « Tu l’établis sur les œuvres de tes mains (…) Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ? »

La musique aussi nous interpelle, et nos oreilles participent à cet émerveillement. Ainsi les Sonates des Mystères de Biber, dont trois sont jouées au violon pendant ce Printemps de l’orgue, nous invitent-elles à revisiter à la manière des méditations ignaciennes L’Annonciation, L’agonie de Jésus au Mont des Oliviers et La Résurrection. Avec cette musique inspirée, nous pouvons revivre ces moments quasiment en direct ; ils deviennent l’espace d’un moment d’une actualité brûlante, immédiate, par la mise en mouvement de nos sens et de notre âme. Mais cela suppose que, comme Thomas s’approche de Jésus pour rentrer en contact avec la révélation de son corps glorieux, nous ayons le désir de vivre dans la beauté du monde une expérience semblable qui nous soulève et nous entraîne. « Levez les yeux au ciel de l’âme ! » écrivait Goethe.

« Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur ». L’annonce de la Résurrection n’avait probablement pas suffi à leur joie, à taire leur inquiétude ; Jésus avait conscience de la nécessité d’offrir sa présence réelle, de combler leurs sens, et d’ajouter dans un autre élan de miséricorde « La paix soit avec vous » !
Vivre la présence du Christ ressuscité… c’est bien ce qui nous met le cœur en joie chaque dimanche !

Eric Lebrun

Feuille d’informations paroissiales

914 - du 26 mars au 1er avril 2016

En sa résurrection, nous sommes ressuscités

Ô bonté immense, ô inestimable charité ! Pour libérer l’esclave, tu as livré le Fils ! Dieu s’est fait homme, pour que l’homme perdu soit arraché au pouvoir des démons ! Quel amour généreux que celui de ton Fils notre Dieu pour les hommes ! Dans la bonté de ses entrailles, il ne lui a pas semblé assez de s’abaisser à se faire homme en la Vierge Marie, mais il a voulu subir aussi le supplice de la croix en répandant son sang pour nous et pour notre salut. Il est venu, le Dieu bon, il est venu dans sa miséricorde et sa bonté, il est venu chercher et sauver ce qui était perdu. Il est parti à la recherche de la brebis perdue ; il l’a cherchée et l’a trouvée, et il l’a rapportée sur ses épaules à la bergerie du troupeau, lui le Seigneur plein de bonté, le pasteur à la douceur véritablement infinie.

Ô charité, ô bonté ! Qui aurait cru pareille chose ? Qui ne serait frappé de stupeur devant un coeur si miséricordieux ? Qui ne serait dans l’admiration ? Qui ne serait dans la joie ? Dans l’excessive charité dont tu nous as aimés, tu as envoyé ton Fils dans une chair semblable à celle du péché, pour condamner le péché à partir du péché, pour qu’en lui nous devenions ta justice (Ro 8,3-4). Car il est l’agneau véritable, l’agneau sans tache qui a enlevé les péchés du monde, qui a détruit notre mort en mourant, et qui nous a rendu la vie en ressuscitant.

En prenant la nature humaine, et non l’angélique, et en la revêtant de l’habit glorieux de la sainte résurrection et de l’immortalité, ton Fils l’a conduite plus haut que tous les cieux, plus haut que tous les choeurs d’anges, au dessus des chérubins et des séraphins, l’établissant à ta droite.

Car c’est en Jésus-Christ notre Seigneur que se trouvent la part, la chair et le sang de chacun d’entre nous. Quand donc ma part est de régner, je crois que c’est moi qui règne ; quand ma chair est glorifiée, je sais que je suis glorifié ; quand mon sang remporte la victoire, je sais que je remporte la victoire et même si je suis pécheur, je ne doute pas de cette communion de grâce.

Oui, vraiment, comme il est doux et bon, le Seigneur notre Dieu, et comme il aime sa propre chair, ses propres membres et ses propres entrailles en notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ, si doux, si bon, si doux et si miséricordieux, en qui nous sommes déjà ressuscités, déjà montés aux cieux, et déjà établis au dessus des cieux.

Pseudo-Augustin (fin du IVe siècle)

Feuille d’informations paroissiales

915 - Du 19 mars au 28 mars 2016

Portés par la liturgie

Avec le week-end des Rameaux, débute la grande semaine de l’Église. Depuis 40 jours, nous nous préparons à vivre cette Semaine Sainte. Mais comment bien la vivre ? Tout simplement en se laissant porter par la liturgie. Nul besoin d’en rajouter. La liturgie se suffit à elle-même. Les symboles et les rites si riches de cette semaine parlent d’eux-mêmes.

Ce week-end, rameaux en mains, acclamons à pleine voix le Christ, notre Roi ; puis, écoutons le récit de la Passion et entendons-nous crier avec la foule : « Crucifie-le ! ».

Durant les trois jours Saints, participons si nous le pouvons aux Offices des ténèbres : à la fin de chaque psaume, un cierge s’éteint. Au Benedictus, le dernier cierge disparaît puis réapparaît : les ténèbres n’auront pas le dernier mot.

Jeudi Saint, mettons-nous à la table du Christ ; laissons-le nous laver les pieds ; veillons avec lui au reposoir.
Vendredi Saint, suivons le Christ sur son chemin vers le Calvaire et le soir, écoutons à nouveau la Passion et embrassons la Croix.

Samedi Saint, à la Vigile, allumons notre cierge au feu nouveau ; laissons-nous conter l’histoire du salut ; acclamons le Christ ressuscité ; plongeons dans l’eau du baptême ; entrons de tout notre corps dans la joie de Pâques.

Père François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

Du 12 mars au 20 mars

Chemin vers l’essentiel

« Le carême est un temps propice pour montrer cet intérêt envers l’autre par un signe, même petit, mais concret, de notre participation à notre humanité commune » Pape François.

« Ne pas rester indifférent au sort de nos semblables, ne pas nous dérober à la solidarité avec nos frères et sœurs en humanité, nous sentir concernés par leur sort, alors nous sommes lumière dans les ténèbres. Comment pourrions-nous être lumière du monde sans que cela consume quelque chose de notre être, de notre temps, de notre tranquillité, de nos forces ? Soyons des chrétiens lumineux, chaleureux et engagés ! » Cardinal Theodore Adrien Sarr (Sénégal).

Le chemin de carême nous donne l’occasion de redécouvrir notre foi et de donner sens à notre vie. Prendre conscience de la richesse et de la diversité qui habitent chaque personne nous permet de retrouver l’espoir et de croire qu’un monde meilleur est possible. Cet espoir se renforce à travers les actions de ceux qui œuvrent tous les jours pour plus de solidarité avec les plus pauvres. En soutenant par un don les projets portés par les partenaires du CCFD-Terre Solidaire, notre communauté participe à cet espoir de vie en appuyant des solutions créatives qui contribuent à la sécurité alimentaire des populations qui en ont le plus besoin.

A titre d’exemple, au Burundi où le secteur agricole représente 90% des emplois, le CCFD-Terre Solidaire vient en aide aux petits producteurs de café. Il les aide à se regrouper en coopératives pour mieux prendre en main leur développement. Formations techniques, valorisation de la chaîne de production, certification « commerce équitable » ont permis aux paysans d’augmenter leurs revenus et d’acquérir de nouveaux savoirfaire.

Pour mener à bien les 402 projets que nous soutenons dans 56 pays à travers le monde, votre don de carême nous sera plus que jamais précieux. Il offrira à de nombreuses familles l’espoir d’être durablement à l’abri de la faim, de permettre à leurs enfants d’accéder à l’école, de se construire un meilleur avenir et d’être mieux armées face aux dérèglements climatiques. Avec 40€, vous fournirez des semences permettant de diversifier les cultures sur près de 12 ha en Indonésie, avec 150€ vous contribuerez à la formation des caféiculteurs du Burundi .

Équipe Paroissiale du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement-Terre Solidaire.

Feuille d’Information Paroissiale

Du 6 mars au 13 mars

Revenir vers le Père

Je veux citer aussi ce père si tendre qui rappelle son fils prodigue, et qui, le voyant dénué de tout, mais repentant, l’accueille avec joie, immole le veau gras, célèbre sa joie par un festin.

Que devons-nous comprendre que figure ce père ? Dieu évidemment. Personne n’est père comme lui, ni tendre comme lui. Tu es son fils : même s’il t’arrive de dissiper ce que tu as reçu de lui, même si tu reviens nu, il te recevra, puisque tu reviens, et il se réjouira plus de ton retour que de toute la sagesse de son autre fils ; mais à condition que tu te repentes du fond de l’âme, que tu compares ta faim avec l’abondance dont jouissent les serviteurs de ton père, que tu abandonnes le troupeau des porcs immondes, et que tu ailles trouver ton père, si irrité soit-il, en disant : « Mon père, j’ai péché et je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ».

Avouer les fautes commises allège autant que les dissimuler appesantit. Car l’aveu est le parti de la satisfaction, la dissimulation, celui de la révolte.

Tertullien (150-230)

Feuille d’informations paroissiales

Du 21 février au 6 mars 2016

Présence

Notre religion est un mystère de présence. Nous croyons à la présence de Dieu en tous temps et en tout lieu. C’est elle qui donne son sens et son épaisseur au mot « présent ». Celui-ci n’est pas un moment : le présent est présence. Si nous ne voyons pas le temps passer, c’est peut-être simplement qu’il nous manque la présence de Dieu. Celle-ci est pourtant bien plus palpable depuis que le Christ est ressuscité. Elle n’est plus seulement spirituelle mais aussi physique, charnelle. Il est vital pour nous de prendre le temps d’éprouver, de goûter cette présence.

Comme l’an dernier, le Pape François nous invite à vivre en paroisse 24 heures pour le Seigneur. Ce sera les 4 et 5 mars prochains. Bien que nous soyons en vacances, j’espère que nous serons nombreux au temps de louange qui ouvrira cet évènement communautaire ainsi qu’à la nuit d’adoration à la Chapelle de l’Agneau de Dieu. Il n’y a pas de meilleur moment que le silence de la nuit pour sentir la présence aimante et puissante du Christ.
Vivre de cette présence nous comble ; elle nous transforme aussi. Elle nous permet d’acquérir peu à peu une qualité de présence à ce que nous faisons au quotidien, et surtout à notre prochain. Nous sommes ainsi, sans même le savoir, porteurs de la présence du Christ ressuscité. C’est pourquoi notre église ne doit pas seulement être habitée par la Présence réelle dans le tabernacle. Il faut aussi une présence humaine : des priants qui veillent au sanctuaire, mais aussi des accueillants qui par leur présence humble et fraternelle seront la première expérience d’une autre présence.

Nous construisons un local d’accueil, dans l’église même, à cette intention. Ce local, il ne rimerait à rien qu’il reste vide. Je compte donc sur ceux qui disposent d’un peu de temps (deux ou trois heures dans la semaine) pour assurer, tels la prophétesse Anne ou le vieillard Syméon, cette belle et nécessaire mission.

P. François Lainé


Du 13 au 21 février 2016

« Carêm(ent) » bons !

40 jours pour devenir meilleurs !

Le Carême sera toujours ce temps privilégié pour se réajuster en se laissant remplir par la joie que DIEU nous donne.

DIEU qui nous invite surtout à manifester avant tout son amour pour tous…. Son amour qui est en nous ; au cœur de notre vie. Cet amour qu’il nous faut faire émerger, et qui est prioritaire à tout autre chose…

Devant la morosité de l’air ambiant, produite par les événements dramatiques, cette question se présente à nous, en ce début du carême de l’année de la miséricorde : Qui va manifester la joie, l’espérance, et surtout l’amour de DIEU ? Cet amour qui va jusqu’à se laisser clouer sur une croix, y mourir, et ressusciter pour nous sauver ? « Qui enverrai je ? Qui sera mon messager ? » (Is 6,8).

Nous comprenons dès lors que nous ne sommes pas chrétiens pour nous mêmes, mais pour le monde entier, et que nous n’avons plus le temps de nous "recroqueviller" sur nous, que nous n’avons plus à taire CELUI qui a fait sa demeure en nos cœurs et qui veut se dire et se révéler par notre vie d’amour pour tous.

"Le jeûne qui me plait…, N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable » (disait autrefois le prophète Isaïe. (Is 58,6-7).

Accepter, en tant que baptisés, DIEU, dans notre vie, c’est avant tout se laisser renouveler intérieurement par lui, de le laisser « pétrir » notre cœur.

Le Carême c’est dire à DIEU :"Je te laisse « Être et demeurer » en moi, pour que tu manifestes ta vie en ma vie, que tu "dilates" mon cœur. Je te laisse libérer les ressources d’ Amour que tu m’as données, pour le redonner en retour, et ainsi aimer plus, et mieux, et en vérité.

Que notre sacrifice pour ce nouveau Carême soit avant tout un sacrifice d’amour et de miséricorde pour tous. Et là, le monde verra le véritable visage de DIEU, et nous deviendrons dès lors « Carêm(ent) » bons !

+Francisco PETITE.

Feuille d’Information Paroissiale

Du 6 février au 14 février 2016

Martyre et liberté

Le 17 juillet 1794, seize religieuses carmélites de Compiègne sont guillotinées. On est alors au plus fort de la grande terreur. Par milliers, les têtes tombent.

Jetées dans une fosse commune au Cimetière de Picpus, non loin d’ici, elles seront béatifiées en 1906. Le récit de leur martyre inspirera Gertrud von Le Fort dans son livre La dernière à l’échafaud puis Georges Bernanos qui écrit son fameux Dialogues des Carmélites.
S’inspirant de ce livre, le Théâtre de l’Arc en Ciel nous propose une magnifique version de ce livre extraordinairement profond et d’une actualité saisissante. Dans une mise en scène prenante et parfaitement interprétée, nous apparaît une réflexion sur le vrai sens du martyre et sur la liberté. « Pour Georges Bernanos, seul le mouvement oblatif donne un sens à la liberté en en faisant une dignité, c’est-à-dire une suprême valeur » dit Olivier Fenoy, un des metteurs en scène.

Suite aux évènements tragiques de janvier 2015, des foules immenses s’étaient levées pour défendre la liberté. Mais pouvons-nous oublier que, notre liberté d’aujourd’hui s’est acquise au prix de 100.000 victimes de massacres et d’exécutions souvent arbitraires comme celles de nos bienheureuses Carmélites ? Il nous faut affronter ce paradoxe.

La mort et la liberté sont intimement liées. Merci aux Carmélites de Compiègne de nous faire entrer dans ce Mystère.

P. François Lainé


Du 30 janvier au 7 février 2016

Irrecevable

Mais enfin, quelle mouche l’a piqué ? Alors que tout le monde lui rendait témoignage dans la synagogue de Nazareth, quel besoin Jésus avait-il de lancer d’emblée une provocation pour les rendre tous furieux ? Comment peut-on être si mauvais communiquant, qu’on retourne tout le monde contre soi ? Il aurait dû se montrer plus arrangeant…

C’est que l’Évangile n’est pas affaire de communication selon le monde. L’Évangile est irrecevable ! Irrecevable celui qui l’annonce. Et saint Luc veut en commencer par là dans cette scène inaugurale du ministère public de Jésus : « Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays ». Ce Messie est inacceptable, lui qui semble toujours vouloir s’occuper des autres mais pas des siens. Il ne répond pas à nos prières et il guérit les étrangers ! Pourquoi la grâce semble-t-elle toujours passer à côté de nous ? C’est insupportable.
Jésus provoque un mouvement de rejet chez les habitants de Nazareth, il révèle notre cœur endurci, toujours prêt à exclure, réticent à entrer dans les vues de Dieu, préférant la sagesse du monde à celle de Dieu. Il faudra tout le parcours de l’Évangile selon saint Luc, il faudra la folie de la croix et de la miséricorde de Dieu pour que soient dévoilées les pensées de nos cœurs et que nous puissions enfin reconnaître que nous sommes ces pauvres qui ont besoin d’être guéris en cette « année favorable ».

Recevoir Jésus, recevoir l’Évangile, ce n’est pas à notre portée humaine, c’est l’œuvre de Dieu en nous. Si 15 invités participent au parcours Alpha, si 40 personnes participent aux mardis bibliques, ce n’est pas à cause de notre bonne communication mais c’est l’œuvre de Dieu dans les cœurs. Que personne ne s’exclue soi-même de la Bonne nouvelle !

Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

Du 23 au 31 janvier 2016

Amour fou

Aujourd’hui, chaque chrétien, comme cet « excellent Théophile » à qui s’adresse Saint Luc, est invité à entendre la Bonne Nouvelle, à en vivre et à en témoigner. Jésus est venu nous révéler cette bonne nouvelle : Dieu est amour, Il nous aime d’un amour fou et nous invite à l’aimer et à aimer nos frères comme Il nous aime.

N’est-ce pas ce que cherchent à vivre les couples qui ont découvert que l’amour a besoin de s’ancrer dans une relation plus profonde, un peu mystérieuse, et qui les dépasse, celle du Christ et de l’Eglise ? C’est aussi ce que cherchent à construire les fiancés qui ont décidé de se marier à l’église.

Ce dimanche, les paroissiens présents à la messe de 10h45 pourront entourer les fiancés qui se préparent au mariage dans notre paroisse. Trois réunions, en complément de l’entretien individuel avec un prêtre ou un diacre, leur ont permis de rencontrer d’autres fiancés qui, comme eux, veulent mettre Dieu au cœur de leur union. Ils ont pu, entre eux, dialoguer librement sur les différentes motivations du mariage. Ils ont également entendu plusieurs témoignages. Par ailleurs, un couple les reçoit à dîner pour leur permettre d’approfondir leur réflexion sur la famille, la dimension humaine (personnelle et sociale) de leur engagement et mieux comprendre ce que veut dire une communauté d’Eglise.

Au cours de cette messe, ils seront accompagnés par la prière de toute notre communauté ; ils participeront à la procession des offrandes, venant offrir leur amour grandissant à Celui qui est la source de tout amour. La célébration de l’Eucharistie à laquelle ils sont invités à participer ce dimanche, leur permettra de faire le lien avec le sacrement du mariage : Ces deux sacrements, chacun à sa manière, actualisent l’alliance, le lien d’amour de Dieu avec son peuple.

Alors, nous pouvons être assurés que tous ces fiancés vont découvrir que leur amour qu’ils proclament devant tous réjouit notre communauté paroissiale ; ils vont trouver ici le témoignage que Dieu est amour pour chacun d’entre nous.

