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Vie de la paroisse / Feuille d’Informations Paroissiales

833 - du 21 avril au 6 mai 2018

La vocation pour tous

Ce week-end, c’est la Journée mondiale de prière pour les vocations. A cette occasion, le Pape François a écrit un message pour nous faire réfléchir sur notre vocation à chacun. Le mot vocation veut dire appel, et pour entendre cet appel, il faut d’abord se mettre en disposition d’écoute : « L’appel du Seigneur – il faut le dire tout de suite – n’a pas l’évidence de l’une des nombreuses choses que nous pouvons sentir, voir ou toucher dans notre expérience quotidienne. Dieu vient de manière silencieuse et discrète, sans s’imposer à notre liberté. Aussi, on peut comprendre que sa voix reste étouffée par les nombreuses préoccupations et sollicitations qui occupent notre esprit et notre cœur.

Il convient alors de se préparer à une écoute profonde de sa Parole et de la vie, à prêter aussi attention aux détails de notre quotidien, à apprendre à lire les évènements avec les yeux de la foi, et à se maintenir ouverts aux surprises de l’Esprit.
Nous ne pourrons pas découvrir l’appel spécial et personnel que Dieu a pensé pour nous, si nous restons fermés sur nous-mêmes, dans nos habitudes et dans l’apathie de celui qui passe sa propre vie dans le cercle restreint de son moi, perdant l’opportunité de rêver en grand et de devenir protagoniste de cette histoire unique et originale que Dieu veut écrire avec nous. » Sommes-nous vraiment persuadés que le Seigneur nous appelle chacun personnellement ? La vocation n’est pas réservée aux prêtres, religieux ou consacrés : « La vocation est aujourd’hui ! La mission chrétienne est pour le présent ! Et chacun de nous est appelé – à la vie laïque dans le mariage, à la vie sacerdotale dans le ministère ordonné, ou à la vie de consécration spéciale – pour devenir témoin du Seigneur, ici et maintenant. »

Prions donc pour que chacun se sente appelé par le Seigneur et que ceux qu’il appelle au sacerdoce répondent avec joie et générosité. Prions particulièrement pour les 23 jeunes de la Maison Saint-Augustin qui sont en retraite pour 30 jours afin de mieux discerner quel est leur appel.

+ François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

834 - du 14 avril au 29 avril 2018

L’intelligence véritable

Avant même d’envoyer à ses apôtres l’Esprit Saint que le Père a promis, Jésus s’attache à leur ouvrir l’esprit à l’intelligence des Écritures. Le soir du premier jour de la semaine, Jésus ressuscité cherche moins à rassurer psychologiquement ses apôtres doublement choqués : d’abord de l’avoir vu saisi, condamné et mis à mort, et ensuite de le voir à nouveau, méconnaissable tant Il est transformé par la gloire du Père. Leurs racines, ce sont les Écritures : la Loi de Moïse, les Prophètes, et les Psaumes.
Les apôtres ne sont pas appelés à être les témoins d’un évènement inattendu, imprévisible et qui forcerait par sa nouveauté les incrédules à croire. Ils doivent comprendre d’abord, expliquer ensuite que tout était préparé, de longue date, par le Père.
Jésus est venu accomplir, c’est-à-dire porter à sa perfection, ce que le Père, dans sa miséricorde infinie, avait décidé de toute éternité : faire de nous des enfants adoptifs. Les Écritures bibliques contiennent tout cela. Les apôtres ont du mal à le voir. Nous plus encore.
Car seul Jésus donne sens aux Écritures. Partout, elles parlent de lui, sans en avoir l’air, tout en parlant d’autre chose. Lire les Écritures, prier les psaumes, c’est entrer dans le plan de Dieu, c’est se préparer à recevoir le Christ, c’est le comprendre en profondeur. Méditer les Écritures, c’est ouvrir son cœur à la contemplation de la Parole, de cette Parole qui a pris chair en la Vierge Marie et que les apôtres ont touché en sa chair glorieuse.
En ce temps de Pâques, Jésus nous exhorte, non pas à être de savants biblistes, mais à avoir l’intelligence des Écritures. Il nous donne une nourriture dont on ne se rassasie pas. Il nous montre un chemin sur lequel on ne se perd pas.
Père François Scheffer +


835 - du 7 avril au 15 avril 2018

Alléluia ! A la Vie !

"Le Christ est Ressuscité, il est vraiment Ressuscité" !

Nous avons désormais la réponse à cette question que nous pourrions nous poser : où donc est notre joie si ce n’est de savoir que par notre baptême et notre foi, dans le Christ mort et ressuscité, nous avons la vie éternelle en Dieu ?

