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Vie de la paroisse / Feuilles d’Informations Paroissiales

7ème dimanche de Pâques

La Bourgogne autrement

Édito du Père François Lainé, curé

La feuille d’informations paroissiales se trouve en bas de la page.

L’étau se desserre enfin ! Les annonces du Président nous laissent penser qu’à partir de début juillet, nous pourrons reprendre une vie presque normale.

Après avoir dû annuler les évènements les uns après les autres (pèlerinage à Lourdes ; week-end au Puy-du-Fou), c’est avec enthousiasme que la paroisse propose un rendez-vous début juillet : quatre jours en Bourgogne pour prendre un bol d’air et d’amitié.

Pour ma part, ce sera le dernier évènement auquel je participerai avec la paroisse avant mon départ pour ma nouvelle mission début septembre. C’est pourquoi je serais très heureux que nous soyons nombreux pour vivre ce moment ensemble.

Le programme est alléchant : visite des hauts-lieux de la Bourgogne, aussi bien culturels (Beaune, Dijon, Grottes d’Arcy) que spirituels (Citeaux, Saint-Jacques d’Asquins, Vézelay, La-pierre-qui-vire). Nous en profiterons aussi pour répondre à l’invitation du Pape François de louer le Seigneur pour sa création et de voir comment mieux respecter notre « Maison commune » (des moines nous aideront à ça ainsi qu’une paroisse qui détient le label « Église verte », mais aussi un viticulteur et un agriculteur).

Ajoutons à cela la dimension fraternelle et festive. Je viendrai avec ma guitare pour que nous puissions, comme saint François, louer le Seigneur par le chant.
Ces voyages sont toujours des occasions de créer des liens durables avec d’autres personnes. La vie de la paroisse s’en trouve dynamisée et renforcée.

La perspective de ce voyage me met dans la joie et j’espère pouvoir la partager avec vous.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales du 15 au 23 mai 2021

Édito de Mgr Jean-Marie Dubois - 9 mai 2021

Le centurion de Césarée

Saint Pierre annonce une nouvelle inouïe : la Résurrection de Jésus, et Dieu lui permet d’accomplir des miracles, des signes selon la promesse de Jésus.

A Lod (aujourd’hui Tel-Aviv), Pierre guérit un infirme ; à Jaffa, il ressuscite une morte. L’Esprit-Saint va demander à Pierre de franchir dans cette annonce une étape qui le remplit de scrupules : annoncer la Résurrection à un non-juif, qui ne respecte pas les interdits alimentaires, même s’il est « craignant Dieu ». Il s’agit de Corneille, un centurion romain en garnison à Césarée.
Césarée, un port sur la Méditerranée, entre Jaffa et le Mont Carmel, ne doit pas être confondue avec la Césarée aux sources du Jourdain, dans le territoire de Philippe. Hérode le Grand, après avoir reçu cette ville, en fait une grande cité portuaire grecque. Elle devient sa capitale et il la nomme Césarée en l’honneur de l’empereur Auguste, fils adoptif de César. A l’époque de Jésus, Césarée est le lieu de résidence du gouverneur de la Judée, Ponce Pilate, qui se rend souvent à Jérusalem, en particulier à l’occasion des fêtes juives.
Pierre part donc de Jaffa vers Césarée, poussé par l’Esprit-Saint qui prépare Corneille de son côté à cette visite. C’est une bonne nouvelle : l’Esprit est le même aujourd’hui. Il est donc à l’œuvre aussi dans nos vies, et en prend le même soin.
Chez Corneille, l’Esprit-Saint prend l’initiative de « descendre sur tous ceux qui écoutaient la Parole ». Comment alors refuser de baptiser ces gens des nations ? Pierre le fait, et aura à s’en justifier.
Philippe, l’un des Sept, avait déjà baptisé un haut fonctionnaire éthiopien de passage, lui aussi craignant-Dieu ; c’était en privé et sans que Philippe ait l’autorité de Pierre. Bientôt Paul, témoin de l’action de l’Esprit, accueillera aussi des païens, argumentera avec détermination devant l’Église, et deviendra l’Apôtre des nations. Partager la vie du Ressuscité est le don que Dieu offre à tous les humains.

