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Vie de la paroisse / Feuille d’Informations Paroissiales

845 - du 20 au 28 janvier 2018

Le cochon à la salle de c’porc !

Le coup d’envoi est lancé ! Depuis quelques jours, la paroisse est dans la poussière des travaux qui sont bel et bien commencés pour une durée approximative de 6 mois. Nous devrions donc pouvoir disposer de nos locaux aménagés d’ici la fin de l’année scolaire. Deo gracias !
Les salles étant indisponibles, nous fêterons notre saint Patron d’une manière différente cette année, mais toujours avec le traditionnel cochon, compagnon inséparable de Saint Antoine. Il nous donne rendez-vous chez lui, dans la salle de c’porc de Saint-Pierre Fourier. Ce sera comme chaque année un moment fort de notre vie paroissiale dans lequel se manifeste à travers l’Eucharistie et le repas notre unité au sein d’une unité plus grande que nous appelons de nos vœux en cette Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Comme l’an dernier et comme lors des Journées d’amitié, nous convierons quelques amis de la rue rencontrés régulièrement lors des Tournées de rue. Il font en quelque sorte aussi partie de notre communauté.
A ce propos, une nouvelle action vers les personnes de la rue va être proposée à la paroisse : en lien avec l’association Un Cœur Nouveau, sera proposée chaque lundi soir une permanence à la Gare de Lyon : sandwich, rencontre, écoute prière. Merci à ceux qui rejoindront cette initiative pour mettre un peu d’humanité dans ces lieux de passage anonymes.
Ce week-end, vous êtes sollicités pour aider financièrement à la formation des séminaristes. Nous rendons-grâce pour la centaine de séminaristes qui, à Paris, se préparent à être prêtres, mais aussi pour Dominique Tessier que l’Archevêque de Rennes, Mgr d’Ornellas est venu ce vendredi admettre parmi les candidats au sacerdoce.
Et puisque nous parlons finances, n’oubliez pas, si vous en avez un, de télécharger sur votre smartphone l’application La Quête qui vous permettra, en cas de panne de monnaie, de donner à la quête de manière simple, rapide et sécurisée.
Bonne fête de la Saint Antoine à tous !

P. François Lainé


846 - du 13 au 21 janvier 2018

Quel regard sur les migrants ?

En cette 104ème journée mondiale du migrant et de l’émigré, voici quelques extraits du message du pape François pour la journée mondiale de la paix (1er janvier 2018) qui peuvent nous éclairer.

« Tous les éléments dont dispose la communauté internationale indiquent que les migrations globales continueront à caractériser notre avenir. Certains les considèrent comme une menace. Moi, au contraire, je vous invite à les regarder avec un regard rempli de confiance, comme une occasion de construire un avenir de paix. La sagesse de la foi nourrit ce regard, capable de prendre conscience que nous appartenons tous à une unique famille, migrants et populations locales qui les accueillent, et tous ont le même droit de bénéficier des biens de la terre.[…]
En observant les migrants et les réfugiés, ce regard saura découvrir qu’ils n’arrivent pas les mains vides : ils apportent avec eux un élan de courage, leurs capacités, leurs énergies et leurs aspirations, sans compter les trésors de leurs cultures d’origine. De la sorte, ils enrichissent la vie des nations qui les accueillent. Ce regard saura aussi découvrir la créativité, la ténacité et l’esprit de sacrifice d’innombrables personnes, familles et communautés qui, dans tous les coins du monde, ouvrent leur porte et leur cœur à des migrants et à des réfugiés, même là où les ressources sont loin d’être abondantes.
Enfin, ce regard contemplatif saura guider le discernement des responsables du bien public, afin de pousser les politiques d’accueil jusqu’au maximum de la mesure compatible avec le bien réel de leur peuple. »

Dans l’évangile de ce dimanche, Jean Baptiste « pose son regard » sur Jésus, puis Jésus « pose son regard » sur Simon : ce terme désigne une façon particulière de regarder les personnes qui donne à voir l’invisible et qui inaugure une histoire sainte. Puissions-nous poser notre regard de la même façon sur les migrants de notre époque.

Et merci au « comité d’accueil des réfugiés » de notre paroisse qui nous aide à poser sur les migrants ce nouveau regard.

Père Christophe de Lussy


847 - du 6 janvier au 14 janvier 2018

Notre présent pour l’enfant

A chaque 1er janvier, on se demande : « que sera cette année ? ».
La question se pose au plan personnel : vais-je être en bonne santé, réaliser des projets, mais aussi comment vais-je faire pour devenir une personne meilleure, pour me défaire de certains travers, pour grandir en sagesse et en sainteté ? Vais-je me remettre en question, faire preuve d’audace, écouter les appels de Dieu ? Ce week-end, nous sont donnés en exemple les mages qui ont scruté le ciel et se sont mis en route pour finalement se prosterner devant le Christ. Quel bel itinéraire ! Quel beau programme pour une année !