Bernard Viossat, diacre

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Du 16 janvier au 24 janvier 2016

Au taquet !

Dimanche dernier, nous avons vécu un moment d’intense émotion lors de l’accueil de la famille Joulji durant la messe de 10h45. A la fin de la célébration, nous leur avons remis une carte de vœux qu’avaient signé un grand nombre de paroissiens leur souhaitant paix, joie et courage pour cette année 2016. Les enfants du catéchisme leur ont ensuite apporté une miche de pain et une bouteille de vin, symboles qui parlent d’eux-mêmes. Ils ont également reçu une médaille de la Vierge de la rue du Bac ainsi qu’un cadeau spontanément apporté par une petite fille. Tout le monde avait les larmes aux yeux. J’étais également émerveillé par cette catéchèse en actes vécue par les enfants qui leur apprend, bien plus que par des mots, le sens de l’autre.

Un autre évènement particulièrement important a eu lieu cette semaine : le premier dîner du Parcours Alpha. Et ce fut un succès ! Pas moins de 28 personnes se sont présentées pour participer à cette expérience. Accueil chaleureux, repas délicieux (les prêtres ont pu savourer le lendemain les restes de couscous), enseignement donné par Alain sur le thème : « le sens de la vie ». Pendant ce temps, une équipe priait à la chapelle au-dessus, confiant à Dieu chacun de ces invités. Ils seront nombreux, c’est sûr, à revenir la semaine prochaine, sans compter ceux qui se joindront à eux car il est encore possible de rejoindre le parcours.

Ce qui me frappe le plus dans ces deux évènements, c’est la mobilisation qu’ils ont suscitée. Le Comité d’accueil réfugiés compte au moins trente personnes actives. On peut évaluer également à trente le nombre de paroissiens qui se sont investis pour la réussite du Parcours Alpha. Voilà des signes qui ne trompent pas. « C’est par mes actes que je te montrerai ma foi », dit Saint Jacques.

C’est une semaine enthousiasmante que j’ai vécue en tant que curé. Elle avait commencé samedi par la réunion bilan des Journées d’amitié qui elles aussi, mobilisent chaque année un grand nombre d’entre vous. Elle se termine ce week-end par notre fête patronale avec son traditionnel déjeuner dans l’église. « Ils sont au taquet ! » ai-je entendu dire à propos de l’équipe d’organisation de cet évènement.
Voilà une année qui commence bien.

P. François Lainé


Du 9 janvier au 17 janvier 2016

Accueillir l’autre, c’est accueillir Dieu

« Que chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère, chaque sanctuaire d’Europe accueille une famille », tel était l’appel du pape François lors de l’Angélus du 6 septembre dernier auquel s’est joint notre Archevêque, le Cardinal Vingt-Trois.

C’est donc dans cette voie qu’à l’invitation de notre curé, un groupe de paroissiens s’est mis en place pour envisager l’accueil d’une famille. Après quelques recherches, nous avons été mis en contact avec la famille Joulji que nous recevons ce dimanche. Chrétienne de rite syriaque, elle est composée de Mariam et Youssef, les parents, et comprend Joudi (13 ans), Zaki (18 ans) et Nour (20 ans) qui ont tous dû quitter précipitamment Alep sous les bombes. Ils ont donc pu le 18 décembre dernier s’installer dans un appartement situé rue de Prague mis à leur disposition par notre paroisse mais remis en état, aménagé, meublé et équipé par notre "Comité d’accueil réfugiés" qui s’est fortement mobilisé. Notre tâche à laquelle vous pouvez à tout moment vous associer n’est d’ailleurs pas terminée car désormais démarches administratives, compléments matériels, soutien scolaire et psychologique, aide à l’intégration, récolte de fonds seront à l’ordre du jour.
Dans une semaine, le dimanche 17 janvier, l’Eglise célèbrera la 102ème journée mondiale du migrant et du réfugié. Célébrer migrants et réfugiés , c’est rendre visibles ceux et celles de notre paroisse qui sont venus d’ailleurs. C’est les mettre à l’honneur et faire ressortir leur appartenance d’ici mais aussi de leur pays. C’est à nous de faire communauté autour d’eux, en reconnaissant leur différence et leur richesse, tout en réaffirmant l’universalité de l’Eglise. C’est bien dans cet esprit que nous accueillons en ce jour la famille Joulji.

C’est encore le pape François qui souligne :« A la racine de l’Evangile de la miséricorde, la rencontre et l’accueil de l’autre se relient à la rencontre et à l’accueil de Dieu :accueillir l’autre c’est accueillir Dieu en personne ».

Ouvrons donc nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité et sentons nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. Que ce cri devienne le nôtre et qu’ensemble nous puissions continuer à briser la barrière d’indifférence ! 

Le Comité d’accueil réfugiés.
Contact : Marie Claude PEYRACHE (ymcp@wanadoo.fr)


Du 19 décembre 2015 au 3 janvier 2016

Mission de rue

« Bonjour ! Avez-vous envie de vivre Noël autrement cette année ? » Telle est la question par laquelle nous essayions d’aborder les personnes dans la rue.
Durant cet Avent, nous avions donné rendez-vous chaque mercredi soir à 19h15 à tous ceux qui voulaient pour une mission de rue. Objectif : parler de Noël à Saint-Antoine, mais aussi du Parcours Alpha qui va débuter le 13 janvier prochain. Le moins qu’on puisse dire est qu’il n’y a pas eu foule. Mais dans sa miséricorde, le Seigneur m’a envoyé à chaque fois deux acolytes. Munis de nos foulards jaunes et de notre petit sac contenant des tracts de Noël, des tracts Alpha et des bougies nous avons bravé le froid durant une heure. Après une petite prière ensemble pour nous confier à l’Esprit Saint et à la Vierge, nous voici à aborder les gens avenue Daumesnil. Le mot d’ordre : ne pas choisir ; prendre la première personne qui se présente. Bien sûr, nous essuyons quelques « vents » comme on dit aujourd’hui. Mais la plupart du temps, nous sommes accueillis avec bienveillance et la conversation s’engage : « vous habitez-le quartier ? » ; « vous êtes baptisé ? ». Puis peu à peu, le dialogue prend un tour plus profond : « qu’est-ce qui vous fait vivre ? » ; « quel est pour vous le sens de la vie ? ». Lorsque l’un de nous parle, les deux autres prient, puis prennent le relais pour relancer la conversation. Les personnes répondent volontiers, manifestement heureux de cette occasion d’aborder ces questions dont on ne parle jamais. Souvent même, c’est eux qui relancent l’échange. Nous évoquons la crèche, la messe de Noël et nous faisons la proposition du dîner Alpha du 13 janvier.
Sur ces trois soirs, les rencontres ont été nombreuses. Vous trouverez ci-dessous les prénoms des personnes rencontrées afin de les porter dans la prière. Parmi eux, quelques personnes qui m’ont davantage marqué : un tout jeune couple qui mangeait une pizza sur un banc, elle d’origine turque, lui baptisé mais sans éducation chrétienne (la discussion a duré au moins 20 minutes) ; un musulman très ouvert qui connaît bien un paroissien de Saint-Antoine ; un évangélique très heureux de voir que les catholiques sortaient aussi dans la rue ; une jeune femme athée en cours de divorce ; un autre musulman dont la sœur s’est convertie au christianisme évangélique ; et, pour finir en beauté, un couple qui sortait de l’Opéra Bastille : « Pour moi c’est un moment d’éternité. Je n’ai jamais vécu ça, de parler de Noël dans la rue. »
Prochain rendez-vous mercredi prochain (19h15-20h30). Nous aborderons les gens devant l’église en les invitant à venir voir la crèche.

Ah, si nous étions plus nombreux ! Il y a tant à faire…

P. François Lainé

Voici les prénoms des personnes rencontrées :
Marlon et Elise ; Slim ; Su et Mathieu ; Lucas ; Antoinette ; Bruno ; Camille et Yann ;Marie-Evelyna et José ; Emmanuel ; Nikolaj ; Marie ; Vanessa ; Eliane ; Anne-Isabelle ; Constance et Simon ; Christian ; Damien ; Marc ; Johanna ; Gilles ; Ramdane ; Caroline ; Nicolas et Sophie.


Du 12 au 20 décembre 2015

Un évènement qui change le monde

L’incarnation du Fils de Dieu dans l’histoire des hommes, soumis à nos lois, en tout semblable à nous, excepté le péché, un des événements du salut les plus extraordinaires qui soient ! Cependant, il n’est fructueux que s’il est reçu dans la foi, mode de connaissance suréminent, raisonable tout en dépassant la raison. Le Fiat (acceptation) de Marie de Nazareth exprime la perfection d’une humanité à la plénitude d’elle-même, ouverte au dessein de Dieu. Telle est la grandeur et la beauté de la vertu de religion, vantée par l’apôtre Paul, et qui arrive à dire : “je crois”.

Comme on le voit, la fête de Noël célébrée dans les belles cathédrales d’Europe, dans les petits monastères d’Orient ou dans les chapelles du bord de l’Amazone, a pour origine le fait que le Fils de Dieu est né d’une vierge de Judée promise en mariage à un certain Joseph. Un fait, et non des théories ou des idéologies ou des discours creux, un fait qui nous réunit dans une prière sincère pour rendre grâces à Dieu pour une si belle démonstration d’amour.

Le renouvellement spirituel du monde chrétien, en particulier celui de l’Europe fatiguée et confuse, ne sera réel que lorsqu’en sera reconnu sa beauté et sa profonde signification.

En ce dimanche 13 décembre, la communauté portugaise de St- Antoine célèbrera avec les enfants et leur famille un moment de prière fraternel et amical, sincère et profond ; ce sera le signe d’une authentique préparation à Noël, gage d’une fête belle et fructueuse.

Père Marcos Candido

Feuille d’informations paroissiales

Du 5 décembre au 13 décembre 2015

Une année de grâce et de miséricorde

Ce mardi 8 décembre s’ouvrira à Rome l’année jubilaire extraordinaire de la Miséricorde voulue par le pape François pour toute l’Église. Etymologiquement, la miséricorde est l’attitude de celui dont le cœur se laisse toucher par la misère, un cœur qui prend pitié du pauvre. Et c’est du cœur de Dieu le Père que jaillit la miséricorde, miséricorde dont Jésus est le visage. En cette année, nous sommes invités à accueillir cette miséricorde de Dieu et à la répandre. Le thème choisi par le pape est d’ailleurs : Miséricordieux comme le Père. Devenir miséricordieux car bénéficiaires de la miséricorde de Dieu. Ce Jubilé nous invite à différentes actions :

* Nous mettre à l’écoute de la parole de Dieu, dans le silence, l’intériorisation. Groupes de carême et conférences nous y aideront à St Antoine.

* Vivre le pardon et notamment « remettre au centre le sacrement de Réconciliation » : les propositions pour ce sacrement seront nombreuses avant Noël dans notre paroisse. Approchons-nous de la source de la miséricorde pour devenir des artisans de la réconciliation !

* Vivre le pèlerinage : pèlerinage paroissial à Rome en avril prochain (il est grand temps de s’inscrire !) mais aussi pèlerinage dans les 7 lieux jubilaires parisiens : Notre-Dame de Paris, Sacré-Cœur, ND des Victoires, ND du Perpétuel Secours, St Sulpice, St Louis d’Antin, Chapelle de la Médaille Miraculeuse.

* Accomplir les œuvres de miséricorde, corporelles et spirituelles : le pape nous invite ainsi à vivre en disciples de Jésus.

Cette année jubilaire est donc un temps de grâce particulière qu’il s’agit de savoir saisir et accueillir dans notre communauté paroissiale. Ensemble, soutenons-nous et encourageons-nous pour devenir Miséricordieux comme le Père.

P. Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

Du 28 novembre au 6 décembre

Redressez-vous

Dans mon éditorial du 1er novembre, j’écrivais que le but premier des Journées d’amitié que nous vivons ce week-end était de « renforcer les liens qui unissent les paroissiens pour tendre vers une communauté d’amour ». Les évènements que nous vivons depuis quinze jours nous convainquent encore davantage de l’urgence de répondre à la violence et la haine par l’amour mutuel.
L’amour est comme un feu : il rayonne bien au-delà du foyer. L’individualisme et le confort l’ont enfoui sous un tas de cendres. Sans amour, quelle est notre raison de vivre ? Ne nous étonnons pas que certains soient fascinés par la mort.
Lorsque l’on ne croit plus à l’amour, le cœur se protège, il se renferme, il s’alourdit, il se radicalise. Le cercle vicieux s’enclenche. La tentation est grande de répondre à la radicalisation par une autre radicalisation.
Écoutons les paroles que Dieu adresse à Caïn, blessé parce que Dieu n’a pas agréé son offrande : « Pourquoi es-tu irrité et pourquoi ton visage est-il abattu ? Si tu es bien disposé, ne relèveras-tu pas la tête ? Mais si tu n’es pas bien disposé, le péché n’est-il pas à ta porte, une bête tapie qui te convoite, pourras-tu la dominer ? ».
« Quand ces évènements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche », nous dit Jésus dans l’Évangile de ce dimanche (Lc 21,28).
Serons-nous debout pour accueillir le Christ ? Soyons d’abord debout pour nous accueillir les uns les autres. Réjouissons-nous que la paroisse accueille bientôt la famille Joulji, syriens chrétiens d’Alep pour qui la vie était devenue impossible dans leur pays. Ils contribueront à nous redresser et à ouvrir nos cœurs à un moment où nous en avons particulièrement besoin.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

Du 21 au 29 novembre 2015

Le Christ, Roi de l’Univers

Pour fêter le Christ, roi de l’univers, l’Eglise ne nous propose pas le récit d’une théophanie éblouissante, mais au contraire, la scène poignante de la Passion où Jésus humilié comparaît devant Pilate, tout-puissant représentant d’un Empire tout-puissant. Scène poignante où l’inculpé sans avocat est à deux jours de ressusciter dans la gloire, et où le puissant du moment est à deux doigts de sombrer dans l’oubli. Qui, des deux, est roi ? Lequel des deux peut revendiquer un pouvoir réel ?

Une fois de plus, à vues humaines, on ne pouvait que se tromper. Mais peu importe. Les jeux sont faits. Ce qui compte c’est le dialogue de ces deux hommes. Pilate ne comprend rien, ni aux Juifs, ni à Jésus, ni au fond du débat. Quant à Jésus, une seule chose compte c’est la vérité. Toute sa vie Il a servi la vérité. La vérité sur le Père, la vérité sur la vie éternelle, la vérité sur le combat que l’homme a à mener en ce monde, la vérité sur la vie et sur la mort. Autant de domaines essentiels, où le mensonge et l’erreur sont mortels.

Voilà ce que c’est qu’être roi de l’univers, c’est entrer dans la vérité et lui rendre témoignage. Tous les disciples de Jésus sont appelés à partager sa royauté, s’ils « écoutent sa voix ».
Est vraiment roi celui que la vérité a rendu libre. FS


Du 14 au 22 novembre 2015

Apocalypse

Guerres, terrorisme, épidémies, réchauffement climatique… Les scénarios catastrophe d’apocalypses ne manquent pas. Et dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus les évoque. Non pas pour nous effrayer mais pour nous avertir : « le ciel et la terre passeront » ! La fin de l’année liturgique nous invite donc à ne pas nous installer dans un confort léthargique en nous attachant aux choses de ce monde, mais à regarder vers l’avant, vers la venue du Fils de l’homme, vers l’Avent…

Ce qui est étonnant, c’est que Jésus prend la comparaison du figuier qui bourgeonne lorsqu’il évoque de grandes catastrophes : dans ce style littéraire biblique apocalyptique, si impressionnant et bien souvent obscur, Jésus nous « dévoile » (c’est la signification du terme « apocalypse ») qu’un nouveau monde doit germer, qu’il est déjà en train de germer. Depuis la mort de Jésus sur la croix et sa résurrection, le monde ancien s’en est allé, un nouveau monde est déjà né ; nous sommes dans « les derniers temps ». Nous sommes faits pour naître à la vie glorieuse du Fils de l’homme ressuscité… à travers bien des tribulations. Mystère de l’histoire humaine, mystère du salut en marche.

Nul ne connaît l’heure de la fin de ce monde, mais Jésus nous assure de l’assistance de l’Esprit Saint et nous invite à adopter une attitude fondamentale : veiller. Alors, oui, veillons, soyons vigilants dans notre foi, ne nous endormons pas.

Que les informations souvent bien inquiétantes qui nous parviennent de notre monde ne nous fassent pas peur, mais qu’elles nous stimulent dans la foi, l’amour et l’espérance du monde à venir.

Père Christophe de Lussy

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Du 7 au 15 novembre 2015

Se laisser façonner par le Christ

À la saint Martin, on mange des Châtaignes et on boit du Vin !
On célèbre la fête de saint Martin, évêque de Tours, le 11 novembre. La noblesse de son cœur et sa grande charité, les nombreux miracles attestés après sa mort, en ont fait un des saints les plus populaires depuis le Moyen-Âge jusqu’à nos jours. Né en 316, nommé évêque en 371, il a exercé son ministère durant 26 ans dans la cité de Tours, jusqu’à sa mort en 397.
Saint Martin est fêté avec beaucoup de ferveur en de nombreux pays, et au Portugal en particulier. C’est le moment de manger des châtaignes et de boire le vin nouveau, produits récoltés en cette mi-novembre.
On connaît bien le geste de saint Martin qui sans hésitation coupe son manteau en deux pour venir en aide à un malheureux qui mourrait de froid et lui demandait de l’aider. C’est une idée chrétienne majeure de penser que les choses de ce monde doivent être considérées comme des signes du monde à venir et poussent à épouser le point de vue de Dieu, maître de tout ce qui existe. Ainsi, ce que nous possédons n’est pas que pour nous. Partagé, tout est meilleur !
Saint Martin a ainsi montré qu’il était un authentique disciple de Jésus allant à l’essentiel : l’amour du prochain, de Dieu et de l’Eglise, se laissant éduquer et façonner par le Christ en personne. Ce témoignage continue de convaincre les hommes de bonne volonté que c’est l’amour qui donne à toute vie sa dignité et sa beauté.
Dimanche prochain, 8 novembre, la commu-nauté portugaise in-vite toute la paroisse de St Antoine à participer à la fête de saint Martin en venant goûter aux châtaignes et au vin nouveau.