Mgr Jean-Marie Dubois

Feuille d’informations paroissiales du 8 au 16 mai 2021

Edito du Père Edouard Dacre-Wright - 2 mai 2021

Les glycines de Dieu


À qui n’est-il pas arrivé, dans des moments de découragement, de se dire que sa vie était inutile, stérile et avait bien peu de poids dans ce monde aux 7 milliards d’individus ? Dieu, Lui, ne voit jamais notre vie ainsi !
En ce temps de l’année, nous pouvons admirer des glycines magnifiques, que des propriétaires ont taillées avec soin, et qui débordent de fleurs exhalant leur parfum délicat. Ces glycines sont une belle image de ce que Dieu veut faire de nos vies. « La gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. » Dieu veut que notre vie soit belle, lumineuse, féconde, répandant un délicat parfum d’œuvres bonnes. Avouons-le, c’est aussi notre désir secret et profond.
La façon dont Dieu conçoit cette fécondité ne rejoint pas forcément celle du monde : il ne s’agit peut-être pas d’être connu et adulé médiatiquement, ni de réussir professionnellement en devenant le nouveau Steve Jobs français, ni de nous enrichir en accumulant nos richesses tel le Picsou moyen. Non, la fécondité à laquelle le Père aspire pour nous est celle de l’amour, celle que nous manifeste la vie des saints comme saint Damien de Molokaï, saint Vincent de Paul, ou sainte Mère Teresa.

Le Père s’occupe de chacun de nous pour que nous puissions déployer nos vies dans une fécondité surabondante. Cela demande, de notre côté, que nous adhérions à cette volonté et que nous cherchions à demeurer unis au Seigneur Jésus avec l’aide efficace des sacrements de la confession et de l’Eucharistie, nommés à bon escient, sacrements de la route, car en dehors de Lui, nous ne pouvons rien faire de bon. Cela demande aussi que nous acceptions d’être émondés par le Père : « tout sarment qui porte du fruit, [le Père] le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. », c’est-à-dire que nous Le laissions purifier notre esprit pour réfréner notre agitation égoïste, pour nous, et épouser les sentiments du Christ qui, dans tout ce qu’Il fait, le fait en vue des autres.

Bien sûr, cela exige un vrai travail patient et quotidien de notre part, mais le Père ne nous laisse pas seuls, puisque nous sommes réconfortés par l’Esprit Saint, et encouragés par tous nos frères, les saints, qui nous manifestent que oui, vraiment, chacune de nos vies est appelée à porter du fruit et du fruit en abondance. Amen.

Abbé Édouard DACRE-WRIGHT

Feuille d’informations paroissiales du 2 au 9 mai 2021

Edito du Père Camille Millour, 25 avril 2021

Il est l’Agneau et le Pasteur


La feuille d’informations paroissiales se trouve en bas de la page.

Édito du Père Camille Millour, vicaire
Avant de multiplier les pains, le Christ, saisi d’émotion, confiait aux disciples :
« Ils sont comme des brebis sans berger ».

L’Évangile d’aujourd’hui apporte une réponse paisible et définitive : « Je suis le bon pasteur, mes brebis écoutent ma voix et elles me suivent, je leur donne la vie. Personne ne les arrachera de ma main ». Un troupeau sans berger est perdu, éparpillé, isolé ou affamé. De même, un troupeau que plusieurs bergers guideraient se disperserait lui aussi dans la confusion des voix. A la source de l’unité, de la vie et de la marche de l’Église, il y a donc une seule voix, une seule personne, un seul pasteur. Quelle paix de pouvoir se reposer, aujourd’hui comme hier, sur cette promesse indéfectible de la présence du bon Pasteur au milieu de son troupeau !
Il y a donc un berger. Il connait chacun d’entre nous, sa main ne quittera pas la nôtre car il veut nous mener à la vie. Qui est-il ? Il n’est pas un berger effrayant. Car ce berger est un agneau. Puissant mais petit, maître et serviteur, au milieu de son troupeau : « L’Agneau sera le pasteur pour les conduire vers la source de la vie ». Ainsi, un appel, une vocation, résonne non pas au-dessus mais au cœur même de chacune de nos vies. La voix du vrai Pasteur s’élève pour rassembler et rassurer, et pour appeler à sa suite. Qui l’écoutera ? Prier pour les vocations, comme nous le faisons aujourd’hui, c’est demander à Dieu la grâce pour chacun de prêter une oreille attentive au doux appel du seul berger, et d’y répondre. Les religieux, les consacrés et, plus que tout, les prêtres que Dieu nous donne, sont ainsi, au milieu de nous et pour nous, des signes et des moyens de la présence quotidienne du seul Pasteur. Quelle grâce pour eux comme pour l’ensemble du troupeau !