La question se pose aussi au plan ecclésial. Nous recevons ce week-end un nouvel archevêque. Nous allons le porter dans la prière parce que nous savons que la tâche est lourde, ardue et délicate. Comme le Pape François qui demandait à la foule de prier pour lui au jour de son élection, Mgr Aupetit attend de nous un vrai soutien. Un père nous est donné et nous espérons qu’il conduira l’Église de Paris vers davantage de dynamisme, de foi, de profondeur, de générosité, de désir de faire connaître le Christ. Désormais, à chaque messe nous le confierons au Seigneur en citant son nom.

La question se pose enfin au plan paroissial. L’année sera marquée par le démarrage des travaux dans quelques jours. La vie paroissiale risque d’être profondément modifiée par le nouvel agencement des locaux. Il nous faudra faire preuve de patience, d’audace, d’imagination. Les « dîners découverte Alpha » décideront ils de nombreuses personnes à s’engager dans le Parcours Alpha qui commencera en octobre ? Arriverons-nous à mettre en place Hiver solidaire sur la paroisse ? Les familles seront-elles plus nombreuses à venir à la messe ? De nouvelles personnes se mettront elles en marche à la suite de l’étoile pour prendre leur part au dynamisme paroissial ?

Il est bon de commencer une année avec des questions. Que ce soit le présent que nous déposons devant l’enfant Jésus comme l’ont fait les mages.
Bonne année à tous.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

848 - du 23 décembre 2017 au 5 janvier 2018

C’est pour nous que le Verbe s’est fait chair !!

C’est avec un soin tout particulier que saint Luc rédige cette page qui nous relate la scène tellement intime de la rencontre de Marie avec l’archange Gabriel. Après avoir à maintes reprises et de bien des manières parlé jadis aux hommes par la beauté de la création, par la diversité des religions, par la révélation à Abraham, à Moïse et aux prophètes, voilà que Dieu vient en personne. Il vient sans l’éclat du Sinaï pour rencontrer une seule personne, dans le secret de sa prière. Il vient solliciter son adhésion. Il vient pour l’habiter. Il vient pour se mettre à son école. Par elle, Marie, simple fille de Nazareth en Galilée, Il vient toucher la terre. Il vient en ce point précis, en ce lieu particulier, en cette minute unique entre toutes, pour inverser le cours du temps. Car à partir de cet instant, le compte à rebours commence de la remontée de l’homme vers Dieu. À l’origine, l’homme et la femme quittent le paradis. Ils s’éloignent inexorablement de Dieu. Ils entraînent avec eux toute l’humanité. Mais aujourd’hui grâce à Marie et par elle, un homme se met en route qui entraînera à sa suite toute l’humanité, non plus vers le sol d’où elle avait été tirée, mais vers le Royaume à la porte duquel le Père inconsolable depuis les origines attend le retour de son Fils ; Marie, bonne terre recevant la semence de la Parole de Dieu porte désormais en elle, en puissance, toute l’humanité nouvelle, celle qu’engendra son Fils pour une vie éternelle. Avec Marie, toute bouleversée nous ne cessons de contempler cette merveille qui nous a été donnée et que nul ne peut nous ravir.

Père François Scheffer +

Feuille d’informations paroissiales

887 - du 24 décembre 2016 au 8 janvier 2017

Noël un jour, Noël toujours

NOËL, C’est DIEU qui vient nous sauver, DIEU avec nous, DIEU qui se donne pour que tous, vivions de sa vie, en choisissant de nous rejoindre.

NOËL, C’est DIEU qui vient naître dans la véritable crèche, qui est celle de notre cœur...qui veut s’enfanter en notre vie, pour se donner à tous.

NOËL, C’est DIEU qui fait encore le premier pas vers nous, pour qu’à notre tour nous fassions le premier pas vers tous les autres, par notre amour, notre paix, et notre joie.

En réalité NOËL, ce n’est pas seulement chaque 25 décembre, c’est en fait tous les jours de l’année ; à chaque fois que je serai signe de ce que DIEU veut être pour chaque homme en ce monde, à travers mon existence quotidienne.

Oui, c’est dans l’amour, la paix, la joie, que DIEU naitra, que DIEU surgira.....

Alors bonne et sainte fête de Noël, pour tous les jours de Ta vie !