Saint Martin, priez pour nous !

Père Marcos Candido

Feuille d’informations paroissiales
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Du 31 octobre au 8 novembre 2015

Communion des Saints

Pourquoi y a-t-il une fête de tous les saints ? Ne les fêtons-nous pas déjà durant toute l’année ?
Bien sûr, il y a tous les saints inconnus qui ne sont pas inscrits au calendrier. Mais il me semble qu’on peut y voir une autre raison.
La sainteté n’est pas une question purement individuelle. Nous sommes saints au cœur de l’Eglise. La sainteté appelle la sainteté et se nourrit de la sainteté. Il y a énormément d’exemples de saints qui ont fréquenté des saints ou influencé des saints. Saint Dominique Savio était disciple de Don Bosco ; pensons aussi à saint François et sainte Claire ; l’actualité nous donne également l’exemple des époux Martin qui viennent d’être canonisés : ils ont parfaitement réalisé la vocation du mariage dont un des buts est la « sanctification mutuelle des époux ». Fêter tous les saints ensemble, c’est fêter la communion des saints.
Voilà pourquoi il est si important de former des communautés chrétiennes. « Un chrétien seul est un chrétien en danger » dit-on. Ensemble, nous nous édifions les uns les autres, au sens le plus fort de ce mot qui signifie porter à la vertu. Une paroisse est un des lieux où on peut vivre cette communion des saints.
Dans quelques semaines, auront lieu les Journées d’Amitié (28-29 novembre). Le but n’est pas seulement de rapporter de l’argent à la paroisse pour l’aider à boucler son budget. Il est, comme leur nom l’indique, de renforcer les liens qui unissent les paroissiens pour tendre vers une communauté d’amour. Faire des choses ensemble est un excellent moyen pour se connaître.
C’est pourquoi je vous invite non seulement à venir à ces journées, mais aussi à y participer activement en prenant un rôle, si petit soit-il, dans leur déroulement. Lundi, aura lieu une réunion d’organisation de ces journées. Venez et voyez. Nul doute que les responsables de stands seront heureux de vous accueillir et de vous confier un rôle à votre mesure.
P. François Lainé

Réunion d’organisation des Journées d’Amitié,
Lundi 2 novembre à 20h30 au presbytère, 5 rue Emilio Castelar


Du 17 au 31 octobre 2015

Imiter le Christ

Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir. Celui qui est à la tête du peuple doit d’abord comprendre qu’il est serviteur de tous. Qu’il ne dédaigne pas ce service, d’être ainsi le serviteur de tous ; car le Christ, Seigneur des seigneurs, n’a pas dédaigné de se mettre à notre service. C’est un mouvement selon la chair qui avait insinué chez les disciples du Christ comme un désir de grandeur.

Mais le Seigneur médecin était là ; c’est lui qui réprime leur enflure. Il leur montre un petit enfant, l’exemple de l’humilité. Car c’est un grand mal que l’orgueil, le premier mal, l’origine de tout péché. Aussi l’apôtre Jean recommande-t-il aux responsables d’Eglise, parmi toutes les vertus, l’humilité. Qui veut être le plus grand parmi vous, explique-t-il, qu’il soit le serviteur.
Frères, c’est en évêque que je vous parle ; et mes avertissements me font craindre pour moi-même, me rappelant l’avis de l’apôtre : je ne cours pas au hasard ; je réduis mon corps en servitude, afin qu’après avoir prêché aux autres, je ne sois pas moi-même réprouvé. Voilà comment il a servi, voilà quels serviteurs il nous demande d’être. Jésus a donné sa vie ; Il nous a rachetés ; qui de nous peut racheter quelqu’un ? C’est par sa mort, par son sang que nous avons été rachetés de la mort. Nous étions étendus à terre et, par son humilité, nous avons été relevés ; l’apôtre Jean nous exhorte à l’imiter : Christ a donné sa vie pour nous. Et nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères !

Saint Augustin

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Du 10 au 18 octobre 2015

Le Relais Ozanam

Le Relais Ozanam, 28 ans d’existence, a poursuivi en 2014, la distribution de nourriture auprès des personnes en difficulté résidant dans notre arrondissement.

Le relais est installé dans les sous- sols de la paroisse Saint-Eloi. Il est ouvert deux après-midis par semaine, le mardi et le vendredi de 14h30 à 17h. Les bénéficiaires envoyés par les services sociaux sont d’abord accueillis par un bénévole, puis un colis alimentaire leur est remis en tenant compte de la composition de la famille. Chaque mois, ils sont accompagnés par une assistante sociale pour faire le point sur leur situation. Le Relais limite son aide à 54 distributions de colis par famille soit environ 6 mois d’affilées.

24 bénévoles des Conférences St Vincent de Paul et des paroisses assurent le fonctionnement de cet accueil. La camionnette du « Chantier » est mise à notre disposition chaque mois pour le ravitaillement des vivres auprès de la banque alimentaire d’Arcueil, dont la dotation est en baisse constante depuis 2013.

En 2014, nous avons distribué un peu plus de 17 tonnes de nourriture. Ces aliments proviennent : de la banque alimentaire de l’île de France (87%), des dons de particuliers lors de la collecte nationale annuelle (11,7%) et le 1,3% restant représente les achats effectués par le Relais Ozanam.

La Conférence Saint Vincent de Paul de Saint-Antoine apporte sa contribution financière tout au long de l’année depuis 1997. C’est en souvenir du bienheureux Frédéric Ozanam (béatifié par Jean-Paul II en 1997) que ce centre porte son nom.

D’avance, merci pour votre participation qui nous permet de poursuivre notre mission auprès des défavorisés.

Jean-Louis Lepage,
bénévole au Relais Ozanam

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Du 3 au 11 octobre 2015

Emerveillement

L’Evangile de ce dimanche nous rappelle à qui nous devrions ressembler pour accéder au royaume ? Etre un enfant « de Dieu » ne veut pas dire être infantile, mais bien « émerveillé ». Etre dans l’émerveillement devant ce qu’a fait le Père, émerveillement devant ce qu’a crée Dieu, « Notre Père »…

Et quel exemple plus beau d’émerveillement pouvons-nous trouver en la personne de Saint François d’Assise que nous fêtons ce dimanche 4 octobre. St François avait cette capacité de voir l’action bienveillante de Dieu dans chaque chose, si bien qu’il composera son splendide cantique des créatures : « loué sois tu Seigneur, pour… ». C’est d’ailleurs le titre que le Pape François a pris pour sa dernière encyclique.

« Laudato Si », Loué, sois-tu ! Son encyclique est en fait un cri d’alarme sur la destruction progressive de notre planète, « notre maison commune », comme il l’appelle. Dommages faits à la création de Dieu…et en cela le pape écrit : « un crime contre la nature, est un crime contre nous-même, et un péché contre Dieu » (8, 15). Cette encyclique arrive à point nommé, au moment de la grande conférence sur le climat, qui aura lieu en décembre à Paris.
L’église prend part à cet évènement important. Plusieurs démarches vont s’accomplir dans notre diocèse. Nous aurons aussi la chance d’accueillir à la paroisse, Monsieur Jean-Pierre Chaussade (diacre permanent de notre diocèse, expert en énergie et environnement, délégué par le diocèse de la coordination nationale de la COP 21) le 19 novembre prochain. Il nous parlera de l’encyclique du pape dans l’actualité du sommet sur le climat.

« Le Royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent » Les enfants auront toujours cette capacité d’émerveillement que beaucoup d’adultes ont perdu. Peut être faute de ne pas prendre le temps justement de s’émerveiller de la création sublime que Dieu a crée et mis à la disposition de tous, pour contribuer à leur bonheur…

L’émerveillement devant la création qui invite l’homme à se poser des questions, qui conduisent à la Foi en un créateur. Le pape nous dit encore : « Tout l’univers matériel est un langage de l’amour de Dieu, de Sa tendresse démesurée envers nous. Le sol, l’eau, les montagnes, tout est caresse de Dieu »

Oui, « loué sois-tu » Seigneur, pour ta splendide création…

Francisco + (diacre)

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Du 26 septembre au 4 octobre 2015

D’amour et d’eau fraîche ?

Grâce à la générosité d’une paroissienne qui a légué par testament un studio à la paroisse, nous avons pu entreprendre la réfection de l’oratoire de la Maison des jeunes (les 4H). Les enfants pourront ainsi profiter d’un beau lieu spirituel qui les élève vers Dieu. L’éducation spirituelle des jeunes est un enjeu majeur face à l’omniprésence des écrans. Nous allons également mettre en place un bureau d’accueil à l’entrée de l’église et à cette occasion donner un coup de peinture sur les murs, ce qui ne sera pas du luxe. Nous avons également pensé qu’il était juste qu’une partie de l’argent profite à une autre paroisse. C’est pourquoi nous avons donné une forte somme à la paroisse Marie-Auxiliatrice de Cotonou au Bénin dont l’église est actuellement en construction.

Le legs est une chose à laquelle on ne pense pas forcément. Grâce à lui, une paroisse peut être en mesure de réaliser des projets que son budget habituel ne pourrait permettre. On peut même le faire sans léser ses héritiers. Par exemple, une personne sans enfants peut léguer au diocèse avec comme condition que ce dernier verse aux neveux et nièces ce qu’ils auraient eu après paiement des droits de succession. Une façon simple de faire beaucoup de bien à l’Eglise qui nous apporte tant.

Et puisque nous parlons d’argent (il faut bien le faire de temps en temps car l’Eglise ne vit pas seulement d’amour et d’eau fraîche), je me permets également de dire un mot sur le Denier de l’Eglise. Chaque personne adulte, quel que soit son âge, se doit de participer financièrement à la vie de sa paroisse. On s’acquitte du Denier une ou deux fois par an, et à la mesure de ses moyens. Les catholiques sont souvent très généreux pour les associations. Mais ma paroisse n’est pas une association parmi d’autres : elle est ma paroisse. Vous recevrez dans quelques semaines une sollicitation par courrier. Merci d’y répondre généreusement. Vous participerez ainsi au dynamisme de tous ceux qui portent des projets ambitieux pour que l’Evangile soit annoncé et que la Charité soit vécue dans notre quartier.

Père François Lainé

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Du 19 au 27 septembre 2015

Quiconque accueille un enfant en mon nom...


Notre paroisse a la chance de disposer d’une « maison paroissiale des jeunes » : les 4-Horizons ou « 4H », au 48 rue Traversière depuis 1977, héritier du patronage de filles Jeanne d’Arc fondé en 1903. Les activités et les conditions ont bien changé au fil du temps mais c’est toujours une même mission que les 4H assument : accueillir les enfants du quartier au nom de Jésus. Cette mission est grande puisque Jésus nous enseigne en ce dimanche que ce n’est rien moins que l’accueillir Lui, et accueillir aussi Celui qui l’a envoyé, son Père et notre Père.
Aux 4H, il ne s’agit donc pas seulement d’offrir un service pratique aux familles, mais de vivre l’Évangile en actes. La nécessaire professionnalisation des accueils de loisirs ne doit pas nous faire perdre de vue cette dimension évangélique. Cela concerne chaque paroissien et c’est un axe de la mission que notre archevêque nous engage à vivre dans les communautés parisiennes pour les trois prochaines années : agir en faveur de la jeunesse pour transmettre. Notre modèle est la Vierge Marie, elle qui a accueilli Jésus petit enfant et qui l’a élevé, qui l’a aidé à grandir. La nouvelle statue de « Notre-Dame des 4H » dans le hall d’entrée veut nous le rappeler.
Durant cet été, grâce à de nombreuses contributions bénévoles et financières, les 4H se sont embellis : une fête des familles nous y réunira le 6 décembre à l’occasion d’une bénédiction solennelle par Mgr Denis Jachiet. Mais cette maison a besoin aussi de votre engagement, nous avons besoin de nouveaux bénévoles : qui de vous veut accueillir le Christ Jésus ? … - Moi, bien sûr ! mais comment ? - Venez accueillir des enfants en son nom en donnant de votre temps aux 4H, notamment pour de l’aide aux devoirs !

Père Christophe de Lussy

Les « 4H » - 48, rue Traversière – 01 43 43 59 93 - info@les-4H.com
www.les-4H.com


Du 12 au 20 septembre 2015

Je ne me suis pas dérobé

Et nous ? Allons-nous faire quelque chose ? Les textes de ce dimanche nous donnent une réponse évidente. La situation de ces familles qui ont dû fuir leur maison pour échapper à la mort nous émeut au plus profond. Nous sommes également touchés par la générosité de tous ceux qui leur viennent en aide. Nous voulons nous aussi apporter notre modeste contribution pour soulager une si terrible misère. « Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas dérobé » (Is 50,5).

C’est pourquoi je désire que la paroisse Saint-Antoine mette tout en œuvre pour répondre à l’appel du Pape et de notre Archevêque en accueillant une famille de réfugiés. « Si quelqu’un prétend avoir la foi sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? » (Jc 2,14).

Notre motivation, décuplée par l’émotion que suscitent les images et les récits de ces drames, ne doit pas nous masquer la difficulté de la tâche. Il faudra en particulier tenir dans la durée. Mais ensemble et avec la grâce de Dieu, tout est possible. J’appelle donc le plus grand nombre à rejoindre le Comité d’accueil que nous allons mettre en place. Mgr de Dinechin, dans sa lettre adressée à tous les curés de Paris, nous décrit son rôle :

La mission d’une telle équipe sera de réunir des personnes ayant des compétences complémentaires mobilisables pour accueillir une famille : une personne pouvant héberger, un tuteur (un bénévole prêt à accompagner le réfugié ou sa famille au fil des mois pour travailler à son insertion en France), un relais avec la communauté paroissiale et/ou les services sociaux du quartier et les écoles du quartier, une personne pour collecter un financement. Notre expérience nous a montré que celui qui pratique la Charité reçoit davantage qu’il ne donne.

Cet accueil sera un don pour notre vie paroissiale. Ces chrétiens qui ont préféré tout abandonner plutôt que de renier le Christ font notre admiration. Ils seront une lumière pour notre communauté. Leur participation à nos célébrations eucharistiques nous aidera à comprendre toujours plus les paroles de Jésus : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » (Mc 8,35).

Père François Lainé

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Du 5 au 13 septembre 2015

Effata

Suite aux attentats de janvier dernier, la Maire du 12ème avait souhaité faire se rencontrer les représentants des différentes religions et courants de pensée pour réfléchir avec eux sur la manière dont on pourrait mieux vivre ensemble. Elle avait constaté lors de réunions locales le nombre croissant d’interpellations qui lui étaient faites concernant des problèmes de voisinage.

Plusieurs rencontres « inter-religieuses » ont eu lieu depuis à la mairie. J’ai pu assister à l’une d’entre-elles. L’initiative est louable. Comme le disait Madeleine Delbrel en son temps, dans les villes de nos sociétés modernes, des mondes se côtoient sans se rencontrer. Une réunion avec des représentants musulmans, juifs, bouddhistes, libre-penseurs ou laïques a vite fait de nous montrer que chacun, à commencer par moi, vit dans sa bulle, dans son petit univers de personnes qui sont « du même monde » parce qu’elles partagent ensemble quelque chose de fort. Cette tendance est de tous temps et de tous lieux, mais elle est peut-être plus marquée encore dans nos sociétés modernes ultraindividualistes qui cherchent, au nom d’un laïcisme mal compris, à éliminer les lieux d’identité forte. Le résultat est en fait inverse : l’émergence de communautarismes d’autant plus clos sur eux-mêmes.

Dès lors, le moindre évènement politique ou social qui implique l’une ou l’autre de ces composantes produit une stigmatisation. Le repli et la peur l’emportent. La parole du Christ de ce dimanche résonne alors d’autant plus fort : « Effata, ouvre-toi ! ». Ne t’enferme pas sur ta peur. Une invitation à oser une rencontre qui désarme les préjugés sans faire perdre pour autant son identité.

Dans cet esprit, l’association C.I.E.U.X. invite les habitants du 12ème à vivre une rencontre interreligieuse, laïque et citoyenne à travers un pique-nique au jardin de Reuilly. Ça a l’avantage de ne pas être compliqué. Je suis sûr que nous y serons nombreux.
Effata !

Père François Lainé

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Du 29 août au 6 septembre 2015

La louange

Cette rentrée scolaire risque bien de se passer sous le signe de la morosité : attentat du Thalys, afflux de réfugiés en Europe, crise financière, chômage… La tentation est à la peur et au découragement.

Dans ce contexte, nous autres chrétiens recevons du Pape de multiples appels à la louange. C’est d’abord le titre et le contenu de son Encyclique Laudato si. C’est également le fond de la Bulle instaurant l’année de la miséricorde. Le Pape nous invite en cette année jubilaire à entrer dans la louange de Dieu avec le Psaume 135 que les juifs appellent grand hallel, c’est à dire grande louange : « Savoir que Jésus lui-même a prié avec ce Psaume le rend encore plus important pour nous chrétiens, et nous appelle à en faire le refrain de notre prière quotidienne de louange : « Eternel est son amour ».

L’an dernier, nous avions à deux reprises proposé un temps de louange : lors des 24 heures pour le Seigneur et à la veille des Confirmations à Notre Dame. La joie vécue par ceux qui étaient présents nous a incités à renouveler l’expérience en l’intensifiant.

C’est pourquoi nous avons décidé de proposer une fois par mois une prière de louange à la chapelle de l’Agneau de Dieu. Y seront présents également ceux qui se préparent au Baptême et à la Confirmation. Ce sera l’occasion pour eux de rencontrer des paroissiens et de s’intégrer à la communauté.

Afin de démarrer l’année sur de bonnes bases, nous commençons dès vendredi prochain. Comme dit Jésus : « venez et voyez ». Aidons-nous les uns les autres à sortir de la morosité et à manifester ensemble notre confiance en ce Dieu qui nous aime et qui nous sauve. Jésus a prié le Psaume 135 à la veille de mourir sur la croix. Nous aussi, en toutes circonstances, la foi nous fait proclamer : « Eternel est son amour ».

Père François Lainé

Prière de louange :
vendredi 4 septembre de 20h à 21h,
à la Chapelle de l’Agneau de Dieu,
2 place Henri Frenay.

