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Vie de la paroisse / Feuilles d’Informations Paroissiales

Edito du 25ème dimanche du temps ordinaire

Mettre le feu au monde

Dans l’évangile Jésus révèle à ses amis, et également à nous, son désir le plus ardent : apporter sur la terre le feu de l’amour du Père, qui allume la vie et à travers lequel l’homme est sauvé. Jésus nous appelle à répandre dans le monde ce feu, grâce auquel nous serons reconnus comme ses véritables disciples.

Le feu de l’amour, allumé par le Christ dans le monde au moyen de l’Esprit Saint, est un feu sans limite, est un feu universel. Cela s’est vu dès les premiers temps du christianisme : le témoignage de l’Évangile s’est diffusé comme un incendie bénéfique, surmontant toute division entre personnes, catégories sociales, peuples et nations. Le témoignage de l’Évangile brûle, brûle toute forme de particularisme et maintient la charité ouverte à tous, avec la préférence pour les plus pauvres et les exclus.

« C’est pourquoi il est bon de se dire chrétiens, mais il faut surtout être chrétiens dans les situations concrètes, en témoignant de l’Évangile qui est essentiellement amour pour Dieu et pour nos frères » (Pape François, Angélus du 18 août 2019) .

Ce week-end, quelques jeunes de l’aumônerie de saint Antoine et du collège saint Pierre Fourrier célébreront leur profession de foi et recevront la Confirmation. Rendons grâce au Seigneur pour leur disponibilité et leur engagement et demandons au Seigneur de les soutenir dans leur démarche afin qu’ils deviennent de véritables disciples missionnaires par le feu de l’amour du Christ et pour ceux qui recevront la confirmation, une crème de chrétien (par l’onction du Saint-Chrême).

Père Camille +

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Lire le message de notre archevêque (lien ci-dessous).

Lire le message de notre archevêque, Mgr. Michel Aupetit ( mise à jour le 15 mars ).

EDITO : Si tu savais le don de Dieu

Des champs déjà dorés quatre mois avant la moisson…Jésus fait sans doute allusion au travail missionnaire de Jean-Baptiste en Samarie ; les fruits en sont visibles. Il lui rend hommage, après l’arrestation du Précurseur, en traversant la Samarie pour aller annoncer le Royaume.

Jésus, fatigué par la marche vers la Galilée, rencontre une femme, étonnamment venue près du puits déserté sous le soleil de midi, déjà chaud en ce début de printemps.

Comme elle nous ressemble ! La vie de la samaritaine n’est pas reluisante, mais cette femme est suffisamment ouverte pour se laisser étonner par les paroles de Jésus, qui lui promet une eau vive jaillissant pour la vie éternelle. Et comme cet homme lit dans son cœur, elle comprend qu’il est sans doute le Messie, et elle ne peut garder cette découverte pour elle.

Laissons-nous situer à sa place et laissons le même Jésus, ressuscité, nous dire aujourd’hui la même phrase : « Si tu savais le don de Dieu… ».

En ce Carême où nous accompagnons les catéchumènes vers leur prochaine initiation, saisissons l’occasion de prendre un peu mieux conscience du cadeau qui nous a été fait au jour de notre baptême, et dont souvent nous n’avons guère idée : Moi, avec mes désirs désordonnés et mon incapacité à aimer vraiment ; moi, à la merci du moindre virus, d’un accident ou du temps… 

Dieu pense à moi depuis toujours, et m’a créé pour me faire partager sa joie d’aimer et de vivre éternellement ; Dieu accepte de livrer son Fils pour que son projet reste possible malgré mes refus. Et Jésus vient aujourd’hui me donner en nourriture son corps ressuscité, débordant de l’Esprit qui divinise et qui me fait fils dans le Fils. Je comprends mieux que l’eau de mon baptême a jailli du cœur du Christ, pour me donner la vie divine que la mort ne pourra m’arracher.

Mgr Jean-Marie Dubois


763 - Edito de la Transfiguration

Carême’nt joyeux

Comme nous le savons, et que cela nous est dit à chaque année, le carême est le temps de la conversion.
Temps pour retourner notre cœur vers le Seigneur, qui nous attends.
C’est le temps par excellence du "réajustement" de notre vie de disciple du Christ-Jésus.