+ Francisco PETITE

Feuille d’informations paroissiales

886 - du 7 janvier au 15 janvier 2017

Epiphanie

Il ne suffisait pas que le Messie vint au monde. Il fallait aussi qu’il soit connu de lui. Et avant même qu’Il eût commencé à prêcher, la création le manifestait. Les mages d’Orient reconnurent son signe et se mirent en quête de lui . Mais déjà le monde se divise à son sujet. Les mages le cherchent pour l’adorer, Hérode le cherche pour le tuer. Les uns lui apportent des présents symboliques : de l’or car ils vénèrent en lui le roi du monde ; de l’encens car Il est le grand prêtre qui intercèdera pour nous auprès de Dieu et de la myrrhe utilisée pour embaumer les morts, car un jour il vaincra la mort et l’emmènera captive.
Hérode, lui, calcule déjà en son cœur comment il pourra se débarrasser de lui. Car Dieu gêne quand Il intervient concrètement dans l’histoire. Et les puissants ont à juste titre peur d’être renversés de leurs trônes.

Ainsi l’Épiphanie du Seigneur, celle de ce jour, celle plus glorieuse encore du jour de sa Résurrection, est-elle une pierre d’achoppement pour tout un chacun. Il faut choisir : ou l’on va vers lui pour se prosterner et l’adorer, ou l’on va refuser sa divine intervention et tout faire pour effacer la réalité de sa présence (le massacre des saints Innocents).

Ce choix face à la manifestation du Seigneur est proposé à chacun car elle reste un mystère. Et l’Épiphanie comme la Résurrection demande un acte de foi.

Père François Scheffer


885 - du 14 janvier au 22 janvier 2017

Qu’as-tu fait de ton baptême ?

En ce dimanche, nous avons la joie de célébrer le baptême de 4 enfants de l’école primaire de l’Ensemble scolaire Saint Pierre Fourier, au cours de la messe de 10h45. Alors que nous avons célébré, lundi dernier, la fête du Baptême du Seigneur qui est venue clore le temps de Noël, ces baptêmes d’enfants nous invitent à raviver en nous la grâce de notre propre baptême.

« Qu’as-tu fait de ton baptême ? » Voilà la question que le Seigneur nous pose en ce dimanche, au début de cette année 2017. La grâce reçue est-elle à l’œuvre jour après jour ? « Et moi, je ne le connaissais pas » dit Jean Baptiste dans l’Évangile. Cherchons-nous à connaître le Christ ? Co-naître, naître avec lui à la vie d’enfant de Dieu ! Le laisser passer devant nous dans notre vie, nous effacer à sa suite, à la manière de Jean Baptiste, pour le laisser œuvrer en nous.
Oui, au début de cette nouvelle année, demandons à Dieu de faire grandir en nous la connaissance du Christ. Avec ces nouveaux baptisés, invoquons l’Esprit Saint reçu à notre baptême pour qu’il fasse son œuvre en nous.

Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

884 - du 21 janvier au 29 janvier 2017

Zabulon et Nephtali

Alors que les températures extérieures nous incitent à ne pas trop sortir et que les diverses épidémies nous persuadent de rester bien au chaud chez nous, voici des paroles du Christ qui nous prennent, encore une fois, à rebrousse-poil : « Venez à ma suite ». Les premiers Apôtres, bien installés dans leur métier de pêcheurs sur le lac se trouvent bousculés par l’appel de Jésus. Du jour au lendemain, il leur faudrait quitter leurs filets, leur barque, leur père ? On aurait pu penser qu’ils allaient prendre un temps de réflexion. Il s’agit quand-même d’une décision lourde. Et bien non ! « Aussitôt (…) ils le suivirent ». Cet élan, ce dynamisme est caractéristique des débuts de la mission évangélique. Il faut dire que l’enjeu est de taille : le pays de Zabulon et de Nephtali habite depuis si longtemps dans les ténèbres. Et voici qu’une lumière se lève sur lui : le Christ.

C’est ce même élan qui a poussé saint Antoine à partir au désert après avoir entendu le Christ lui dire : « Va, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres, et puis viens et suis-moi ».

Notre quartier n’est-il pas comme le pays de Zabulon et de Nephtali ? Et nous qui connaissons le Christ, pouvons-nous rester bien au chaud à nos affaires ? N’y a-t-il pas un feu à porter ? Ce dimanche, la fête de notre Saint-Patron nous donnera l’occasion de vivre un moment joyeux de chaleur fraternelle. Puisse-t-il ranimer en nous le désir de porter la lumière du Christ à ceux qui sont dans les ténèbres, la chaleur du Christ à ceux qui ont froid, à l’image de l’équipe des Tournées de rue qui s’est organisée pour inviter à notre fête quelques personnes de la rue qu’ils rencontrent régulièrement. Bravo à eux !
P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

883 - du 28 janvier au 5 février 2017

Francisco a 20 ans !.... de diaconat


En ces jours ci, il y a 20 ans, le cardinal Lustiger m’imposait les mains, comme diacre, pour le service de l’Église.
Confirmation de l’appel de Jésus dans ma vie, m’invitant à le suivre, comme il le fit autrefois aux pécheurs du lac de Galilée : "Venez à ma suite (.....) aussitôt laissant leurs filets, ils le suivirent." (Mt 4, 19-20).