Quel bonheur pour nous chrétiens de méditer de nouveau ce cadeau que Dieu fait pour notre vie : se savoir sauvés, par la mort et la résurrection du Christ-Jésus.
Cet événement du plan du salut de Dieu nous laissera toujours bouche bée, devant ce don sans égal que Jésus notre sauveur nous offre, pour nous réconcilier pour toujours avec le Père.
Oui, le Fils de Dieu s’offre au Père, tout en s’offrant à chacun d’entre nous.
Nous n’en n’aurons jamais fait le tour, ni fini de scruter l’immense et infini amour que Dieu notre Père a pour chacun et chacune d’entre nous, et ce, de manière individuelle "tu as du prix à mes yeux et je t’aime" (Is 43,4).
En fait, Dieu m’a créé pour la vie éternelle, la vie avec lui.
Si donc par ma vie et par ma foi, je m’associe, et adhère à son projet pour moi, et que je m’unis à ce qu’il est, je deviens vraiment ce qu’il est : Vie éternelle.
Je deviens immortel. Ma vie en est transformée, et transfigurée pour le monde. Là, je comprends ce qui est le véritable bonheur pour toute mon existence. 
J’en suis pleinement heureux. Et je peux chanter de tout mon être : "Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie". Alléluia (Ps 117).   
                            
+ Francisco PETITE.


836 - du 31 mars au 8 avril 2018

Mourir pour vivre

L’eau qui a coulé sur le front des baptisés en cette nuit de Pâques symbolise à la fois la purification de leurs péchés, la vie de Dieu qui leur est donnée en abondance, mais aussi la mort. Dans l’Ancien Testament, le texte du déluge ainsi que le passage de la Mer rouge font apparaître que l’eau provoque la mort de ceux qui en sont submergés. Si c’est sur le front des baptisés qu’est versée l’eau baptismale, c’est pour signifier qu’ils sont tout entiers « plongés » (c’est la signification du mot grec baptizein) dans l’eau. Ils meurent alors à leur péché, à leur vie loin de Dieu pour entrer dans une vie nouvelle. « Nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. » (Rom 6,3-4)
Cette mort-résurrection symbolisée par le baptême n’est pas seulement le commencement de la vie chrétienne mais son contenu. C’est chaque jour que nous mourons pour vivre. Car vivre, c’est aimer : « Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. » (1Jn 3,14) Chaque jour de notre vie de chrétien est une lutte pour aimer, et même aimer ses ennemis. Or, aimer, c’est donner sa vie. Comme le Christ, « nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères » (1Jn 3,16).
Ce que le Colonel Beltrame a fait cette semaine de manière si édifiante, nous devons le faire chaque jour en mourant à nous-mêmes, en nous détachant de notre propre vie. La mort est notre compagne de chaque jour et c’est pourquoi nous méditons si souvent devant le Christ en croix. « Si nous mourons avec lui, avec lui nous vivrons » (2Tim 2,11).
Avec les nouveaux baptisés, entrons donc dans la vie, une vie nouvelle.

François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

837 - du 24 mars au 2 avril 2018

Bioéthique : nourrir l’intelligence et élargir le coeur

« Pour préparer la révision programmée des lois de bioéthique, le gouvernement a lancé une consultation large des Français sous la forme d’« États généraux ». La question posée « Quelle société voulons-nous ? » est très ajustée aux enjeux qui se profilent. […] Nous croyons que la réflexion et le discernement sur le bon usage des nouvelles découvertes fondent la capacité de l’humanité à bâtir une société toujours plus humaine au service des plus vulnérables et des plus faibles. » Mgr Michel Aupetit
Pour nous aider à appréhender de manière simple les différents sujets qui vont être débattus, le diocèse de Paris fait plusieurs propositions :
- fiches thématiques publiées sur son site internet (www.paris.catholique.fr/bioethique) et sous forme de livret bientôt diffusé dans les paroisses ;
- 5 soirées bioéthiques (le 23 mai à la paroisse du Saint-Esprit) ;
- veillée de prière pour la vie à Notre-Dame de Paris le 16 mai, etc.
« Ces initiatives veulent aider les catholiques, et plus largement l’ensemble de nos concitoyens, à se sentir responsables de leur participation à une réflexion sérieuse qui nourrit l’intelligence et élargit le cœur. »
En entrant dans la Semaine Sainte, nous nous mettons à la suite du Christ qui a été « si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme » (cf. Is 52,14). Pourtant, nous croyons que dans sa Passion son amour pour les hommes se déploie jusqu’à l’extrême et que le Fils de l’homme révèle l’homme à lui-même ; au cœur de ses souffrances, le Christ nous montre la dignité et la valeur de chaque vie humaine, de chaque personne humaine et il nous ouvre le chemin de la vie : « Voici l’Homme » !

Père Christophe de Lussy


838 - du 17 au 25 mars 2018

Tissons ensemble une terre solidaire

Depuis 1961, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD-Terre solidaire) qui puise son inspiration dans l’enseignement social de l’église-en particulier les encycliques consacrées au développement-est aux côtés de celles et ceux qui luttent quotidiennement contre toutes les causes de la faim et du sous-développement. Il place l’accomplissement de tous les hommes et de tout l’homme au cœur de son action.