Si bien qu’il ne s’agit pas aujourd’hui d’avoir peur de l’avenir du troupeau qu’est l’Église où les vocations semblent se faire rares. La question n’est pas d’abord de réclamer ou de chercher éperdument des pasteurs pour nous guider…. comme si le Christ abandonnait son troupeau. C’est LUI qu’il nous faut chercher sans relâche. C’est la voix du seul Pasteur qu’il nous faut demander à Dieu et à l’Église. Alors, sans aucun doute, il fera se lever parmi son peuple tous les hommes dont Il aura besoin pour donner au troupeau sa vie, sa paix et son unité. « Venez au Seigneur avec des chants de joie ! Il nous a fait et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau ».

Père Camille MILLOUR, Vicaire

Illustration : « le bon pasteur » Catacombe Sainte Priscille, en Italie (Vè siècle)

Feuille d’informations paroissiales du 24 avril au 2 mai 2021

Edito du diacre, Francisco Petite - 11 avril 2021

La paix soit avec vous !

« La paix soit avec vous ! » C’est la parole du Christ Ressuscité, qui vient illuminer nos cœurs, en ce dimanche de la miséricorde.
La paix du Christ Ressuscité qui nous est adressée, s’accompagne de l’envoi en mission : Comme le Père m’a envoyé, à mon tour je vous envoie (Jn 20,21).

Car, en ayant reçu l’Esprit Saint lors de notre baptême, nous avons reçu la Paix de Dieu, tout comme Jésus l’insuffla autrefois sur ses apôtres, le jour de sa Résurrection. Il nous invite à la diffuser tout autour de nous, à travers les différentes missions que nous accomplissons.

Par notre baptême, nos routes quotidiennes, ne sont plus des chemins routiniers sans espérance, mais bien des routes avec le Ressuscité, qui nous a donné Sa paix, et qui nous plonge désormais dans l’univers et la vie de Dieu, de tous ceux « qui croient sans avoir vu ». Nous aurions sans doute préféré voir Jésus Ressuscité de nos yeux de chair, et éventuellement mettre nos mains dans son côté ouvert. Mais non !

Et c’est là toute notre force, qui est "d’être heureux de croire sans avoir vu" (Jn 20,29).

Et nous pouvons malgré tout, crier à notre tour : Oui, le Christ est Ressuscité. Il est vraiment Ressuscité ! ALLÉLUIA.

+ Francisco PETITE.

Feuille d’informations paroissiales du 10 au 25 avril 2021

Edito du Père François Lainé - 5 avril 2021

Le Christ est à bord

Chers frères et sœurs,
En ce jour de Pâques, je dois vous faire part d’une nouvelle.

Notre archevêque a décidé de me confier une nouvelle mission à partir du 1er septembre prochain : participer à la formation des futurs prêtres du diocèse en étant responsable d’une maisonnée de séminaristes de 1er cycle. Cette maison fait partie de la paroisse Saint-Denys du Saint-Sacrement (3ème arrondissement) dont je serai également le curé.

C’est pourquoi, avec grande tristesse, je vous annonce mon départ de Saint-Antoine où j’aurai servi pendant 7 ans avec grand bonheur. Nous prendrons le temps de nous dire au revoir durant une messe d’action de grâce que je célèbrerai le dimanche 20 juin à 10h45.

