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Vie de la paroisse / Feuille d’Informations Paroissiales

796 - FIP du 20 avril au 3 mai 2019

En trois jours, je le relèverai

« Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai ». Tel est le mystère que nous vivons chaque année en cette fête de Pâques. Mais cette année restera à jamais particulière pour notre église de Paris. Car notre cathédrale a été détruite au premier jour de la Semaine Sainte.
Cet évènement a suscité une émotion immense qui dépassait largement la communauté catholique et la France. Car Notre-Dame de Paris est un symbole universel. Et de quoi est-elle le symbole ?
Il a fallu deux siècles pour la construire. Aucun de ceux qui l’ont commencée n’en a vu l’achèvement. Cela me fait penser à Gaudi entreprenant de bâtir la Sagrada Familia qui, un siècle plus tard n’est pas encore terminée. A une époque où l’on vit dans l’instant, le tout tout de suite, cet édifice nous fait entrer dans le temps long de l’éternité et d’une œuvre qui nous dépasse.
Cette basilique est aussi une œuvre commune. Des millions de personnes ont donné, qui de leur argent, qui de leurs bras, qui de leur talent pour que soit achevé cet édifice somptueux. A l’heure de l’individualisme, cette réalisation suscite l’admiration et le désir d’une unité de l’humanité.
Notre cathédrale est aussi et surtout une œuvre qui élève vers Dieu. L’élévation, la beauté et la lumière de l’art gothique provoquent chez toute personne qui y entre un saisissement qui est de l’ordre du mystique. Les réactions unanimes suite à sa destruction sont un signe que notre temps ne se résout pas à l’éloignement de Dieu.
De tout mal, Dieu tire un bien plus grand. Que cet évènement fasse entrer l’humanité plus avant dans l’éternité, la fraternité et la foi.
Il faut mourir pour vivre. En voyant ces flammes, nous avons pleuré, comme on pleure un être cher, comme Jésus pour son ami Lazare. Mais Jésus l’a ressuscité. Plus encore : il est lui-même ressuscité ! Il nous ressuscitera nous aussi, et ces poutres calcinées se joindront au bois de la Croix afin d’être source de vie pour le monde entier.
P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

797 - FIP du 13 au 21 avril 2019

L’Amour jusqu’à l’extrême

Feuille d'informations paroissialesComment à l’issue de notre carême, ne pas voir et rendre grâce pour toutes les bontés dont Dieu nous a encore comblés, et qu’il continue à nous donner, malgré nos péchés et nos nombreuses infidélités et ingratitudes ?

Comment ne pas nous arrêter, et voir notre Seigneur Jésus-Christ, qui va aller jusqu’a "la folie de l’amour", en entrant à Jérusalem, pour donner tout ce qu’il a ?
Oui, donner sa vie pour que nous l’ayons à notre tour de manière éternelle, par sa mort et sa glorieuse Résurrection.

Comment ne pas être reconnaissants pour l’acceptation de sa passion, l’acceptation de sa mort, l’acceptation par sa résurrection et de nous faire vivre éternellement avec Lui ?

En prenant conscience d’un tel don, notre vie ne doit être dès lors qu’un infini remerciement, pour ce cadeau qui nous dépassera toujours, et pour lequel nous n’aurons jamais suffisamment de reconnaissance.

Et n’ayant pas de mots à la hauteur, nous ne pouvons qu’être dans le silence de la méditation.

Comme nous y invite le texte d’ouverture de la célébration de ce jour béni : suivons-le dans sa passion, jusqu’a la croix, pour avoir part à sa résurrection, et à sa vie.

Bonne semaine Sainte à tous.

+ Francisco PETITE.


798 - FIP du 6 avril au 14 avril 2019

Transformons la clameur du monde en espérance !

Feuille d'informations paroissialesLe Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD)-Terre Solidaire créé il y a plus de 50 ans ambitionne de s’attaquer aux causes de la faim, de la pauvreté et des inégalités dans le monde. Il agit selon trois leviers d’action complémentaires :

le partenariat pour soutenir dans les pays en développement des associations et ONG locales qui œuvrent en faveur de la paix et de la justice sociale .Nous ne faisons pas à leur place, nous les aidons à se rassembler et à construire des projets concrets et efficaces .

l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale pour changer les comportements en profondeur. Nous menons des actions de sensibilisation pour présenter aux citoyens les grands enjeux internationaux et leur permettre d’agir en conséquence.

le plaidoyer qui vise à influencer les décisions des responsables politiques et économiques qui ont un impact sur les problématiques globales de développement. Nous développons une expertise entre autres en matière de financement du développement, de souveraineté alimentaire, de justice fiscale.

L’ONU estime à 250 millions le nombre de réfugiés climatiques dans le monde en 2050,des personnes obligées de quitter leur foyer pour échapper aux conséquences du changement climatique qui n’est pas qu’une lointaine menace mais dont les effets se font déjà ressentir. Pour empêcher ces souffrances et permettre à ces familles de vivre chez elles en toute dignité le CCFD-Terre Solidaire soutient des projets de terrain en formant les paysans à la création d’entreprises afin de réduire la dépendance de leurs revenus aux aléas du climat en diversifiant leurs activités.

Le CCFD-Terre Solidaire puise son inspiration dans l’enseignement social de l’Église, en particulier les encycliques consacrées au développement et place le développement de tout homme et de tout l’homme au cœur de son action. Il accomplit ainsi la mission d’organiser l’action de solidarité internationale confiée par la Conférence des évêques de France en appelant les chrétiens au partage financier pendant la période de Carême , notamment lors de la quête de ce jour.
 Notre idée du bonheur s’accompagne d’une ouverture à l’autre , d’un regard sur le monde qui nous entoure.

L’équipe CCFD-Terre Solidaire de Saint-Antoine des Quinze-Vingts.


799 - FIP du 30 mars au 5 avril 2019

Parure de joie

A l’occasion du 20ème anniversaire de la consécration de l’autel de la Chapelle de l’Agneau de Dieu, nous sommes heureux de célébrer l’eucharistie autour de notre archevêque Monseigneur Michel Aupetit, en ce dimanche de la joie.
Pour la circonstance le mobilier liturgique se pare d’une ornementation nouvelle. Dans l’espace architectural sobre, il est important de signifier visuellement, par l’expression artistique, la présence de Celui qui donne tout son sens et son caractère à l’ensemble du lieu : Jésus-Christ, mort et ressuscité pour nous.
Bref descriptif :
L’autel : l’espace vide du cube de l’autel est traversé par le souffle de Dieu, l’Esprit Saint, révélé dès le commencement et donné à l’humanité toute entière après le sacrifice du Christ, le jour de la Pentecôte.
L’ambon : le phylactère à l’extrémité duquel apparait le chrisme, enlace de bas en haut le pied de l’ambon et rappelle la Parole de Dieu, écrite à travers les siècles de l’histoire qui s’accomplit dans la personne du Christ, Verbe fait chair.
Le tabernacle : une hostie sur la porte indique la présence de Jésus dans la réserve eucharistique destinée aux malades et aux mourants comme viatique de la mort à la Vie. Le coffre est placé devant un vitrail rappelant la colonne de nuée qui guida les Hébreux dans leur traversée du désert, quand Dieu fit passer son peuple de l’esclavage à la liberté.
L’inspiration de ces œuvres, réalisées par l’artiste Fleur Nabert, contribuera à l’ouverture d’esprit et à la méditation de ceux qui viennent chaque jour plus nombreux en ce lieu pour y chercher et trouver le repos auprès du Seigneur.
Enfin, comme 20 ans se fêtent aussi en musique, nous nous réjouissons d’entendre désormais sonner l’orgue augmenté d’un jeu de soubasse 16 de 30 tuyaux, installé par le facteur d’orgue Jean-Philippe-Yvon Barthel.
Dans l’action de grâce, je remercie vivement Fleur Nabert et Jean-Philippe Barthel pour leur contribution à l’embellissement de la Chapelle, lieu de paix et de recueillement dans notre quartier.

Père François Scheffer +

Feuille d’informations paroissiales

800 - FIP du 23 mars au 29 mars 2019

Me voici !

Samedi dernier, les collégiens et lycéens catéchumènes ont été appelés par l’Archevêque au baptême en l’église saint Roch. Ce dimanche matin, c’est au tour des enfants du primaire d’être appelé au baptême.

C’est une étape riche pour les catéchumènes mais aussi pour notre communauté. Pour les futurs baptisés, le fait d’être appelé met en valeur l’initiative gratuite de Dieu. La décision qui habite leur cœur acquiert ici sa dimension ecclésiale devant le peuple de Dieu réuni autour de son pasteur. Leur réponse de foi est portée par une communauté qui les précède.

Pour les communautés, l’appel décisif est l’occasion de reconnaître que l’appel de Dieu est toujours actuel. Il s’adresse à tous les chrétiens invités à la conversion sur le chemin de Pâques.

Les gestes de la célébration sont significats. En effet, chaque enfant ou jeune est appelé par son prénom et répond : « Me Voici ». Ensuite il reçoit une écharpe violette, signe de son désir de conversion comme le disait le Cardinal Vingt-Trois il y a deux ans : « Quand vous serez baptisés, on enlèvera votre écharpe violette et on la remplacera par une écharpe ou par une cape de couleur blanche, signe de la nouveauté, de la vie. Vous serez quelqu’un de neuf pour commencer une vie nouvelle. Vous ne revêtirez pas seulement une tenue blanche, mais vous revêtirez aussi votre cœur de tendresse, de bonté, de douceur, de patience, vous vous supporterez les uns les autres, pardonnerez si vous avez des reproches à faire. Bref, vous agirez comme le Seigneur. C’est à cela que vous êtes appelés par votre baptême. Jésus vous appelle pour vous ouvrir les yeux, comme il l’a fait à Bartimée, pour que vous puissiez voir en vous-mêmes et autour de vous ce qui vous fait grandir, ce qui est bon, ce qui est source de vie et de bonheur, pour vous faire voir aussi ce qui vous empêche d’avancer, ce qui est mauvais, ce qui est source de mort et de malheur » (Homélie 11 mars 2016).