Rompant avec les pratiques de simple assistance, il soutient et accompagne plus de 700 projets dans 66 pays du sud et de l’est en s’appuyant sur un réseau de 15 000 bénévoles qui s’investissent pour sensibiliser les Français à la solidarité internationale et les associer à son action. Ces projets qui couvrent un large spectre (agriculture familiale, économie solidaire, dérèglement climatique) sont mis en œuvre sur place par des partenaires locaux qui refusent de subir et choisissent d’inventer des solutions durables pour maîtriser leur destin.
Outre le soutien de projets à travers le monde, le CCFD-Terre Solidaire plaide inlassablement auprès des décideurs politiques pour des lois plus justes et plus favorables aux pauvres et s’investit dans l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale pour mieux comprendre les réalités, analyser les causes des problèmes et s’engager personnellement et collectivement pour un monde meilleur.

Participer aujourd’hui à la collecte du CCFD-Terre Solidaire fait partie intégrante de ce geste que le Pape François nous rappelle à chaque période de carême en nous demandant d’être à l’écoute de son prochain, d’être bienveillant et de faire preuve de charité pour bâtir un monde plus juste et plus fraternel. 

L’équipe du CCFD-Terre Solidaire de Saint Antoine des Quinze Vingts 

Feuille d’informations paroissiales

839 - du 10 au 18 mars 2018

Les gens de la rue

Le P’tit Cochon déborde ! Votre générosité a été telle qu’il nous a fallu interrompre l’opération car les armoires sont pleines. Grâce à vous, les paroissiens (et peut-être bientôt vous) pourront réconforter et même gâter les personnes de la rue.
D’après le recensement effectué durant la nuit de la solidarité le 15 février dernier, dans notre arrondissement ils seraient plus d’une centaine à dormir régulièrement dehors !
Depuis plus de sept ans, à l’initiative du Père Philippe Dumas, notre ancien curé, des paroissiens s’emploient à aller régulièrement à leur rencontre. Par petits groupes, ils parcourent les rues pour passer un moment avec eux et échanger autour d’un café ou d’une soupe. Si chaque histoire est unique, on y retrouve souvent en filigrane une perte d’emploi, un divorce, la maladie ou encore des difficultés psychologiques. Pour d’autres, c’est la misère ou la guerre qui leur a fait fuir leur pays d’origine.
Il s’agit alors de leur manifester notre solidarité et de leur prêter toute l’attention qu’ils méritent. S’intéresser à eux, c’est leur signifier : « Toi aussi tu as du prix à mes yeux ». C’est aussi pour nous une façon de témoigner de l’amour du Christ pour les plus pauvres et démunis… sans prosélytisme mais sans mettre notre crucifix dans la poche ! Au fil des ans, nous avons tissé des liens très forts avec certains d’entre eux, les invitant même à nos festivités paroissiales.
Plus récemment, un autre groupe nous a rejoint. Il organise derrière la gare de Lyon, rue de Bercy, des rencontres fixes pour partager avec ces mêmes publics un temps de prière et d’écoute conviviale autour d’une table où sont servis sandwichs et boissons chaudes. J’y suis allé lundi dernier et j’ai été très impressionné par les discussions spirituelles que j’ai pu avoir. Certains viennent uniquement pour cela.
J’aimerais tant que vous en fassiez tous l’expérience. Pourquoi ne pas profiter de ce Carême pour tenter l’aventure au moins une fois. On n’en meurt pas ! On en sort plutôt grandi.
N’hésitez donc point à vous manifester auprès de :
• Bernard Timbal (bernard_timbal@hotmail.com) pour les tournées de rue des mardi et jeudi (20:30 à 22:30 environ)
• Frédéric Bellier (frederikbellier@yahoo.fr) pour une présence fixe à la gare de Lyon le lundi (20:00 à 21:30 environ)