Cette annonce intervient au moment où nous avons été plongés, en cette Semaine Sainte, au cœur de notre foi : le Christ devait mourir pour ressusciter et nous conduire vers la Vie. A sa suite, nous devons nous-mêmes mourir pour porter la vie : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul, mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit » (Jn 12,24). Comme on dit, « partir, c’est mourir un peu », mais je suis conscient que c’est aussi le cas de ceux que l’on quitte. Le détachement auquel nous appelle le Christ est souvent crucifiant. Mais il est aussi libérant et vivifiant.

Les liens de la communauté sont là pour nous conduire à Dieu. La joie d’un curé, c’est de donner le Christ, et ce don, nul ne pourra vous le reprendre. Notre paroisse est belle, vivante et fraternelle et elle le restera. La barque continue de fendre les flots, car le Christ est à bord, quel qu’en soit le capitaine.
Le Christ a souffert, le Christ est mort, mais le Christ est ressuscité ! Alléluia ! Cette joie, nul ne pourra nous la ravir.

P. François Lainé

Pour écouter l’homélie du Père Lainé de la Vigile Pascale "Où sont les femmes ?"
Cliquer ci-dessous.

Feuille d’informations paroissiales du 3 au 11 avril 2021

Edito du Père Camille Millour - Rameaux

La célébration des mystères de notre salut

Par la célébration des Rameaux et de la Passion du Seigneur, nous entrons, dans la Semaine Sainte. Les jours et les heures au cours desquels s’est accompli le Salut de l’humanité marquent vraiment pour les chrétiens le sommet de l’année. Il s’agit du Triduum pascal qui commence avec la messe en mémoire de la Cène du Seigneur, le jeudi soir, et qui s’achève au soir du dimanche de la Résurrection.

Cependant, les premiers jours de la Semaine qui s’ouvre par l’entrée messianique de Jésus à Jérusalem constituent comme le porche d’entrée de la célébration du Mystère pascal. L’ensemble de la communauté chrétienne vit dans un esprit de pénitence plus intense les derniers jours du Carême. Ce sont les jours de la Passion où nous voulons suivre Jésus dans sa préparation à l’offrande suprême de lui-même, au moment où il va être livré par ceux qui veulent sa mort et où, inséparablement, il va se livrer lui-même, librement et par amour, pour nous sauver. Jésus prend sur lui le joug écrasant de la souffrance humaine, du péché des hommes ; il accepte par pur amour de descendre jusque dans les profondeurs abyssales du mal et de la mort pour nous en délivrer définitivement.

Vivre la Semaine Sainte, c’est commencer par prendre conscience que nous avons vraiment besoin d’être sauvés et, par conséquent, entrer dans les sentiments du Christ qui sont ceux de la miséricorde, de la souffrance offerte et de l’abandon entre les mains de son Père.

La conversion principale, c’est de consentir à cette miséricorde dont le prix est celui du Sang versé sur la Croix. Et sans doute de reconnaître, avec saint François d’Assise, que "l’Amour n’est pas aimé", et d’en demander humblement pardon.

Nul n’est trop loin pour Dieu puisque Jésus a tout sauvé sur sa Croix.

Bonne montée vers Pâques !

Père Camille MILLOUR, Vicaire


Edito de Mgr Jean-Marie Dubois - Nous voulons voir Jésus

Nous voulons voir Jésus

Les juifs venant du monde parlant grec étaient très nombreux à Jérusalem à l’approche de la Pâque, comme ceux dont les Actes énuméreront la présence au jour de la Pentecôte.

Dans la péricope d’évangile lue aujourd’hui, les quelques grecs montés à Jérusalem sont donc des non-juifs, sympathisants ou prosélytes, qui s’associent à la vie du peuple de l’Alliance. Ils veulent voir Jésus. Alors Jésus explique ce qui va leur être donné à voir : il va être glorifié.