Le carême est d’une certaine manière l’image de notre vie terrestre, avec ses hauts et ses bas, ses joies, ses tristesses, ses épreuves, ses douleurs, et aridités spirituelles, dans nos chemins apparemment désertiques.

Et le récit de la transfiguration du Seigneur si nous le méditons et le comprenons, fait émerger une joie profonde en nous, car elle nous montre ce que nous deviendrons dans le monde à venir, ce qui nous attend après notre mort.

Nous lui serons semblables, car nous le verrons tel qu’il est (1Jn 3,2). C’est à dire resplendissants à l’image de Moïse, et d’Elie qui s’entretiennent avec Lui, resplendissants de la gloire de Dieu. Quelle joie donc pour nous !
Car le Seigneur l’a promis : je reviendrai vous prendre avec moi, et là ou je suis vous y serez aussi (Jn 14, 1-6).

Comme il le disait autrefois aux apôtres, il le redit aujourd’hui à chacun et chacune d’entre nous, et nous savons qu’il dit vrai.

Et cela nous rends "Carême-nt Joyeux"

+ Francisco PETITE

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764 - Edito du 29 février au 8 mars 2020

Un temps de grâce !

Voici que revient, comme tous les ans, le temps du carême, et que nous sommes à nouveau devant une alternative : soit vivre le carême comme la routine d’un folklore qui se perpétue, soit le vivre comme un temps de grâce.

En effet, pour un croyant, il est possible qu’il se passe quelque chose pendant le temps du carême. Il suffit de s’y mettre. Eh bien, s’il s’agit que l’expérience croyante soit quelque chose de concret, il faut se souvenir d’un point important : c’est en tant que membres du corps du Christ que les chrétiens peuvent faire une expérience croyante. Cette recommandation est donnée par un cantique que vous connaissez sûrement : « Devenez ce que vous recevez, devenez le corps du Christ ». Et pour cela, il faut sans doute se représenter ce corps du Christ comme le faisaient les chrétiens du premier millénaire, avant que le discours ecclésial du deuxième millénaire prive le discours du ‘corps du Christ’ de sa signification concrète par le fait de rajouter le qualificatif ‘mystique’ à l’expression ‘corps du Christ’ lorsqu’elle désigne l’Église.

Oui, en appartenant à l’Église, un chrétien est membre du corps du Christ. Et s’il a l’esprit de corps, il se préoccupe du bien du corps entier. Le Christ et la relation que nous avons à lui sont quelque chose de concret dans la mesure où nous nous en préoccupons, ce qui, dans l’Église, signifie que nous prenions nos responsabilités. Sans un tel souci concret pour le corps du Christ, ce dernier reste pour nous une réalité vague et fumeuse...

Ce n’est que lorsque le chrétien supporte le poids et la difficulté de son engagement ecclésial qu’il sait exactement ce que ce corps représente. C’est lorsqu’il essaie de participer à la construction du Royaume annoncé par Jésus que le chrétien sait ce qu’est ce Royaume. C’est lorsqu’il expérimente la fatigue d’un engagement ecclésial, voire son risque, que le chrétien a une idée de ce qu’est la passion du Christ. C’est lorsqu’il accepte de vivre la mort et l’échec dans son engagement qu’il peut expérimenter la résurrection que le Père nous donne à vivre. Oui, la relation au Christ s’expérimente comme le fait d’être membre de son corps. Il est donc question de s’engager et de prendre ses responsabilités.

Bon et saint carême !!!

Père Camille

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765 - Edito du 22 février au 1er mars 2020

Soyez parfaits !

Jésus nous invite à être parfaits, comme le Père est parfait. Mais la perfection du Père n’est pas la stricte application d’une loi morale, serait-ce la Loi, celle qu’Il a lui-même dictée à Moïse.

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Sa perfection est sainteté. Et la sainteté en question consiste à ressembler aux petits enfants qui accueillent le Royaume de Dieu en toute simplicité. Le petit enfant, encore dépourvu de malice, qui ne discerne pas l’ami de l’ennemi, et se fie à l’inconnu, en toute confiance.

