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Vie de la paroisse / Feuilles d’Informations Paroissiales

Horaires - couvre-feu (18h-6h)

Depuis le 16 janvier et jusqu’à nouvel ordre, les messes dominicales du soir sont avancées à 16h30 et pour les messes de semaine, cliquer ici.

La paroisse en couvre-feu, pour plus d’informations.

Édito de la semaine du Père Camille Millour

Un voyage difficile mais décisif


La feuille d’informations paroissiales se trouve en bas de page.

L’Irak, dans la plaine d’Ur des Chaldéens, devait être la première étape du pèlerinage jubilaire de Jean-Paul II pour l’an 2000. Le voyage du Pape polonais était prévu du 1er au 3 décembre 1999. Mais ce projet ne s’est pas concrétisé, car Saddam Hussein, après des négociations de plusieurs mois, avait décidé d’un report.

Plus de 20 ans plus tard, le rêve de Jean-Paul II se réalise pour son second successeur. C’est ainsi que ce week-end, le Pape François visitera cinq lieux irakiens, Bagdad, la plaine d’Ur, Erbil, Mossoul et Qaraqosh.

Pour le cardinal Louis Raphaël Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens : « le Pape François est un homme ouvert, un chercheur de paix et de fraternité. Tout le monde en Irak, chrétiens et musulmans, l’estime pour sa simplicité et sa proximité. Ses paroles touchent le cœur de tous, car elles sont celles d’un pasteur. C’est un homme qui peut apporter la paix. Plusieurs millions de musulmans ont suivi la visite du Pape à Abou Dhabi. Il en sera de même en Irak ».
L’importance de ce voyage dans un pays en pleine guerre civile montre combien le Pape n’est pas « frileux » et n’a pas peur de se rendre aux côtés de celles et ceux qui souffrent à cause de leur foi et leur fidélité à l’Église. Il montre aussi l’enjeu de préserver la présence historique des chrétiens et la nécessité de leur garantir la sécurité et une place dans l’avenir du pays. En effet, il y avait en Irak avant 2003, l’année du conflit qui a conduit à la chute de Saddam Hussein, 1 à 1,4 million de chrétiens. L’horreur des guerres successives puis l’occupation de la plaine de Ninive par le groupe État islamique, entre 2014 et 2017, les ont réduites à environ 300-400 000.

Nous qui sommes bien loin de cette situation de guerre, cette visite papale nous rappelle la nécessité de ne pas oublier nos frères et sœurs dans le Christ avec lesquels nous formons une même et seule famille : l’Église, de prier pour eux et éventuellement de leur apporter notre aide si nous le pouvons.

Prions pour que le voyage du Souverain Pontife (du latin pontifex, étymologiquement « qui fait le pont ») apporte de nombreux fruits pour le peuple Irakien et que ses paroles d’espérance et fraternité irriguent le cœur de ceux qui l’écouteront. Demandons au Seigneur le même courage que le Pape pour annoncer la Bonne nouvelle sans peur du monde qui nous entoure. Bon carême !

Père Camille MILLOUR, Vicaire

Feuille d’informations paroissiales

758 - FIP du 23 au 31 janvier - Appelés à servir

Lorsque Jésus appelle ses apôtres, c’est pour les envoyer (apôtres, signifie envoyés).
Envoyés pour être dans, le monde ce qu’il Est : présence de Dieu et au service de Tous. Tout est dit de la mission du Christ-Jésus, lorsqu’il dit : « Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner ma vie en rançon pour la multitude » (Mt 20, 28).

L’appel est toujours une invitation : invitation à l’écoute, à se lever, à sortir d’une vie installée qui attendrait que les événements « tombent » et passent comme une pluie.

L’appel est de se mettre à la suite du Christ-Jésus, pour devenir à notre tour comme Lui. Lui ressembler et devenir ainsi l’ambassadeur, l’image du Père, et serviteur de ses frères en humanité.