La gloire, dans l’évangile, ne signifie pas une récompense éclatante, mais la révélation de ce que l’on est profondément. Pour Jésus, c’est en étant mis en terre comme le grain de blé qu’il va se manifester comme le Fils obéissant au Père, qui entraîne dans son sillage tous ceux qui vont devenir ses frères et ses sœurs.
Mais affronter la mort sous le poids immense des péchés du monde est un combat terrifiant. Et saint Jean nous montre Jésus bouleversé et encouragé publiquement par le Père. A la différence de la scène de l’agonie à Gethsémani, ce prélude au combat de la Croix que Jésus sait proche a lieu en présence de la foule, qui se presse à Jérusalem pour la fête. Le défi au Prince de ce monde est public, car l’enjeu est universel. Il s’agit pour Jésus, serviteur souffrant élevé sur la croix, d’attirer à lui tous les hommes. Il s’agit, par sa puissance d’amour, de rassembler en lui les enfants de Dieu dispersés.

Avec les quelques grecs, nous sommes invités à contempler Jésus, ainsi glorifié, et à nous laisser entraîner dans son sillage. Par notre baptême nous sommes déjà passés avec lui par la mort pour ressusciter à sa vie. Pendant le carême, nous accompagnons les catéchumènes qui s’y préparent, et nous sommes attentifs à rectifier notre vie et à garder cette trajectoire de Jésus, enfoui et ressuscité. La Pâque de Jésus manifeste ce que nous sommes par lui, avec lui et en lui ; elle nous glorifie avec lui.

Mgr Jean-Marie Dubois

Feuille d’informations paroissiales du 20 au 28 mars 2021

Edito du Père Edouard Dacre-Wright - Gosses gâtés ?

Gosses gâtés ?

« C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » Ep 2, 8. La vie éternelle nous est donnée, offerte sur un plateau ; ce à quoi notre âme aspire intensément au plus profond de nous, cette paix intérieure sans nuage, cet amour fécond perpétuel, nous est destiné depuis toute éternité. Pour cela, il nous suffit de croire au Seigneur Jésus, de nous laisser attirer par la lumière. Il est là ; nous Le voyons au plus profond de nous ; Il nous appelle, nous attire. Faisons-Lui confiance pour construire notre vie en cessant de vouloir accomplir nos caprices, comme des enfants rebelles, mais en nous laissant attirer et guider par Lui et nous sommes certains de vaincre la mort et d’obtenir la vie éternelle tant désirée. Le trésor est là devant nous ; il nous suffit de nous précipiter librement vers lui pour nous en emparer… et nous n’y allons pas ou si lentement !

Pourquoi ? Oh, non pas par altruisme, pour laisser les autres atteindre le trésor avant nous mais parce que les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière. Les ténèbres de nos péchés ont obscurci la lumière et même cette dernière nous inquiète, nous fait peur : nous devrons abandonner nos ténèbres !... Alors les attentats frappent le Nigeria, les Talibans mettent la pression sur le gouvernement Afghan, le Liban est au bord de l’effondrement, la Birmanie, de la guerre civile, près de 700 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, la consommation de drogues augmente les séparations de couple ont fait un bond impressionnant depuis 20 ans, les dépressions se multiplient, etc…

Nous qui connaissons le chemin de la Lumière et pouvons nous en approcher si intimement, sommes invités à sortir de notre attitude de gosses gâtés pour plonger avec foi vers Elle afin d’éclairer ce monde si obscurci et qui a tant de mal à sortir des ténèbres.

En ce temps de carême où nous nous préparons à fêter la Résurrection, reprenons conscience de notre responsabilité et de notre mission vis-à-vis de nos frères qui ne connaissent pas encore cette Lumière sans nous désespérer sur l’état du monde – ce qui ferait le jeu des ténèbres ! – puisque le Seigneur Jésus a vaincu le Mal et la mort et guide le monde, de façon certaine, vers sa Pâque par son Église, c’est-à-dire par nous !

Abbé Édouard Dacre-Wright

Feuille d’informations paroissiales du 13 au 21 mars 2021

758 - FIP du 23 au 31 janvier - Appelés à servir

Lorsque Jésus appelle ses apôtres, c’est pour les envoyer (apôtres, signifie envoyés).
Envoyés pour être dans, le monde ce qu’il Est : présence de Dieu et au service de Tous. Tout est dit de la mission du Christ-Jésus, lorsqu’il dit : « Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner ma vie en rançon pour la multitude » (Mt 20, 28).