Frères et Sœurs, je vous invite à porter dans votre prière nos jeunes catéchumènes ( Alexane, Alice, Augustin, Chris, Eloi, Eva, Jenifer, Juliette, Louis, Louna, Maïa, Marthe, Mathéo, Paola, Raphaël) qui recevront le baptême le 11 mai à 15h00 dans notre église.

Bon et saint Carême à tous.

Père Camille MILLOUR +


801 - FIP du 16 au 22 mars 2019

Obscure ou inutile, ma vie ? Non divine !

Certains trouvent leur vie banale et sans intérêt. L’évangile de la Transfiguration doit les toucher.
En effet, que voient les trois apôtres sur la montagne ? La nature humaine du Christ, notre nature lorsqu’elle est saisie, embrasée par la présence de Dieu !

Cette nature humaine, nous l’utilisons aussi mal qu’un petit enfant utilise un violon précieux : il s’en sert avec conviction comme d’un tambour, puis découvre les cordes et en tire des accents déchirants. Mais si un virtuose lui tient la main, la mélodie sera belle, et divine si l’artiste est divin. De même, l’Esprit -Saint propose de guider divinement notre vie, à la manière de celle de Jésus.

Après une période de succès en Galilée, Jésus annonce qu’il doit monter à Jérusalem pour mourir : est-ce une grosse fatigue, une idée de suicide ? Peut-on continuer à le suivre ? Il va alors montrer à trois apôtres qu’en fait sa marche est déjà celle d’un vainqueur par la puissance de l’amour, vainqueur de la haine, du mal, de la mort et du péché. Telle est la vérité profonde de toute sa vie, qui s’ouvre quelques instants aux témoins.

Telle est aussi la vérité de notre vie si nous sommes bien membres de son corps. La banalité du quotidien, les actions les plus obscures sont, par la présence de l’Esprit, des pépites de qualité divine, et l’expression discrète d’une vie plus profonde que la mort, d’un amour qui surmonte toute épreuve et a valeur d’éternité.

Mgr Jean-Marie Dubois

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802 - FIP du 9 au 15 mars 2019

Carême, route vers Pâques

Le jeûne, la prière et le partage, sont d’efficaces tremplins, pour ce temps d’entrainement, qu’est le carême. Il devrait nous aider à nous libérer de ce qui nous enchaîne encore, et nous empêche de devenir enfin maître de nous-mêmes.

Le carême est ce temps de grâce, pour revenir en "notre intérieur", au cœur de notre vie, et nous débarrasser des chaînes qui nous maintiennent encore bien prisonniers.

Le carême est le temps privilégié par excellence pour nous convertir, c’est à dire réaménager notre vie, pour qu’elle soit la plus belle possible, dans le service et l’amour des autres.
Et c’est vraiment là que Dieu nous attend et nous donne constamment rendez-vous. Le carême est également un temps de méditation ou je suis invité à approfondir ma connaissance du dessein de Dieu sur le monde et surtout sur soi-même.

Oui, rendez-vous personnel de tous les jours. Et par ce que je suis, je vais aider avec sa grâce divine, à orienter ceux que je rencontre, vers Celui sans lequel ma vie n’aurait aucun sens.

Afin que ma vie crie ouvertement, ou silencieusement la venue de Dieu qui se donne sur une croix, pour nous sauver de manière définitive par sa résurrection.

+ Francisco Petite

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803 - FIP du 23 février au 8 mars 2019

Abnégation

L’actualité en ce qui concerne l’Église n’est, en ce moment, pas très joyeuse. Film sur le Père Preynat, livre sur l’homosexualité au Vatican, reportage sur le viol de religieuses, plainte contre le Nonce apostolique en France… Chaque jour apporte son lot de nouveaux articles qui peuvent émousser notre confiance dans l’Église.

Pourtant, nous affrontons cette tempête avec abnégation. Grâce à cela, l’Église prend davantage conscience des souffrances engendrées par certains de ses membres et des mécanismes qui peuvent favoriser les abus. Elle vit la compassion. Elle prend les mesures nécessaires pour la protection des plus faibles et des plus fragiles. La « Rencontre pour la protection des mineurs » qui se déroule en ce moment au Vatican en est un signe fort. De tout mal, Dieu fait sortir un bien plus grand. En démasquant les structures de péché en son sein, l’Église retrouve de manière plus pure sa vocation évangélique de porter au monde l’amour du Christ.

En ce temps où les prêtres pourraient être eux aussi atteints dans leur confiance, notre évêque Mgr Michel Aupetit nous a adressé une lettre réconfortante dans laquelle il nous redit « (son) indéfectible confiance et (sa) joie de partager avec (nous) la mission apostolique confiée par le Seigneur ». Il conclut son message par ces mots magnifiques qui résonnent avec l’Évangile de ce dimanche : « Nous avons donné notre vie pour le salut du monde et pour que les hommes puissent connaître l’immense joie d’entrer dans l’intimité du Christ qui nous ouvre les portes du Ciel et de l’éternité de la vie en nous permettant de connaître un amour divin qui va jusqu’à l’amour des ennemis. Si ces derniers existent et cherchent à nous faire du mal, nous continuerons de prier pour eux, car notre seule tristesse est de savoir que quelqu’un refuse cet amour inconditionnel. »

P. François Lainé

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804 - FIP du 16 au 22 février 2019

Heureux, malheureux !

Bonheur, malheur… La vie de l’homme oscille constamment entre ces deux pôles, cherchant l’un avec avidité, fuyant l’autre avec terreur.

Et Jésus nous dit : « Heureux ! », « Malheureux ! » Mais certes, pas dans le sens où on voudrait l’entendre et de manière si paradoxale qu’on serait presque tenté d’inverser les termes. Il faut pourtant laisser pénétrer dans nos cœurs ces paroles difficiles à entendre sinon nous ne pourrons pas nous déclarer chrétiens.

Inaugurant son ministère par cette charte solennelle, Jésus entend bien éclairer par là tout son message et pour mieux le faire comprendre Il le réalisera dans sa propre vie. A nos oreilles, il retentit aujourd’hui toujours neuf et toujours pressant. Le retournement des valeurs qu’il nous propose montre à quel point le chrétien devra prendre ses distances vis-à-vis des courants qui l’entourent. Mais le bonheur, le vrai, est à ce prix.

La récompense du ciel, non une vague promesse destinée à nous faire oublier les souffrances de la terre, qui est la réalisation de notre personnalité dans toutes ses possibilités, passe par là. Libérés de la richesse, de la satisfaction, de la fausse joie et de la réputation humaine, nous serons comblés de la plénitude de Dieu, seule capable de nous donner le bonheur.

+ P. François Scheffer

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805 - FIP du 9 au 15 février 2019

Avec l’aide de l’Esprit Saint


Dans le cadre de l’Aumônerie catholique de l’Hôpital des 15-20, nous formons une petite équipe qui se retrouve chaque mardi après-midi pour un petit temps de prière dans la jolie chapelle de l’hôpital, avant d’aller rendre visite aux malades. Nous lisons un texte de la messe du jour que nous commentons et qui souvent nous amène à une discussion plus personnelle. Nous partageons ensuite les expériences vécues avec certains malades la semaine précédente. C’est à la fois très utile et très enrichissant. Bien sûr, nous terminons par une prière pour les personnes citées dans le cahier mis à la disposition des visiteurs dans le fond de la chapelle.
Et puis, nous montons vers de nouvelles rencontres chacun séparément. Nous sommes repérables au badge de l’hôpital affichant le service auquel nous appartenons et notre nom.

Inutile de dire que nous sommes toujours très émus, pour ne pas dire inquiets de ce qui va arriver : nous frappons à chaque chambre et entrons, ignorant totalement ce que nous allons trouver : chambre à un lit, à deux lits, malade seul ou avec sa famille ? C’est très intimidant et là nous sollicitons vraiment l’aide de l’Esprit Saint pour qu’il nous souffle comment écouter, ce qu’il faut dire ou ne pas dire, comment réagir.
Chaque visite est différente, parfois sympathique et joyeuse, parfois lourde, parfois dramatique. Une chose est sûre : nous ne devons en aucun cas faire de prosélytisme, formellement interdit par l’hôpital. Car nous rencontrons des malades de toutes les religions, ou absolument athées. Lorsque nous laissons chaque malade, nous lui proposons de dire une prière pour lui le soir, quelle que soit sa religion. La réponse est pratiquement toujours « oui ». Il arrive même que certains souhaitent prier là, tout de suite !

Une chose est sûre : si nous apportons un peu de réconfort aux malades, eux nous apportent beaucoup aussi. Alors, c’est une grande récompense pour nous.

Elisabeth Trutat, visiteuse des malades,
À l’hôpital des 15-20


806 - FIP du 2 au 8 février 2019

Jésus, le seul qui nous rend libres !