L’appel est de contribuer à l’œuvre de Dieu, tels que nous sommes, et non comme nous rêverions d’être et que nous ne serons probablement jamais.

Quel bonheur pour moi de comprendre que le Père m’aime tellement, qu’il me fait confiance, en m’associant à la mission du Fils. Oui, Lui Jésus qui me dit aujourd’hui, comme autrefois à ses apôtres, lors de sa Résurrection : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21).

L’appel est de comprendre que Dieu m’a parlé, qu’il me fait confiance pour sa mission, et qu’il veut passer par moi, pour se révéler et se manifester au monde.

Feuille d’informations paroissiales

Laisserai-je « les filets » qui me retiennent encore pour le suivre ???

Telle est la question pour moi, en ce début d’année.

+ Francisco PETITE.

Feuille d’informations paroissiales

759 - Edito du Père Camille Millour

Solennité de la Saint-Antoine

Vivre l’Amour*

*"Vivre l’amour et de cette manière faire entrer la lumière de Dieu dans le monde" (Deus caritas est - Benoît XVI)

Notre saint patron a bien vécu cette réalité à travers sa vie de foi, d’espérance et de charité. Né en 251 à Queman, village d’Égypte, Antoine est issu d’une famille aisée et élevé selon les principes de l’Évangile. Devenu orphelin à 18 ans, il distribue ses biens aux pauvres et part vivre dans le désert en ermite, en quête de perfection. Là, à la manière du Christ il subit les tentations du diable, les démons n’hésitent pas à s’attaquer à sa vie. Mais Antoine résiste à tout et ne se laisse pas abuser par les visions tentatrices qui se multiplient.

Son combat incessant lui vaut l’admiration de nombreux disciples venus recueillir son enseignement. Ils vivent à proximité dans des grottes et l’écoutent prêcher, s’associant à lui pour prier. Au fil des ans, ils se regroupent en différents noyaux de disciples choisissant tous Antoine comme guide spirituel. Il contribue à la création de plusieurs monastères dans les régions reculées et se trouve considéré depuis lors comme le fondateur du monachisme.

Auréolé de sainteté par les miracles qu’il accomplit, Antoine est appelé à Alexandrie en 311 par les chrétiens persécutés. Face à sa notoriété grandissante, il gagne en 312 la Thébaïde sur le mont Qolzoum, région de Haute Egypte, en quête de solitude absolue. C’est en 356, à l’âge de 105 ans qu’Antoine meurt entouré de quelques compagnons.

Antoine n’est pas saint parce qu’il aurait accompli des prouesses exceptionnelles ou de nombreux miracles, il est saint car il a pleinement vécu sa vocation baptismale comme l’affirme saint Paul. Et en cela, il est un modèle pour chacun d’entre nous. C’est aussi dans son « face à face » avec Dieu qui est Amour, qu’il a aussi perçu l’exigence impérieuse de transformer en service du prochain, en plus du service de Dieu, toute sa vie.

Qu’il intercède pour nous afin qu’il en soi de même dans notre vie de baptisé et de disciple du Seigneur.

Père Camille MILLOUR +
Vicaire


760 - Edito de la nouvelle année du Père François Lainé

Voeux


Feuille d’informations paroissiales (FIP) en bas de page

En ce début d’année, et particulièrement avec cette pandémie qui occupe tous les esprits, nous nous posons la question des vœux que nous pouvons nous faire les uns aux autres.

Il y a quelques jours, une vidéo* m’a été transmise d’un excellent blogueur québéquois : Sam’parle. Je m’en inspire largement pour les lignes qui suivent.

Depuis bientôt un an, le Covid a mis nos vies sur pause. La tentation serait que, dans un délai bref et grâce aux vaccins, nous repartions de là où nous nous étions arrêtés et oubliions immédiatement tout ce qui s’est passé. Nous pourrions alors dès maintenant nous faire des vœux de santé, prospérité, réussite et bien-être.