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Du 20 juin au 28 juin 2015

La croix silencieuse

La croix silencieuse, au dessus de chaque église, nous dit : Dieu est là !

Je viens d’arriver à Paris, et comme j’admire de belles et nombreuses églises. La croix au sommet nous fait lever les yeux vers le ciel, alors que l’homme contemporain regarde plutôt vers la terre… Le ciel, c’est notre vocation, c’est ce qui nous fait grandir. Mais nous ne sommes pas faits seulement pour ce qui nous arrange selon les apparences, notre vocation va plus loin. Nous ne trouvons pas en nous-mêmes notre mesure, nous la recevons d’un Autre, Dieu qui se révèle à nous comme nous connaissant mieux que nous-mêmes.

Ce message nous est habituellement communiqué non par des recettes toute faites, mais par le témoignage de gens surprenants par leur simplicité et leur modestie. Au premier rang, Jésus lui-même, dans la simplicité de son évangile, qui nous révèle notre véritable vocation. Notre cœur nous entraîne à sortir de nous-mêmes pour aller vers les autres, pour communier avec Dieu, et là, nous nous retrouvons nous-mêmes pour de vrai. J’emprunte ici le vocabulaire de St Augustin, qui a cheminé longtemps, jusqu’à dire : « longtemps je t’ai cherché, dehors, alors que tu étais dedans ! ». St Paul, le premier témoin dans le temps de l’Eglise, s’est fait le chantre de la Croix comme Source de vie (Ph 3,7-11) : tout ce qu’il croyait digne d’intérêt a été balayé par la suprême richesse que révèle Jésus en Croix qui aime absolument et définitivement.

Voilà notre mesure, voilà ce que révèle la croix qui unit les hommes à Dieu et unit les hommes entre eux. C’est l’espérance pour le monde entier dont nous témoignons en faisant ce beau signe.

Dimanche prochain à 10h45, les enfants de l’éveil à la foi feront devant nous ce beau signe gestué ; le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.

Père Marcos,
Prêtre brésilien venu à Paris pour apprendre le français et servir à la paroisse St Antoine, la communauté portugaise.

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Du 13 juin au 21 juin 2015

Signes de renouveau

Ce dimanche, nous avons la joie d’accueillir à la messe de 10h45 les jeunes de la Maison Saint-Augustin. Comme je vous l’expliquais en septembre, cette année de fondation spirituelle leur permet de se mettre sous le regard de Dieu afin de fonder une éventuelle demande d’entrée au séminaire. Cette année, ils étaient 25, nombre remarquable comparé aux 15 de l’année précédente. Au final, 17 d’entre eux devraient rentrer au séminaire à la rentrée prochaine, dont 14 pour le diocèse de Paris. C’est une grande joie, redoublée par le fait que les entrées à la Maison Saint-Augustin l’an prochain semblent tout aussi prometteuses.

Une autre occasion de rendre grâce est le nombre de prêtres ordonnés cette année à Notre-Dame. Ils sont en effet 13, contre une moyenne de 8 les années précédentes. Assistons-nous à un renouveau des vocations sacerdotales ? Je le pense. Les graines semées il y a trente ans par le Cardinal Lustiger portent leur fruit. Les belles figures de prêtres rencontrées par les jeunes éveillent chez certains le désir de leur ressembler et de donner comme eux leur vie pour l’annonce de l’Evangile et le soin du Peuple de Dieu.

Parmi elles, il y a celle du Père François Gaussot. Il aura lui aussi été cet arbre dans lequel beaucoup de petits oiseaux auront fait leur nid. En particulier, son ministère à l’Hôpital Saint-Antoine durant tant d’années restera dans la mémoire du quartier. Petit clin d’oeil de la Providence, lorsque j’étais moimême à la Maison Saint- Augustin, il y a 26 ans, j’allais chaque semaine faire la visite des malades dans cet hôpital. Le Père Gaussot et son équipe m’avaient merveilleusement accueilli et je garde de ce temps un excellent souvenir. Il aura compté, lui aussi, dans mon itinéraire vers le sacerdoce.

Il y a quelques semaines, la paroisse lui disait au-revoir après son entrée à la Maison Marie-Thérèse. Cette semaine, nous lui disons a-Dieu, sûrs que le Seigneur l’accueille en lui disant : « Bon serviteur, entre dans la joie de ton maître. »

Père François Lainé

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Du 6 juin au 14 juin 2015

La Fête Dieu

La « Solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Seigneur » que nous célébrons ce dimanche a un nom bien compliqué ! Le sens de la foi des chrétiens lui a trouvé un nom tout simple, un nom direct : la « Fête- Dieu ». Ce surnom dit, dans un raccourci saisissant, le merveilleux don qui nous est fait dans l’eucharistie : Dieu se donne à nous en communion !

Les 20 enfants de l’Ensemble scolaire Saint Pierre Fourier et les 22 enfants du catéchisme qui communient pour la première fois ce week-end le savent bien. Ils se sont préparés à cette fête au cours de l’année, à l’école ou au catéchisme. Ils ont fait une retraite d’une journée (leur première retraite) au cours de laquelle ils ont partagé sur l’Évangile, ils ont prié, ils ont reçu le sacrement de la Réconciliation. Ils se sont rendus disponibles à accueillir Jésus qui vient à eux. Et dans leur coeur d’enfants, il n’y a pas de complication : c’est vraiment Dieu qu’ils reçoivent, ils le croient, ils le savent !

Réjouissons-nous avec ces enfants qui commencent un cheminement de toute leur vie avec le Seigneur. A leur contact, redevenons nous aussi des enfants pour accueillir avec simplicité du coeur ce si grand sacrement de l’Eucharistie : Dieu se donne en nourriture pour nous faire vivre de sa vie éternelle, en nous faisant communier à son amour !

Père Christophe de Lussy

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Du 30 mai au 7 juin 2015

La Sainte Trinité :
« Le Tout de Dieu », qui se donne à nous !

Le Catéchisme de l’Eglise Catholique nous dit : « Un seul Dieu en trois personnes distinctes, égales et de même nature. Les personnes divines ne se partagent pas l’unique divinité, mais chacune d’elle est Dieu tout entier » CEC n° 253.

Même si nous ne comprenons, ni ne mesurons pas totalement ce mystère qui nous dépasse et nous dépassera toujours, nous pouvons dire avec certitude que c’est le Père, qui se donne à nous dans le Fils et qui nous souffle son Esprit Saint, sa vie même en nous ; recevant ainsi la totalité de Dieu, mouvement de l’amour de Dieu en trois personnes qui s’offre au monde. Si donc la totalité de Dieu s’offre à nous, que pouvons-nous attendre de plus ? Rien ! car nous avons dès lors le Tout et nous n’aurons jamais rien de plus grand, ni de meilleur, car nous l’avons Lui, Dieu en nous…

Donc, lorsque l’on prie, où regardons Jésus, dans la contemplation, notre prière et notre regard se dirigent également sur le Père et l’Esprit Saint. La Trinité est le mouvement d’amour parfait et le chrétien est intégré à cette dynamique de mouvement…Le véritable Amour pour Dieu, c’est de se tourner totalement vers lui, s’offrir à lui, Père, Fils et Esprit et dans la rencontre que nous faisons avec lui, il nous dévoile qui il est vraiment :

  • Père : qui fait de nous Fils de ce même Père,
  • Fils : qui fait de nous Frères de ce même Jésus (les uns pour les autres)
  • Esprit : qui fait de nous, amour pour tous, dévoilant ainsi Dieu les uns pour les autres et pour le monde.

Et comment donc le Père nous aimerait- il sans le Fils et sans le don de son Esprit ? Voilà pourquoi, nous avons le Tout de Dieu et n’aurons jamais rien de plus grand… ;

Quelle chance pour toute notre vie !

+ Francisco, diacre

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Du 23 mai au 31 mai 2015

Visible et audible

Avez-vous remarqué que quelque chose a changé à l’entrée de l’église rue Traversière ? Il y a quelques mois, la Ville de Paris a entrepris la rénovation des boiseries de l’auvent de l’entrée. Elles risquaient en effet de se dégrader vraiment si le bois n’était pas traité. Ponçage et peinture lui ont rendu un bel aspect. Nous en avons profité pour démonter la croix de faîte qui, elle aussi, avait subi l’outrage des ans. Elle a été confiée à l’atelier de ferronnerie Steaven Richard qui a remplacé la partie basse très corrodée, puis l’a décapée, métallisée et peinte. Elle a ensuite été dorée par l’Atelier de la feuille d’or de la rue du Faubourg Saint-Antoine afin de lui redonner son aspect originel. A l’issue de cette cure de jeunesse, elle trône maintenant fièrement à l’entrée de notre église, la rendant plus visible aux personnes qui empruntent la rue Traversière.

Le week-end prochain, certains d’entre vous pourront constater une autre nouveauté : en effet, l’entreprise Leslie procèdera cette semaine à l’installation d’une boucle magnétique pour les personnes malentendantes. Les personnes munies d’un appareil auditif devront se placer dans la nef pour pouvoir profiter de ce dispositif.

À l’occasion de cette fête de la Pentecôte, nous appelons particulièrement l’Esprit Saint sur notre paroisse pour qu’elle soit toujours plus visible et audible des habitants de notre quartier.

Père François Lainé

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Du 16 mai au 24 mai 2015

Une joie que nul ne pourra nous ravir !

Qui nous fera voir le bonheur ? La réponse est simple : celui avec qui vous aurez partagé !

A l’appel au partage de Carême, petits et grands, pauvres et riches de la paroisse, ont répondu, chacun à sa mesure laissant parler son coeur. Cette démarche peut parfois sembler banale en ce temps liturgique. Et pourtant, en mesurons-nous les conséquences ? Un peu de notre bien engendre un plus grand bien. Un grain semé peut en donner cent autres.

Pour exemple, la petite école Saint Joseph en Haïti à laquelle nous avons voulu donner les moyens de poursuivre sa mission d’éducation et d’évangélisation auprès de 120 enfants des plus pauvres parmi les pauvres. Nous avons partagé un peu de notre bien, ils nous partagent toute leur reconnaissance et leur joie. Ils sont heureux. Inestimable !!

Notre correspondant sur place, Frère Jacques, osb, s’est fait porteparole :

« C’est vraiment une bonne nouvelle pour l’école Saint Joseph de Carriès que vous m’annoncez cette année à nouveau. Un immense merci pour cette aide, aide dans la durée, tellement précieuse pour une école, et vous avez rempli à nouveau une grosse enveloppe. […] Je passerai vous remercier à Paris comme convenu (vers Noël ?). […] Transmettez notre merci à tous les donateurs, petits et grands, anciens et nouveaux. Avec ma prière et celle de mes frères, sûrement aussi celle de M. Moïse (directeur de l’école) et de ses élèves. Bien fraternellement, F. Jacques »

Père François Scheffer +

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Du 9 mai au 17 mai 2015

Confirmands

Comme chaque année, le diocèse propose aux adultes qui le désirent de recevoir le sacrement de Confirmation lors de la vigile de Pentecôte à Notre-Dame. De fait, si de plus en plus de personnes ne sont pas baptisées dans notre pays, il en est beaucoup également qui ont été baptisés bébés et qui n’ont pas reçus la Confirmation. Ils sont, comme on dit, passés entre les mailles du filet. La Confirmation n’étant pas proposée partout au même âge, il suffit de ne pas être au bon endroit au bon moment pour rater le coche.

En début d’année scolaire, j’ai proposé une préparation pour ce sacrement. Huit personnes ont répondu à l’appel. Pour certains, c’est l’occasion d’aller plus loin dans leur vie de foi, pour d’autres, c’est un retour récent à la pratique qu’ils veulent concrétiser dans cette démarche.

Avec les confirmands et les catéchumènes, nous avons formé une petite communauté qui s’est retrouvée à intervalles réguliers. Au programme des soirées, un temps d’enseignement sur la foi et le sacrement de Confirmation, un temps de partage sur l’Evangile du dimanche suivant et un temps de prière. A chaque fois, nous avons expérimenté une forme de prière différente (prière partagée, chapelet, adoration, chemin de croix). Le vendredi 22 mai, pour la dernière rencontre la veille de la célébration, nous ferons à la Chapelle de l’Agneau de Dieu un temps de prière de louange en invoquant l’Esprit Saint. Tous ceux qui le désirent peuvent se joindre à nous à 20h. Nous partagerons ensuite un repas où chacun fournit un élément du buffet. Ce sera une bonne manière de prier pour eux et de leur faire vivre une expérience de communauté paroissiale.

Le lendemain, à Notre-Dame, ils recevront par l’imposition des mains et l’onction du Saint-Chrême le don de l’Esprit Saint, invités par là à prendre pleinement leur place dans l’Eglise.

Père François Lainé

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Du 18 avril au 3 mai 2015

Révélations de l’Amour divin

Tout tournera en bien : la plénitude de la joie, c’est de voir Dieu en tout. Par la même puissance, sagesse et amour bénis avec lesquels il a créé toute chose, il conduit tout continuellement au même but et il ramènera tout à lui. Quand le temps sera venu, nous verrons cela.

Tout ce que fait notre Seigneur est juste ; tout ce qu’il permet contribue à son dessein, le bien et le mal. Car tout ce qui est bon, c’est l’œuvre de notre Seigneur ; ce qui est mal, il le permet. Je ne dis pas que le mal est valable ; mais je dis que ce que permet notre Seigneur contribue à son dessein. Ainsi, sa bonté sera connue à tout jamais, ainsi que les merveilles de son humilité et de sa douceur, dans cette œuvre de miséricorde et de grâce.

Dieu lui-même est droiture par excellence ; toutes ses œuvres sont justes, ordonnées qu’elles sont de toute éternité par sa haute puissance, sa haute sagesse, sa haute bonté. De même qu’il a tout établi pour le mieux, de même il œuvre sans cesse avec droiture et conduit chaque chose à sa fin. Nous sommes gardés merveilleusement et à jamais dans cette droiture, plus que toute autre créature.

Et la miséricorde est une œuvre qui provient de la bonté de Dieu ; elle continuera aussi longtemps qu’il sera permis au péché de tourmenter les âmes justes. Dieu permet que nous tombions ; mais il nous garde par sa puissance et sa sagesse. Par sa miséricorde et sa grâce, il nous élève à une joie infiniment plus grande. Ainsi veut-il être connu et aimé dans la droiture et dans la miséricorde, maintenant et à jamais.

Julienne de Norwich (1342-1416)
Révélations de l’amour divin, ch. 35

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Du 11 avril au 19 avril 2015

Mon Seigneur et mon Dieu !

Nous avons vécu une belle semaine sainte sur notre paroisse. Avoir célébré ensemble la mort et la Résurrection de Jésus, notre Seigneur et notre Dieu, irrigue en profondeur la vie de notre communauté paroissiale. En ce deuxième dimanche de Pâques, Jésus ressuscité apparaît à Thomas et l’invite à dépasser son incrédulité et à vérifier la réalité de sa Résurrection en mettant ses doigts dans le trou des clous, en glissant sa main dans la plaie ouverte de son côté d’où ont coulé le sang et l’eau. Oui, Thomas est invité à vérifier que Jésus, qui était mort, a vaincu la mort, qu’il est le Vivant.

Mais au-delà du fait de la Résurrection, Jésus veut conduire Thomas à reconnaître la source de Vie qui jaillit de son corps ressuscité, à toucher par un acte de foi et à accueillir ce qui ne peut se voir et se toucher physiquement : son amour miséricordieux. Thomas doit recevoir par la foi en Jésus ressuscité, l’Esprit Saint donné pour le pardon des péchés. Et, en ce dimanche de la miséricorde, Jésus nous dit bienheureux si nous croyons sans avoir vu, c’est-à-dire si nous accueillons par la foi l’amour miséricordieux qui jaillit de son coeur transpercé. Voilà la réalité de la Résurrection, le coeur de Jésus brûlant d’amour pour les pécheurs que nous sommes. C’est le message reçu et diffusé par sainte Faustine Kowalska qui nous invite à dire simplement : « Jésus, j’ai confiance en toi ! ».

Cette expérimentation de la miséricorde de Dieu dans nos vies est centrale et c’est pourquoi le pape François a annoncé une année sainte de la miséricorde à partir du 8 décembre 2015 : « Le message de Jésus est celui-ci : la miséricorde. Pour moi, je le dis humblement, c’est le message le plus fort du Seigneur : la miséricorde ! ».

Puisse cette année sainte nous aider à accueillir dans la foi et à faire connaître la miséricorde que Dieu dispense largement au monde par son Église, notamment par le sacrement si important, mais hélas trop délaissé, de la réconciliation.

Père Christophe de Lussy

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Du 4 avril au 12 avril 2015

Bem-vindo !

Depuis plusieurs années, la communauté portugaise n’avait plus de prêtre pour célébrer la messe de 9h15 en portugais. Les prêtres de la paroisse se relayaient donc pour assurer cette messe, faisant de leur mieux pour introduire quelques phrases portugaises au milieu de leur célébration en français. Je veux particulièrement les en remercier, en particulier le Père Henry de Villefranche et le Père Jean-Marie Dubois qui rendent par ailleurs de grands services à la paroisse.

En arrivant à Saint-Antoine, j’ai à nouveau interrogé Mgr Rambaud, Vicaire épiscopal pour les Communautés étrangères sur la possibilité d’accueillir à la paroisse un prêtre étudiant lusophone. La réponse a été négative, jusqu’à il y a un mois : un évêque brésilien lui demandait si le diocèse pouvait accueillir un prêtre pour un an et demie. Les choses se sont donc faites très vite. Mardi soir, nous sommes allés l’accueillir en provenance de Rome où il poursuivait une thèse sur le Pape Jean-Paul II. Ce Pape a été très influencé par le personnalisme, philosophie née en France. Il convient donc qu’il apprenne la langue française afin d’être capable de lire Emmanuel Mounier et quelques autres auteurs dans le texte.

Le Père Marcos Candido arrive donc parmi nous au moment le plus intense de notre vie paroissiale : la Semaine Sainte. Il commencera son ministère auprès de la communauté portugaise de la plus belle manière en célébrant ce dimanche la messe de Pâques.

Désormais, c’est lui qui, chaque dimanche, célèbrera la messe de 9h15. Il accompagnera également le catéchisme portugais qui regroupe environ 80 enfants et jeunes.