Qu’ elle est étrange cette sensation parfois de ne pas être écouté par ceux qui nous connaissent bien, qui savent que nous voulons leur donner le meilleur de nous mêmes, et les rendre heureux !
A l’inverse, nous faisons parfois cette expérience étonnante que notre parole est accueillie, retenue, par des moins proches, et même des inconnus.
C’est la liberté de chacun.
Notre mission est de ne pas nous taire malgré nos difficultés : c’est d’annoncer ou de rappeler que seul Jésus peut nous rendre libres de tout ce qui nous tient encore enchainés.
Aller au delà de nos cercles habituels, aller dans ces "ailleurs", ou nous n’allons peut être pas, et ou la parole de Dieu sortant de notre cœur, par nos lèvres, serait étonnamment accueillie.
Car apparemment « aucun d’entre nous, (baptisé donc disciple et prophète), n’est accueilli favorablement dans son pays » (Lc 4,24), comme nous le dit Jésus en ce dimanche.
Nous comprenons, en fait, que nous avons à être des "semeurs de Dieu".
Être ses disciples à temps et à contre temps.
Semer dans nos territoires, et sinon, dans les terrains du monde, qui accueilleront la parole qui libère.
Le tout, c’est être les semeurs de Dieu !
"Car il a fait de nous des prophètes pour les nations" (Jr 1, 5).

+Francisco PETITE.

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807 - FIP du 26 janvier au 1er février 2019

Les JMJ au Panama : coup de chapeau au Pape François !

Les JMJ sont une « fête de la foi » instituées par le Pape Jean-Paul II en 1986, à l’occasion de laquelle des jeunes de tous horizons et de tous pays se rencontrent et font l’expérience de l’amour de Dieu. Cette année, elles ont lieu au Panama et le thème choisi par le Pape François est la réponse de la Vierge Marie à l’appel de Dieu : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1,38).

« Les mots de Marie sont un « oui » courageux et généreux, la réponse de quelqu’un qui a compris le secret de la vocation : sortir de soi et se mettre au service des autres. Notre vie n’a de sens que dans le service de Dieu et du prochain. Beaucoup de jeunes, croyants ou non croyants, au terme d’une période d’études, manifestent le désir d’aider les autres, de faire quelque chose pour ceux qui souffrent. Telle est la force des jeunes, votre force à tous, qui peut changer le monde ; voilà la révolution qui peut vaincre les grandes puissances de ce monde : la « révolution » du service. Se mettre au service de son prochain ne signifie pas seulement être prêt à l’action ; cela implique aussi d’entrer en dialogue avec Dieu, dans une attitude d’écoute, comme l’a fait Marie. Elle a écouté ce que l’ange lui a dit et elle a ensuite répondu. À partir de cette relation avec Dieu, dans le silence du cœur, nous découvrons notre propre identité et la vocation à laquelle le Seigneur nous appelle…

Le plus important c’est de découvrir ce que le Seigneur attend de nous et d’avoir le courage de dire « oui ». Marie a été une femme heureuse parce qu’elle a été généreuse envers Dieu et s’est ouverte au plan qu’Il avait pour elle. Les propositions que Dieu nous fait, à l’instar de celle qu’il a faite à Marie, ne visent pas à éteindre les rêves, mais à susciter des désirs ; faire fructifier notre vie, faire fleurir de nombreux sourires et réjouir beaucoup de cœurs. Donner une réponse positive à Dieu est le premier pas pour être heureux et rendre heureux beaucoup de gens autour de nous. Chers jeunes, que chacun ait le courage de regarder au fond de son cœur et de demander à Dieu : que veux-tu de moi ? Laissez le Seigneur vous parler et vous verrez votre vie se transformer et se remplir de joie » (Message du Pape aux jeunes des JMJ 2019).
Que ces paroles du Pape nous aident à répondre aux appels du Seigneur. Aidons aussi les jeunes de notre paroisse à répondre à leurs vocations et faisons leur confiance. Prions pour qu’ils deviennent l’Espérance pour Dieu et pour l’Église.

Père Camille MILLOUR +


808 - FIP du 19 janvier au 25 janvier 2019

Agapes

La liturgie de ce dimanche nous fait entendre l’Évangile des Noces de Cana. Le premier signe accompli par Notre Seigneur se situe au cours d’un repas de mariage et en plus, ce signe consiste à changer de l’eau en vin. Le ministère de Jésus est mis sous le signe de la convivialité, au point que celui-ci sera même traité de glouton et d’ivrogne. La foi chrétienne n’est pas d’abord une religion d’ascètes. Le repas y tient une place très importante. Jésus a institué l’Eucharistie au cours d’un repas et les premiers chrétiens aimaient se retrouver le dimanche pour les « agapes ». Encore aujourd’hui, la tradition du repas dominical en famille reste ancrée : nous savons prendre le temps de bien manger, même en Carême, afin de vivre un moment fraternel et joyeux. Pour ceux qui n’ont pas de famille, la paroisse organise un dimanche par mois le « dimanche pas comme les autres » où peuvent se retrouver autour d’un bon repas ceux qui, sans cela, mangent seuls le jour du Seigneur.

Ce dimanche sera encore plus « pas comme les autres » puisque les « agapes » réuniront trois cent personnes. Un repas digne des Noces de Cana dans lequel se manifestera notre joie d’être disciples du Christ formant une communauté unie et rayonnante. Et comme dans cette parabole où la salle du banquet n’étant pas remplie, le maître a envoyé ses serviteurs sur les carrefours pour inviter ceux qu’ils y trouveraient, nous aurons la joie de prendre notre repas avec les accueillis d’Hiver solidaire ainsi qu’avec quelques personnes de la rue.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

809 - FIP du 12 janvier au 18 janvier 2019

Suivre le Divin Maître

Feuille d'informations paroissiales

L’Esprit Saint vient solennellement attester la divinité de Jésus au moment où Il accomplit comme un homme ordinaire le geste pénitentiel de se soumettre au Baptême de Jean.

Ainsi, au long de sa vie, Jésus ne se montrera-t-il jamais si grand que dans l’humilité des gestes et des paroles ! Profonde leçon pour nous qui voyons les choses si différemment.

Suivre le Christ c’est emprunter ce chemin d’humilité, c’est-à-dire de vérité. Le Christ, vrai Dieu et vrai homme, nous enseigne la vérité de notre être. Blessés par le péché, purifiés par le Baptême, nous oscillons entre les deux abîmes également tentants du mal et de la sainteté. Et cela se vit dans le quotidien le plus humble. A chaque pas, nous pouvons choisir Dieu et son amour ou le refuser.

Mettre ses pas dans les pas de Jésus, c’est s’assurer un chemin qui, pour être étroit et caillouteux, n’en conduit pas moins à la vie éternelle ; au vrai bonheur.

Père François Scheffer


810 - FIP du 5 janvier au 12 janvier 2019

Epiphanie

Manifestation de Dieu qui se fait visible, pour que nous le rendions visible !

Il se manifesta aux mages, pour qu’ils puissent le manifester à leur tour. Voilà qu’elle fut leur mission, mission qui est aussi la nôtre. Que faire, comment faire, quoi faire ? Tout d’abord prier et tout demander au Seigneur, car il veut nous le donner, demander avec nos propres mots, aussi pauvres soient-ils ou ceux magnifiques de Ste Faustina Kowalska, (beau projet pour chacun de nous en ce tout début d’année).

+ Francisco Petite

O Seigneur, nous désirons être tout transformés en ta Miséricorde et être ainsi un vivant reflet de toi Seigneur.
Que le plus grand des attributs divins, ton insondable miséricorde, passe par nos âmes et nos cœurs sur le prochain.
Aide-nous, Seigneur, pour que nos yeux soient miséricordieux, pour que nous ne soupçonnions jamais ni ne jugions d’après les apparences extérieures, mais que nous discernions la beauté dans l’âme de notre prochain et que nous lui venions en aide.
Aide-nous, Seigneur, pour que nos oreilles soient miséricordieuses, afin que nous nous penchions sur les besoins de notre prochain et ne restions pas indifférents à ses douleurs ni à ses plaintes.
Aide-nous, Seigneur, pour que nos langues soient miséricordieuses, afin que nous ne disions jamais du mal de notre prochain, mais que nous ayons pour chacun un mot de consolation et de pardon.
Aide-nous, Seigneur, pour que nos mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes œuvres, afin que nous sachions faire du bien à notre prochain et prendre sur nous les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.
Aide-nous, Seigneur, pour que nos pieds soient miséricordieux, pour nous hâter au secours de notre prochain, en dominant notre propre fatigue et notre lassitude. Notre véritable repos est dans le service de notre prochain.
Aide-nous, Seigneur, pour que nos cœurs soient miséricordieux afin que nous ressentions toutes les souffrances de notre prochain. Nous ne refuserons notre cœur à personne. 
Que ta miséricorde repose en nous, Seigneur.
Que ta miséricorde repose en nous, Ô Seigneur.
                                         
Ste Faustina Kowalska


811 - FIP du 22 décembre 2018 au 5 janvier 2019

Un hiver très solidaire

L’opération Hiver solidaire a commencé il y a déjà deux semaines. Trois personnes de la rue, Téo, Jean et Joaquim peuvent maintenant chaque soir manger un bon repas et dormir au chaud. Grâce à l’excellente organisation d’Olivier Boucher que je remercie, des dizaines de bénévoles se succèdent pour assurer qui l’accueil, qui le repas, qui la nuit, qui le petit déjeuner, qui le ménage. Les accueillis ont rapidement pris leurs marques et mettent la main à la pâte. J’ai eu la joie de partager par deux fois le dîner avec eux. L’ambiance est joyeuse et les discussions intéressantes. L’initiative permet aussi que se rencontrent des paroissiens qui ne se connaissaient pas ; des liens se tissent qui renforcent la cohésion et la fraternité paroissiale.