La sainteté requise pour accéder au Royaume ne pratique pas la lettre de la Loi, elle va au-delà. Le talion est un minimum qui ne lui suffit pas. Elle aspire au maximum du don de soi, jusqu’à l’absurde, aux yeux du monde. Elle tend l’autre joue, elle donne la tunique et le manteau. Elle aime ses ennemis et prie pour eux. Elle aime, sans esprit de retour, ceux qui ne l’aiment pas. La sainteté a la générosité du soleil qui éclaire et réchauffe tout le monde. La sainteté, c’est la perfection de l’amour. Elle est don du Saint-Esprit.

Le Christ seul semble à même de la vivre. Mais s’Il nous y invite, Il nous donne aussi la grâce pour y arriver. Il nous demande, en tous cas, de vivre dans cette perspective, de remplacer par cette préoccupation toute autre visée. Il en va d’un changement profond de mentalité dans les rapports entre les hommes. Le centre est déplacé. L’homme ne doit plus tourner autour de lui-même, mais autour du Père et des autres hommes.

+ Père François Scheffer


766 - Edito Sainte Geneviève


Comme vous le savez, notre diocèse fête cette année les 1600 ans de la naissance de Sainte Geneviève. Vierge consacrée, elle était aussi membre du Conseil municipal de Paris (Lutèce à l’époque) où elle a joué un grand rôle.

Année Sainte Geneviève

Deux grands « faits d’armes3 lui sont attribués : en 451, grâce à sa force de caractère, Geneviève, qui n’a que 28 ans, convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns. Elle encourage les Parisiens à résister à l’invasion par les paroles célèbres : « Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. » De fait, Attila évita Lutèce. Par ailleurs, en 465, elle s’oppose à Childéric Ier, qui entreprend le siège de Paris, en parvenant à ravitailler plusieurs fois la ville avec du blé de la Brie et de Champagne, forçant alors le blocus (source Wikipedia).

L’année Sainte Geneviève a été lancée le 3 janvier, jour de sa mort, par une neuvaine s’achevant le 11 janvier avec une grande procession de la montagne Sainte-Geneviève jusqu’au pont de la Tournelle où se trouve sa statue. Le 25 janvier, les paroisses de Paris étaient invitées à une ouverture nocturne pour faire connaître la sainte en distribuant des petits pains. Un temps sympathique a été organisé à Saint-Antoine avec des animations sur Paris et Sainte Geneviève. Nous envisageons également un pèlerinage vers Saint-Etienne du Mont à la rentrée.

Mais le temps fort de notre année génovéfine sera la venue des reliques du 12 au 14 juin. Prière, conférences, mission seront au menu avec en point d’orgue l’oratorio sur la vie de Sainte Geneviève écrit spécialement par notre organiste Éric Lebrun et interprété par les chœurs de Saint-Antoine le samedi 13.

Notez donc dès à présent la date de cet évènement paroissial à ne manquer sous aucun prétexte.

Bonne année Sainte Geneviève à tous.

P. François Lainé


767 - Edito de la présentation de Jésus au Temple

La lumière de Jésus a été offerte aux bergers, dans l’étable de la Nativité ; 40 jours plus tard, elle illumine Syméon et Anne dans le Temple de Jérusalem.
Par la Présentation, le Fils unique était offert à son Père selon le rituel du peuple juif ; comme homme, Jésus prolongeait son éternel échange d’amour avec le Père, et nous entraînait avec lui dans la lumière de la vie de la Sainte Trinité.

Pour accueillir un tel cadeau, il y avait deux vieillards, Anne et Syméon. Ils symbolisaient la très longue attente du Sauveur, à travers les siècles d’épreuves, de doutes, d’abandon apparent, parsemés cependant de signes de la fidélité de Dieu et de la continuité de ses promesses. Ils nous représentent ; aussi chaque soir l’Église reprend le Cantique de Syméon. : « Mes yeux ont vu ton salut… »

Syméon avait reçu la certitude de voir le Sauveur. Anne, inlassablement présente au Temple pour prier, attendait aussi depuis de longues années…Je pense à tant de vieillards, dans des maisons spécialisées, qui n’attendent rien, et dont les yeux vides ne reflètent apparemment aucune lumière. Si l’on pouvait leur redonner un peu la conscience du trésor pour Dieu et pour leurs frères que peut représenter l’expérience de leur vie, et leur capacité d’aimer !