Nous lui souhaitons donc une bonne arrivée parmi nous et lui disons : « Bem-vindo ! ».

Père François Lainé

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Du 28 mars au 4 avril 2015

Vivre avec la mort

Une fois de plus, la mort s’invite de manière brutale et totalement inattendue dans notre quotidien. Nous n’y étions plus habitués. Nous avions pris l’habitude de vivre dans un monde protégé, sécurisé. Pourtant, il nous est bon de réaliser qu’il n’en a pas toujours été ainsi. Michel Serres expliquait dans une conférence au Collège de France qu’un tournant s’était opéré dans les années 1960 : auparavant, c’est la mort qui était « le moteur de l’histoire » ; désormais, c’est la vie qui devient « l’opérateur principal de l’existence ». Du « pour elle un français doit mourir * » à l’abolition de la peine de mort, se produit, dit-il, un renversement des mentalités.

De fait, il nous faut bien reconnaître que la mort ne fait plus partie du quotidien ; elle n’est plus un paramètre assumé. Lorsqu’elle surgit, surtout de manière inattendue, elle est vécue avec hébétude, incompréhension. La charge affective s’en trouve décuplée. Les évènements récents nous font prendre conscience que pour nous, ou nos proches, la mort peut surgir sans prévenir, en prenant l’avion, en travaillant au bureau, en faisant nos courses ou tout simplement en nous promenant dans la rue.

Nous autres, chrétiens, la mort ne devrait pas nous surprendre. Ne sommes-nous pas invités chaque soir à dire à Dieu : « En tes mains je remets mon esprit » ? La contemplation quotidienne de la croix fait de la mort une réalité familière. La Semaine Sainte qui s’ouvre est là pour nous le rappeler.

Cette mort assumée est une véritable force de vie, alors qu’à l’inverse une mentalité de survie rend faible et engendre paradoxalement une culture de mort, comme le soulignait Jean-Paul II. Notre culture est faible face à des personnes déterminées qui n’ont pas peur de la mort. Hegel disait : « Celui qui gagne est celui qui regarde le plus près la mort ». La foi chrétienne est une chance pour le monde dans lequel nous vivons.

Père François Lainé

* extrait du « chant du départ »

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Du 21 mars au 29 mars 2015

À l’écoute des Pères

Gloire à Toi ! Tu as jeté ta croix comme un pont au-dessus de la mort, pour que les hommes y passent du pays de la mort à celui de la vie … Tu as revêtu le corps d’Adam mortel et tu en as fait la source de la vie pour tous les mortels. Oui, tu vis !

Tes bourreaux se sont comportés envers ta vie comme des semeurs : ils ont semé ta vie dans les profondeurs de la terre comme on sème le blé, pour qu’il lève lui-même et fasse lever avec lui beaucoup de grains.

Venez, faisons de notre amour comme un encensoir immense et universel ; prodiguons cantiques et prières à celui qui a fait de sa croix un encensoir à la divinité et nous a tous comblés de richesses par son sang.

Saint Ephrem (IVè siècle)
« Homélie sur Notre Seigneur »

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Du 14 mars au 22 mars 2015

Chrétiens d’Orient

L’hebdomadaire Paris Notre-Dame consacre cette semaine son dossier aux catholiques orientaux à Paris. Cette initiative participe à attirer l’attention sur le sort des chrétiens d’Orient. Depuis le déclenchement de la guerre en Irak, et plus encore avec les « révolutions arabes », le sort des minorités du Moyen-Orient ne cesse de se dégrader. Les djihadistes affichent clairement leur intention d’une « épuration », notamment des chrétiens. Monseigneur Pascal Gollnisch, responsable de l’œuvre d’Orient tire le signal d’alarme : « Au milieu des conflits, les chrétiens représentent un groupe extrêmement vulnérable, qui subit l’effondrement des structures étatiques de sécurité et de justice. En Syrie, ils ont presque tous fui les zones tenues par les rebelles. L’approvisionnement est très faible car les organisations internationales n’agissent pas dans des zones tenues par le régime, or c’est là que se retrouvent les chrétiens car ils considèrent que Daech et Al-Qaïda constituent une menace plus forte. (…) Cela nous remplit d’angoisse. »

Ces réalités semblent bien lointaines à l’Occident qui peine à s’y intéresser. Pourtant, de nombreuses associations œuvrent pour aider à leur manière nos frères chrétiens persécutés. En février, l’association Fraternité en Irak a organisé en février dans des villes de la plaine de Ninive une tournée de concerts pour les réfugiés avec le chanteur Grégory Turpin qui a été pendant plusieurs années responsable de l’aumônerie à Saint-Antoine.

Cette semaine, une famille de la paroisse a accueilli en urgence une famille irakienne catholique qui vient de fuir son pays. Suite à l’invasion de Mossoul par Daesh, le père de famille a été enlevé sous leurs yeux et sans doute assassiné. La mère a décidé de partir pour la France avec ses cinq enfants. L’association AEMO (Association d’Entraide aux Minorités d’Orient) les a pris en charge et cherche à les loger. En attendant, les voici dans notre quartier. Ils seront présents à la messe ce dimanche à 10h45. Un apéritif suivra permettant de les rencontrer mais aussi de proposer une aide aux responsables de l’association, Elisabeth et Elish : il s’agit, durant leur séjour ici (une quinzaine de jours), de leur proposer des occupations, jeux pour les enfants, visites, repas. Des personnes parlant arabe seraient aussi utiles.

Merci à tous ceux qui pourront se mobiliser pour apporter un peu de réconfort à nos frères chrétiens si éprouvés.

Père François Lainé

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Du 7 mars au 15 mars 2015

Scrutins

En ce temps de Carême, plus de trois cents catéchumènes adultes seront baptisés à Paris. Ce week-end, est célébré pour eux le premier des trois scrutins. Nous aurons la joie de vivre cette célébration ce dimanche à 10h45 pour les enfants et jeunes et à 19h pour Myriam qui seront baptisés à Pâques.

Mais vous vous demandez peut-être : « Qu’est-ce qu’un scrutin ? » Il ne s’agit pas d’une consultation électorale comme pourrait le croire un non-initié !

Lorsque la date du baptême approche, il est fréquent que le catéchumène soit assailli de doutes, d’interrogations, de peurs concernant sa démarche. Le Tentateur tire ses dernières cartouches pour essayer de dissuader le candidat d’aller jusqu’au bout. Les Scrutins sont destinés à l’aider à aller jusqu’au bout.

« Ils ont ce double but : faire apparaître dans le cœur de ceux qui sont appelés ce qu’il y a de faible, de malade et de mauvais pour le guérir, et ce qu’il y a de bien, de bon et de saint pour l’affermir. Ils sont donc faits pour purifier les cœurs et les intelligences, fortifier contre les tentations, convertir les intentions, stimuler les volontés, afin que les catéchumènes s’attachent plus profondément au Christ et poursuivent leur effort pour aimer Dieu. Ils donnent aux futurs baptisés la force du Christ qui est, pour eux, le Chemin, la Vérité et la Vie. » (Extrait du rituel)

Le rite a lieu après l’homélie. Les catéchumènes viennent s’agenouiller devant la croix. Puis, l’assemblée prie pour eux dans une longue prière litanique. Enfin, a lieu « l’exorcisme », prière pour délivrer du Mal qui se termine par l’imposition des mains. Ils sont ainsi, par la force du Christ, libérés de l’influence du Mauvais.

Les scrutins ont lieu à partir du 3ème dimanche de Carême et s’appuient sur les Evangiles de l’année A : la Samaritaine, l’Aveugle-né et la résurrection de Lazare. Ils pénètrent ainsi l’esprit des catéchumènes du sens du Christ Rédempteur qui est l’eau vive, la lumière, la résurrection et la vie.

Père François Lainé

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Du 28 février au 7 mars 2015

Carême(nt) transfigurés !

Le temps du carême où nous sommes entrés depuis peu est un temps particulier et propice, pour nous réajuster vis-à-vis de Dieu, mais plus encore, découvrir qui il est à travers son Fils Jésus-Christ notre Sauveur et Seigneur. Avant sa passion, Jésus va se montrer à certains sous l’aspect glorieux, du jamais vu en ce monde ! Aspect qui, nous le croyons et si nous le désirons, sera le nôtre à la fin des temps…

- Oui, Jésus s’est révélé sous l’apparence de ce que nous serons : « lorsqu’il paraitra nous lui serons semblables puisque nous le verrons tel qu’il est » (1Jn 3, 2)

- Jésus ne s’est pas montré transfiguré à tout Israël, mais à certains… et nous sommes nous chrétiens, ceux qui avons été transfigurés par le baptême et le don de la foi en lui…

« Celui-ci est mon Fils bien aimé, écoutez-le »
C’est cette voix du Père qui retentit en celui qui s’est transfiguré un jour au sommet de notre coeur, voix qui nous parle et qui nous invite désormais à descendre dans le quotidien de notre existence, pour la transfigurer à travers nos humbles gestes et paroles d’amour, qu’il veut utiliser pour se révéler au plus grand nombre.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus comme lors de la transfiguration du Seigneur qui était le temps de la découverte et de la compréhension pour les disciples.

Aujourd’hui, c’est le temps de la mission et de l’annonce… Annonce pour ceux qui ne le connaissent pas encore et qu’il veut tant rencontrer…

Transfigurons donc celui qui nous habite pour que le monde se laisse enfin transfigurer par lui. Et qu’il se dise : « Il est bon que nous soyons ici ».

+Francisco (diacre)

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Du 14 février au 28 février 2015

Un homme de parole et d’action

Pour commencer cet éditorial, je voudrais rendre hommage à un paroissien très engagé qui vient de nous quitter. Il s’agit de Michel Dufour. Il a été, avec son épouse Simone, un pilier de la vie paroissiale et de la vie du quartier. Je l’ai rencontré une seule fois il y a quelques semaines. Il avait souhaité rencontrer le nouveau curé, bien que la maladie l’atteigne déjà sérieusement. Parmi ses engagements à la paroisse pendant tant d’années, il y a eu notamment la présidence de l’Association des parents d’élèves de Saint-Pierre Fourier, le Conseil d’administration de l’Association Aligre et le Conseil économique. Toujours prêt à apporter son aide et sa compétence à la paroisse, il avait participé à la mise aux normes et rénovation des salles du premier étage et de la crypte. Il a été également élu d’arrondissement.

Ses amis disaient de lui : « Avec lui, pas de langue de bois. Il savait bien parler, un langage clair ; son oui était un oui, son non était un non, et ses paroles reflétaient sa foi. Michel avait un grand talent d’humour, toujours de bon aloi, et un talent de conteur avec toujours un sac de bonnes histoires à partager. » Un homme de parole, donc.

C’est son fils, Bertrand, curé de Notre Dame de Lourdes qui a présidé la cérémonie ce vendredi en présence de beaucoup de prêtres et de diacres qui l’avaient connu et apprécié. « D’où je serai, je prierai pour vous » disait-il dans une lettre. Nul doute que la paroisse profitera abondamment de cette grâce.

Ce mercredi, nous entrons en Carême. Temps fort de conversion pour retrouver la fraîcheur de notre foi. Un Carnet de Carême est à votre disposition pour vous accompagner dans ce chemin à la paroisse Saint-Antoine. Je vous invite à vous inscrire dans un groupe de partage de Carême sur le thème de la famille. Les rencontres auront lieu après les vacances scolaires.

Une autre initiative pourrait voir le jour, suite à la Mission Avent 2014 : celle de monter un accueil dans l’église le dimanche après-midi. N’hésitez pas à m’en parler si l’idée vous intéresse. Bon Carême à tous.

Père François Lainé

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Du 7 février au 15 février 2015

Service Evangélique des Malades

"J’étais malade et vous m’avez visité" (Mt 25,36).

Cette parole de Jésus souligne combien il est important que tous les chrétiens soient attentifs aux malades, aux handicapés, aux personnes âgées. L’Eglise, tout au long de son histoire, a toujours manifesté son attention aux personnes les plus fragiles et les plus souffrantes ; en cela, elle suit l’exemple de Jésus qui nous est montré dans l’Evangile si proche des malades.

Instituée par saint Jean-Paul II en 1992, la journée mondiale des malades célébrée chaque 11 février, jour anniversaire des apparitions de Marie à Lourdes, lieu de guérison des corps et des cœurs doit être pour chacun d’entre nous l’occasion de prier pour les malades de notre paroisse et ceux qui les visitent.

À St Antoine, il existe depuis maintenant une vingtaine d’années le Service Evangélique des Malades (SEM), un service paroissial de la communion portée au domicile des malades qui ne peuvent plus se déplacer pour participer à l’eucharistie.

Actuellement, une équipe de huit personnes se rend disponible pour visiter et accompagner spirituellement à domicile les personnes souffrant de maladie ou du grand âge. Nous cherchons à rompre leur isolement spirituel par une écoute attentive et en leur portant la communion.

Ainsi, ces personnes visitées se sentent reliées à la communauté paroissiale et ce lien est particulièrement manifesté lorsqu’elles reçoivent la communion apportée par une personne qui l’a reçue du prêtre ou du diacre à la fin de la messe. Ils sont signes de la communion de toute l’Eglise. « Sois béni, toi qui portes l’eucharistie à notre sœur malade et assure-la de la prière de la communauté ».

Notre mission peut nous amener à signaler à nos prêtres toute personne désireuse de recevoir le sacrement des malades ou le sacrement de réconciliation. Nous nous réunissons une fois par mois pour établir un lien avec les personnes que nous visitons et prions pour elles.

Ce service doit être l’émanation de la communauté paroissiale tout entière. Chacun doit se sentir concerné pour signaler au SEM les personnes susceptibles d’être visitées. Il ne faudrait pas que, faute d’information, nous laissions des malades dans un isolement spirituel et sans lien avec la paroisse. Chacun est appelé à devenir vecteur du Christ vers un frère ou une sœur malade.

Bernard Viossat (diacre) et les membres du SEM

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Du 31 janvier au 8 février 2015

Jésus Sauveur du monde

Dans l’Évangile de Marc, le premier qui confesse de Jésus qu’Il est le Messie est un homme possédé du démon.

La prédication de Jésus menace directement l’empire du Mal. Il ne s’agit vraiment pas d’une philosophie nouvelle ou d’une morale humaine, mais d’une force spirituelle qui va disputer au diable la possession du monde. Et ce langage est vraiment nouveau.

Il l’était déjà pour ses contemporains qui se disent qu’Il enseigne aux hommes avec autorité, et non pas comme les scribes (Mc 1,22), il l’est encore plus pour nous qui ne nous sentons pas vraiment menacés par le diable.

C’est que nous mesurons mal l’enjeu dans notre monde occidental, qui a réussi à reléguer toutes les réalités spirituelles au rayon de l’accessoire. Jésus pourtant livre combat à ce niveau. Il ne cherche pas seulement à nous convaincre de le suivre. Il veut aussi nous persuader que nous sommes menacés et que lui peut nous sauver. Il nous montre par sa vie même à quelles forces Il s’affronte. Ce ne sont pas des forces psychologiques ou magiques, que des hommes habiles manieraient pour impressionner des esprits faibles.

Ce sont des forces réelles qui enveniment le cœur de l’homme, le rendent cruel comme un loup, lui arrachant toute pitié pour le pauvre, lui font faire les pires horreurs : torturer un homme, vendre un enfant, spolier le pauvre sans recours, etc. Il ne faut ni s’aveugler, ni minimiser le mal. Le Prince de ce monde sait que Jésus est venu pour le perdre (Mc 1,24).

Mais nous, savons-nous assez dans quel combat nous sommes engagés et quelle responsabilité est la nôtre ?

+ Père François Scheffer

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Du 24 janvier au 1er février 2015

L’aventure, c’est l’aventure !

P eut-être avez-vous gardé un vague souvenir de ce film de Claude Lelouch sorti l’année de ma naissance. Pas un monument du cinéma, à mon sens, mais un titre particulièrement marquant. Dans le cœur de tout être humain est inscrit le désir de vivre de grandes aventures. Nous nous en berçons enfants dans nos lectures, les ados en rêvent… Oui, en chacun de nous sommeille un aventurier.

Mais quelle aventure notre monde nous offre-til ? Faut-il être un truand, comme dans le film de Lelouch ? Faut-il aller rejoindre les rangs de Daesh en Syrie ou en Irak, comme le laisse à penser l’actualité tragique de notre époque ? L’aventure n’est-elle possible qu’en exaltant les pires côtés de l’homme : haine, violence, avidité, soif de domination ? Qui nous offrira une vraie aventure à vivre ? « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes ». Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Simon, André, Jacques et Jean ont compris que l’invitation de Jésus était une promesse d’aventure. La vie chrétienne est une aventure ! Il est temps de se le dire et de vivre en aventuriers : aventure de notre vie, aventure du don de soi jusqu’à mourir, aventure d’un amour sans limites et sans frontières, aventure d’une vie en plénitude.

Cette aventure ne se vit pas seul, on s’y engage avec des frères et des amis, comme Simon, André, Jacques et Jean. C’est un enjeu essentiel de la pastorale des jeunes que nous cherchons à vivre à l’aumônerie de collèges. C’est l’enjeu du FRAT qui rassemblera 10 000 jeunes d’Ile-de-France de 13-15 ans à la Pentecôte. Aidons les jeunes à oser l’aventure à la suite de Jésus. Aidons-les à trouver le grand aventurier qui seul peut étancher leur soif d’aventure : le Christ. Sinon, ils s’en iront déçus et chercheront des dérivatifs qui ne les combleront pas. Vive l’aventure !

Père Christophe de Lussy

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Du 17 au 25 janvier 2015

Aimons-nous les uns les autres !

On entend beaucoup parler en ce moment de liberté. Cette liberté, souvent chèrement acquise, mérite d’être défendue. Pourtant, elle ne peut devenir un absolu. Il peut sembler parfois que l’adage du Christ : « la vérité vous rendra libres » a été retourné en : « la liberté vous rendra vrais ». Comme si se libérer de toute contrainte, de toute règle, de toute tradition allait conduire les gens à être davantage eux-mêmes. Il est certes bon de sortir de certains conditionnements, mais que met-on à la place ? « Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer, et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” En arrivant, il la trouve inoccupée, balayée et bien rangée. Alors il s’en va, il prend avec lui sept autres esprits, encore plus mauvais que lui ; ils y entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. » (Mt 12, 43-45).