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

840 - du 3 au 11 mars 2018

Tu n’auras pas d’autres dieux que moi


Le Carême sera toujours le temps privilégié, pour nous mettre face à Dieu notre créateur, dans la contemplation. Et voir, quel est le lien, la relation que nous avons avec lui, et que représente t-il au juste vraiment pour nous ? Oui, qui est Dieu pour moi ?
Ce doit être la question fondamentale de toute mon existence.
Est-il Celui à qui je pense et prie uniquement lorsque je viens à la messe lorsque j’en ai besoin, lorsque il y a quelque chose de grave, ou bien même, lorsqu’il n’y a plus d’autres solutions ?
Et voir ainsi ce que Dieu serait pour moi et que je rabaisserais à mon petit niveau, et ne serait dès lors jamais, ce qu’il est vraiment.
En fait, Dieu me dépassera toujours. Je n’arriverais jamais à le saisir, il sera toujours le "tout autre".
L’invitation pour ce temps béni du Carême est d’accepter de reconnaître que Dieu est infiniment plus grand que l’idée que je m’en fais. Reconnaître que je ne suis pas à la hauteur de l’amour qu’il me porte.
Le temps du Carême est d’essayer de comprendre l’incompréhensible : pourquoi Dieu s’est-il fait homme pour me sauver ? Pourquoi, veut-il faire sa demeure dans ma pauvre existence chargée de péchés ? Pourquoi veut-il me faire vivre de sa vie éternelle pour mon plus grand bonheur ? 
Et ainsi découvrir, enfin, qu’il n’y a pas d’autres dieux que lui ! L’aimer est une réponse à tout ce qu’il a déjà fait et fera pour moi.
En cela, j’ai toute la vie qui me reste pour essayer de le comprendre !

+ Francisco PETITE


841 - du 17 février au 4 mars 2018

Les temps sont accomplis

Dans la langue française actuelle, le mot « accompli » signifie le plus souvent « terminé » : « J’ai accompli ma mission ». Mais dans l’expression de l’Évangile de ce dimanche : « les temps sont accomplis », il faut plutôt le prendre dans le sens qui le rapprocherait du mot « accomplissement ». ’accomplissement d’une vie, c’est le déploiement complet des capacités d’une personne. Est accompli ce qui est totalement exploré. Lorsque Jésus dit sur la croix « tout est accompli », il signifie par là que les Écritures ont trouvé en lui leur complète réalisation.

Ainsi, dire que les temps sont accomplis, c’est affirmer que Jésus emplit la totalité du temps par sa présence. Toute chose trouve sa signification en lui.
Pour comprendre cela, il nous faut sortir d’une conception étroite du temps. Nous voyons le temps comme une succession d’instants, alors que c’est un espace à remplir.

La vie moderne ressemble parfois à une suite d’expériences, de sensations. On essaie quelque chose, puis autre chose, que ce soit dans le domaine affectif, relationnel, professionnel, sportif ou du divertissement. Les choses sont sans suite et sans lien.
Le Christ, lui, nous inscrit dans l’accomplissement de notre existence. Le temps nous y conduit. Nous ne vivons pas une succession de choses. A travers ce que nous vivons, c’est une relation qui se tisse. D’une certaine manière, peu importent les évènements. C’est la manière dont ils ont été vécus en Dieu qui importe. Ils font partie d’une histoire et c’est ainsi qu’ils y trouvent sens. C’est de cette manière que le peuple de Dieu relisait les péripéties de son histoire : comme une relation d’amour avec Dieu.

Entrons donc dans le temps de Dieu, ce temps long, ce temps de toute une vie. Notre existence à chacun est une histoire sainte. Si le Christ est dans ma vie, alors pour moi, le temps est accompli.

P. François Lainé


842 - du 10 février au 18 février 2018

L’aumônerie des Quinze-Vingts

L’aumônerie des 15/20 est une équipe de chrétiens qui donnent de leur temps pour aller à la rencontre des malades, de leur famille, mais également du personnel hospitalier, sans oublier la résidence qui regroupe près de 200 personnes, malvoyantes ou non voyantes.
Service d’Église, sa mission est d’apporter à ceux qui le souhaitent, quelles que soient les convictions religieuses de chacun, une présence, un accompagnement, une écoute, une espérance.

Comme toute équipe, elle se construit autour d’un projet commun dont le souci est de répondre au mieux aux demandes des malades et des résidents. Elle se retrouve régulièrement pour des moments de partage, de prière et de formation.
Selon ses charismes, sa disponibilité, chacun est appeler à y trouver sa place que cela soit :

En donnant un peu de son temps pour visiter les malades,
En participant à l’animation des messes de la résidence, aux temps de partage pendant l’Avent et le Carême.
En participant à l’accueil des personnes qui passent à la chapelle.
En participant à l’embellissement de la chapelle elle-même et des messes mensuelles qui y sont célébrées.
En participant à la rédaction de l’historique de la chapelle...

Alors si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à nous rejoindre…
Nos coordonnées :
Hôpital des 15-20
28 rue de Charenton – 75012 Paris
Tel : 01 40 05 17 45 –
Portable : 07 86 90 09 02 -
Mail : aumonerie1520@gmail.com

Le bureau de l’aumônerie se situe dans le hall de la chapelle.

Une permanence y est assurée le mercredi de 14h à 16h, le jeudi de 9h à 18h et le samedi de 14h à 18h.

Brigitte Conchon –
Responsable de l’aumônerie

Feuille d’informations paroissiales

843 - du 3 février au 11 février 2018

Demandez le programme !