L’opération Hiver solidaire n’a bien entendu pas mis entre parenthèse les autres actions de solidarité. Les tournées de rue continuent car si trois personnes dorment au chaud, il y a tous ces autres qui apprécient une visite amicale agrémentée de café ou de soupe. L’accueil du lundi Gare de Lyon attire toujours autant de personnes qui viennent non seulement chercher une boisson chaude et un sandwich, mais aussi une parole, un échange, un moment de prière. C’est grâce à cet accueil que nous avons trouvé deux des trois accueillis d’Hiver solidaire.

Et puis pour Noël, il y a également, comme chaque année, le réveillon organisé par la Conférence Saint-Vincent de Paul ainsi que les visites à domicile pour porter un colis de Noël.

Rompre l’isolement, proposer un moment de qualité, manifester l’amour de Dieu à travers notre pauvre amour, autant d’initiatives qui rappellent la dignité de chaque personne, créature aimée du Père, et nous font grandir en humanité.

Le Christ s’est fait solidaire du genre humain. Nous aussi, à sa suite.

P. François Lainé


812 - FIP du 15 au 22 décembre 2018

L’Avent, un temps intérieur et missionnaire

Dans un climat politique et social plutôt tendu et pessimiste, dans lequel baigne le pays en ce moment, que va être la fête de Noël qui s’annonce déjà dans l’univers commercial ? Une simple trêve dans les luttes engagées ? Une fête de l’oubli par la consommation et la distraction ? Un refuge de nostalgie enfantine ? …

Comme chaque année, l’Église nous propose ce beau temps liturgique de l’Avent. Il est une période d’attente joyeuse de Jésus ! Et nous n’attendons pas de revivre Noël et la naissance de Jésus à Bethléem seulement comme une pieuse comédie.
L’Avent nous invite au contraire à nous arrêter en silence, pour prendre conscience d’une présence ; c’est une invitation à comprendre que chaque évènement de la journée est un signe que Dieu nous adresse, un signe de l’attention qu’Il a pour chacun d’entre nous.

L’Avent est une occasion privilégiée pour méditer sur le sens et la valeur de notre existence.
Ce temps de l’Avent est aussi l’occasion de nous rendre attentif à ceux qui souffrent et sont dans le besoin dans notre quartier. C’est pourquoi, cette année la paroisse lance l’opération « Hiver solidaire » …il est encore temps d’apporter son aide pour ce beau projet paroissial (Contact : hiversolidaire@saqv.fr) Tout le monde peut faire quelque chose soit en préparant un dîner, un petit-déjeuner, en passant une nuit avec les personnes accueillies et ou en priant pour cette activité.

Comment allons-nous vivre ce temps ? De quelle manière allons-nous préparer nos familles à la naissance de Jésus ? À sa naissance dans le monde ? À sa naissance dans nos cœurs ? Se préparer à Noël signifie s’engager à édifier une « demeure de Dieu avec les hommes » (Benoît XVI) ; c’est le sens du mot Emmanuel (Dieu avec nous).

Dans cet Enfant Jésus, Dieu est devenu si proche que nous pouvons le tutoyer et entretenir avec Lui une relation confidentielle de profonde affection, de la même façon que nous le faisons avec un nouveau-né. Dans cet Enfant, se manifeste véritablement que Dieu est Amour. A notre tour, d’être les ambassadeurs de cet amour dans notre paroisse et notre quartier.
Bon temps de l’Avent !

Père Camille Millour,
Vicaire

Feuille d’informations paroissiales

813 - FIP du 8 au 15 décembre 2018

Du papier en cadeau

Feuille d'informations paroissialesIl était une fois un enfant qui s’exprimait différemment des autres. Bientôt il découvrit son propre mode d’expression. Prenant une feuille de papier, il fit un pli, puis un autre, et de pli en pli la feuille se transforma. Tout papier prenait forme entre ses doigts. Tout ce qu’il façonnait dans ce matériau fragile exprimait avec force ce qu’il portait dans son cœur. Sa faiblesse était devenue puissance. De ses mains il créait. Et il en fut ainsi. Les plissages disaient mieux que les mots la douceur, la lumière et la vérité qui l’habitaient. Il pouvait partager aux autres ce qu’il aimait, et les émerveiller. L’enfant est devenu artiste… et artisan de paix !

En ce temps de l’Avent, cette histoire vraie est une belle leçon de vie. Elle nous montre comment à travers nos faiblesses, si nous en avons la volonté, nous pouvons laisser s’exprimer le don de Dieu. De même à travers nos épreuves, laisser Dieu en faire de la lumière. Dans quelques jours nous célébrerons la naissance de Jésus qui vient au milieu de nos obscurités. Saurons-nous identifier nos faiblesses ? Les offrirons-nous à Jésus pour qu’il les tourne à la gloire de Dieu ?

Épilogue
En poussant récemment la porte de la galerie sous les arcades 35 avenue Daumesnil, j’ai rencontré Monsieur Junior Fritz Jacquet, sculpteur de papier. J’aime son art et j’avais le désir de vous le partager. A ma demande, Monsieur Jacquet a accepté de bâtir le décor de la crèche à la Chapelle de l’Agneau de Dieu. Il le fait gracieusement. Ne passez pas à côté d’un moment de grâce et de paix. Laissez-vous toucher par le doux souffle de la Nativité. Venez et voyez !

Bravo et merci l’Artiste, et gloire à Dieu !

Père François Scheffer +


814 - FIP du 1er au 8 décembre 2018

Amitié

Après une année de parenthèse en raison des travaux, les Journées d’amitié reprennent de plus belle.
Ce seront des Journées pour tous puisque, grâce à l’ascenseur, les personnes à mobilité réduite pourront enfin y participer.
Du fait des travaux, nous avions dû nous défaire de l’intégralité du stock de la brocante. Grâce à votre réactivité, nous aurons autant, voire plus, d’objets à proposer à la vente. Nous croulons aussi sous les confitures faites main. Le succès est assuré. Bravo et merci !
Il y a aussi de la nouveauté : un stand vêtements d’enfants faits main ainsi qu’un marché de Noël, mais aussi un secteur appareils électriques, électroniques et informatiques. Objets et livres religieux d’occasion seront aussi proposés à la vente. Le samedi après-midi, une mini-ferme dans le narthex de l’église attirera, je l’espère, de nombreuses familles. Cette capacité à évoluer et innover est un vrai signe de dynamisme pour notre paroisse.
Je remercie les personnes qui ont accepté de prendre la responsabilité de ces nouveaux stands ainsi que tous ceux qui se dévouent, parfois depuis de nombreuses années, pour faire vivre ces Journées d’amitié. Avec un merci spécial pour Pierre de Maistre qui coordonne pour la troisième année avec compétence et délicatesse ces journées si importantes pour la vie paroissiale, tant sur le plan financier que sur le plan fraternel.
A partir de ce week-end, vous pourrez également visiter dans l’église une exposition réalisée par le groupe Art, Culture et Foi sur Mgr Affre, archevêque de Paris touché mortellement par une balle sur une barricade de la place de la Bastille alors qu’il tentait de raisonner les belligérants lors de la révolution de 1848. On pourra également voir derrière une des vitres du bureau d’accueil un reliquaire contenant le revers de son étole et un fragment de l’enveloppe de son matelas, tachés de son sang (habituellement conservés à la sacristie).
Dans la joie de ce week-end d’amitié et de fraternité.
P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

815 - FIP du 24 novembre au 1er décembre 2018

Bonne année liturgique, avec la joie de croire !

Voici que nous arrivons au terme du temps ordinaire, et allons dès dimanche prochain entrer dans une nouvelle année liturgique avec le temps de l’Avent. L’Avent, route vers Noël !

On ne le dira jamais assez, le temps de l’Avent, comme celui du Carême, sont des temps privilégiés de préparation intérieure, pour accueillir celui qui vient pour nous sauver.

- Temps pour faire l’inventaire de ce que nous avons reçu et que nous rendons peut être si peu,

- Temps pour réaliser ce qu’il nous manque encore pour devenir pleinement les disciples que le Seigneur, le Roi de l’univers attend de nous,

- Temps pour redécouvrir (ou que nous aurions peut-être perdu en nous), l’émerveillement d’avoir le bonheur de croire en l’incroyable. Croire en ce Roi qui est le Christ-Jésus, qui nous accompagne comme compagnon sur notre route quotidienne, pour nous élever à sa royauté.

Sa royauté, qui est de s’abaisser en venant naître dans une étable, et qui s’agenouille, pour nous laver les pieds, afin que nous devenions humbles, et serviteurs les uns des autres.

+ Francisco Petite

Feuille d’informations paroissiales

816 - FIP du 17 novembre au 24 novembre 2018

Préparer la fin


Quand on interroge certains de nos contemporains sur ce que représente pour eux la fin du monde, ils répondent en termes de pourrissement, d’anéantissement négatif : réchauffement et pollution obligent.

Mais quand on interroge Jésus sur la fin des temps, Il répond en termes de retour et de plénitude. Ce qu’il affirme avec force, c’est que le Fils de l’homme reviendra. Non plus comme Il est déjà venu, pour annoncer le Royaume et le temps de la miséricorde. Mais pour que tout soit accompli. Alors chacun trouvera sa place et obtiendra sa récompense selon ses œuvres. La prédication de Jésus est toute chargée de cette préoccupation : ouvrir les yeux des hommes sur les signes avant-coureurs de cette fin du monde qui ne sera pas une chute dans le néant, mais une entrée dans la gloire.