La liberté comme absolu conduit à l’anxiété de ne plus savoir qui on est ni où on va. D’où une tentation de s’aliéner encore davantage (drogue, secte, extrémisme). Notre recherche ne doit donc pas nous conduire à rechercher d’abord la liberté mais la vérité d’où cette dernière découle. Mais qu’est-ce que la vérité, la vérité profonde de notre être ? Ce n’est rien d’autre que l’amour. Aimer en actes et en vérité, voilà ce qui révèle ce que nous sommes vraiment, ce pour quoi nous sommes faits.

La liberté de la presse est le signe d’une société mure, nous dit notre archevêque. C’est indubitable, mais cette liberté ne peut être exercée qu’avec amour, comme dit le proverbe « Qui aime bien châtie bien ». C’est l’amour qui habitait Jésus qui lui permettait de se montrer parfois très dur avec ses contemporains. Le bouffon du roi pouvait tout se permettre parce qu’il aimait le roi. La caricature, si elle n’est pas accompagnée de manifestations d’estime conduit l’autre à penser qu’il n’est pas aimé, voire même haï. Du « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur », il semble que la deuxième partie soit parfois oubliée.

Alors, la vérité n’est pas servie et la liberté se trouve dévoyée.

Aimons-nous les uns les autres.

Père François Lainé

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Du 10 au 18 janvier 2015

Faire la fête ?

Dimanche prochain, aura lieu notre fête patronale. Notre église a été construite sous le patronage de saint Antoine. Un petit rappel sur sa vie n’est peut-être pas inutile : Né en Égypte dans une famille assez riche d’agriculteurs égyptiens fervents chrétiens, il devient orphelin à dix-huit ans avec une soeur cadette à élever. Ayant des terres à cultiver, il prend l’Évangile à la lettre (Jésus et le jeune homme riche) et distribue tous ses biens aux pauvres, après avoir installé sa soeur selon ses voeux dans une communauté féminine comme « vierge consacrée ». Puis il c ommence sa vie d’anachorète dans un lieu isolé près d’un de ses champs.

Il se retire quelque temps après dans le désert de Nitrie, habitant un fort militaire abandonné. Là, pendant plus de vingt ans, il subira les attaques du démon qui prend l’apparence de bêtes féroces ou sensuelles. Ce sont les célèbres tentations de saint Antoine . Des disciples viennent le rejoindre et, pour eux, il organise une vie monastique en même temps qu’érémitique. Hilarion de Gaza le sollicite en 307 pour obtenir des conseils sur la façon d’organiser un monastère dans l’actuelle région de Gaza, considéré comme l’un des premiers de la chrétienté. C’est pourquoi il est considéré comme " le père des moines " . Vénéré par de nombreux visiteurs, Antoine leur donne chaque fois des conseils de sagesse, les invitant à la prière plutôt qu’à la violence. Attentif à la vie contemporaine de l’Église, il se rend à Alexandrie pour soutenir les controverses contre les païens et les hérétiques ariens. Il s’éteint à 105 ans.

Une question se pose : compte-tenu de la situation actuelle, est-il opportun de faire la fête ? Je pense précisément que ce serait faire le jeu de la logique terroriste que de nous terrer chez nous. Nos tentations à nous, ce sont la haine et la peur. N’y cédons pas et soyons nombreux dimanche pour honorer notre saint patron.

Père François Lainé

« Efforçons-nous de ne rien posséder que ce que nous emporterons avec nous dans le tombeau, c’est-à-dire la charité, la douceur et la justice. »

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Du 3 au 11 janvier 2015

Accueillir

La Mission Avent 2014 est sur le point de se terminer. Samedi prochain, notre archevêque nous invite à Notre Dame pour un temps d’action de grâce pour tout ce qui s’est vécu.

Ceux qui ont participé à la mission à la paroisse pourront se retrouver ensuite salle Affre pour un temps de bilan autour d’un déjeuner tiré du sac. Une occasion de revenir sur ce que nous avons vécu. Une première expérience, comme un galop d’essai, pour sortir de nous mêmes et aller vers l’autre. Elle sera suivie de bien d’autres, j’en suis certain, tant est grande l’attente de nos contemporains en matière de spiritualité. L’initiative de la crèche dans le narthex a, elle aussi, connu un beau succès. Le passage a été important et notre église s’est montrée accueillante.

C’est pourquoi je voudrais vous proposer pour cette nouvelle année que nous réfléchissions la mission à la paroisse en termes d’accueil. Comment faire pour qu’une personne en recherche qui entre dans l’église puisse entamer un cheminement qui la conduira au Christ ?

Avec le Conseil économique paroissial, nous réfléchissons d’ores et déjà à la construction d’un local d’accueil qui serait dans l’église même (à gauche en entrant). Le projet comprendrait aussi un aménagement du narthex en un espace attrayant. Un bâtiment plus accueillant et habité serait le signe d’une communauté qui désire partager la joie qui l’habite.

En ce week-end de l’Epiphanie, puissions nous être à la fois à l’image de l’étoile qui a conduit les Mages au Christ et de Marie et Joseph qui les ont accueilli.
C’est mon vœu pour cette année qui commence.
Que Le Seigneur nous bénisse et nous garde.

Bonne et sainte année à tous.

Père François Lainé

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Du 20 décembre 2014 au 4 janvier 2015

Le sens de la crèche

La Mission Avent 2014 est sur le point de se terminer. Samedi prochain, notre archevêque nous invite à Notre Dame pour un temps d’action de grâce pour tout ce qui s’est vécu.

Ceux qui ont participé à la mission à la paroisse pourront se retrouver ensuite salle Affre pour un temps de bilan autour d’un déjeuner tiré du sac. Une occasion de revenir sur ce que nous avons vécu. Une première expérience, comme un galop d’essai, pour sortir de nous mêmes et aller vers l’autre. Elle sera suivie de bien d’autres, j’en suis certain, tant est grande l’attente de nos contemporains en matière de spiritualité. L’initiative de la crèche dans le narthex a, elle aussi, connu un beau succès. Le passage a été important et notre église s’est montrée accueillante.

C’est pourquoi je voudrais vous proposer pour cette nouvelle année que nous réfléchissions la mission à la paroisse en termes d’accueil. Comment faire pour qu’une personne en recherche qui entre dans l’église puisse entamer un cheminement qui la conduira au Christ ?

Avec le Conseil économique paroissial, nous réfléchissons d’ores et déjà à la construction d’un local d’accueil qui serait dans l’église même (à gauche en entrant). Le projet comprendrait aussi un aménagement du narthex en un espace attrayant. Un bâtiment plus accueillant et habité serait le signe d’une communauté qui désire partager la joie qui l’habite.

En ce week-end de l’Epiphanie, puissions nous être à la fois à l’image de l’étoile qui a conduit les Mages au Christ et de Marie et Joseph qui les ont accueilli.
C’est mon vœu pour cette année qui commence.
Que Le Seigneur nous bénisse et nous garde.

Bonne et sainte année à tous.

Père François Lainé

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Du 13 au 21 décembre 2014

Être témoin

L’évangile de ce troisième dimanche de l’Avent répète à plusieurs reprises que Jean le Baptiste est avant toute chose le témoin par excellence.

Qu’est-ce qu’un témoin ? Celui qui a vu et entendu quelque chose et qui le rapporte fidèlement à d’autres qui n’ont ni vu, ni entendu. Le témoin atteste que cela s’est passé et qu’il dit vrai. Il faut le croire sur parole.

Ainsi, pour attester en vérité qui Il est, Jésus a besoin de témoins. Un jour, Il en parlera longuement et il magnifiera le rôle de Jean Baptiste, la lampe qui brûle et qui luit. Car Jean est le premier de ces témoins innombrables, qui attesteront au cours des siècles que Jésus est bien le seul et vrai Sauveur.

Après Jean Baptiste, il y a les apôtres puis les martyrs (martyr en grec veut dire témoin) et finalement il y a nous. Et Jean, par son exemple, nous montre quelle doit être l’attitude du témoin : vivre une expérience ; dire haut et clair ce qu’il sait ; mais ensuite s’éclipser.

Car ce qui est important, ce n’est pas le témoin lui-même, mais ce qu’il a vu et dont il parle. Ce qui est important, c’est Celui qu’il montre. Sa parole, comme sa vie, attestent qu’il dit vrai. Ceux qui refusent d’entendre se jugent eux-mêmes. Ceux qui entendent viennent à la lumière.

Quant à nous, comme Jean, notre vie et notre parole ne doivent faire qu’un. Ce témoin dit ce qu’il est, et il vit ce qu’il dit. Puis il disparaît. Les étoiles disparaissent, quand apparaît le soleil levant. Bientôt Noël : dans la nuit le soleil se lèvera.

Père François Scheffer

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Du 6 au 14 décembre 2014

Le bonheur est dans l’accueil…

Une fois par mois se réunit le MCR, Mouvement chrétien des retraités. Le MCR est un chaleureux lieu de rencontre dans l’amitié. On est heureux d’échanger sur le très beau thème du bonheur. Une récollection récente rassemblant les MCR de notre doyenné visait à faire le lien entre la religion chrétienne et le bonheur. Toute la Bible le montre : Dieu veut le bonheur de l’homme, mais sans jamais s’imposer. La libre réponse de l’homme à ce désir de Dieu est constitutive du bonheur. A chacun de ses appels, le Christ dit « si tu veux. » Beaucoup ne se sentent pas libres de répondre « oui, Seigneur, je te suis ! », et ils s’éloignent tout triste, comme le Jeune homme riche de l’Evangile : il n’était pas libre ! Le lecteur de la Bible découvre que le vrai bonheur est dans notre lien à Dieu : Dieu qui est tout proche, Dieu qui se révèle : d’abord dans sa Loi, puis par les prophètes, et aussi dans les psaumes…, enfin, au temps voulu, par sa Parole vivante incarnée, Jésus-Christ Fils de Dieu, Verbe de Dieu venu dans notre chair, dont nous fêterons l’avènement à Noël. C’est la Bonne Nouvelle qui nous est donnée à recevoir, à vivre, à partager, à annoncer joyeusement : Jésus-Christ ressuscité, Jésus-Christ, le seul et véritable chemin du bonheur, Chemin, Vérité, Vie

Le bonheur est dans l’accueil et l’intériorisation de sa Parole : « heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui l’observent ! » (Lc 11, 28)., Ne nous lassons jamais de lire, écouter, méditer, déguster la parole de Dieu ; certes elle est exigeante, mais elle est source de bonheur. En ce temps de la Mission pour notre diocèse, il nous est demandé de l’annoncer, parce qu’on ne devrait pas garder pour soi tout seul un tel bonheur.

Et puis, n’oublions pas que le bonheur est aussi dans la communion : communion autour des deux tables qui nous rassemblent en un seul Corps : la table de l’écoute de la même Parole de vie, de vérité et d’amour, la table du banquet eucharistique ; « heureux les invités au repas du Seigneur ! ». Le bonheur est dans la communion des cœurs ; le bonheur, c’est être UN, unis par l’Esprit Saint en un seul Corps, dans la diversité des êtres et des âges, tous rassemblés dans la communion au Christ-Verbe de Dieu qui s’est fait chair, source de la seule vraie joie et d’un bonheur inaltérable.

+ Yves Legrand

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Du 29 novembre au 7 décembre 2014

Veillez !

Veiller, c’est être en attente de quelque chose, attentif à quelqu’un qui doit arriver ! Et cette attente peu faire grandir l’empressement que ce moment arrive… Et pour nous, que le Christ arrive ! Le Christ est venu, il reviendra ; mais il est là ! S’il n’est pas pleinement sensible aux humains, il s’affirme à ceux qui par la foi voient au-delà des apparences. Oui , il est bien présent au milieu du monde, au milieu de nous, et particulièrement dans l’amour que nous offrons tout autour de nous, tout autant que nous recevons des autres. Nous sommes le Corps du Christ ressuscité. Oui, nous sommes le Christ qui vient et qui veut aimer les autres à travers nos existences, et nous le recevons également par l’amour des autres. Et quelles magnifiques occasions s’offrent à nous et nous sont données en ce tout début du temps de l’Avent. ! Nouvelle année liturgique, année de la mission proposée par notre Archevêque : mission d’annoncer le Christ qui est au milieu de nous et que nombreux sont ceux qui l’ignorent. Le manifester dans la préparation de la fête de Noël qui arrivera dans quatre semaines. Le manifester plus particulièrement en ce week-end à l’occasion des journées d’amitié, par l’échange, la convivialité, les invitations pour tous à se rencontrer, se réunir et se poser en se donnant « en fin du temps ».

Ce sont des moments qui sont justement de beaux tremplins pour manifester à tous, les uns vis-à-vis des autres que nous sommes les veilleurs, que le maitre trouvera à son retour à la fin des temps.

L’Avent sera toujours le temps où des hommes et des femmes revêtiront un vêtement, celui de l’Espérance et du Service, vêtement qui s’appelle « l’Amour pour tous », et qui fera transparaître au monde, par sa beauté, la manifestation d’une attente qui est déjà parmi nous.

Bon Avent à tous.

+ Francisco (diacre)

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Du 22 au 30 novembre 2014

Amitié Prière Mission

Quels sont les ingrédients de la vie d’une communauté chrétienne ? Pour le Pape François, ils sont au nombre de trois : amitié, prière et mission. C’est bien ce que nous sommes invités à vivre dans les semaines qui viennent. Providentiellement, notre Mission Avent 2014 commencera pour la paroisse avec les Journées d’amitié. La question s’est posée de déplacer ce rendez- vous annuel pour ne pas avoir trop de choses en même temps. Mais non ! Il est excellent que la mission commence par ce temps fraternel. C’est l’amour mutuel vécu qui rend l’Eglise attirante : « Voyez comme ils s’aiment ! ». Ces journées portent bien leur nom : il ne s’agit pas d’abord d’aider financièrement la paroisse mais avant tout de vivre un temps joyeux de communauté. Cette communauté est ouverte et accueillante et les visiteurs ne s’y tromperont pas. C’est donc déjà un temps de mission. Merci à tous ceux qui s’impliquent pour la réussite de ces journées : je vous compte parmi les missionnaires et je vous bénirai dimanche prochain à l’issue de la messe de 10h45 en même temps que ceux qui partiront pour le marché d’Aligre.

Deuxième ingrédient : la prière. Elle nous permet de remettre Dieu au centre et à l’initiative de toute chose. Il nous fait vivre, il nous remplit de joie, il nous guide et nous avons une furieuse envie de le faire connaître. La prière soude la communauté, en particulier autour de l’Eucharistie.

Enfin, la mission. Galvanisés par notre évêque ce samedi à Notre-Dame, nous nous engageons pleinement dans cette action diocésaine. Nous ne serons pas seulement une paroisse ouverte, mais aussi une paroisse qui va au devant de ceux qui ne demandent rien à l’Eglise mais pourtant aspirent au plus profond d’eux-mêmes, sans le savoir, à rencontrer le Christ. Que chacun prenne sa place selon ce dont il se sent capable et ce que lui dicte l’Esprit : première ligne, dernière ligne, base arrière, intendance, soutien. Relisons la parabole de dimanche dernier. Nous ne voulons pas enterrer le « talent » confié mais bien entendre le Christ nous dire : « Serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton maître. »

Père François Lainé

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Du 15 au 23 novembre 2014

Changements

Depuis mon arrivée parmi vous, vous avez pu constater que quelques changements ont été apportés, notamment en matière de liturgie. J’ai en effet à cœur que soit clairement manifesté, comme nous le rappelle le Concile Vatican II, comment l’Eucharistie rend visible et effective la rencontre du Christ et de l’Eglise, son Epouse bien-aimée, pour qui il a livré sa vie afin de lui procurer le salut. La liturgie est chargée de sens. Les personnes et les espaces doivent manifester du mieux possible ces épousailles de Dieu et de l’humanité. Le prêtre manifeste le Christ Epoux et l’assemblée son Epouse ; le chœur manifeste le lieu du divin et l’église l’humanité que Dieu vient visiter.

Les modifications que j’ai demandées pour la messe de 10h45 concernant les Servants de messe ainsi que les enfants de l’Eveil de la foi étaient dans ce but. Elles auraient cependant nécessité davantage d’explications.

Un certain nombre de réactions m’ont aidé à prendre conscience que ces changements pouvaient induire l’idée d’une volonté de dévalorisation des femmes et d’un désintérêt pour les enfants. D’autre part, certains ont exprimé la crainte d’un « retour en arrière » de type traditionaliste.

Tel n’est pas mon état d’esprit, loin s’en faut. Je suis, comme dit le Pape François, un fils de l’Eglise. Je reçois le Concile Vatican II comme un don du Saint-Esprit. Je pense en particulier que la présence des filles, Servantes de l’assemblée, est une opportunité magnifique pour mieux manifester combien l’Eucharistie n’est pas un spectacle auquel on assiste, mais un acte dans lequel l’assemblée chrétienne tient une part essentielle et active.

Ceci dit, à la lumière de ces réactions, j’ai décidé de ré-examiner les changements apportés récemment. Pour l’Eveil de la foi, nous avons convenu une manière de faire qui permette à la fois que les enfants se sentent partie prenante de la communauté sans pour autant être dans le chœur au moment de la communion. Je souhaite aussi qu’on puisse mettre en place chaque dimanche une procession des bougies par les enfants à l’offertoire. Pour les Servants, la place des jeunes filles en bas des marches au moment de la consécration avait été très mal perçue : elles vivront donc ce moment dans le chœur avec les garçons. Le Père de Lussy a écrit un texte détaillant les nouvelles dispositions concernant les Servants de messe. Vous le trouverez sur les tables au fond de l’église (feuille bleu ciel).

Par ailleurs, je vous invite à prendre le temps de mieux comprendre la liturgie. Le vendredi 16 janvier, je propose une conférence-échange sur le texte de Vatican II traitant de la liturgie. Que la beauté d’une liturgie parlante et vivante nous permette de nous tourner d’un seul cœur vers la Mission Avent 2014. Que notre joie de connaître le Christ soit communicative !

Père François Lainé

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Du 9 au 16 novembre 2014

Il y a une belle ambition à venir à la messe !