Je pense aussi à ces nombreux Syméon et Anne, qui sont assidûment présents dans nos églises ou immobilisés chez eux, fidèles à la prière. Ils sont parfois tentés de se croire inutiles. Ne sont-ils pas au contraire, par leur humble prière, leur patiente offrande des lourdes atteintes de l’âge, un dynamisme essentiel à la vie de l’Église, comme celui d’un monastère invisible dont l’élan entraîne et soutient ceux qui sont moins disponibles pour la prière ?

Ils attendent le moindre signe d’amitié, le moindre événement qui marque la présence aimante de Dieu à leur vie et à celle de l’Église, et ils l’accueillent avec joie. Comme Anne, ils sont prophètes, par la grâce de leur baptême ; comme Syméon, conscients du sens de leur vie, ils peuvent en paix rendre grâce. 

Mgr Jean-Marie Dubois

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768 - Edito du 25 janvier au 2 février

"Je vous ferai pêcheurs d’hommes"

Nous pourrions penser que cet appel fait aux premiers apôtres d’autrefois, ne concernerait qu’eux, et pas nous !
En fait, dans le cœur de Dieu, il n’en est pas ainsi. Car par l’action de l’Esprit-Saint qui nous a été donné à notre baptême, nous devenons à notre tour, "pêcheurs d’hommes".

Oui, même si nous en avons pas ou peu conscience, par notre vie, nous pouvons sans le savoir, être de ceux qui vont "repêcher", des personnes avec qui nous vivons, ou cotoyons.

Le Fils, à la suite du Père, et par le don de son Esprit, nous fait devenir ses collaborateurs. Désormais, Jésus veut faire de nous "les relayeurs" de son appel à la conversion.

À l’appel du Christ-Jésus, nous devenons comme disciples, ses "appelants", c’est-à-dire : ses « pêcheurs", qui ne pêchent que pour Lui.

Et la préparation de nos filets, est notre propre conversion....
Cela nous amène donc à un questionnement :
- est-ce que je réponds à son appel dans ma vie, pour devenir à mon tour "pêcheur d’ humanité" ?,
- quel intérêt ai-je à contribuer à ce que mes frères et sœurs en humanité, soient "repêchés", c’est-à-dire sauvés ?,
- quelle espérance ai-je par mon humble contribution, à faire que le projet de Dieu aboutisse, que tout homme soit sauvé ?

Ces questions doivent me maintenir en éveil, et m’invitent à la conversion.

+Francisco PETITE


769 - Edito du 18 au 26 janvier

Une paroisse disciple-missionnaire

Au moment où nous fêtons saint Antoine, il est nécessaire de nous manifester les uns aux autres la joie de nous retrouver : nous sommes l’Église voulue par le Christ !

La Paroisse n’est pas un club qui exerce ses activités pour la satisfaction de ses membres, mais une communauté en mission dans le monde et dans notre cas dans le quartier des Quinze-Vingts : ce que nous expérimentons, nous avons l’impérieuse obligation de l’offrir à celles et ceux dont nous partageons l’existence. C’est pourquoi saint Jean écrit (1 Jn 1, 1-4) : Ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons.

Voir, contempler, toucher : nous le faisons d’une manière toute privilégiée lors de la liturgie dominicale. Elle est le lieu de fondation et d’alimentation de notre foi, le lieu où s’édifie l’Église, le lieu qui nous envoie au-devant des autres.
Si souvent l’actualité nous met en présence de la violence, de l’injustice, de la mort : les guerres si nombreuses, les persécutions de tant de minorités, l’incertitude face à l’avenir, la peur dans laquelle vivent bien des personnes, etc.
En communion avec toutes ces réalités, nous savons, nous croyons qu’elles n’ont pas le dernier mot c’est pourquoi saint Jean affirme : « Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous ».