Appel qui continue toujours de m’étonner, et de m’émouvoir : choix "fou" de Dieu, qui m’a choisi, moi. J’ai été aux antipodes de ce que doit être le disciple de Jésus, selon le cœur de Dieu, et ne mérite d’aucune manière d’avoir été choisi en recevant de Dieu une telle responsabilité, et une telle confiance.

Diacre pour l’Église de Dieu, diacre pour le diocèse de Paris, diacre pour la paroisse St Antoine des Quinze-Vingts pour laquelle j’ai été nommé, et que j’essaie de servir au mieux, depuis ces 20 ans, et à laquelle je me suis attaché de tout mon cœur.

Car je l’aime notre paroisse. Oui, je vous aime tous, avec toutes vos différences d’âges, conditions, nationalités.
Vous qui sans le savoir avez fait de moi celui que je suis aujourd’hui pour vous.

C’est donc pour cette raison, que je veux que nous les fêtions ensemble, ces 20 ans de diaconat. Ils se sont construits grâce à vous. Je souhaite donc que nous le célébrions tous ensemble.

Nous nous retrouverons samedi 4 février au soir, à 18 h 30 en commençant par la messe d’action de grâces suivie d’un "Dîner-dansant". Oui, je veux que nous fassions « la fête ensemble » !

Dans la joie d’être à votre service, je vous dis à samedi prochain.  

+Francisco PETITE

(PS) pour la bonne organisation du repas, merci de contacter Bénédicte Ologoudou au 06 20 73 39 61 ou par mail : benedicte.ologoudou@hotmail.fr                           

Feuille d’informations paroissiales

882 - du 4 au 17 février 2017

Crever l’abcès

Le carême approchant (1er mars), il peut être bon de prendre les devants et de s’interroger dès maintenant sur une résolution propice à prendre pour ce temps béni de conversion proposé par l’Église. Cette période de l’année liturgique peut nous aider à progresser dans l’amour, et à redécouvrir la joie d’aimer Dieu, d’aimer son prochain et de s’aimer soi-même.

Une des confidences récurrente reçue dans mon ministère de prêtre est celle de la souffrance des personnes liées aux addictions. Il en est une plus particulièrement qui asservit les hommes. Nombreux sont ceux qui ne savent plus comment s’affranchir de ce nouvel esclavage qu’est la consommation d’images pornographiques. Comment s’en défaire ? Face aux attaques et à l’agressivité extérieures dans ce domaine, il s’agit d’abord d’avancer de manière lucide et confiante dans la compréhension de l’enchaînement que l’on subit. Ensuite de ne pas tourner le dos aux moyens pour s’en sortir. Et enfin de croire qu’il est possible de retrouver une pureté du cœur dans la manière dont on se regarde. La pureté du cœur de Dieu. Il existe diverses propositions pour avancer vers la libération tant désirée, et certainement accessible.
Un « addict » en voie de guérison m’a fait connaître un ouvrage pour que j’en parle à d’autres : « LIBRE POUR AIMER, sortir de la pornographie », Éditions Emmanuel.

Ce parcours spirituel propose un chemin de libération en 40 étapes (= tout juste un carême). C’est un accompagnement dans un travail progressif de conversion, de libération et de reconstruction à suivre chez soi. À chaque étape journalière sont proposés un témoignage, une explication sur les mécanismes psychologiques, une réflexion spirituelle et un exercice pratique. Si beaucoup ont retrouvé une liberté et une capacité d’aimer inespérées, pourquoi pas d’autres ?

Je diffuse l’information en rappelant l’invitation de saint Paul aux Romains toujours d’actualité : « C’est le moment, l’heure est venue de sortir de votre sommeil… La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. ».
(Rom 13,11)

A bon entendeur…
Je reste à votre écoute.