Mais ce qui reste et restera caché, c’est la date de cet instant. Cela reste le secret du Père. Il ne l’a pas encore dit. Voilà pourquoi la Parole (le Fils) ne le sait pas. Le Père n’a pas encore exprimé cette pensée, au nom même de sa patience infinie et de sa bonté sans limite. Inutile d’insister, ou de demander : « Pourquoi ? » Pour le moment, ça ne nous regarde pas, ça ne nous est même pas utile.

La seule chose qui compte c’est de savoir que ce retour du Christ aura lieu et qu’il faut s’y préparer, sous peine de se retrouver irrémédiablement exclu du Royaume.

+ Père François Scheffer

Feuille d’informations paroissiales

817 - FIP du 10 novembre au 17 novembre 2018

Jamais plus la guerre !

Notre week-end est chargé en commémorations.
Le 11 novembre, c’est d’abord la fête de Saint Martin, un saint fondateur français dont beaucoup de villages de notre pays portent le nom, mais qui est également fêté par les portugais, comme le fera l’aumônerie portugaise de notre paroisse ce dimanche.
Le 11 novembre, c’est aussi la date de la dédicace de notre église. Celle-ci fut en effet consacrée le 11 novembre 1909 par Mgr Richard, archevêque de Paris, quelques semaines avant la grande inondation de janvier 1910 ! Lors de la messe de 10h45, nous prendrons le temps d’encenser les 12 croix de consécration qui furent ointes de Saint-Chrême au cours de la célébration.
Mais cette année, le 11 novembre, c’est bien sûr le centenaire de l’armistice qui mit fin à la Première guerre mondiale. Le monument commémoratif récemment restauré dans notre église témoigne de la violence de cette tragédie. Si on compte le nombre de morts concernant notre paroisse inscrits sur les plaques de marbre (environ 600), on ne peut être qu’horrifié. Quand on pense que vingt ans plus tard, une nouvelle guerre mondiale éclatait, on se trouve très reconnaissant envers tous ceux qui ont participé à la réconciliation franco-allemande et à la construction de l’Europe. Cela nous a valu une longue période de paix sur notre territoire depuis 1945, mais les évolutions politiques récentes des pays en Europe ont quelque chose d’inquiétant.
C’est pourquoi il nous faut redoubler de prière afin que le désir de paix et de collaboration entre les peuples ne faiblisse pas. « L’Humanité devra mettre fin à la guerre ou c’est la guerre qui mettra fin à l’Humanité (…) jamais plus la guerre, jamais plus ! » disait Paul VI, tout récemment canonisé, à la tribune de l’ONU en 1965.
La paix est un trésor à entretenir. Elle suppose que l’on sache faire passer les intérêts particuliers après ceux du collectif.
P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

818 - FIP du 20 octobre au 3 novembre 2018

En route vers la Toussaint

La route de la sainteté que Dieu nous invite à emprunter jour après jour, nous est communiquée de dimanches en dimanches, par la parole même de Jésus.
Tout d’abord en ce dimanche ou le Seigneur Jésus nous invite à être le serviteur et l’esclave de tous, à l’imiter, car (…) "Le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude" (…)
(Mt 20,28).

Ste Thérèse

De même pour dimanche prochain, ou Jésus se met au service de la demande de l’aveugle Bartimée, qui lui demande de retrouver la vue : "Que veux tu que je fasse pour toi ?"
Il s’agit là encore de se mettre au service de l’autre qui attend quelque-chose.
C’est la question du saint par excellence : que veux tu ? qu’attends-tu de moi ? que faire pour répondre à ton attente ? que faire pour t’aider à devenir plus heureux ?
Ce sont là les questions qui doivent constamment habiter notre cœur de serviteur.
Le but de ma vie comme disciple de Jésus, est de te voir sourire, de te voir joyeux, de te voir rempli de paix et de l’espérance, que nous offre le Seigneur, et de désirer tout ce qui a de meilleur pour toi.
En fait, fêter la Toussaint, c’est fêter ceux qui nous ont précédés, qui nous ressemblaient, et qui ont malgré leurs imperfections, vécu selon Dieu, en essayant dans leurs propres vies, d’être les disciples que le monde attendait, et qui sont parvenus à devenir les reflets de ce que Dieu est vraiment : "Amour pour Tous"
+Francisco PETITE


819 - FIP du 13-14 ocotbre

Un ascenseur vers le ciel

En ce dimanche où nous inaugurons notre nouvel ascenseur, nous pouvons méditer avec profit sur ce texte de la Petite Thérèse :

« Vous le savez, ma Mère, j’ai toujours désiré d’être une sainte, mais, hélas ! j’ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints, qu’il y a entre eux et moi la même différence qu’il existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé sous les pieds des passants ; au lieu de me décourager, je me suis dit : Le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c’est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections ; mais je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un siècle d’inventions, maintenant ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j’ai recherché dans les livres saints l’indication de l’ascenseur, objet de mon désir et j’ai lu ces mots sortis de la bouche de la Sagesse Éternelle : « Si quelqu’un est tout petit qu’il vienne à moi » (Proverbes 9,4). Alors je suis venue, devinant que j’avais trouvé ce que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu ! ce que vous feriez au tout petit qui répondrait à votre appel, j’ai continué mes recherches et voici ce que j’ai trouvé : « Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous bercerai sur mes genoux ! » (Isaïe 66,13). Ah ! jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses, ne sont venues réjouir mon âme, l’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n’ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. O mon Dieu, vous avez dépassé mon attente et moi je veux « chanter vos miséricordes. » (Ps 89,2) »

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus
Manuscrit C
Ste Thérèse


822 - du 6 au 14 octobre 2018

Le mariage, œuvre de Dieu


Aborder la question du mariage par celle du divorce n’est pas la plus noble façon mais, de tous temps, la plus cruciale.
Les pharisiens provoquent Jésus sur cette question. Ils jouent sur le fait que Moïse, dans certains cas, a autorisé la répudiation. Jésus excuse Moïse qui a fait une concession, mais telle n’était pas la volonté du Créateur.
Dieu, en créant l’homme, l’a créé homme et femme (Gn 1,27). Il a voulu que l’homme et la femme forment un couple, qu’ils s’attachent l’un à l’autre, renonçant aux attaches naturelles avec leurs pères et mères. Car désormais ils ne font plus qu’un : un par le lien de l’amour, un par les liens de la chair, un par leur destinée. Et cette unité, plus forte qu’une simple union, est indissoluble. Elle se concrétise dans leurs enfants qui sont comme la confirmation et la concrétisation de cette unité. Voilà une œuvre qui ne vient pas de l’homme, quoi qu’il en pense, mais qui vient de Dieu. Par le mariage, Dieu appelle l’homme à coopérer à son œuvre, qui est œuvre de création et d’amour, œuvre de chair et d’esprit, œuvre à la fois terrestre et pour l’éternité. L’enseignement de Jésus est sans équivoque. Lui-même fait œuvre nuptiale en épousant notre humanité. Le sacrement du mariage consacre dans l’Esprit Saint l’œuvre du créateur et la sanctifie.

+ Père François Scheffer


820 - du 29 septembre au 5 octobre 2018

D’abord servir !

Ste Thérèse
La Société de Saint Vincent de Paul présente trois spécificités : la charité, la fraternité et la spiritualité.

La Conférence de Saint Vincent de Paul de la paroisse Saint Antoine des XV-XX , créée en 1841, s’inscrit dans cette vocation. Ses actions sont multiples, elles consistent à :

visiter les personnes isolées, à domicile, à l’hôpital, en maison de retraite,

apporter une aide matérielle aux personnes en situation de précarité, aux sans abri,

assurer un accompagnement fraternel dans la durée.

Notre conférence apporte tout particulièrement son aide dans le cadre du centre Ozanam Madeleine, qui accueille les personnes sans domicile fixe, et dans le cadre du relais Ozanam Saint Eloi, qui est un centre de distribution de denrées alimentaires.

Nous vous remercions par avance de votre soutien.
Aidez-nous à aider !

Jean Louis Lepage, Président de la Conférence.


821 - du 22 au 30 septembre 2018

Une paroisse n’est pas un club !

Ce dimanche, nous faisons notre rentrée paroissiale. Comme chaque année je ferai à la messe de 10h45 la présentation de la lettre pastorale qui donne les principales orientations de la paroisse pour cette année.
Le premier désir du Conseil pastoral est que grandisse encore la cohésion paroissiale. Il nous faut vivre une communion effective qui découle de la communion eucharistique. Le pèlerinage à Chartres du 6 octobre en sera une belle occasion, et j’espère que nous serons très nombreux à y venir (100 places ont été réservées).
Pour être vraiment une communion, notre unité doit être ouverte, accueillante. Une paroisse n’est pas un club. Tous y sont les bienvenus. C’est pourquoi ce week-end, nous aurons une attention particulière pour les nouveaux arrivants. L’apéritif partagé permettra de commencer à tisser des liens. Ils seront alors invités à un dîner de nouveaux arrivants au presbytère organisé par l’équipe d’accueil le 3 octobre. Je pourrai leur souhaiter la bienvenue et leur présenter la vie paroissiale.
L’initiative Hiver solidaire que nous sommes en train de mettre en place sera une bonne occasion de tisser des liens en s’impliquant sans que ce soit trop exigeant dans la vie paroissiale. Ce genre d’initiative crée un « appel d’air ». De nouvelles personnes, pas forcément « piliers de sacristie », se font connaître et apprécier. N’hésitez pas à y engager des amis qui sont loin de la foi. C’est une manière simple de leur faire mettre un pied dans la paroisse.
Vous pouvez aussi proposer à ces derniers le Parcours Alpha : 10 dîners pour découvrir de manière conviviale la foi chrétienne. Le premier dîner est le 1er octobre à la Chapelle de l’Agneau de Dieu. Et pourquoi pas venir renforcer l’équipe ? C’est une manière simple d’être, comme le demande le Pape François, disciple-missionnaire.
Et puis, bien sûr, nous serons là pour accueillir notre Archevêque le dimanche 14 octobre. Il pourra découvrir une communauté unie, chaleureuse et accueillante, une communauté qui essaye de vivre selon l’Évangile et qui l’annonce.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