Bien entendu, il ne suffit pas de l’écrire ou d’en faire des discours. Nos manières de vivre en famille, nos façons d’exercer nos responsabilités professionnelles, paroissiales, nos engagements associatifs, politiques, nos formes de partage avec les plus pauvres ont besoin d’être irrigués par l’Évangile, d’être enracinés dans l’Eucharistie.

Pour cette raison, nous éprouvons la nécessité de nous former, de nous retrouver en groupes, en équipes, en mouvements, de prier, de prendre des initiatives nouvelles.

Une Paroisse n’a pas pour fonction de maintenir coûte que coûte ce qu’elle faisait jadis ! Elle doit se développer et croître au souffle de l’Esprit qui rend les baptisés audacieux, fermes dans la foi et aptes au témoignage courageux, « la foi est une question de rencontre, non pas de théorie. Dans la rencontre Jésus passe, dans la rencontre palpite le cœur de l’Église. Alors, non pas nos sermons, mais le témoignage de notre vie sera efficace » (Pape François).

Bonne fête de la saint Antoine !

Père Camille MILLOUR, Vicaire

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770 - Edito du 11 au 19 janvier

Le baptême du Seigneur

Jésus demande à Jean de le baptiser de ce baptême de repentance dont Il n’a nul besoin afin que dès le début tout se réalise et que déjà se manifeste la Sainte Trinité qu’Il vient révéler au monde.

Jean appelait le peuple à venir se préparer à la venue imminente du Messie. Il lui est donné de contempler ce à quoi aspire toute personne contemplative, toute femme ou tout homme de prière : percevoir, recevoir le mystère de Dieu, le Père, le Fils, le Saint Esprit.
Jean le Baptiste voit le Fils, le Verbe éternel de Dieu, et il le désigne déjà comme Sauveur. Il entend le Père que nul ne peut voir, et le Père témoigne, atteste que celui-ci est bien son Fils. Il perçoit la présence de l’Esprit qui plane sur les eaux, mères de toute vie. Cet Esprit qui est descendu sur Marie, engendrant en elle la vie humaine et divine. Cet Esprit qui descendra un jour sur les apôtres pour qu’ils fécondent la terre et lui donnent la vie éternelle.
Et nous-mêmes, si nous sommes baptisés d’un autre baptême, autrement efficace, nous le sommes aussi Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Et selon la promesse, la Sainte et divine Trinité fait en nous sa demeure. Elle transforme notre existence, la plongeant en Dieu et nous attirant vers lui avec la puissance d’attraction de la Résurrection.

P. François SCHEFFER +

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771 - Edito de la nouvelle année

Un cadeau pour le monde

Bien que notre année liturgique soit déjà commencée depuis plus d’un mois, il est tout de même bon de sacrifier à la tradition « civile » de se souhaiter des vœux pour la nouvelle année. Ils sont le moyen de se faire un signe d’amitié, de se dire combien
nous tenons les uns aux autres. Ils sont aussi l’occasion de nous demander ce que nous souhaitons vraiment pour ceux que nous aimons. N’est-ce pas bien sûr de vouloir pour eux ce qu’il y a de meilleur ?

Écoutons Saint Paul : « Parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu’il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres. »(1Co 12, 31) Cette voie, c’est la Charité. Souhaitons-nous donc que chacun trouve un peu plus le chemin du don de soi dans l’Amour. Ceci ne pourra se faire que si nous puisons à la source de l’Amour, c’est-à-dire en Dieu. Il nous bénit ! Il dit du bien de nous : par son Fils, il nous a rendus dignes d’êtres les réceptacles de son amour.

A cause de cela, nous voulons être disciples du Christ.
Voici donc mes voeux :
• Que le Seigneur vous donne la force de suivre le Christ où qu’il vous emmène.
• Que les épreuves fassent se déployer les trésors de Charité que Dieu met en vous.
• Que le Seigneur fasse briller sur vous son visage et vous donne sa paix.
Alors vous serez un cadeau pour le monde.

François Lainé +

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772 - Edito de Noël, la crèche !

Le cœur de la crèche commence à battre quand, à Noël, nous y déposons le santon de l’Enfant Jésus. Dieu se présente ainsi, dans un enfant, pour être accueilli dans nos bras.