Père François Scheffer +

Feuille d’informations paroissiales

881 - du 18 au 26 février 2017

Tous concernés

Comment transmettre la foi aux générations successives. Cette question qui se pose depuis les origines du christianisme avait, jusqu’à il y a peu, une réponse simple : catéchiser les enfants. Devenant adultes, ils auront une connaissance suffisante de la foi pour vivre en bon chrétiens. Certains d’entre eux deviendront catéchistes et ainsi, la boucle sera bouclée. Ce schéma très simple peut fonctionner aux époques et dans les régions où l’Église est majoritaire et où la société porte les valeurs chrétiennes. Il est évident que ce n’est pas le cas pour nous aujourd’hui.
Prenons 100 enfants inscrits au catéchisme dans notre paroisse. Combien d’entre eux continueront à l’aumônerie et seront encore pratiquants en Terminale ? 10 ? Et sur ces 10, combien seront encore dans le quartier au moment de commencer leur vie professionnelle ?
Si nous voulons déployer la vie de notre paroisse, compter uniquement sur un catéchisme attractif, bien pensé et dynamique, ce qu’il est, s’avère de manière évidente insuffisant. Et quand bien même il aurait une efficacité telle que tous les enfants deviennent à terme des adulte croyants et actifs, il faudrait au bas mot 15 ans pour en voir les fruits en termes de vitalité paroissiale.
Il nous faut donc intégrer la conviction que si nous voulons développer l’activité paroissiale, il nous faut évangéliser directement tous ces adultes qui soit n’ont pas persévéré après le catéchisme, soit n’en ont tout bonnement jamais eu. Non seulement nous permettrons à ces personnes de faire la rencontre du Christ, mais en plus, ils deviendront immédiatement des disciples enthousiastes qui participent au dynamisme de l’Église et de la paroisse.
C’est pourquoi nous mettons une telle insistance sur le Parcours Alpha. Session après session, l’apport de nouveaux « disciples missionnaires », comme les appelle le Pape François, transforme en profondeur la vie d’une paroisse dans un cercle vertueux : les nouveaux convertis produisent une joie qui elle-même est attirante pour d’autres.
La prochaine session commence mercredi. Sentons-nous tous concernés !

P. François Lainé


880 - du 25 février au 5 mars 2017

Miséricorde et Misère

Miséricorde et misère : tel est le titre de la lettre apostolique du pape François en conclusion du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, publiée le 20 novembre 2016. Ce titre est inspiré du commentaire de St Augustin, d’après l’Evangile de saint Jean de la femme adultère condamnée par les Scribes et les Pharisiens mais pardonnée par Jésus (Jn 8,1-11). Jésus incarne la miséricorde offerte à la misère du pécheur qui se repent.
Le Pape a voulu que l’année de la miséricorde ne soit pas une parenthèse dans la vie de l’Église, mais plutôt une occasion de prendre mieux conscience de la paternité divine et de sa miséricorde que Jésus révèle au monde jusqu’aujourd’hui, en particulier dans l’acte ecclésial du pardon sacramentel.
Nous commençons cette semaine avec le mercredi des Cendres le temps du Carême. Les cendres seront imposées sur nos têtes en rappel de notre fragilité qui nous incline à la conversion : nous sommes poussière et notre vie biologique nous ramène un jour à la poussière.

Mais nous croyons aussi que dans le Christ, nous sommes participants de l’éternité divine que nous vivrons dans le Royaume de Dieu. C’est le pardon qui nous y introduit : il est comme le mouvement du Bon Pasteur qui ramène la brebis perdue ou comme le soutien du Bon Samaritain qui soigne le blessé de la vie pour le ramener à la santé.
Grâce à cette année jubilaire, nous pouvons nous approcher encore du sacrement de la réconcicliation avec plus de confiance pour confesser nos péchés et entendre le message d’espérance du pardon sacramentel prononcé par le prêtre qui signifie le pardon de Dieu : “Par le ministère de l’Église, je vous pardonne vos péchés, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit”.
Dans ce sacrement, toute personne se trouve dans la situation de cette femme dans l’Evangile de Jean : “tous s’en allèrent ; il ne resta que la misère et la miséricorde”, commente saint Augustin. Comme nous le rappelle le Pape, “rien de ce qu’un pécheur repentant présente à la miséricorde de Dieu n’échappe à l’embrassade de sa miséricorde”. C’est ainsi que la miséricorde de Dieu devient l’espérance du monde.
P. Marcos Candido

Feuille d’informations paroissiales

879 - du 4 mars au 12 mars 2017

Ultime étape

Samedi, comme chaque premier samedi de Carême, aura lieu à Notre-Dame l’appel décisif des catéchumènes qui seront baptisés à Pâques. En effet, c’est l’évêque et lui seul qui peut appeler au baptême un adulte. Lors de cette célébration, il remet symboliquement une écharpe violette, signe de son appel et de son affection, que le catéchumène portera jusqu’à son baptême durant la Vigile pascale. Cette année, notre archevêque sera représenté par des évêques auxiliaires car il a contracté une infection virale qui va l’obliger à un long repos. Nous pensons bien à lui et le portons dans notre prière filiale.
Nous portons aussi dans notre prière nos deux catéchumènes qui seront baptisés à Pâques, Nils et Vincent. Ils en ont besoin. Depuis presque deux ans, ils se préparent et ce Carême est pour eux la dernière ligne droite, l’ultime étape. C’est toujours le moment où l’Adversaire en profite pour semer le doute dans les esprit et tente de déstabiliser les candidats. L’Evangile de ce dimanche nous le rappelle : le diable est puissant, mais le Christ, par la force de l’Esprit Saint l’est plus encore, alors même qu’il est dans la plus extrême faiblesse après 40 jours passés dans le désert. Oui, les catéchumènes seront tentés eux aussi et c’est pourquoi ils recevront par trois fois le soutien de la prière de la communauté lors des « scrutins » des 3ème, 4ème et 5ème dimanches de Carême. Nous prions aussi pour Noémie et Fatim qui recevront le baptême une semaine plus tard dans le cadre du catéchisme.
Ce week-end, la communauté accueille également en son sein Ephrem qui fera son entrée en catéchuménat durant la messe de dimanche soir. Il rejoint Nadia, Nicolas et Carline dans leur chemin pour un baptême à Pâques 2018 si Dieu le veut.
Ces catéchumènes, tout comme les nombreux invités du Parcours Alpha sont un signe de vitalité et de fécondité de notre paroisse. Ils nous bousculent et nous réveillent. Nous les accompagnons avec joie. Nous les portons ; ils nous portent.