823 - du 8 septembre au 16 septembre 2018

Misison - évangélisation - témoignage

« Donnez une fonction à quelqu’un, vous en ferez un fonctionnaire.
Donnez-lui une mission : il deviendra un missionnaire. »

Notre début d’année paroissiale sera sous le signe de la mission. Le 1er octobre, fête de sainte Thérèse de Lisieux, patronne des missions, débutera la nouvelle session du Parcours Alpha Classic destiné à ceux qui ne connaissent pas la foi chrétienne ou ceux qui veulent se relancer.
11 soirées autour d’une table pour partager d’abord un repas convivial, comme entre amis, suivi d’un topo sur les points essentiels de la foi chrétienne, qui donne lieu à une discussion où chacun est totalement libre de s’exprimer. Ceci permet avant tout de découvrir ou de redécouvrir les fondements de notre foi chrétienne, mais aussi de vivre des moments intenses de fraternité, de tolérance, d’écoute, de bienveillance. Tout ce qu’il faut pour remplir notre rôle de Missionnaires, de porteurs de la Bonne Nouvelle (« Évangile »), que ce soit parce qu’on participe à la cuisine pour faire à manger pour les « invités », ou parce qu’on participe au service, ou que l’on apporte des fleurs, ou à l’animation, ou encore par la prière. Ces petits gestes sont des témoignages de notre foi ; ceux qui les reçoivent, ne peuvent pas rester insensibles. C’est aussi par ce biais que le Saint Esprit manifeste sa présence active et vivante dans l’Église du Christ que nous formons, tous les baptisés. Chacun y apporte ce qu’il est, en fonction des dons reçus de ce même Esprit. C’est simple et à portée de tous et donc de vous.
Nous proposerons également une autre manière complémentaire pour partir en Mission. Cela se passera au cours d’un après-midi de « Mission de rue », le samedi 15 septembre 2018. Après une formation avec le mouvement « ANUNCIO » nous irons dans le quartier pour exercer nos talents cachés de missionnaires. Et au moment approprié de la rencontre on veillera particulièrement à proposer à nos interlocuteurs désireux de découvrir ou de redécouvrir notre foi, de participer à notre Parcours Alpha.
Soyons nombreux à tenter l’expérience de l’annonce de Jésus Christ.

Alberto Villegas, coordinateur du parcours Alpha de la paroisse

Feuille d’informations paroissiales

824 - du 1er septembre au 9 septembre 2018

Riche en promesses

« Voici que je fais toutes choses nouvelles » (Ap 21,5).
Que de nouveautés en ce début d’année !
Nous accueillons en effet un nouveau prêtre, le Père Camille Millour, qui prend la suite du Père Christophe de Lussy. Il sera plus particulièrement en charge des jeunes. C’est avec grande joie que nous lui souhaitons la bienvenue.
Son arrivée coïncide avec la mise en service de l’ascenseur et des nouveaux locaux. Après 8 mois de travaux et de poussière, nous allons enfin pouvoir disposer de locaux plus accessibles, pratiques et agréables. Cela prendra sans doute encore quelque temps pour vraiment les habiter et mettre en place les procédures d’utilisation. Je suis heureux et fier de pouvoir dire que la paroisse est maintenant accessible dans son ensemble aux personnes à mobilité réduite. Grâce à la nouvelle entrée du 57 ter rue Traversière, les personnes en fauteuil pourront se rendre au sous-sol, salle Mgr Rivière mais aussi à la chapelle du fond de l’église pour les messes de semaine.
L’inauguration aura lieu le dimanche 23 septembre à l’occasion de la messe de rentrée paroissiale. Vous pourrez prendre connaissance ce jour-là de la nouvelle lettre pastorale définissant les orientations paroissiales pour cette année. La fête se poursuivra par la fameuse paëlla concoctée par la communauté espagnole, dégustée dans la crypte rénovée. Ce sera aussi l’occasion de visiter les nouveaux locaux et en particulier le secrétariat.
La nouvelle configuration va nous permettre d’innover pour le dimanche : un nouveau lieu pour la garderie et une prise en charge des enfants de 3-7 ans ce qui devrait encourager les familles à venir à la messe chaque dimanche. Il y aura aussi un local pour les Servants de messe.
La rentrée va donc être chargée pour assumer toutes ces nouveautés, mais elle est riche de promesses.
Je vous invite enfin à noter la journée du samedi 6 octobre où aura lieu un pèlerinage paroissial à Chartres pour petits et grands. Nous confierons notre année à la Vierge Marie qui sut accueillir la nouveauté par excellence : notre Seigneur Jésus Christ.

P. François Lainé


825 - du 1er juillet au 31 août 2018

Hymne à la joie !


La joie est prière, force et amour.
Dieu aime celui qui donne avec joie.
La meilleure manière de montrer
notre gratitude envers Dieu et les gens
c’est d’accepter tout avec joie.

Être heureux avec lui,
maintenant, cela veut dire :
aimer comme il aime,
aider comme il aide,
donner comme il donne,
servir comme il sert,
sauver comme il sauve,
être avec lui 24 heures par jour,
le toucher avec son déguisement de misère dans les pauvres
et dans ceux qui souffrent.

Un cœur joyeux est le résultat normal d’un cœur brûlant d’amour.
C’est le don de l’Esprit, une participation à la joie de Jésus vivant dans l’âme.

Gardons dans nos cœurs la joie de l’amour de Dieu
et partageons cette joie de nous aimer les uns les autres
comme Il aime chacun de nous.

Que Dieu nous bénisse. Amen.

Sainte Mère Teresa


825 - du 23 juin au 1er juillet 2018

Pour vous, je suis prêtre

En cette fin du mois de juin, comme la plupart des prêtres, je fête mon anniversaire d’ordination. Le hasard du calendrier fait que je me retrouve ce weekend dans la configuration de l’année 2007 où j’ai été ordonné prêtre le samedi 23 juin au matin et j’ai présidé ma première eucharistie dominicale le lendemain, dimanche 24 juin, en la solennité de la Nativité de saint Jean Baptiste. Je plongeais alors dans la nouveauté de mon état sacerdotal et m’apprêtai à rejoindre ma première paroisse.

Onze ans plus tard, me voici sur le point de quitter la paroisse Saint-Antoine des Quinze-Vingts et de rejoindre Bordeaux pour un nouveau ministère. Configuration semblable mais bien différente car j’ai appris, au cours de mes années de sacerdoce, ce que c’est qu’être prêtre, éclairé par la figure de saint Jean Baptiste, le précurseur. Désigner Jésus Christ sans relâche : « Voici l’Agneau de Dieu » ; se réjouir, comme ami de l’Époux, à la voix de l’Époux ; chercher toujours à diminuer pour que lui, Jésus, grandisse.

C’est une grande action de grâce que je veux adresser au Seigneur en cet anniversaire mais ce merci à Dieu vous est aussi destiné, fidèles laïcs du Christ. Car s’il y a des prêtres, c’est parce qu’il y a un peuple des baptisés, rassemblé et conduit par le Christ Jésus. C’est dans votre accueil, par nos rencontres et notre travail en commun, par votre foi, votre espérance et votre charité, que j’ai appris et que j’apprends encore à être prêtre, disciple et témoin du Christ, instrument de sa miséricorde et de sa grâce, missionnaire de son amour. Je pars mais nous restons membres d’un même Corps.

Au revoir, et bienvenue au Père Camille Millour !

+ Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

826 - du 16 juin au 24 juin 2018

Petit pour devenir grand

Quel contraste entre le Règne de Dieu et le règne de « l’air ambiant » du monde ! Contrairement au premier, ce dernier doit être grand et splendide, le plus vite et le plus longtemps possible.

Nous sommes chacun un petit maillon de la grande chaîne humaine, une graine de moutarde dont nous parle Jésus dans l’Évangile de ce dimanche. Cette graine que porte notre vie, peut paraître insignifiante face à l’immensité de notre monde : 7 Milliards d’humains !

Les fruits que portent nos paroles, attitudes et actes nous restent la plupart du temps invisibles. Mais nous croyons qu’ils sont autant de semences de Dieu dans le quotidien et la simplicité de nos vies (sans fanfaronner), faisant de nous des semeurs de l’Amour dans l’humilité. Ce que nous faisons est petit aux yeux du monde, mais grand au regard de notre Seigneur et Père éternel qui attend cela de nous.

Notre vie est comme une semence.

En fait nous sommes appelés à devenir comme la graine de moutarde, bien semée dans la terre de notre monde. Comme elle, nous grandirons, et deviendrons ce que Dieu est : "plus grand que tout", par notre petitesse, celle même du Seigneur, qui s’est fait petit et discret au milieu de nous.

+ Francisco PETITE.


827 - du 9 juin au 17 juin 2018

Voici maintenant le salut de notre Dieu

Dans l’évangile de ce dimanche (Marc 3,20-35), la famille de Jésus s’inquiète pour sa santé. Elle ne comprend pas. Elle cherche à le saisir. Elle craint qu’Il ait perdu le sens. Elle n’est pas loin de penser comme les scribes qu’Il est possédé d’un esprit impur.