Dans l’évangile de ce dimanche (Mc 1,29-39), saint Marc nous décrit en quelques traits rapides le ministère de Jésus.
Jésus exerce un ministère de miséricorde : il guérit des malades en grand nombre, il libère ceux qui ne se possèdent plus, et il porte de village en village la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu.
Observons que tout Fils du Père qu’il est, Jésus se lève avant l’aube pour prier. Loin des foules et avant d’être harcelé par ceux qui ont besoin de lui, Jésus élève son âme vers le Père, il médite les Écritures qui parlent de lui, il contemple la gloire de Dieu et il intercède pour nous. Mais les hommes le cherchent : « Tout le monde te cherche » dit Simon Pierre. Tout le monde cherche le miséricordieux, tout le monde cherche celui qui sera vraiment capable de guérir et de sauver tous ceux qui étaient perdus, tout le monde cherche Dieu finalement. Car l’homme est seul en ce monde, très seul et il ne sait pas encore que Dieu lui-même s’est mis à sa recherche.
Mais Jésus déclare : « Allons ailleurs ! » car le temps presse et il se doit à sa mission. Pour lui pas de repos. Il travaille sans cesse. Tant qu’il y a des malades, des pauvres, des gens éprouvés et abattus, des désespérées ou des abandonnés, la Parole doit être proclamée, cette Parole qui guérit, qui rend courage, qui remet debout. La Parole des Béatitudes. Et Jésus, envoyé par le Père, parcourt toute la Galilée, qui symbolise toutes les nations.
Nous qui sommes le corps du Christ et prolongeons son action en ce temps qui est le nôtre, nous avons ici notre programme : prier le Père avant l’aube, aller vers ceux qui cherchent Dieu et ne s’arrêter jamais d’annoncer au monde la Bonne Nouvelle.

Père François SCHEFFER +

Feuille d’informations paroissiales

852 - du 25 novembre au 3 décembre 2017

L’an prochain, un ascenseur !

Le Seigneur nous comble : après le magnifique week-end des Journées d’amitié, une excellente nouvelle est tombée cette semaine : la Mairie de Paris vient de nous accorder le Permis de construire que nous avions sollicité concernant notre projet paroissial.
Je rappelle qu’il s’agit de mettre en conformité nos locaux selon les normes d’accessibilité et de sécurité, mais aussi d’améliorer les locaux existants pour les rendre plus fonctionnels. La vie paroissiale en sera transformée : salles supplémentaires, circulations plus faciles, espaces de travail, activités pour les enfants et garderie durant la grand-messe dominicale.
Concrètement, nous allons créer un ascenseur reliant les différents niveaux du 57 rue Traversière, du sous-sol au 2ème étage qui va être réaménagé, ventiler les sous-sols, percer une nouvelle porte en façade pour permettre d’accéder de plain-pied à l’ascenseur et répondre aux exigences de sécurité.
La phase d’appel d’offres est en cours auprès des entreprises. Les choix seront faits courant décembre et les travaux devraient commencer début janvier. Ils devraient s’achever en mai-juin, au moment où se terminera le bail que nous avons avec la boutique du 59 rue Traversière.
Concernant le financement, il nous reste encore 30.000 euros à trouver. Nous avions lancé en janvier dernier une souscription afin de récolter 55.000 euros. Beaucoup ont répondu généreusement à l’appel et je les remercie. 25 000 euros ont été collectés. D’autres attendaient sans doute que les travaux commencent pour donner leur contribution.
Aux Journées d’amitié, voyant des personnes âgées monter avec difficulté les escaliers, je leur disais : « l’an prochain, nous aurons un ascenseur ! ». Nous avons tous conscience de l’enjeu de ces travaux qui vont encore dynamiser la vie paroissiale et nous permettre davantage d’être une paroisse pour tous.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

851 - du 2 au 10 décembre 2017

Année nouvelle, ‘Notre Père’ nouveau !