Dans la faiblesse et la fragilité, se cache son pouvoir qui crée et transforme tout. Cela semble impossible, mais c’est pourtant ainsi : en Jésus, Dieu a été un enfant et c’est dans cette condition qu’il a voulu révéler la grandeur de son amour qui se manifeste dans un sourire et dans l’extension de ses mains tendues vers tous.

La naissance d’un enfant suscite joie et émerveillement, car elle nous place devant le grand mystère de la vie. En voyant briller les yeux des jeunes mariés devant leur enfant nouveau-né, nous comprenons les sentiments de Marie et de Joseph qui, regardant l’Enfant Jésus, ont perçu la présence de Dieu dans leur vie.

« La vie s’est manifestée » (1Jn 1, 2) : c’est ainsi que l’Apôtre Jean résume le mystère de l’Incarnation. La crèche nous fait voir, nous fait toucher cet événement unique et extraordinaire qui a changé le cours de l’histoire et à partir duquel la numérotation des années, avant et après la naissance du Christ, est également ordonnée.

La manière d’agir de Dieu est presque étourdissante, car il semble impossible qu’il renonce à sa gloire pour devenir un homme comme nous. Quelle surprise de voir Dieu adopter nos propres comportements : il dort, il tète le lait de sa mère, il pleure et joue comme tous les enfants ! Comme toujours, Dieu déconcerte, il est imprévisible et continuellement hors de nos plans. Ainsi la crèche, tout en nous montrant comment Dieu est entré dans le monde, nous pousse à réfléchir sur notre vie insérée dans celle de Dieu ; elle nous invite à devenir ses disciples si nous voulons atteindre le sens ultime de la vie.

Extraits de la Lettre apostolique
Admirabile Signum du Pape François
sur la signification et la valeur de la crèche

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773 - Edito du 14 décembre au 22 décembre 2019

Lendemain de fête

Le lendemain est triste après une fête vécue en cherchant ma satisfaction, psychologique, physique ou même spirituelle.
Mais si la fête a été une joie donnée et reçue, transfigurée par l’Esprit d’amour présent en moi, cette joie normalement se prolongera.

Il nous reste dix jours pour préparer l’anniversaire du Ressuscité, aujourd’hui vivant : Jésus, né à Bethléem parmi les hommes, pour que nous partagions ensemble sa vie de Fils du Père des cieux.

Un anniversaire, c’est l’occasion de manifester une attention plus délicate, de dire ce que l’on ne dit pas d’habitude, en abandonnant le respect humain ou l’indifférence, et de concrétiser cette attention par un cadeau.

Qu’aurons- nous à offrir à Noël à celui qui est né dans la crèche, est mort pour
nous sur la croix et, glorieux vainqueur de la mort, est avec nous, chaque jour ?

- Une indifférence gênée ? Un estomac repu et déjà en attente de la Saint-Sylvestre ?
- Un cœur submergé par les épreuves ou le sentiment de son indignité ?

Ou bien…

- Un coeur ébloui par le don de Dieu qui dépasse tout ce qu’attendaient Isaïe, Jean-Baptiste ou la Vierge Marie ?
- Un cœur qui surmonte la tentation d’angoisse ou de désespoir, pour accueillir la joie d’être sauvé ?
- Un coeur renouvelé dans l’amitié avec le Vivant, pour une nouvelle étape de notre vie de fils avec tous nos frères et sœurs ?
- Un coeur prêt à partager la découverte que nous ne sommes pas seuls, à la dérive sur notre petite planète, mais que Dieu est avec nous ?

Réponse dans dix jours.

Mgr Jean-Marie Dubois


785 - FIP du 14 au 22 septembre 2019

Pour que le cartable ne soit pas une croix !

A l’occasion de la rentrée des classes et du catéchisme, ce dimanche a lieu la bénédiction des cartables. Littéralement, bénir signifie "dire du bien". Bénir les cartables, voilà qui semble du coup un exercice réservé aux têtes de classe. Or bénir les cartables, c’est prendre une décision. Celle de parler du travail scolaire en en parlant bien, selon Dieu.