Ces deux derniers dimanches voient s’interrompre la lecture de St Matthieu pour de bonnes raisons : la prière pour les défunts (2/11) et aujourd’hui, la fête des églises, même en tant que bâtiments, qui nous accueillent dans les circonstances les plus importantes de notre vie : baptême, mariage, enterrement, grandes fêtes ou simple dimanche, premier jour de la semaine. C’est tout cela que nous sommes invités à valoriser.

Arrêtons-nous un instant sur ce rendezvous dominical.

J’y vais, seul ou en famille, ou avec un ami ou un voisin : c’est peut-être déjà l’objet d’une discussion, d’une préparation. Qui allons-nous rencontrer ? D’autres paroissiens, qui sont plutôt des amis, des connaissances, des inconnus (pourquoi sont-ils des inconnus ?). Qu’allons-nous entendre (quelles sont les lectures de ce dimanche ?), qu’allons- nous chanter (je vais chanter ou pas ?), quels commentaires me viennent à l’esprit, serai-je bienveillant ? J’entre dans l’église ; j’y suis un peu (beaucoup, pas du tout ?) chez moi. Au centre, il y a l’autel, en forme de table, qui me renvoie au Jeudi saint, la Croix du Vendredi saint, qui interpelle ma foi en la Résurrection de Jésus. Il y a le Tabernacle, avec la Présence sacramentelle de ce même Jésus. Comment ne pas s’approcher quelques instants, avant la messe, faire un geste signifiant qui m’aide à prendre vraiment conscience de cette présence…

Je vais exprimer à Dieu ce que je vis : merci… pardon… pourquoi… ? comment… ?

Jésus est venu éclairer, fortifier, guérir, consoler : est-ce bien cela dont j’ai besoin, comment vais-je le recevoir, aujourd’hui ? Suis-je sûr de le désirer et de le demander, de toutes mes forces, du bout des lèvres ?

En réalité, il y a une belle ambition à venir à la messe, et il est bon de s’approprier cette ambition. Quand je serai clair sur ma conviction, j’en parlerai à quelqu’un qui ne sait plus trop où il en est. L’idée de se laisser remettre sur pied est une bonne idée !

Bon dimanche !!!

Père Henry de Villefranche

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Du 1er au 9 novembre 2014

Encouragez-nous !

La fin de l’année approche déjà.

Comme chaque année, en cette saison, le curé vient rappeler aux paroissiens qui ne l’ont pas encore fait leur devoir de participer à la vie paroissiale par le don au Denier de l’Eglise. Ce don est intégralement versé à la paroisse. Il représente une part très importante du budget paroissial et permet de rémunérer les prêtres et les laïcs salariés ainsi que d’acquitter les factures de charges et d’entretien de la paroisse.

Beaucoup d’entre vous ont reçu une lettre de ma part dans laquelle je les remercie du don fait ou à venir. Si vous ne l’avez pas reçue, c’est que vous n’êtes pas référencé sur la base de données paroissiale. Merci alors de passer à l’accueil ou de téléphoner pour donner vos coordonnées La fin de l’année approche déjà. Comme chaque année, en cette saison, le curé vient rappeler aux paroissiens qui ne l’ont pas encore fait leur devoir de participer à la vie paroissiale par le don au Denier de l’Eglise. Ce don est intégralement versé à la paroisse. Il représente une part très importante du budget paroissial et permet de rémunérer les prêtres et les laïcs salariés ainsi que d’acquitter les factures de charges et d’entretien de la paroisse. Beaucoup d’entre vous ont reçu une lettre de ma part dans laquelle je les remercie du don fait ou à venir. Si vous ne l’avez pas reçue, c’est que vous n’êtes pas référencé sur la base de données paroissiale. Merci alors de passer à l’accueil ou de téléphoner pour donner vos coordonnées afin que nous puissions vous envoyer ce courrier.

Il est fondamental que chacun participe, à sa mesure, à la vie matérielle de la paroisse. Il n’y a pas d’âge pour donner : j’ai déjà reçu un don d’un enfant de 6 ans ! Votre don, même modeste, signifie votre attachement à la paroisse et à sa mission. C’est un encouragement pour les prêtres, les diacres et les laïcs qui s’investissent pour que la paroisse soit vivante et rayonnante. Si vous, paroissien de Saint-Antoine, ne donnez pas, qui donnera ?

Le mardi 11 novembre, fête de la Consécration de notre église, je célèbrerai la messe de 10h45 à l’intention de tous les donateurs et bienfaiteurs de la paroisse, à votre intention donc.

P. François Lainé

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Du 19 octobre au 1er novembre 2014

La pauvreté s’est faite richesse

L’éditorial de cette FIP fera office aujourd’hui de flash d’information. Aucun média ne vous en fera part - sauf celui sur lequel vous posez vos yeux en ce moment - alors que la nouvelle est édifiante pour qui saura l’entendre : la pauvreté s’est faite richesse.

L’annonce est réjouissante, mais ne nous méprenons pas sur les biens en questions. Je n’ai pas côtoyé un gagnant de la supercagnotte du loto. J’ai rencontré à l’accueil de la Chapelle de l’Agneau de Dieu, une jeune femme étrangère qui s’est réfugiée en France pour échapper aux massacres barbares dans son pays.

  • Bonjour mon Père, je viens rendre à Dieu ce qu’il m’a donné. Elle me remet alors une enveloppe contenant plusieurs billets de banque
  • Je viens de toucher mon premier salaire, et j’ai promis à Dieu que lorsque qu’il me donnera du travail, je verserai la dîme pour la Chapelle.

La grandeur d’âme de cette personne nous édifie. Dans la pauvreté de son état, elle est reconnaissante des bienfaits de Dieu. Elle lui reste fidèle, versant de son indigence pour la communauté de l’Eglise. Voilà ce qui fait la richesse et la joie de son existence.

Comprenons que la vraie précarité n’est pas seulement celle des pauvres en apparence que nous pouvons croiser quotidiennement. Elle est d’abord celle des coeurs qui ne connaissent pas Dieu. Et ne sachant pas qu’ils peuvent lui rendre ce qu’il leur a donné et en recevoir davantage, ils souffrent sans le savoir de ne pas être entrés dans le mouvement de l’Amour véritable.

Père François Scheffer

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Du 12 au 19 octobre 2014

Une bouffée d’air frais

Je ne manque presque jamais le rendez-vous du mercredi matin avec Renée 91 ans qui vit dans une résidence pour personnes âgées dans le 12ème. Pendant près d’une heure, nous parlons de nos amis communs, de l’actualité, de notre passion partagée pour le chant. Elle a en mémoire un répertoire d’une quarantaine de chansons anciennes, une bouffée d’air frais pour Renée : « Les occasions sont peu nombreuses dans la journée de pouvoir échanger avec quelqu’un. Aussi, quand Jean-Louis vient me voir, je me rattrape ! Quand je me retrouve seule, je ressens plutôt de la tristesse, mais dès que j’ai une visite, la joie revient. Si nous sommes sur terre, c’est pour nous aimer ! ».

Au fil des mois, une réelle complicité est née de confidences, de vies d’instants partagés. Avec le temps, il s’est tissé des liens d’amitié entre nous ; elle se fait une joie de venir à notre réveillon à Noël. Je l’apprécie pour son accueil chaleureux, sa spontanéité et son sens de l’humour. Je lui donne de mon temps parce c’est important de lui montrer qu’elle compte pour quelqu’un. Elle m’apporte beaucoup. C’est très enrichissant d’échanger avec elle.

Depuis 7 ans que je la visite, une belle amitié s’est tissée entre nous.

Jean Louis Lepage
(Conférence saint Vincent
de Paul de Saint-Antoine)


Du 5 au 12 octobre 2014

Le pôle jeunes paroissial

La rentrée paroissiale a vu se renforcer la mise en place d’un « pôle jeunes » sur notre paroisse. De quoi s’agit-il ? Les pôles jeunes, voulus par notre archevêque, sont des structures qui cherchent à intégrer avec cohérence toutes les propositions faites aux jeunes sur une paroisse, en tenant compte de toutes les composantes de leur vie. Parce que les jeunes ont une famille, fréquentent une école, font du sport, ont des loisirs, il convient de ne pas les cloisonner dans une inscription au catéchisme ou à l’aumônerie mais de faire le lien entre toutes les dimensions de leur vie : physique, intellectuelle, relationnelle, spirituelle.

Le pivot de notre pôle jeunes paroissial, c’est la maison paroissiale des jeunes, « Les 4H », sise au 48 rue Traversière. Cette maison est comme un parvis de notre communauté paroissiale pour les enfants et les jeunes du quartier. Elle nous permet d’être missionnaires en nous mettant à l’écoute et au service des enfants, en lien étroit avec leurs familles et les écoles du quartier, en particulier St Pierre Fourier. C’est un lieu d’annonce de l’Évangile par de multiples canaux dans un profond respect de la liberté et du chemin.

de chacun. Annoncer l’Évangile, c’est non seulement accueillir au KT et à l’aumônerie, mais c’est aussi aider des enfants dans leur apprentissage scolaire, leur offrir des loisirs, leur apprendre à vivre ensemble avec des règles exigeantes mais libératrices, leur permettre de développer leurs talents par la musique, le jeu, le sport, la danse... leur faire aimer la vie et l’Auteur de la vie !

Dans cette maison, il est essentiel qu’un prêtre soit présent et que les enfants soient habitués à le voir, à le fréquenter, à jouer avec lui, à l’entendre leur raconter des histoires de Jésus ou de la vie des saints et aussi à prier ensemble. C’est pourquoi vous m’y verrez souvent ! Ce pôle jeunes exige un travail d’équipe avec de nombreux acteurs : l’aumônier, la directrice, la responsable du catéchisme, l’assistante de pastorale scolaire, les bénévoles, les membres du conseil d’administration, les intervenants, etc. Pour la mission auprès des jeunes dans notre quartier, j’embauche des bénévoles, j’embauche des missionnaires !

Père Christophe de Lussy

site internet : www.les-4H.com

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Du 28 septembre au 5 octobre 2014

Prêts pour la mission ?

La Mission Avent 2014 commence dans 55 jours. Comme toutes les paroisses de Paris, nous avons à cœur de vivre un temps fort d’annonce de la foi dans notre quartier. Pour marquer cette préparation, la Feuille d’Information paroissiale change de présentation. Elle sera désormais distincte de la feuille de chants. La couleur choisie est le jaune « canari » qui est la couleur de la Mission Avent 2014. Vous y trouverez chaque semaine tout ce qu’il faut savoir pour bien vivre ce temps fort ainsi que les informations sur la vie de la paroisse.

Comment s’est décidé le programme de la mission à Saint-Antoine ?
Après consultation du Conseil pastoral l’an dernier, la petite équipe menée par nos correspondants paroissiaux Jean- Christophe Bernard et Sophia Parczen a élaborée une proposition qui a ensuite été précisée et validée par l’Equipe d’animation pastorale. Le 2 octobre, un Conseil pastoral, élargi aux responsables d’activités de la paroisse, se réunira pour organiser la réalisation du projet.

Comment allons-nous vivre ce temps de mission ?
L’idée est à la fois simple, souple et audacieuse. Il s’agit d’aller rencontrer les gens aux quatre coins de la paroisse par petites équipes de missionnaires. Revêtus du chèche jaune canari, ils distribueront un carton invitant les personnes aux diverses manifestations de Noël à la paroisse (messes, crèche, concert, Saint- Nicolas…). Si une discussion s’engage, ils pourront aller plus loin en proposant un lumignon à mettre sur le balcon le 24 décembre, une « Bible en bref », la brochure des activités paroissiales ou un livret spécial Noël. Chacun pourra participer selon sa sensibilité et ses forces. Le but est que le maximum de paroissiens s’engage d’une manière ou d’une autre dans cette mission. Chaque groupe paroissial notamment sera invité à monter une « opération ». La crèche dans le Narthex, le défilé des enfants à la Saint-Nicolas ainsi que le concert de Noël seront des rendez-vous importants.

Vous vous sentez prêts ?
Je vous sens hésitants… Pour vous aider, je vous propose d’entendre la parole vivifiante et enthousiasmante du Pape François qui nous invite à aller aux « périphéries ». Je donnerai deux fois la même conférence les 16 et 19 octobre. En novembre, le groupe Annuncio viendra nous aider à voir comment parler de la foi avec des personnes qui ne connaissent pas le Christ. Les gens de notre quartier ont soif du Christ. Ils nous appellent : « Donne-moi à boire ! »

P. François Lainé

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Dimanche 14 septembre

Par ta croix, tu as racheté le monde !

Le Signe de Croix

« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » (Mt 16,24)

Ce commandement de Jésus est bien difficile à entendre. Nous avons tous plus ou moins confusément dans l’idée que la foi apporte une plus grande sérénité et davantage de paix.

Pourtant, Jésus n’a pas porté sa croix pour que nous n’ayons pas à le faire, mais pour que nous suivions son exemple. La vie chrétienne serait-elle donc un chemin de croix ? Certes non. Nous savons bien comment la fréquentation du Christ provoque en nous un épanouissement et une joie profonde.

Cependant aussi, nous savons que ce chemin passe par la croix du renoncement, de l’effort, de l’abnégation, du pardon. « Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? » (Lc 6,33) La charité coûte. Le Pape François disait dans sa lettre de Carême : « Je me méfie de l’aumône qui ne fait pas mal ». C’est à travers les actes éprouvants que nous pouvons vraiment montrer notre amour ; c’est lorsque nous donnons notre vie. Comme le grain de blé qui tombe en terre, c’est en mourant que nous donnons la vie. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

C’est bien ce que le Christ a fait. C’est pourquoi nous pouvons utiliser cette expression paradoxale de « Croix glorieuse ». Cet instrument de torture a été le moyen de l’expression de l’amour infini que Dieu a pour nous.

C’est en cette fête de la Croix glorieuse que je suis installé comme nouveau curé de la Paroisse Saint-Antoine. Faut-il y voir un signe ? Oui bien sûr : une invitation à être ensemble disciples du Christ avec toute l’exigence que cela comporte. C’est le signe de la Croix que nous faisons sur nous chaque jour et dont le Seigneur nous invite à raviver la signification. Nous le ferons ensemble, le temps que Dieu me voudra ici.

Pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

P. François Lainé

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Dimanche 7 septembre

Une nouvelle année ; un nouveau curé.

Après 12 années passées à Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles, dont 7 en tant que curé, le Cardinal Vingt-Trois m’a nommé à Saint-Antoine des Quinze-Vingts. L’histoire se répétant, après avoir succédé à mon aumônier d’étudiants (le Père Gagey), je prends maintenant la suite de mon aumônier de lycée. A l’époque de mon adolescence, le Père Philippe Dumas était en effet aumônier du Lycée Buffon où j’ai fait mes études de la Seconde à la Prépa. Je garde un souvenir ému de ces années et particulièrement des camps que nous faisions pendant l’été. Le Père Philippe avec sa pipe et sa guitare était pour moi une figure importante qui a compté dans l’itinéraire de ma vocation.

C’est donc avec un grand respect que je prends sa suite, heureux de découvrir cette paroisse qu’il a servie durant toutes ces années.

On me demande souvent pourquoi les curés changent de paroisse. Une des raisons est, me semble-t-il, que l’arrivée d’un oeil neuf permet à une paroisse de déployer de nouvelles virtualités. Chaque curé a sa touche personnelle qu’il vient ajouter à ce qui s’est fait auparavant, un peu comme un nain sur les épaules d’un géant.

Merci donc de prier pour moi et mon nouveau ministère au service de notre paroisse. En cette année de la mission, puissions-nous avoir une foi débordante qui nous porte à annoncer l’Evangile à ceux qui sont loin de l’Eglise.

Je vous convie à la cérémonie d’installation, célébrée par notre nouveau Vicaire général, Mgr Denis Jachiet, qui aura lieu dimanche prochain durant la messe de 10h45. L’apéritif qui suivra me permettra de vous saluer avant de faire par la suite plus ample connaissance.

Dans la joie de partager avec vous la mission que le Christ nous confie sur ce quartier.

Fraternellement.

P. François Lainé + 

 
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Dimanche 6 juillet

Je suis doux et humble de cœur

Chaque assemblée est appelée à célébrer et à proclamer le mystère du salut advenu dans notre histoire ; Elle est rejointe par le roi « juste et victorieux » qui n’a rien de commun avec les puissants de ce monde et que Paul reconnaît comme son Seigneur, lui, le Messie crucifié. Ce que la grâce a fait en Paul peut s’accomplir aujourd’hui en chacun de nous.

Aux premiers mots de la liturgie de la Parole, le prophète Zacharie interpelle les « pauvres de Yahvé », ceux qui sont prêts à recevoir un roi « juste et victorieux, humble ». Laissons-nous convaincre par ce Dieu qui nous appelle ainsi à la joie d’être sauvés par un tel Sauveur. En deux paroles, il dit aujourd’hui son mystère. L’une s’adresse à son Père : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange. » Jésus, à chaque instant et pour l’éternité, proclame la louange du Père. L’autre s’adresse à nous : « Venez à moi, vous tous qui peinez. »

Tout son mystère est là, dans la conjonction de ces deux paroles. A l’Eglise de témoigner de lui, sans céder à la tentation de l’argent, du pouvoir ou d’un souci inquiet de son influence, tout ce qui la mettrait « sous l’emprise de la chair.

Signes n°232


Après l’émotion de cette belle journée de dimanche dernier, baignée d’actions de grâce, je tiens à dire un immense merci à tous les paroissiens qui ont manifesté tant de gestes d’amitié et d’encouragements aux uns et aux autres (et en particulier à moi-même, à quelques semaines de mon départ de St Antoine).

Comme l’a dit Alain Claes, en me remettant des valises bien chargées, je suis prêt à garder le sens du voyage, des communications (équipements informatiques) et de nouveaux « dossiers » à ouvrir pour l’annonce de l’Évangile et de nouvelles rencontres à faire !

Merci à tous, à chacun et chacune. Pardon pour tous ceux et celles que j’ai pu blesser en paroles, en actes ou par omission pendant ces 7 années ; Et puis « Yalla, Allez ! En avant ! » comme le disait Sœur Emmanuelle.

Père Philippe Dumas

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Dimanche 29 juin

Pour vous, qui suis-je ?