En ce premier dimanche de l’Avent, l’Église catholique de France prie désormais avec une nouvelle traduction liturgique du Notre Père, à savoir la 6ème demande qui s’énonce ainsi : « Et ne nous laisse pas entrer en tentation ». Pourquoi ce changement ? Comment l’accueillir ?
« Traduire, c’est trahir » dit un adage. Or cette demande de l’oraison dominicale (la prière du Seigneur) présente des difficultés particulières de traduction. La formulation choisie voici 50 ans – « Et ne nous soumets pas à la tentation » – posait problème car elle pouvait laisser penser, à tort, que Dieu se plaît à nous tenter… et à nous faire tomber. Cela est contraire au sens de la foi chrétienne, bien sûr, mais dans un contexte de société déchristianisée, sans doute fallait-il explicitement éviter cette mauvaise interprétation.
Mais la question n’est pas résolue pour autant : bien malin celui qui prétendrait tout comprendre de l’agir de Dieu. Ce qui est certain, c’est que nous devons combattre le mal, le péché, dans nos vies, résister à la tentation, et que Dieu nous y aide par son Esprit Saint : c’est le combat spirituel, à la suite de Jésus conduit par l’Esprit Saint au désert pour vaincre le Tentateur.
Cette nouvelle traduction écarte donc une erreur possible, mais elle nous invite surtout à nous laisser conduire humblement par Dieu face aux épreuves et aux tentations, à entrer en communion avec lui, par Jésus, avec Jésus, en Jésus, dans l’unité de l’Esprit Saint, et à croire qu’il nous soutient toujours de sa grâce : « Dieu est fidèle : il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l’épreuve il donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter. » (1 Co 10, 13)
Ce qui compte avant tout, c’est de recevoir de l’Église les mots que Jésus nous donne pour prier son Père et notre Père. Dieu se dit dans notre langage mais le dépasse infiniment. Dire ensemble l’oraison dominicale dans une même version prime donc sur nos préférences de traduction puisque nous unissons nos voix pour nous ouvrir au Mystère de Dieu, pour entrer ensemble dans une relation vivante au Dieu vivant.

Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

844 - du 27 janvier au 4 février 2018

Autorité de la vie sur la mort

La mort aura toujours à nos yeux une dimension totalement néfaste, et effrayante, image du péché des ténèbres et de l’enfer. Un moment, un événement, quelque chose que l’on redoute, et qui serait la fin de toute notre vie ou pour certains : plus rien après !

Mais pour nous chrétiens, il doit en être autrement. Par notre foi en Jésus-Christ mort et ressuscité, nous avons accès à la vie éternelle, la vie avec Dieu, la vie en Dieu.
Et quel bonheur aurons-nous de contempler enfin dans un face à face éternel, notre créateur et Père !

Mais en attendant ce moment qui sera le plus beau de toute notre existence, nous devons continuer à avancer avec ces "esprits impurs" qui sont en nous, qui nous écartent et nous sortent de la route que Dieu nous trace, et qui cohabitent avec l’Esprit Saint reçu à notre baptême, et qui nous pousse à faire le bien. "En effet il y a là un affrontement qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez". Gal 5,17).

Mais voilà, nous avons un défenseur devant le Père, le Seigneur Jésus, qui a toute autorité sur la vie et sur la mort. Et il nous veut pour toujours avec lui.
Il en va donc de notre choix, qui est de le choisir lui, la vie et de vouloir vivre de lui, et de le laisser dés lors crier au cœur de notre péché :"Tais toi, sors de cet homme".
                                                  
+ Francisco PETITE.


845 - du 20 au 28 janvier 2018

Le cochon à la salle de c’porc !

Le coup d’envoi est lancé ! Depuis quelques jours, la paroisse est dans la poussière des travaux qui sont bel et bien commencés pour une durée approximative de 6 mois. Nous devrions donc pouvoir disposer de nos locaux aménagés d’ici la fin de l’année scolaire. Deo gracias !
Les salles étant indisponibles, nous fêterons notre saint Patron d’une manière différente cette année, mais toujours avec le traditionnel cochon, compagnon inséparable de Saint Antoine. Il nous donne rendez-vous chez lui, dans la salle de c’porc de Saint-Pierre Fourier. Ce sera comme chaque année un moment fort de notre vie paroissiale dans lequel se manifeste à travers l’Eucharistie et le repas notre unité au sein d’une unité plus grande que nous appelons de nos vœux en cette Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Comme l’an dernier et comme lors des Journées d’amitié, nous convierons quelques amis de la rue rencontrés régulièrement lors des Tournées de rue. Il font en quelque sorte aussi partie de notre communauté.
A ce propos, une nouvelle action vers les personnes de la rue va être proposée à la paroisse : en lien avec l’association Un Cœur Nouveau, sera proposée chaque lundi soir une permanence à la Gare de Lyon : sandwich, rencontre, écoute prière. Merci à ceux qui rejoindront cette initiative pour mettre un peu d’humanité dans ces lieux de passage anonymes.
Ce week-end, vous êtes sollicités pour aider financièrement à la formation des séminaristes. Nous rendons-grâce pour la centaine de séminaristes qui, à Paris, se préparent à être prêtres, mais aussi pour Dominique Tessier que l’Archevêque de Rennes, Mgr d’Ornellas est venu ce vendredi admettre parmi les candidats au sacerdoce.
Et puisque nous parlons finances, n’oubliez pas, si vous en avez un, de télécharger sur votre smartphone l’application La Quête qui vous permettra, en cas de panne de monnaie, de donner à la quête de manière simple, rapide et sécurisée.
Bonne fête de la Saint Antoine à tous !

P. François Lainé


846 - du 13 au 21 janvier 2018

Quel regard sur les migrants ?

En cette 104ème journée mondiale du migrant et de l’émigré, voici quelques extraits du message du pape François pour la journée mondiale de la paix (1er janvier 2018) qui peuvent nous éclairer.