L’appel est toujours une invitation : invitation à l’écoute, à se lever, à sortir d’une vie installée qui attendrait que les événements « tombent » et passent comme une pluie.

L’appel est de se mettre à la suite du Christ-Jésus, pour devenir à notre tour comme Lui. Lui ressembler et devenir ainsi l’ambassadeur, l’image du Père, et serviteur de ses frères en humanité.

L’appel est de contribuer à l’œuvre de Dieu, tels que nous sommes, et non comme nous rêverions d’être et que nous ne serons probablement jamais.

Quel bonheur pour moi de comprendre que le Père m’aime tellement, qu’il me fait confiance, en m’associant à la mission du Fils. Oui, Lui Jésus qui me dit aujourd’hui, comme autrefois à ses apôtres, lors de sa Résurrection : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21).

L’appel est de comprendre que Dieu m’a parlé, qu’il me fait confiance pour sa mission, et qu’il veut passer par moi, pour se révéler et se manifester au monde.

Feuille d’informations paroissiales

Laisserai-je « les filets » qui me retiennent encore pour le suivre ???

Telle est la question pour moi, en ce début d’année.

+ Francisco PETITE.

Feuille d’informations paroissiales

759 - Edito du Père Camille Millour

Solennité de la Saint-Antoine

Vivre l’Amour*

*"Vivre l’amour et de cette manière faire entrer la lumière de Dieu dans le monde" (Deus caritas est - Benoît XVI)

Notre saint patron a bien vécu cette réalité à travers sa vie de foi, d’espérance et de charité. Né en 251 à Queman, village d’Égypte, Antoine est issu d’une famille aisée et élevé selon les principes de l’Évangile. Devenu orphelin à 18 ans, il distribue ses biens aux pauvres et part vivre dans le désert en ermite, en quête de perfection. Là, à la manière du Christ il subit les tentations du diable, les démons n’hésitent pas à s’attaquer à sa vie. Mais Antoine résiste à tout et ne se laisse pas abuser par les visions tentatrices qui se multiplient.

Son combat incessant lui vaut l’admiration de nombreux disciples venus recueillir son enseignement. Ils vivent à proximité dans des grottes et l’écoutent prêcher, s’associant à lui pour prier. Au fil des ans, ils se regroupent en différents noyaux de disciples choisissant tous Antoine comme guide spirituel. Il contribue à la création de plusieurs monastères dans les régions reculées et se trouve considéré depuis lors comme le fondateur du monachisme.

Auréolé de sainteté par les miracles qu’il accomplit, Antoine est appelé à Alexandrie en 311 par les chrétiens persécutés. Face à sa notoriété grandissante, il gagne en 312 la Thébaïde sur le mont Qolzoum, région de Haute Egypte, en quête de solitude absolue. C’est en 356, à l’âge de 105 ans qu’Antoine meurt entouré de quelques compagnons.

Antoine n’est pas saint parce qu’il aurait accompli des prouesses exceptionnelles ou de nombreux miracles, il est saint car il a pleinement vécu sa vocation baptismale comme l’affirme saint Paul. Et en cela, il est un modèle pour chacun d’entre nous. C’est aussi dans son « face à face » avec Dieu qui est Amour, qu’il a aussi perçu l’exigence impérieuse de transformer en service du prochain, en plus du service de Dieu, toute sa vie.

Qu’il intercède pour nous afin qu’il en soi de même dans notre vie de baptisé et de disciple du Seigneur.

Père Camille MILLOUR +
Vicaire


760 - Edito de la nouvelle année du Père François Lainé

Voeux


Feuille d’informations paroissiales (FIP) en bas de page

En ce début d’année, et particulièrement avec cette pandémie qui occupe tous les esprits, nous nous posons la question des vœux que nous pouvons nous faire les uns aux autres.

Il y a quelques jours, une vidéo* m’a été transmise d’un excellent blogueur québéquois : Sam’parle. Je m’en inspire largement pour les lignes qui suivent.