Jésus saisi l’occasion pour révéler que désormais sa vraie famille, sa parenté est spirituelle. Être de la famille de Jésus, c’est faire la volonté du Père, c’est-à-dire rallier son combat, car le combat qu’Il mène ne l’oppose pas aux hommes, mais à Satan lui-même. Jésus, dans cet épisode, le cite à plusieurs reprises. À l’évidence, il ne s’agit pas pour lui d’une idée (l’idée du mal, par exemple) mais de la réalité du mal lui-même. Chaque jour, Il nous commande de demander au Père : Délivre-nous du Mal. Sa réalité est aussi certaine que la réalité de l’Esprit Saint. Nier la réalité de l’un, c’est nier la réalité de l’autre. Douter de la réalité de ce mal qui s’oppose de toutes ses forces à la venue du règne car il craint la fin de son propre règne conduit à douter de la venue de l’Esprit Saint et de sa puissance face à ce mal. Et c’est cela « blasphémer contre l’Esprit Saint ». Ce péché n’est pas pardonné. Il est éternel car il met en cause l’intervention même du Christ qui, par l’Esprit Saint, veut sauver le monde.

Comme la famille de Jésus, nous sommes des réalistes, nous pensons spontanément que ce message est fou. Nous acceptons volontiers le message d’amour universel des Béatitudes, mais nous doutons de la réalité du combat qui oppose l’Esprit de Dieu à l’esprit du Mal (Ap 12,7). Or nous sommes au cœur de ce combat. Il faut choisir son camp. Notre adversaire rôde et veut nous saisir (1P 5,8). Les martyrs l’ont bien compris. Leur mort, comme celle de Jésus, dans ce combat annonce la victoire finale de l’Esprit (Ap 12,11-12).

Père François SCHEFFER +

Feuille d’informations paroissiales

828 - du 2 juin au 10 juin 2018

La grâce de la première fois

Ce week-end, ce sont 60 enfants de l’Ensemble scolaire Saint Pierre Fourier et du catéchisme paroissial qui reçoivent le sacrement de l’eucharistie pour la première fois. Pour eux, la communion a quelque chose d’unique, de neuf, propre aux premières fois. Cette communion en appellera bien d’autres, je l’espère, dimanche après dimanche : Dieu veut se donner à eux comme le pain de la route, Jésus ressuscité veut les accompagner dans leur chemin de vie.

Par leur première communion accueillie avec sérieux et recueillement, ces enfants nous rappellent que nous aussi avons fait notre première communion, il y a parfois de nombreuses années. Ils nous interpellent sur ce geste à la fois banal et extra-ordinaire :
Qu’avez-vous fait de votre première communion ?
Le dynamisme de l’eucharistie habite-t-il toujours votre vie ?
L’eucharistie reçue dimanche après dimanche transforme-t-elle votre façon de vivre et d’aimer ?
Êtes-vous prêts à donner votre vie par amour, à l’exemple de Jésus ?
Croyez-vous que l’amour de Jésus est vainqueur de la mort et que vous êtes déjà ressuscités avec le Christ, vous qui avez part à son Corps et à sa vie ?

En cette fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Seigneur et grâce à ces enfants qui communient pour la première fois, secouons ce qu’il peut y avoir d’habitude dans notre façon de recevoir l’eucharistie, ne soyons pas blasés ou désabusés : par sa vie livrée, le Seigneur fait toutes choses nouvelles dans l’existence de ceux qui le reçoivent avec foi et amour et il attend notre engagement sans retour dans son Alliance.

Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

829 - du 26 mai au 3 juin 2018

Team building

Ce lundi, l’équipe des prêtres et diacres de la paroisse sera de sortie. Nous irons passer la journée à Chantilly.

Nous essayons régulièrement de prendre du temps ensemble afin de faire grandir nos relations fraternelles. Dans le monde de l’entreprise, on appelle ça du « team building ». Il est vrai que pour travailler ensemble, il est bon d’avoir les meilleures relations possibles. Mais il y a également un autre enjeu, plus important encore : c’est le témoignage que nous rendons. « Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13,35). Au début du christianisme, Tertullien entendait s’exclamer les païens « Voyez comme ils s’aiment ! » en voyant la manière de vivre des chrétiens.

Lorsque les ministres d’une même paroisse ne s’entendent pas, c’est un contre-témoignage désastreux qui est donné. Nous avons une vraie responsabilité dans l’image que nous donnons par nos relations. Pour un curé, pour moi, c’est la première priorité : faire l’unité de l’équipe des prêtres et diacres. Essayer tant que faire se peut que se tissent des liens de respect, d’amitié, voire d’affection. Je rends grâce à Dieu pour la belle équipe que nous formons.

Dieu est amour, relation entre les trois personnes divines. Nous sommes à l’image de Dieu, faits pour aimer. Cette fête de la Sainte Trinité nous rappelle qu’il faut nous aimer les uns les autres, en particulier dans notre communauté paroissiale. La sortie que nous avons faite à Fontainebleau il y a quelques semaines a contribué à resserrer les liens qui nous unissent.

Recherchons toujours l’unité. Aimons-nous les uns les autres comme Dieu aime.

+ François Lainé


830 - du 19 mai au 27 mai 2018

La Pentecôte : l’énergie de Dieu

Recevez l’Esprit-Saint ! (Jn20,21).

C’est par le souffle de l’Esprit-Saint donné par Dieu à travers son Fils Jésus Ressuscité, que s’opère le désir de Dieu en l’homme. Désir pour Dieu de donner à celui-ci l’immense bonheur d’être connu de Lui, et aimé par lui, en réponse à tout ce qu’il lui a donné.
Et que l’homme, sa créature, découvre enfin le bonheur de vivre en sa présence.

C’est justement ce que comprirent les apôtres et les disciples le jour de la Pentecôte, et qui partirent heureux, avec au cœur, ce désir de transmettre la vie de Dieu qui veut se révéler à tous, et ce jusqu’aux confins de la terre.
Dieu a choisi de se révéler par sa parole à ceux qu’il s’est choisi, et qui ont ouvert leurs cœurs à sa présence : les baptisés, c’est à dire nous tous : toi, moi.

Baptisés, c’est à dire disciples pour l’aujourd’hui de la vie du monde.

Et l’Esprit Saint me fait mesurer, l’importance de ma mission de disciple, d’annoncer le Christ Jésus, mort et ressuscité.

Lui qui " m’a fait passer des ténèbres à son admirable lumière" (1P2,9), par sa mort et sa glorieuse résurrection, et par son Esprit-Saint qui m’a été offert, mon plus grand bonheur, et celui du monde entier.

+ Francisco Petite

Feuille d’informations paroissiales

831 - du 12 mai au 20 mai 2018

La prière de Jésus

Avant de quitter ce monde et de retourner au Père où Il siège désormais dans la gloire jusqu’à ce que les temps soient accomplis, Jésus dans sa prière inaugure manifestement une ère nouvelle. L’histoire des hommes ne sera plus la même après son départ. Son ascension est le signal de ces temps différents.

Jusque-là en effet, l’humanité vivait tant bien que mal, cherchant Dieu et son destin tout à la fois. Tant qu’Il a été sur terre, Jésus, parole créatrice du Père, assurait au monde sa présence bénéfique (ses miracles en témoignent). Maintenant Il laisse ses disciples, ceux d’alors et ceux de maintenant, dans une situation qu’Il sait difficile. Il faut qu’ils restent en ce monde, jusqu’à ce qu’Il revienne.
Ils ont un rude combat à mener. En eux-mêmes d’abord, contre le doute et contre la peur. Mais plus encore contre le Mauvais, dont il faut chaque jour demander d’être délivré : délivre-nous du mal. Car ses disciples ne sont ni du Mauvais, ni vraiment de ce monde, pas plus que lui, Jésus n’était vraiment de ce monde tout en étant vraiment homme.

Voilà cette ère nouvelle et qui au cours des siècles n’a rien perdu de sa nouveauté : une poignée d’hommes consacrés dans la vérité, envoyés comme des agneaux au milieu des loups en mission auprès de leurs semblables, voués à l’ironie, parfois à la haine. Et qui portent dans leurs mains le salut du monde. Il fallait vraiment que Jésus priât pour eux.

Père François Scheffer 


833 - du 21 avril au 6 mai 2018

La vocation pour tous

Ce week-end, c’est la Journée mondiale de prière pour les vocations. A cette occasion, le Pape François a écrit un message pour nous faire réfléchir sur notre vocation à chacun. Le mot vocation veut dire appel, et pour entendre cet appel, il faut d’abord se mettre en disposition d’écoute : « L’appel du Seigneur – il faut le dire tout de suite – n’a pas l’évidence de l’une des nombreuses choses que nous pouvons sentir, voir ou toucher dans notre expérience quotidienne. Dieu vient de manière silencieuse et discrète, sans s’imposer à notre liberté. Aussi, on peut comprendre que sa voix reste étouffée par les nombreuses préoccupations et sollicitations qui occupent notre esprit et notre cœur.

Il convient alors de se préparer à une écoute profonde de sa Parole et de la vie, à prêter aussi attention aux détails de notre quotidien, à apprendre à lire les évènements avec les yeux de la foi, et à se maintenir ouverts aux surprises de l’Esprit.
Nous ne pourrons pas découvrir l’appel spécial et personnel que Dieu a pensé pour nous, si nous restons fermés sur nous-mêmes, dans nos habitudes et dans l’apathie de celui qui passe sa propre vie dans le cercle restreint de son moi, perdant l’opportunité de rêver en grand et de devenir protagoniste de cette histoire unique et originale que Dieu veut écrire avec nous. » Sommes-nous vraiment persuadés que le Seigneur nous appelle chacun personnellement ? La vocation n’est pas réservée aux prêtres, religieux ou consacrés : « La vocation est aujourd’hui ! La mission chrétienne est pour le présent ! Et chacun de nous est appelé – à la vie laïque dans le mariage, à la vie sacerdotale dans le ministère ordonné, ou à la vie de consécration spéciale – pour devenir témoin du Seigneur, ici et maintenant. »

Prions donc pour que chacun se sente appelé par le Seigneur et que ceux qu’il appelle au sacerdoce répondent avec joie et générosité. Prions particulièrement pour les 23 jeunes de la Maison Saint-Augustin qui sont en retraite pour 30 jours afin de mieux discerner quel est leur appel.