« Tous les éléments dont dispose la communauté internationale indiquent que les migrations globales continueront à caractériser notre avenir. Certains les considèrent comme une menace. Moi, au contraire, je vous invite à les regarder avec un regard rempli de confiance, comme une occasion de construire un avenir de paix. La sagesse de la foi nourrit ce regard, capable de prendre conscience que nous appartenons tous à une unique famille, migrants et populations locales qui les accueillent, et tous ont le même droit de bénéficier des biens de la terre.[…]
En observant les migrants et les réfugiés, ce regard saura découvrir qu’ils n’arrivent pas les mains vides : ils apportent avec eux un élan de courage, leurs capacités, leurs énergies et leurs aspirations, sans compter les trésors de leurs cultures d’origine. De la sorte, ils enrichissent la vie des nations qui les accueillent. Ce regard saura aussi découvrir la créativité, la ténacité et l’esprit de sacrifice d’innombrables personnes, familles et communautés qui, dans tous les coins du monde, ouvrent leur porte et leur cœur à des migrants et à des réfugiés, même là où les ressources sont loin d’être abondantes.
Enfin, ce regard contemplatif saura guider le discernement des responsables du bien public, afin de pousser les politiques d’accueil jusqu’au maximum de la mesure compatible avec le bien réel de leur peuple. »

Dans l’évangile de ce dimanche, Jean Baptiste « pose son regard » sur Jésus, puis Jésus « pose son regard » sur Simon : ce terme désigne une façon particulière de regarder les personnes qui donne à voir l’invisible et qui inaugure une histoire sainte. Puissions-nous poser notre regard de la même façon sur les migrants de notre époque.

Et merci au « comité d’accueil des réfugiés » de notre paroisse qui nous aide à poser sur les migrants ce nouveau regard.

Père Christophe de Lussy


847 - du 6 janvier au 14 janvier 2018

Notre présent pour l’enfant

A chaque 1er janvier, on se demande : « que sera cette année ? ».
La question se pose au plan personnel : vais-je être en bonne santé, réaliser des projets, mais aussi comment vais-je faire pour devenir une personne meilleure, pour me défaire de certains travers, pour grandir en sagesse et en sainteté ? Vais-je me remettre en question, faire preuve d’audace, écouter les appels de Dieu ? Ce week-end, nous sont donnés en exemple les mages qui ont scruté le ciel et se sont mis en route pour finalement se prosterner devant le Christ. Quel bel itinéraire ! Quel beau programme pour une année !

La question se pose aussi au plan ecclésial. Nous recevons ce week-end un nouvel archevêque. Nous allons le porter dans la prière parce que nous savons que la tâche est lourde, ardue et délicate. Comme le Pape François qui demandait à la foule de prier pour lui au jour de son élection, Mgr Aupetit attend de nous un vrai soutien. Un père nous est donné et nous espérons qu’il conduira l’Église de Paris vers davantage de dynamisme, de foi, de profondeur, de générosité, de désir de faire connaître le Christ. Désormais, à chaque messe nous le confierons au Seigneur en citant son nom.

La question se pose enfin au plan paroissial. L’année sera marquée par le démarrage des travaux dans quelques jours. La vie paroissiale risque d’être profondément modifiée par le nouvel agencement des locaux. Il nous faudra faire preuve de patience, d’audace, d’imagination. Les « dîners découverte Alpha » décideront ils de nombreuses personnes à s’engager dans le Parcours Alpha qui commencera en octobre ? Arriverons-nous à mettre en place Hiver solidaire sur la paroisse ? Les familles seront-elles plus nombreuses à venir à la messe ? De nouvelles personnes se mettront elles en marche à la suite de l’étoile pour prendre leur part au dynamisme paroissial ?

Il est bon de commencer une année avec des questions. Que ce soit le présent que nous déposons devant l’enfant Jésus comme l’ont fait les mages.
Bonne année à tous.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

848 - du 23 décembre 2017 au 5 janvier 2018

C’est pour nous que le Verbe s’est fait chair !!