Depuis bientôt un an, le Covid a mis nos vies sur pause. La tentation serait que, dans un délai bref et grâce aux vaccins, nous repartions de là où nous nous étions arrêtés et oubliions immédiatement tout ce qui s’est passé. Nous pourrions alors dès maintenant nous faire des vœux de santé, prospérité, réussite et bien-être.

Pourtant, la sagesse nous invite à ne pas oublier 2020 comme on chasse un mauvais rêve. La crise a fait office de révélateur sur nous-mêmes, nous amenant à réaliser combien nos existences sont vulnérable et à reconnaître notre pauvreté intérieure. Notre société vit dans l’anxiété, la peur de la souffrance et de la mort. Le progrès technique nous a donné trop de temps pour exister mais pas assez de raisons d’exister. Le problème n’est pas d’abord celui de la santé : c’est un drame existentiel. Il nous faut trouver un sens de la vie qui tienne le coup face à la souffrance et à la mort.

C’est bien sûr dans la suite du Christ que nous le trouverons. Derrière lui, nous oublier, nous élever au-dessus de l’emprise du moi ; savoir nous sacrifier et rechercher ce qui est aimable, noble, juste et droit. Dieu est exigeant, mais rappelons-nous que sa grâce précède ses exigences.

C’est pourquoi, quels que soient les aléas qui ne manqueront pas de se produire une fois la crise sanitaire passée, je vous souhaite pour cette année, dans l’esprit des Béatitudes, d’être bons, doux, généreux, attentifs aux autres, présents, aimants, artisans de paix, en bons disciples du Christ.

Bonne et sainte année.

P. François Lainé

*Sam’Parle « Mes meilleurs vœux » sur Youtube - https://www.samparle.org/

Feuille d’informations paroissiales

761 - Edito de Mgr Jean-Marie Dubois

Il n’est plus nécessaire de s’inscrire pour les messes du dimanche.

Pour commencer "l’année spéciale saint Joseph"

La feuille d’informations paroissiales se trouvent en bas de l’édito.

A l’Annonciation, le Fils de Dieu entre dans l’histoire des hommes. Il se livre donc à la sagacité et aux incertitudes des historiens, des archéologues et des exégètes. L’essentiel est que Dieu se montre en vérité pour nous sauver ; mais le secret de Dieu se révèle dans un événement historique, et il est légitime que nous voulions vérifier où, quand, comment cela a eu lieu.

Matthieu et Luc nous parlent de l’origine de Jésus ; le premier, du point de vue de Joseph ; le second ; du point de vue de Marie. Validés par les savants, ils sont en accord sur la naissance à Bethléem et la vie cachée à Nazareth. Mais pour Matthieu, Bethléem est une évidence et il doit expliquer la venue à Nazareth ; pour Luc, Marie habite Nazareth, et Bethléem doit s’expliquer par le recensement que les historiens essayent de préciser, sans avoir d’ailleurs encore les éléments pour dater précisément ces événements.

Nous savons que Joseph, fiancé définitivement à Marie, est un « tekton », un artisan qui travaille dans les métiers de la construction, sans doute dans les villes d’alentour comme Sephoris, car Nazareth est tout petit et il n’y a guère de charpentes ; plutôt des toits de branchages.

La famille de Jésus et les chrétiens d’âge en âge ont gardé précieusement le lieu de la maison de Marie à l’Annonciation, adossée à une grotte que les pèlerins peuvent vénérer avec certitude aujourd’hui parmi les restes troglodytiques sur l’éperon rocheux qu’était Nazareth. La maison de la Sainte Famille est encore pour sa part l’objet d’hypothèses.

Ce petit village, que l’Ancien Testament ne mentionne pas, a peut-être reçu son nom des « nazoréens », groupe de descendants de David venus s’installer là, dans cette Galilée des Nations peu attentive à l’Alliance. Leur espérance messianique peut agacer les voisins de Cana : « De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? » Joseph est bien de la race et de la descendance de David. Cela ne nous est pas dit de Marie, dont la cousine Elisabeth est de la descendance de Lévi .