Si nous voulons tous le meilleur pour nos enfants il se peut que nous ne le voulions pas selon les intentions de Dieu. Ce dont il s’agit, c’est de faire du travail un acte d’offrande de soi et de louange de Dieu. Et l’on peut être dernier de sa classe mais être un vrai saint dans son travail comme on peut être dans les premiers et ne pas se construire au travers de son travail.
Chacun aura besoin tout au long de cette année de la bénédiction de Dieu pour garder le cap.
Faire ses devoirs, c’est accomplir son devoir. Mais il importe de ne pas le faire que par devoir ou simplement "parce que c’est bien pour ton avenir" ; donner à Dieu ce que nous subissons, c’est déjà apprendre à donner sa vie. Donner par amour même son travail suppose alors que l’amour de Dieu et tout ce qui va nourrir l’âme soit encouragé et jamais sacrifié au travail.

À nous, parents et éducateurs, d’ordonner les choses ; de montrer le ciel et de faire entendre qu’en tout, l’amour divin peut se loger, même dans les tâches rébarbatives. À nous aussi de montrer à nos enfants que nous voulons leur bonheur et chercher à ce qu’ils déploient leurs talents. Bonne rentrée !

Père Camille Millour
Vicaire

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784 - Edito du Père François Lainé, Curé

Un message magnifique

En ces temps où sont examinés à l’Assemblée de nouvelles lois concernant la bioéthique, nous sommes invités par les évêques à « réaliser la gravité des enjeux qui sont devant nous ».

De fait, il ne s’agit plus de défendre la beauté du mariage entre un homme et une femme, mais bien de défendre les enfants à naître et, à travers eux, la dignité humaine.

Lors du débat sur le « mariage pour tous », la question était déjà présente. L’un des buts essentiels du mariage n’est-il pas la protection des enfants ? Le nouveau projet de loi sur la PMA pour toutes les femmes montre que le « mariage pour tous » débouche finalement sur le mariage pour personne. S’il n’y a plus de lien entre le mariage et la naissance des enfants, à quoi bon garder cette institution ? Elle devient totalement vide de sens.

Avec la nouvelle loi, un autre pas est franchi, plus préoccupant encore alors qu’on va pouvoir fabriquer légalement un enfant en absence de père. Vient enfin au jour ce que l’Église ne cesse de répéter depuis l’Encyclique Humanae vitae : toucher à l’embryon, de quelque manière que ce soit, c’est toucher à la dignité de la personne humaine.

Je crois profondément que la seule procréation qui soit totalement conforme à la dignité d’un être humain est l’étreinte amoureuse de deux personnes qui se sont promis fidélité jusqu’à ce que la mort les sépare. Cette procréation est gratuite, elle est reçue, accueillie comme un don de Dieu. Seuls les époux peuvent au sens propre « faire l’amour », expression utilisée aujourd’hui pour tout un tas de choses qui n’ont absolument rien à voir avec l’amour. En « faisant l’amour », les époux manifestent que la vie vient de Dieu qui est amour. Ils sont associés à la création d’un nouvel être par un acte qui manifeste que nous venons de l’amour et que nous sommes faits pour aimer et être aimés. Dans cette perspective, il apparaît clair qu’il n’est pas conforme à la dignité d’un être humain d’être conçu dans une éprouvette de laboratoire. La personne n’est plus créée mais fabriquée.

Pensons à tous ces jeunes qui ne savent plus qui ils sont, d’où ils viennent et où ils vont, qui sont complètement perdus, ne sachant même plus pour certains s’ils sont homme ou femme. Faut-il encore en rajouter ? Nous avons un message magnifique à leur donner, le seul qui vaille : « Tu es enfant de Dieu, né de l’amour, fait pour aimer et être aimé. »

P. François Lainé

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783 - FIP du 28 septembre au 6 octobre 2019

Servir les plus fragilisés

La société de Saint-Vincent de Paul fondée en 1833 par le bienheureux, Frédéric Ozanam, présente trois spécificités : la charité, la fraternité et la spiritualité.