C’est avec un soin tout particulier que saint Luc rédige cette page qui nous relate la scène tellement intime de la rencontre de Marie avec l’archange Gabriel. Après avoir à maintes reprises et de bien des manières parlé jadis aux hommes par la beauté de la création, par la diversité des religions, par la révélation à Abraham, à Moïse et aux prophètes, voilà que Dieu vient en personne. Il vient sans l’éclat du Sinaï pour rencontrer une seule personne, dans le secret de sa prière. Il vient solliciter son adhésion. Il vient pour l’habiter. Il vient pour se mettre à son école. Par elle, Marie, simple fille de Nazareth en Galilée, Il vient toucher la terre. Il vient en ce point précis, en ce lieu particulier, en cette minute unique entre toutes, pour inverser le cours du temps. Car à partir de cet instant, le compte à rebours commence de la remontée de l’homme vers Dieu. À l’origine, l’homme et la femme quittent le paradis. Ils s’éloignent inexorablement de Dieu. Ils entraînent avec eux toute l’humanité. Mais aujourd’hui grâce à Marie et par elle, un homme se met en route qui entraînera à sa suite toute l’humanité, non plus vers le sol d’où elle avait été tirée, mais vers le Royaume à la porte duquel le Père inconsolable depuis les origines attend le retour de son Fils ; Marie, bonne terre recevant la semence de la Parole de Dieu porte désormais en elle, en puissance, toute l’humanité nouvelle, celle qu’engendra son Fils pour une vie éternelle. Avec Marie, toute bouleversée nous ne cessons de contempler cette merveille qui nous a été donnée et que nul ne peut nous ravir.

Père François Scheffer +

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849 - du 16 au 25 décembre 2017

Un évêque stimulant


Après 12 années passées comme Archevêque de Paris, le Cardinal Vingt-Trois a fait ce samedi ses adieux à notre Diocèse.
Je voudrais, à titre personnel, le remercier de m’avoir fait confiance en me nommant curé de Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles, puis, il y a trois ans de Saint-Antoine. Pour les curés, le Cardinal était un archevêque agréable car il ne cherchait pas à imposer une manière de faire, ni à uniformiser les paroisses. Au contraire, il encourageait chaque paroisse à déployer son génie propre, à ne pas s’épuiser à tenir à bout de bras des activités qui avaient perdu leur élan.
La priorité de son mandat aura été la mission. Il invitait les paroisses à manifester cette préoccupation à travers quatre champs : le champ éthique, le champ social, le champ des familles et le champ de la jeunesse.
En 2009, il lançait Paroisses en mission, opération couronnée par Avent 2014 où toutes les paroisses étaient invitées à déployer des initiatives vers « ceux qui ne demandent rien à l’Église ». « Une foi qui ne se propose pas et ne se partage pas est une foi qui se dessèche et qui n’intéresse plus, même les croyants » disait-il dès son arrivée comme Archevêque. L’Église devait, selon lui, être en état permanent de mission.
La paroisse Saint-Antoine s’inscrit avec enthousiasme dans les directions qu’il a tracées. Quelques exemples de son influence sur la vie paroissiale : le lancement du Parcours Alpha, suite à Avent 2014, les initiatives concernant les couples et les familles, la création des Tournées de rue suite à l’année de la solidarité et l’an prochain de l’opération Hiver solidaire dont il est à l’origine.
« On ne peut pas être témoin de l’amour sans se faire proche de ceux qui ne sont pas aimés, on ne peut pas être témoin de la joie sans se faire proche de ceux qui connaissent la tristesse, on ne peut pas être témoin de l’espérance sans se faire proche de ceux qui sont tentés par le désespoir. »
A l’heure où il nous dit au-revoir, nous lui adressons nos remerciements sincères et tous nos vœux de meilleure santé pour une retraite bien méritée.

P. François Lainé

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Du 9 au 17 décembre 2017

Comme nous l’avons vu dans l’édito de dimanche dernier, au début de cet Avent, nouvelle année liturgique, l’accent est mis sur la nouvelle traduction du Notre Père, avec cette phrase qui le compose : "ne nous laisse pas entrer en tentation" : traduction juste, car DIEU ne nous a jamais soumis et ne nous soumettra à la tentation, car dès lors nous tomberions sans cesse dans le péché.
Les tentations qui nous arrivent, seront toujours une invitation à un choix même très difficile, qui est de préférer le Seigneur dans sa volonté, plutôt que mon propre plaisir qui est avant tout mon égoïsme.
Choisir Dieu, c’est le désirer, c’est être dans l’attente de sa venue (adventus), avoir la soif de le contempler lorsqu’il reviendra à la fin des temps.
Le choisir, c’est revivre ce magnifique événement qui a été son incarnation dans le dénuement d’une mangeoire. "Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu, mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom" (Jn 1, 11-12).
Voilà la chance de toute notre vie : devenir ses enfants, et l’Avent sera pour nous chaque année un nouveau départ, un nouvel élan tourné vers le Seigneur, dans son accueil à travers les autres.
L’Avent sera également une conversion, (comme nous y invite le magnifique Jean-Baptiste, en ce dimanche), un réaménagement, un rangement intérieur de ma vie, afin d’accueillir dans les meilleures conditions spirituelles le Seigneur qui veut naître en mon cœur, lieu ou l’amour et la paix devraient être présents pour y faire sa demeure. 
L’Avent, moment pour se réajuster en reconnaissant que je suis encore trop plein de moi-même, et pas assez de lui, et me demander quelle place je lui laisserai quand il viendra à Noël.
                                               +Francisco PETITE.
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