C’est Joseph qui accueillera Jésus dans la lignée d’où doit naître le Messie, et avec Marie lui apprendra à vivre en homme. Alors que l’annonce de la naissance de Jean-Baptiste se fait au cœur du Temple de Jérusalem, l’annonce à Marie, dont la foi et l’obéissance sont sans faille, a lieu dans l’humilité de ce village inconnu : Dieu vient expérimenter la vie de tous les hommes…pour que les humains vivent divinement.

Mgr Jean-Marie Dubois

Feuille d’informations paroissiales

Edito du 28ème dimanche ordinaire

La prière de l’agneau

Je vous propose de regarder le psaume de la liturgie de ce dimanche : Le Seigneur est mon berger !
Comme tous les psaumes, c’est un poème chanté utilisé dans les liturgies du Temple de Jérusalem, spécialement lors de la semaine de la fête des Tentes.

Ce psaume animait une célébration destinée à prendre conscience des enjeux de l’Alliance avec Dieu : l’Alliance est exigeante, mais finalement, le peuple de Dieu a reçu la meilleure part, et il chante sa confiance et sa certitude de ne pas défaillir, dans l’attente des temps messianiques.

Un psaume n’est pas une prière individuelle. C’est le peuple de Dieu qui parle dans ce psaume ; il est comme un seul homme en pèlerinage dans l’intimité du sanctuaire de Dieu, pour prendre conscience de la joie de l’Alliance. Pour donner corps à sa prière, et la rendre concrète, il se met dans la peau d’un agneau qui se confie totalement à son berger, tout-puissant et attentif à son bien-être. Je peux cependant me couler dans cette situation pour ma prière personnelle.

Est-il bien vrai que toute ma joie est de vivre avec le Christ ? Ce psaume peut m’y provoquer :

- La confiance du peuple de Dieu à travers les siècles a été souvent difficile mais toujours récompensée ; je puis m’associer à cette découverte. - Je peux me joindre à la prière du Christ, l’Agneau, confiant en son Père et sûr de sortir vainqueur des ravins de la mort. - Avec les nouveaux baptisés remontant de la cuve baptismale, avec les saints, avec les mourants, avec les chrétiens qui, dans la liturgie des heures, accueillent pour parler à Dieu les mots qu’il nous donne dans les psaumes, je puis me laisser porter par la prière de l’Église, heureuse d’être guidée jour après jour par le Bon Pasteur au milieu des difficultés de ce monde.
- Je peux simplement me laisser saisir par la joie de partager la vie et l’intimité du Ressuscité, aujourd’hui et pour toujours, par-delà l’épreuve de la mort. Dans l’Eucharistie, il m’invite à son repas de fête ; il me nourrit de sa parole et de son corps, en préfiguration du banquet éternel.

Mgr Jean-Marie Dubois

Feuille d’Information Paroissiale

763 - Edito de la Transfiguration

Carême’nt joyeux

Comme nous le savons, et que cela nous est dit à chaque année, le carême est le temps de la conversion.
Temps pour retourner notre cœur vers le Seigneur, qui nous attends.
C’est le temps par excellence du "réajustement" de notre vie de disciple du Christ-Jésus.

Le carême est d’une certaine manière l’image de notre vie terrestre, avec ses hauts et ses bas, ses joies, ses tristesses, ses épreuves, ses douleurs, et aridités spirituelles, dans nos chemins apparemment désertiques.

Et le récit de la transfiguration du Seigneur si nous le méditons et le comprenons, fait émerger une joie profonde en nous, car elle nous montre ce que nous deviendrons dans le monde à venir, ce qui nous attend après notre mort.

Nous lui serons semblables, car nous le verrons tel qu’il est (1Jn 3,2). C’est à dire resplendissants à l’image de Moïse, et d’Elie qui s’entretiennent avec Lui, resplendissants de la gloire de Dieu. Quelle joie donc pour nous !
Car le Seigneur l’a promis : je reviendrai vous prendre avec moi, et là ou je suis vous y serez aussi (Jn 14, 1-6).

Comme il le disait autrefois aux apôtres, il le redit aujourd’hui à chacun et chacune d’entre nous, et nous savons qu’il dit vrai.

Et cela nous rends "Carême-nt Joyeux"

+ Francisco PETITE

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