Pourtant, la sagesse nous invite à ne pas oublier 2020 comme on chasse un mauvais rêve. La crise a fait office de révélateur sur nous-mêmes, nous amenant à réaliser combien nos existences sont vulnérable et à reconnaître notre pauvreté intérieure. Notre société vit dans l’anxiété, la peur de la souffrance et de la mort. Le progrès technique nous a donné trop de temps pour exister mais pas assez de raisons d’exister. Le problème n’est pas d’abord celui de la santé : c’est un drame existentiel. Il nous faut trouver un sens de la vie qui tienne le coup face à la souffrance et à la mort.

C’est bien sûr dans la suite du Christ que nous le trouverons. Derrière lui, nous oublier, nous élever au-dessus de l’emprise du moi ; savoir nous sacrifier et rechercher ce qui est aimable, noble, juste et droit. Dieu est exigeant, mais rappelons-nous que sa grâce précède ses exigences.

C’est pourquoi, quels que soient les aléas qui ne manqueront pas de se produire une fois la crise sanitaire passée, je vous souhaite pour cette année, dans l’esprit des Béatitudes, d’être bons, doux, généreux, attentifs aux autres, présents, aimants, artisans de paix, en bons disciples du Christ.

Bonne et sainte année.

P. François Lainé

*Sam’Parle « Mes meilleurs vœux » sur Youtube - https://www.samparle.org/

Feuille d’informations paroissiales

761 - Edito de Mgr Jean-Marie Dubois

Il n’est plus nécessaire de s’inscrire pour les messes du dimanche.

Pour commencer "l’année spéciale saint Joseph"

La feuille d’informations paroissiales se trouvent en bas de l’édito.

A l’Annonciation, le Fils de Dieu entre dans l’histoire des hommes. Il se livre donc à la sagacité et aux incertitudes des historiens, des archéologues et des exégètes. L’essentiel est que Dieu se montre en vérité pour nous sauver ; mais le secret de Dieu se révèle dans un événement historique, et il est légitime que nous voulions vérifier où, quand, comment cela a eu lieu.

Matthieu et Luc nous parlent de l’origine de Jésus ; le premier, du point de vue de Joseph ; le second ; du point de vue de Marie. Validés par les savants, ils sont en accord sur la naissance à Bethléem et la vie cachée à Nazareth. Mais pour Matthieu, Bethléem est une évidence et il doit expliquer la venue à Nazareth ; pour Luc, Marie habite Nazareth, et Bethléem doit s’expliquer par le recensement que les historiens essayent de préciser, sans avoir d’ailleurs encore les éléments pour dater précisément ces événements.

Nous savons que Joseph, fiancé définitivement à Marie, est un « tekton », un artisan qui travaille dans les métiers de la construction, sans doute dans les villes d’alentour comme Sephoris, car Nazareth est tout petit et il n’y a guère de charpentes ; plutôt des toits de branchages.

La famille de Jésus et les chrétiens d’âge en âge ont gardé précieusement le lieu de la maison de Marie à l’Annonciation, adossée à une grotte que les pèlerins peuvent vénérer avec certitude aujourd’hui parmi les restes troglodytiques sur l’éperon rocheux qu’était Nazareth. La maison de la Sainte Famille est encore pour sa part l’objet d’hypothèses.

Ce petit village, que l’Ancien Testament ne mentionne pas, a peut-être reçu son nom des « nazoréens », groupe de descendants de David venus s’installer là, dans cette Galilée des Nations peu attentive à l’Alliance. Leur espérance messianique peut agacer les voisins de Cana : « De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? » Joseph est bien de la race et de la descendance de David. Cela ne nous est pas dit de Marie, dont la cousine Elisabeth est de la descendance de Lévi .

C’est Joseph qui accueillera Jésus dans la lignée d’où doit naître le Messie, et avec Marie lui apprendra à vivre en homme. Alors que l’annonce de la naissance de Jean-Baptiste se fait au cœur du Temple de Jérusalem, l’annonce à Marie, dont la foi et l’obéissance sont sans faille, a lieu dans l’humilité de ce village inconnu : Dieu vient expérimenter la vie de tous les hommes…pour que les humains vivent divinement.