P. François Lainé


878 - du 11 mars au 19 mars 2017

Familles, venez boire l’eau vive

Samedi prochain 18 mars, vous est proposée pour la deuxième année consécutive à Saint Antoine, la fête du Pardon des familles, de 9h45 à 12h. Différentes démarches individuelles ou en famille vous seront proposées, selon ce que chacun veut et peut faire, dont le sacrement de la Réconciliation. Ce temps finira par un verre de l’amitié.

Pourquoi organiser une fête du Pardon, et spécifiquement pour les familles ?

Parce que les tensions ne manquent pas dans la vie familiale : la famille est l’école fondamentale de l’amour pour tout homme ; c’est aussi là que s’expérimentent le refus d’aimer et le risque de se blesser très fort parce que celui qui aime est vulnérable.

Parce que le pardon est la clé de la vie en communauté. Il ouvre les vannes aux flots de la vie et de l’amour, il permet d’en rétablir la circulation lorsque l’offense a obstrué et empêché celle-ci.

Parce que nous avons besoin de vivre le pardon en famille, besoin de demander pardon et de pardonner, pour expérimenter à quel point la famille est le lieu fondamental d’accueil de la vie qui vient de Dieu. Nous avons aussi besoin, ensemble, de nous placer sous le regard miséricordieux de Dieu et de nous laisser réconcilier avec lui.

Les familles qui sont venues l’an dernier ont été profondément marquées par ce qu’elles ont vécu. En ce temps du carême, laissez-vous réconcilier avec Dieu, venez boire l’eau vive que vous donne le Christ Sauveur du monde.

Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

849 - du 16 au 25 décembre 2017

Un évêque stimulant


Après 12 années passées comme Archevêque de Paris, le Cardinal Vingt-Trois a fait ce samedi ses adieux à notre Diocèse.
Je voudrais, à titre personnel, le remercier de m’avoir fait confiance en me nommant curé de Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles, puis, il y a trois ans de Saint-Antoine. Pour les curés, le Cardinal était un archevêque agréable car il ne cherchait pas à imposer une manière de faire, ni à uniformiser les paroisses. Au contraire, il encourageait chaque paroisse à déployer son génie propre, à ne pas s’épuiser à tenir à bout de bras des activités qui avaient perdu leur élan.
La priorité de son mandat aura été la mission. Il invitait les paroisses à manifester cette préoccupation à travers quatre champs : le champ éthique, le champ social, le champ des familles et le champ de la jeunesse.
En 2009, il lançait Paroisses en mission, opération couronnée par Avent 2014 où toutes les paroisses étaient invitées à déployer des initiatives vers « ceux qui ne demandent rien à l’Église ». « Une foi qui ne se propose pas et ne se partage pas est une foi qui se dessèche et qui n’intéresse plus, même les croyants » disait-il dès son arrivée comme Archevêque. L’Église devait, selon lui, être en état permanent de mission.
La paroisse Saint-Antoine s’inscrit avec enthousiasme dans les directions qu’il a tracées. Quelques exemples de son influence sur la vie paroissiale : le lancement du Parcours Alpha, suite à Avent 2014, les initiatives concernant les couples et les familles, la création des Tournées de rue suite à l’année de la solidarité et l’an prochain de l’opération Hiver solidaire dont il est à l’origine.
« On ne peut pas être témoin de l’amour sans se faire proche de ceux qui ne sont pas aimés, on ne peut pas être témoin de la joie sans se faire proche de ceux qui connaissent la tristesse, on ne peut pas être témoin de l’espérance sans se faire proche de ceux qui sont tentés par le désespoir. »
A l’heure où il nous dit au-revoir, nous lui adressons nos remerciements sincères et tous nos vœux de meilleure santé pour une retraite bien méritée.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