CROIRE, c’est toute une histoire

Pour moi, c’est d’abord prendre le départ ;
C’est s’étonner, s’émerveiller de vivre,
de rire et de chanter.
C’est découvrir, au détour d’un chemin
que rien ne m’était dû et que tout m’est donné ;
C’est me savoir fragile et comptable du temps,
C’est croire en cette vie, comme en un atelier
où l’homme est à la fois poète et artisan,
chanteur et créateur :
« pauvre Martin, pauvre misère
Creuse la terre, creuse le temps.
Sois homme de désir,
Mineur de l’impossible,
Guetteur de l’horizon… »

Je crois en la puissance de l’Esprit.
Il saisit et modèle la glaise de mon corps
Il lui rend la vigueur et la force quand il cesse
de se désespérer et de se lamenter sur ses infirmités.
Il en rit quelques fois
D’autres fois, il en pleure…
Mais il souffle sur moi
Et puis il me redresse.
Il secoue mes vieux os par des paroles dures.
Il ouvre mes oreilles à des chansons d’avenir.
Il me dit : « Va plus loin et guette tous les signes
et traits de mon visage »
Je crois à la religion des visages humains
Je veux y lire le tien, toi, le Ressuscité.

Croire, c’est chercher chaque soir
Où je t’ai rencontré : dans la rue ou
dans mon Évangile ?
dans un succès ou un échec ?
dans un dialogue ou une silence ouvert ?
dans un cri entendu ou dans un chuchotement ?
Croire, c’est chercher chaque soir
où je t’ai rencontré.

Croire…oui
Mais l’Amour seul est digne de foi.
Je ne croirai jamais en un Dieu qui écrase
qui oblige, qui réprime ou qui désire la mort :
« L’Amour bannit la crainte…. »
Mais dire cela, c’est aller au combat chaque jour
contre la peur :
Contre la peur de Dieu : il préfère la tendresse !
Contre la peur de l’autre : il attend la parole !
Contre la peur de ne pas savoir, de ne pas oser,
de ne pas s’exprimer, de ne pas posséder,
de ne pas réussir… !

Bienheureux les pauvres qui n’ont plus rien à perdre
et qui savent se donner

Beauté du Psaume 41 :
« Qu’as-tu mon âme à défaillir et à gémir sur moi ?
Espère en Dieu : je le louerai encore, le salut de ma
face et mon Dieu ! »
Je sais le prix du temps pour ne pas perdre pied.
Je sais une Présence
Et je sais un Visage : pas une pure idée
Et pas un ectoplasme !
Non ! un visage humain
Celui de Jésus-Christ qui me regarde
Et m’arrache à moi-même.

Il me connait par coeur
Il connait mes misères

Mon Eglise est aussi le milieu de ma foi
Le bain où je me plonge et j’apprends à nager :
chrétien, j’y balbutie quelques mots d’Évangile, mais
c’est pour repartir vers de nouveaux voyages.
Mon Eglise d’hier, que serais-je sans toi ?
Et vous, témoins d’hier, que serais-je sans vous ?
Vous avez balbutié quelques mots d’Évangile,
Vous m’avez agacé à quelques heures sombres :
Frères et soeurs d’hier ou chrétiens d’aujourd’hui
vous portez le Seigneur dans des vases d’argile.
Et quand je vous regarde
J’ai mal à mon Eglise !
Mais qu’importe, après tout…
J’aime mieux voir en vous quelques membres blessés
plutôt que membres morts ou bien corps étrangers.

Croire, c’est toute une histoire
Et j’entre dans l’histoire avec joie et confiance.

Père Philippe Dumas,
Profession de foi écrite en julllet 1986 en montant
vers le somment du Mont Thabor, en Galilée…
au cours d’un pèlerinage en Terre Sainte,
avec des jeunes de l’aumônerie du Lycée Buffon,
dont un certain François Lainé.

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Dimanche 15 juin

Au Dieu qui est, qui était et qui vient !

Dieu d’amour

« Yahvé, le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux ».
Dieu qui nous révèle ce que nous savons de lui. Il nous apprend ce qu’il veut être pour nous. Le mot « Trinité » est bien abstrait pour le désigner.

Son mystère se découvre davantage à travers les souhaits de saint Paul : « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion de l’Esprit Saint soient avec vous tous. » Ainsi se manifeste Yahvé, le Seigneur lui que personne n’a jamais vu : il s’est lui-même révélé par son action dans le monde et ses interventions. Il s’est surtout révélé en nous donnant son Fils.

Ainsi, le Père est tout l’amour donné. Jésus est tout l’amour reçu, et lui rend amour pour amour en s’offrant à lui. Il est habité par le désir de nous voir entrer en leur communion dans l’Esprit, vivant amour qui unit le Père et le Fils.

Signes n° 232

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Dimanche 8 juin

Il répandit sur eux son souffle et il leur dit :
« Recevez l’Esprit Saint »

Au Saint Esprit

Toi qui nous fais prier mais que nous prions si rarement ! Toi qui es de tous les commencements, de tous les ensemencements, de tous les enfantements, et de tous les redéparts et de toutes les renaissances, mais qu’on découvre souvent si tardivement, tout à la fin, comme en se retournant.

Ta joie, c’est de nous faire chanter que Dieu est Père et que Jésus est Seigneur !

Mystère d’effacement où tu n’es là que pour mettre les autres en avant. Tu es si discret que, pour beaucoup d’entre nous, tu n’es pas vraiment quelqu’un. Seulement un souffle, une énergie, un élan.

Tu es le buisson incandescent entrevu par Moïse et le feu sacré de la Pentecôte, donné ce jour-là à quelques-uns pour être un jour tout en tous.

Tu es pour nous la proximité de Dieu. Jésus est son Fils, sa Parole. Toi, tu es son silence, le recueillement dans lequel la Parole va pouvoir prendre corps. Tu es en nous le goût de Dieu, sa saveur, l’émoi suscité par sa beauté. Si Dieu était soleil, Jésus en serait la lumière que l’on contemple, et toi, le Saint-Esprit, la chaleur qui nous pénètre et nous fait revivre.

Tu es Dieu en nous, Dieu reconnu, Dieu aimé, savouré. Et ceux-là même qui ignorent jusqu’au nom de Dieu, tu es en eux Dieu enfoui, semé, inconnu, agissant au plus profond de leur coeur, sanctuaire où luit la fragile lumière de leur conscience. Dieu anonyme, Dieu incognito, tu es le Dieu des sans Dieu. Pour nous, tu es Dieu au jour le jour. Enthousiasme des convertis, tendresse des époux, courage des martyrs, audace prophétique des évêques, force de ceux que la tentation déboussole, fidélité de ceux qui persévèrent quand tout vacille.

Sans toi la Bible ne serait qu’une encyclopédie, les Évangiles des mémoires d’outre-tombe, Jésus un héros à recopier, l’Eucharistie un banquet d’anciens combattants et l’Église une multinationale humanitaire. Mais par toi, grâce à toi, Dieu nous y abreuve de sa vie.

Présence en nous du Dieu Très-Haut, désarmante vulnérabilité du Tout-Puissant, douce étreinte du Tout- Aimant : viens en nous, Esprit Créateur ! Nous avons tant besoin de toi pour que Dieu ne soit pas loin !

Père Jean-Noël Bezançon
Extrait de « Un chemin pour aller ensemble au coeur de la foi »
Edition DDB, page 167

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Dimanche 1er juin

Le Seigneur reviendra vers vous,
alors votre cœur connaîtra la joie

Prière au Seigneur Jésus

Ce septième dimanche du temps pascal déconcerte. Tu es ressuscité, Seigneur Jésus, tu t’es levé entre les morts, tu es monté auprès du Père... et pourtant tout n’est pas accompli. Nous attendons et nous récapitulons l’attente des croyants de la Première et de la Nouvelle Alliance en appelant l’Esprit Saint.

Nous sommes à la jonction de deux mondes et notre désir se tourne vers lui. Que sommes-nous ? Une petite communauté déjà : l’Église, l’Église en attente de l’Esprit de la promesse. Une petite communauté située entre celui qui est venu, et l’Esprit qui ne cesse de venir.

Ô Christ, notre Sauveur, rassemble les chrétiens dans ta parole, unis-les dans l’Esprit. Anime-les de ta vie, conduis-les dans l’Esprit. Premier-Né d’entre les morts, renouvelle ton Église d’aujourd’hui, car c’est aujourd’hui que tout advient. Témoin fidèle du Père, fortifie les pasteurs, mets en eux ton Esprit, cet Esprit qui répand la connaissance de Dieu dans le monde et le respect de l’autre.

Sur les médiateurs de paix et sur les peuples divisés, sur les assoiffés de justice et sur les riches et les puissants, advienne ton Esprit !

Sur les témoins remplis de force et sur les chrétiens découragés, sur les messagers de ta paix et sur ceux qui voudraient la réduire au silence, advienne ton Esprit !

Sur ton Église en prière et sur les foules sans berger, advienne ton Esprit !

Sœur Marie-Pierre Faure
Signes n° 232

 

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Dimanche 25 mai

Dans l’Esprit Saint, rendez témoignage
que Jésus est le Fils de Dieu !

Ce dimanche, ce sont 27 enfants du catéchisme et de l’aumônerie de collège qui reçoivent pour la première fois la communion eucharistique. Ils se sont préparés et ils souhaitent ainsi avancer dans la vie chrétienne, être plus proches de Jésus, être remplis de son amour.

Cette première communion devra être suivie de nombreuses autres pour que, petit à petit, ils se laissent transformer par le Christ Jésus pour lui ressembler de plus en plus, tout au long de leur vie. Rendons grâce pour ce pain de la vie que Dieu nous donne, rendons grâce pour ces enfants qui accueillent, à leur tour avec foi, le trésor inépuisable de l’Église, que Jésus nous a confié : sa présence réelle au milieu de nous et en nous, le don de sa vie, la puissance de son amour et de sa résurrection.

Gloria ABUTCHI
Aymeric ARNOULD
Grégoire ASTOLFI
Vincent BARRIER
Thomas BELLO
Christiane BERNADEL
Elias BONNEFOI
Romane CELSO
Jade DESCHAMPS
Simon DOISNEAU
Marisa KURUKULASURIYA
Alexis LEBRUN
Marie LIGNON

William MENDY
Alexandre MOLLIO
Valentin MOULIN
Nirojan NIRMALAN
Chiara PASANISI
Lucie PROUTEAU
Roberto PUGLIESE
Valentine SIBIRIL
Anthony TAN
William TAN
Matthias TERRETAZ
Clément VELASCO
Leena ZINZOU-BOLE

Père Christophe de Lussy

 

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Dimanche 18 mai

Ne nous laissons pas voler l’Espérance !

« Nous sommes appelés à être des "personnes-amphores" pour donner à boire aux autres. Parfois, l’amphore se transforme en lourde croix, mais, c’est justement sur la Croix que le Seigneur transpercé s’est donné à nous comme Source d’Eau Vive. Ne nous laissons pas voler l’Espérance. »

(Pape François - Exhortation sur « la joie de l’Evangi le »)

Au cours de la journée paroissiale de ce dimanche, chacun est invité à Rencontrer l’Autre dans la gratitude, l’émerveillement, la solidarité et le respect.

Rencontrer l’autre

Quand tu rencontres quelqu’un,
ne t’arrête pas à une première impression
car tu sais bien que le premier visage
que nous présentons aux autres
n’est pas toujours notre vrai visage.

Quelqu’un disait : « Que ton premier contact avec l’autre
ne soit qu’une légère touche sur la toile où,
peu à peu, tu ébauches son portrait. »

Il nous faut plus d’un jour pour connaître quelqu’un.
C’est à travers un long chemin parcouru ensemble
que l’on se découvre davantage l’un l’autre sous son vrai visage.
Sache toutefois que tu n’auras jamais fini de découvrir l’autre.

Le monde d’aujourd’hui parle beaucoup de partage.
As-tu réfléchi à ce que ce mot signifie ?
Tu me diras : « Partager, c’est donner ».
C’est vrai, il s’agit de te donner, de donner le meilleur de toimême.

Mais le partage, c’est aussi recevoir :
Croire que l’autre a quelque chose à m’apporter.
Ce n’est pas nécessairement quelque chose de matériel,
ce sera quelque chose qui me manque : un sourire, l’écoute,
La gratuité, l’émerveillement, la solidarité, le respect de l’autre…

Fraternité Charles de Foucauld d’Afrique

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Dimanche 4 mai

Seigneur, fais-nous comprendre les Ecritures !

Aujourd’hui, 11 enfants de l’école Eugène Napoléon et du Collège Saint Pierre Fourier vont recevoir le Baptême. Voilà près de deux ans qu’ils s’y préparent avec leur catéchistes et nous serons heureux de les entourer ainsi que leurs parents, parrains et marraines et leurs familles pour qu’ils vivent à leur manière l’expérience des deux disciples d’Emmaüs.
En effet, comme ces deux disciples, le Christ ressuscité est venu au devant d’eux, attentif à leurs questions, à leurs joies, à leurs espoirs et à leurs souffrances : « De quoi parliez-vous donc sur la route ? ».
Au cours de la catéchèse, le Seigneur leur a demandé d’exprimer ce qu’ils ont compris de la vie de Jésus ; il leur a fait comprendre la longue attente du peuple de Dieu, guettant un Sauveur annoncé par tous les prophètes. Ce dimanche, il les invite à découvrir sa présence cachée mais bien réelle dans les sacrements : aujourd’hui le Baptême et dans quelques mois l’Eucharistie.
Jour de fête et jour de Joie pour nous tous : leurs fronts baignés dans l’eau du baptême, leurs vêtements blancs, signes de résurrection et leur cierge allumé éclairant leur visage et disent bien la beauté de la vie chrétienne ; il s’agit pour eux d’un « passage » vers la Vie éternelle (une Pâque), d’un éclairage permanent et d’une vie nouvelle :
« Vous êtes la Lumière du Monde. Vous avez revêtu le Christ. Vivez en enfants de lumière ! »
Père Philippe Dumas

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Dimanche 27 avril

Heureux celui qui croit sans avoir vu !

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Le Christ, Thomas et nous
Voici la principale raison pour laquelle les premiers disciples ont cru en Jésus ressuscité : après avoir vu le tombeau vide, ils ont vu Jésus vivant et c’est lui-même qui est venu à leur rencontre, alors qu’ils ne s’y attendaient pas. C’est bien Jésus, celui qui a été crucifié : il leur montre ses mains et son côté. Mais il n’est plus comme avant : les portes verrouillées ne l’arrêtent plus ; soudainement il est là et il disparaît de la même façon. Il n’est plus arrêté par les limites de notre vie actuelle. Désormais, il ne peut plus mourir.
Thomas est-il plus raisonneur que les autres ?
Particulièrement traumatisé, plutôt, par le drame qui vient d’arriver et les souffrances infligées à Jésus. Mais quand le Christ vient à sa rencontre, il croit. Il ne croit pas « que ce qu’il voit », il croit beaucoup plus que ce qu’il voit. Il voit les blessures, et reconnaît la présence de Dieu. Pour nous, disent les Pères de l’Église, le doute initial de Thomas est plus précieux que la foi des autres, car il nous a valu un nouveau « signe » éclatant de la résurrection. Si bien que la parole finale du Christ pourrait se comprendre ainsi : « Heureux ceux qui, à cause de toi, pourront croire, désormais, sans avoir vu. »
Et que nous apporte le Ressuscité ?
La paix et la promesse de la vie éternelle : le mot « paix » revient trois fois dans ce passage. Bien sûr, « paix » — « shalom, » — c’est le mot qui servait de salut habituel : comme en arabe, « salam ». Mais il a ici un sens fort. Jusqu’à son dernier souffle, Jésus a été le messager de la miséricorde, c’est-à-dire à la fois de la compassion et du pardon de Dieu. Là est la source de la paix du cœur.
Du côté de Jésus, Jean a vu couler du sang et de l’eau, signe de la vie. C’est tout cela que les disciples sont envoyés porter aux hommes, par l’annonce du Christ et le baptême.
Pour sortir de nos moments de doute, il est bon de nous remémorer ce qui dans notre vie nous a le plus encouragés dans la foi. Nous pouvons aussi essayer de discerner autour de nous les signes du Christ vivant aujourd’hui. À notre tour, il nous envoie annoncer le pardon de Dieu et apporter la paix.
Père Joseph Rahard, Diocèse d’Anger

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Dimanche 20 avril

Notre Pâque immolée, c’est le Christ !

Rassasions-nous dans la joie au festin du Seigneur !

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Les femmes sont intimement associées à la résurrection de Jésus, presque autant que le bleu l’est à la mer.
Les Evangiles ne racontent-ils pas qu’elles sont les premières à avoir vu Jésus vivant et à l’avoir annoncé ? Elles sont quelques-unes, nommées ou non (Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, Salomé, Jeanne femme de Chouza, Suzanne), disciples qui suivaient Jésus depuis la Galilée et qui lui sont restées fidèles jusqu’à la mort, alors que tous les autres sauf un avaient fui.
Ce sont elles qui, au lendemain du sabbat, mêlant leurs silhouettes à la pénombre, se glissent dans le lit des ruelles endormies, jusqu’à rejoindre le jardin où le corps de Jésus avait été déposé.
Certaines portent les aromates. Marie de Magdala, elle, vient les mains vides. Ce sont elles qui se sont étonnées devant la pierre roulée : où est le corps de Jésus ? C’est à elles que deux hommes en habits éblouissants ont révélé que celui qu’elles cherchaient était vivant et qu’il les précédait en Galilée, là où sont tous les gens venus d’ailleurs. C’est à elles que Jésus s’est montré et à qui il a parlé, pour la première fois après sa mort. Ce sont elles qui, bravant leur peur, puis les railleries, ont annoncé la Résurrection aux autres disciples. Les quatre évangélistes le rapportent : la chose n’est pas si fréquente !
Il y a donc dans la Visitatio, une réelle contribution à la liturgie, une insistance qui permet de tisser des correspondances fécondes, de mieux entrer dans le mystère de la vie sans déclin que nous recevons dans le pain de vie eucharistique, prémices de notre résurrection à tous. Il est donc heureux que les fidèles, à Pâques, puissent voir les femmes devant le tombeau-autel, qu’ils puissent entendre l’ange qui leur annonce la Résurrection et qu’ils puissent voir et entendre les femmes la leur annoncer - presque la leur porter - à leur place, c’est-à-dire dans leur propre histoire.

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