Mgr Jean-Marie Dubois

Feuille d’informations paroissiales

Edito du 28ème dimanche ordinaire

La prière de l’agneau

Je vous propose de regarder le psaume de la liturgie de ce dimanche : Le Seigneur est mon berger !
Comme tous les psaumes, c’est un poème chanté utilisé dans les liturgies du Temple de Jérusalem, spécialement lors de la semaine de la fête des Tentes.

Ce psaume animait une célébration destinée à prendre conscience des enjeux de l’Alliance avec Dieu : l’Alliance est exigeante, mais finalement, le peuple de Dieu a reçu la meilleure part, et il chante sa confiance et sa certitude de ne pas défaillir, dans l’attente des temps messianiques.

Un psaume n’est pas une prière individuelle. C’est le peuple de Dieu qui parle dans ce psaume ; il est comme un seul homme en pèlerinage dans l’intimité du sanctuaire de Dieu, pour prendre conscience de la joie de l’Alliance. Pour donner corps à sa prière, et la rendre concrète, il se met dans la peau d’un agneau qui se confie totalement à son berger, tout-puissant et attentif à son bien-être. Je peux cependant me couler dans cette situation pour ma prière personnelle.

Est-il bien vrai que toute ma joie est de vivre avec le Christ ? Ce psaume peut m’y provoquer :

- La confiance du peuple de Dieu à travers les siècles a été souvent difficile mais toujours récompensée ; je puis m’associer à cette découverte. - Je peux me joindre à la prière du Christ, l’Agneau, confiant en son Père et sûr de sortir vainqueur des ravins de la mort. - Avec les nouveaux baptisés remontant de la cuve baptismale, avec les saints, avec les mourants, avec les chrétiens qui, dans la liturgie des heures, accueillent pour parler à Dieu les mots qu’il nous donne dans les psaumes, je puis me laisser porter par la prière de l’Église, heureuse d’être guidée jour après jour par le Bon Pasteur au milieu des difficultés de ce monde.
- Je peux simplement me laisser saisir par la joie de partager la vie et l’intimité du Ressuscité, aujourd’hui et pour toujours, par-delà l’épreuve de la mort. Dans l’Eucharistie, il m’invite à son repas de fête ; il me nourrit de sa parole et de son corps, en préfiguration du banquet éternel.

Mgr Jean-Marie Dubois

Feuille d’Information Paroissiale

763 - Edito de la Transfiguration

Carême’nt joyeux

Comme nous le savons, et que cela nous est dit à chaque année, le carême est le temps de la conversion.
Temps pour retourner notre cœur vers le Seigneur, qui nous attends.
C’est le temps par excellence du "réajustement" de notre vie de disciple du Christ-Jésus.

Le carême est d’une certaine manière l’image de notre vie terrestre, avec ses hauts et ses bas, ses joies, ses tristesses, ses épreuves, ses douleurs, et aridités spirituelles, dans nos chemins apparemment désertiques.

Et le récit de la transfiguration du Seigneur si nous le méditons et le comprenons, fait émerger une joie profonde en nous, car elle nous montre ce que nous deviendrons dans le monde à venir, ce qui nous attend après notre mort.

Nous lui serons semblables, car nous le verrons tel qu’il est (1Jn 3,2). C’est à dire resplendissants à l’image de Moïse, et d’Elie qui s’entretiennent avec Lui, resplendissants de la gloire de Dieu. Quelle joie donc pour nous !
Car le Seigneur l’a promis : je reviendrai vous prendre avec moi, et là ou je suis vous y serez aussi (Jn 14, 1-6).

Comme il le disait autrefois aux apôtres, il le redit aujourd’hui à chacun et chacune d’entre nous, et nous savons qu’il dit vrai.

Et cela nous rends "Carême-nt Joyeux"

+ Francisco PETITE

Feuille d’informations paroissiales


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