+ François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

834 - du 14 avril au 29 avril 2018

L’intelligence véritable

Avant même d’envoyer à ses apôtres l’Esprit Saint que le Père a promis, Jésus s’attache à leur ouvrir l’esprit à l’intelligence des Écritures. Le soir du premier jour de la semaine, Jésus ressuscité cherche moins à rassurer psychologiquement ses apôtres doublement choqués : d’abord de l’avoir vu saisi, condamné et mis à mort, et ensuite de le voir à nouveau, méconnaissable tant Il est transformé par la gloire du Père. Leurs racines, ce sont les Écritures : la Loi de Moïse, les Prophètes, et les Psaumes.
Les apôtres ne sont pas appelés à être les témoins d’un évènement inattendu, imprévisible et qui forcerait par sa nouveauté les incrédules à croire. Ils doivent comprendre d’abord, expliquer ensuite que tout était préparé, de longue date, par le Père.
Jésus est venu accomplir, c’est-à-dire porter à sa perfection, ce que le Père, dans sa miséricorde infinie, avait décidé de toute éternité : faire de nous des enfants adoptifs. Les Écritures bibliques contiennent tout cela. Les apôtres ont du mal à le voir. Nous plus encore.
Car seul Jésus donne sens aux Écritures. Partout, elles parlent de lui, sans en avoir l’air, tout en parlant d’autre chose. Lire les Écritures, prier les psaumes, c’est entrer dans le plan de Dieu, c’est se préparer à recevoir le Christ, c’est le comprendre en profondeur. Méditer les Écritures, c’est ouvrir son cœur à la contemplation de la Parole, de cette Parole qui a pris chair en la Vierge Marie et que les apôtres ont touché en sa chair glorieuse.
En ce temps de Pâques, Jésus nous exhorte, non pas à être de savants biblistes, mais à avoir l’intelligence des Écritures. Il nous donne une nourriture dont on ne se rassasie pas. Il nous montre un chemin sur lequel on ne se perd pas.
Père François Scheffer +


835 - du 7 avril au 15 avril 2018

Alléluia ! A la Vie !

"Le Christ est Ressuscité, il est vraiment Ressuscité" !

Nous avons désormais la réponse à cette question que nous pourrions nous poser : où donc est notre joie si ce n’est de savoir que par notre baptême et notre foi, dans le Christ mort et ressuscité, nous avons la vie éternelle en Dieu ?

Quel bonheur pour nous chrétiens de méditer de nouveau ce cadeau que Dieu fait pour notre vie : se savoir sauvés, par la mort et la résurrection du Christ-Jésus.
Cet événement du plan du salut de Dieu nous laissera toujours bouche bée, devant ce don sans égal que Jésus notre sauveur nous offre, pour nous réconcilier pour toujours avec le Père.
Oui, le Fils de Dieu s’offre au Père, tout en s’offrant à chacun d’entre nous.
Nous n’en n’aurons jamais fait le tour, ni fini de scruter l’immense et infini amour que Dieu notre Père a pour chacun et chacune d’entre nous, et ce, de manière individuelle "tu as du prix à mes yeux et je t’aime" (Is 43,4).
En fait, Dieu m’a créé pour la vie éternelle, la vie avec lui.
Si donc par ma vie et par ma foi, je m’associe, et adhère à son projet pour moi, et que je m’unis à ce qu’il est, je deviens vraiment ce qu’il est : Vie éternelle.
Je deviens immortel. Ma vie en est transformée, et transfigurée pour le monde. Là, je comprends ce qui est le véritable bonheur pour toute mon existence. 
J’en suis pleinement heureux. Et je peux chanter de tout mon être : "Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie". Alléluia (Ps 117).   
                            
+ Francisco PETITE.


836 - du 31 mars au 8 avril 2018

Mourir pour vivre

L’eau qui a coulé sur le front des baptisés en cette nuit de Pâques symbolise à la fois la purification de leurs péchés, la vie de Dieu qui leur est donnée en abondance, mais aussi la mort. Dans l’Ancien Testament, le texte du déluge ainsi que le passage de la Mer rouge font apparaître que l’eau provoque la mort de ceux qui en sont submergés. Si c’est sur le front des baptisés qu’est versée l’eau baptismale, c’est pour signifier qu’ils sont tout entiers « plongés » (c’est la signification du mot grec baptizein) dans l’eau. Ils meurent alors à leur péché, à leur vie loin de Dieu pour entrer dans une vie nouvelle. « Nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. » (Rom 6,3-4)
Cette mort-résurrection symbolisée par le baptême n’est pas seulement le commencement de la vie chrétienne mais son contenu. C’est chaque jour que nous mourons pour vivre. Car vivre, c’est aimer : « Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. » (1Jn 3,14) Chaque jour de notre vie de chrétien est une lutte pour aimer, et même aimer ses ennemis. Or, aimer, c’est donner sa vie. Comme le Christ, « nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères » (1Jn 3,16).
Ce que le Colonel Beltrame a fait cette semaine de manière si édifiante, nous devons le faire chaque jour en mourant à nous-mêmes, en nous détachant de notre propre vie. La mort est notre compagne de chaque jour et c’est pourquoi nous méditons si souvent devant le Christ en croix. « Si nous mourons avec lui, avec lui nous vivrons » (2Tim 2,11).
Avec les nouveaux baptisés, entrons donc dans la vie, une vie nouvelle.

François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

841 - du 17 février au 4 mars 2018

Les temps sont accomplis

Dans la langue française actuelle, le mot « accompli » signifie le plus souvent « terminé » : « J’ai accompli ma mission ». Mais dans l’expression de l’Évangile de ce dimanche : « les temps sont accomplis », il faut plutôt le prendre dans le sens qui le rapprocherait du mot « accomplissement ». ’accomplissement d’une vie, c’est le déploiement complet des capacités d’une personne. Est accompli ce qui est totalement exploré. Lorsque Jésus dit sur la croix « tout est accompli », il signifie par là que les Écritures ont trouvé en lui leur complète réalisation.

Ainsi, dire que les temps sont accomplis, c’est affirmer que Jésus emplit la totalité du temps par sa présence. Toute chose trouve sa signification en lui.
Pour comprendre cela, il nous faut sortir d’une conception étroite du temps. Nous voyons le temps comme une succession d’instants, alors que c’est un espace à remplir.

La vie moderne ressemble parfois à une suite d’expériences, de sensations. On essaie quelque chose, puis autre chose, que ce soit dans le domaine affectif, relationnel, professionnel, sportif ou du divertissement. Les choses sont sans suite et sans lien.
Le Christ, lui, nous inscrit dans l’accomplissement de notre existence. Le temps nous y conduit. Nous ne vivons pas une succession de choses. A travers ce que nous vivons, c’est une relation qui se tisse. D’une certaine manière, peu importent les évènements. C’est la manière dont ils ont été vécus en Dieu qui importe. Ils font partie d’une histoire et c’est ainsi qu’ils y trouvent sens. C’est de cette manière que le peuple de Dieu relisait les péripéties de son histoire : comme une relation d’amour avec Dieu.

Entrons donc dans le temps de Dieu, ce temps long, ce temps de toute une vie. Notre existence à chacun est une histoire sainte. Si le Christ est dans ma vie, alors pour moi, le temps est accompli.

P. François Lainé


842 - du 10 février au 18 février 2018

L’aumônerie des Quinze-Vingts

L’aumônerie des 15/20 est une équipe de chrétiens qui donnent de leur temps pour aller à la rencontre des malades, de leur famille, mais également du personnel hospitalier, sans oublier la résidence qui regroupe près de 200 personnes, malvoyantes ou non voyantes.
Service d’Église, sa mission est d’apporter à ceux qui le souhaitent, quelles que soient les convictions religieuses de chacun, une présence, un accompagnement, une écoute, une espérance.

Comme toute équipe, elle se construit autour d’un projet commun dont le souci est de répondre au mieux aux demandes des malades et des résidents. Elle se retrouve régulièrement pour des moments de partage, de prière et de formation.
Selon ses charismes, sa disponibilité, chacun est appeler à y trouver sa place que cela soit :

En donnant un peu de son temps pour visiter les malades,
En participant à l’animation des messes de la résidence, aux temps de partage pendant l’Avent et le Carême.
En participant à l’accueil des personnes qui passent à la chapelle.
En participant à l’embellissement de la chapelle elle-même et des messes mensuelles qui y sont célébrées.
En participant à la rédaction de l’historique de la chapelle...

Alors si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à nous rejoindre…
Nos coordonnées :
Hôpital des 15-20
28 rue de Charenton – 75012 Paris
Tel : 01 40 05 17 45 –
Portable : 07 86 90 09 02 -
Mail : aumonerie1520@gmail.com

Le bureau de l’aumônerie se situe dans le hall de la chapelle.

Une permanence y est assurée le mercredi de 14h à 16h, le jeudi de 9h à 18h et le samedi de 14h à 18h.

Brigitte Conchon –
Responsable de l’aumônerie

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