Du 9 au 17 décembre 2017

Comme nous l’avons vu dans l’édito de dimanche dernier, au début de cet Avent, nouvelle année liturgique, l’accent est mis sur la nouvelle traduction du Notre Père, avec cette phrase qui le compose : "ne nous laisse pas entrer en tentation" : traduction juste, car DIEU ne nous a jamais soumis et ne nous soumettra à la tentation, car dès lors nous tomberions sans cesse dans le péché.
Les tentations qui nous arrivent, seront toujours une invitation à un choix même très difficile, qui est de préférer le Seigneur dans sa volonté, plutôt que mon propre plaisir qui est avant tout mon égoïsme.
Choisir Dieu, c’est le désirer, c’est être dans l’attente de sa venue (adventus), avoir la soif de le contempler lorsqu’il reviendra à la fin des temps.
Le choisir, c’est revivre ce magnifique événement qui a été son incarnation dans le dénuement d’une mangeoire. "Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu, mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom" (Jn 1, 11-12).
Voilà la chance de toute notre vie : devenir ses enfants, et l’Avent sera pour nous chaque année un nouveau départ, un nouvel élan tourné vers le Seigneur, dans son accueil à travers les autres.
L’Avent sera également une conversion, (comme nous y invite le magnifique Jean-Baptiste, en ce dimanche), un réaménagement, un rangement intérieur de ma vie, afin d’accueillir dans les meilleures conditions spirituelles le Seigneur qui veut naître en mon cœur, lieu ou l’amour et la paix devraient être présents pour y faire sa demeure. 
L’Avent, moment pour se réajuster en reconnaissant que je suis encore trop plein de moi-même, et pas assez de lui, et me demander quelle place je lui laisserai quand il viendra à Noël.
                                               +Francisco PETITE.
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Feuille d’informations paroissiales

855 - du 28 octobre au 12 novembre 2017

Faire du nouveau

Les Journées d’amitié de cette année seront exceptionnelles. Ce mot est à prendre aux deux sens du terme : exceptionnelles parce que différentes des années précédentes du fait des contraintes que les travaux à venir nous imposent ; exceptionnelles aussi dans le sens où c’est une occasion pour nous de faire du nouveau.
Il est toujours difficile de sortir des chemins balisés, de changer les habitudes, mais comme c’est salutaire ! Quelle difficulté a eu le Christ pour proposer la nouveauté de l’Évangile : « Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle ! » Il est pratique de refaire toujours les mêmes choses, mais les meilleures formules se rouillent et finissent insensiblement par perdre de leur efficacité. Faire du nouveau, c’est redonner de la vie, de l’enthousiasme, de l’imagination. « Voici que je fais toutes choses nouvelles » dit le Christ.
C’est l’occasion qui nous est donnée cette année. Saisissons-la !
Profitons de la Maison des jeunes pour inviter davantage les familles et les jeunes. De nombreuses activités leur seront proposées. Profitons de la Journée mondiale des pauvres pour nous sensibiliser davantage aux problématiques les concernant. Profitons-en aussi pour faire de ce week-end des journées festives et joyeuses, manifestant ainsi le dynamisme de notre communauté.
L’an prochain, nous retrouverons nos locaux, mais avec une configuration différente. Là aussi, il faudra réinventer les Journées d’amitié. Cette année nous y prépare.
Merci à tous ceux qui pourront s’investir autour de Pierre de Maistre, coordinateur de ces Journées. Merci à ceux qui participeront à garnir « l’épicerie ». Merci à ceux qui s’occuperont des enfants. Merci à ceux qui feront de ce week-end une vraie fête paroissiale.
Oui, cette année, les Journées d’amitié seront exceptionnelles !

P. François Lainé


851 - du 2 au 10 décembre 2017

Année nouvelle, ‘Notre Père’ nouveau !

En ce premier dimanche de l’Avent, l’Église catholique de France prie désormais avec une nouvelle traduction liturgique du Notre Père, à savoir la 6ème demande qui s’énonce ainsi : « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ». Pourquoi ce changement ? Comment l’accueillir ?
« Traduire, c’est trahir » dit un adage. Or cette demande de l’oraison dominicale (la prière du Seigneur) présente des difficultés particulières de traduction. La formulation choisie voici 50 ans – « Et ne nous soumets pas à la tentation » – posait problème car elle pouvait laisser penser, à tort, que Dieu se plaît à nous tenter… et à nous faire tomber. Cela est contraire au sens de la foi chrétienne, bien sûr, mais dans un contexte de société déchristianisée, sans doute fallait-il explicitement éviter cette mauvaise interprétation.
Mais la question n’est pas résolue pour autant : bien malin celui qui prétendrait tout comprendre de l’agir de Dieu. Ce qui est certain, c’est que nous devons combattre le mal, le péché, dans nos vies, résister à la tentation, et que Dieu nous y aide par son Esprit Saint : c’est le combat spirituel, à la suite de Jésus conduit par l’Esprit Saint au désert pour vaincre le Tentateur.
Cette nouvelle traduction écarte donc une erreur possible, mais elle nous invite surtout à nous laisser conduire humblement par Dieu face aux épreuves et aux tentations, à entrer en communion avec lui, par Jésus, avec Jésus, en Jésus, dans l’unité de l’Esprit Saint, et à croire qu’il nous soutient toujours de sa grâce : « Dieu est fidèle : il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l’épreuve il donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter. » (1 Co 10, 13)
Ce qui compte avant tout, c’est de recevoir de l’Église les mots que Jésus nous donne pour prier son Père et notre Père. Dieu se dit dans notre langage mais le dépasse infiniment. Dire ensemble l’oraison dominicale dans une même version prime donc sur nos préférences de traduction puisque nous unissons nos voix pour nous ouvrir au Mystère de Dieu, pour entrer ensemble dans une relation vivante au Dieu vivant.

Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

852 - du 25 novembre au 3 décembre 2017

L’an prochain, un ascenseur !

Le Seigneur nous comble : après le magnifique week-end des Journées d’amitié, une excellente nouvelle est tombée cette semaine : la Mairie de Paris vient de nous accorder le Permis de construire que nous avions sollicité concernant notre projet paroissial.
Je rappelle qu’il s’agit de mettre en conformité nos locaux selon les normes d’accessibilité et de sécurité, mais aussi d’améliorer les locaux existants pour les rendre plus fonctionnels. La vie paroissiale en sera transformée : salles supplémentaires, circulations plus faciles, espaces de travail, activités pour les enfants et garderie durant la grand-messe dominicale.
Concrètement, nous allons créer un ascenseur reliant les différents niveaux du 57 rue Traversière, du sous-sol au 2ème étage qui va être réaménagé, ventiler les sous-sols, percer une nouvelle porte en façade pour permettre d’accéder de plain-pied à l’ascenseur et répondre aux exigences de sécurité.
La phase d’appel d’offres est en cours auprès des entreprises. Les choix seront faits courant décembre et les travaux devraient commencer début janvier. Ils devraient s’achever en mai-juin, au moment où se terminera le bail que nous avons avec la boutique du 59 rue Traversière.
Concernant le financement, il nous reste encore 30.000 euros à trouver. Nous avions lancé en janvier dernier une souscription afin de récolter 55.000 euros. Beaucoup ont répondu généreusement à l’appel et je les remercie. 25 000 euros ont été collectés. D’autres attendaient sans doute que les travaux commencent pour donner leur contribution.
Aux Journées d’amitié, voyant des personnes âgées monter avec difficulté les escaliers, je leur disais : « l’an prochain, nous aurons un ascenseur ! ». Nous avons tous conscience de l’enjeu de ces travaux qui vont encore dynamiser la vie paroissiale et nous permettre davantage d’être une paroisse pour tous.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

853 - du 18 novembre au 26 novembre 2017

Vaincre nos peurs


Pour la première fois ce dimanche, nous allons vivre la Journée mondiale des pauvres. En instituant cette journée, le Pape François veut nous rappeler que l’assistance aux pauvres est « l’un des premiers signes par lesquels la communauté chrétienne s’est présentée sur la scène du monde ». C’est aussi un enjeu spirituel majeur : « partager avec les pauvres nous permet de comprendre l’Évangile dans sa vérité la plus profonde ». Le Pape ne nous invite pas à une simple attention envers eux mais à une véritable proximité : « les rencontrer, les regarder dans les yeux, les embrasser ». L’enjeu n’est rien de moins que la rencontre avec le Christ : « Si nous voulons rencontrer réellement le Christ, il est nécessaire que nous touchions son corps dans le corps des pauvres couvert de plaies ». C’est pourquoi nous ne pouvons pas déléguer la charité. Notre conversion est là. Chacun de nous doit s’en approcher selon les opportunités qui lui sont données. Mais ce n’est pas seulement en s’occupant des SDF : la pauvreté est une réalité bien plus large : elle a « mille visages marqués par la douleur, par la marginalisation, par l’abus, par la violence, par les tortures et par l’emprisonnement, par la guerre, par la privation de la liberté et de la dignité, par l’ignorance et par l’analphabétisme, par l’urgence sanitaire et par le manque de travail, par les traites et par les esclavages, par l’exil et par la misère, par la migration forcée ». La pauvreté est partout ; elle est à nos portes et donc à notre portée. Qu’est-ce qui nous empêche de faire ce pas ? Quelle peur nous habite ? Cette journée nous est donnée pour vaincre nos peurs.
« En ce dimanche, si dans notre quartier vivent des pauvres qui cherchent protection et aide, approchons-nous d’eux : ce sera un moment propice pour rencontrer le Dieu que nous cherchons. » Nous avons invité quelques SDF du quartier à partager notre repas de dimanche. C’est un premier pas qui en appelle bien d’autres.
P. François Lainé
PS : les citations sont des extraits du Message du Pape pour la Journée mondiale des pauvres
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