La conférence Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts fondée en 1842, s’inscrit dans cette vocation. Ses actions sont multiples. Elles consistent à :
visiter les personnes âgées à domicile, à l’hôpital, en maison de retraite
Apporter une aide matérielle ponctuelle à des personnes en situation de précarité
Assurer un accompagnement dans la durée.

Notre conférence vient en aide au « Relais Ozanam St Eloi » qui accueille deux après-midi par semaine, des personnes et des familles précaires. Elles reçoivent un colis alimentaire.

Le 1er jeudi du mois, nous invitons les personnes âgées seules à venir partager « le goûter de l’amitié » dans une ambiance chaleureuse. A cette occasion, jeudi 3 octobre, le goûter reprend du service !

Aussi, nous vous remercions par avance de votre soutien. Aider nous à aider !

A noter que la société Saint Vincent de Paul est reconnue d’utilité publique.

La Conférence quêtera aux sorties des messes du week-end du 5 et 6 octobre.

Jean Louis Lepage,
bénévole au Relais Ozanam

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782 - Edito du 5 octobre au 13 octobre 2019

"Si vous aviez de la foi..."

Jésus nous livre la clef de toute expérience chrétienne, ses commencements nécessaires : la foi, non une vague croyance diluée dans nos réflexions intellectuelles, mais bien cette adhésion au Christ reconnu comme Dieu et homme ; cette foi qui soulève les montagnes et dont les saints nous donnent l’exemple si parlant.

Mais voilà ! Comment croire et durer dans la foi ? Certes, nous ne pouvons pas, par nous-mêmes, nous donner la foi : elle est reçue de Dieu qui la répand dans nos cœurs et la fait croître. Est-ce à dire que nous devons rester passifs ? Certes non !

La foi grandit en nous dans la mesure où nous l’exerçons, en disant souvent à Dieu : « Je crois ! » ; en agissant dans la vie selon les principes qui découlent de cette adhésion à Dieu. Dieu fait croître la foi de ceux qui l’exercent, sinon elle reste stérile et finit par s’étioler.
Et le premier enseignement que nous apportera la foi est dans la parabole de ce dimanche (Luc 17, 5-10) : au service, pourtant indispensable de Dieu, nous sommes tous des simples serviteurs .

Cette vive conscience, loin de nous faire baisser les bras, nous encourage à n’agir que sous la motion de l’Esprit Saint qui donne valeur à nos actes et qui assure leur efficacité ; simples serviteurs, serviteurs inutiles, oui ! Mais d’un Dieu qui veut se servir de nous pour annoncer le salut dans le monde.

Père François Scheffer


774 - Edito du 7 décembre au 15 décembre 2019

Pour ce début de l’Avent, il nous est donné d’avoir une magnifique figure, celle de la Vierge Marie, « l’Immaculée Conception », pour nous accompagner sur notre route vers Noël.

Et dans ce temps d’attente, d’espérance, et de joie, nous voyons que Marie est véritablement la personne la plus appropriée, pour nous accompagner.

Vu ce qu’a été sa vie ; sur sa confiance, et son espérance en Dieu qui accomplit toujours sa promesse, nous comprenons que personne mieux qu’elle peut nous conduire vers son fils, qu’elle même va nous donner.

Marie a accepté le plan de salut de Dieu, qui est d’être celle qui porterait le Sauveur du monde en son sein.
Marie qui a avancé dans l’attente sereine et joyeuse de la venue du Fils de Dieu.
Marie, qui désormais est notre modèle d’espérance, dans l’attente. 
Marie, notre Étoile, comme elle l’a porté sur son front.

Marie, "l’Immaculée Conception", que nous fêtons ce lundi, comme elle s’était présentée autrefois le 25 mars 1858, lors de sa 16éme apparition à Bernadette Soubirous.

Marie, "Notre Dame de la confiance", priez pour nous.
                 
+ Francisco PETITE


776 - Edito du 22 novembre au 1er décembre 2019

Jésus, souviens-toi de moi

En ce dernier dimanche de l’année liturgique, l’Église nous présente en raccourci l’histoire du salut en cette scène de la crucifixion et du bon larron. Notre péché a provoqué ce don d’amour de Jésus et il est allé jusqu’aux limites de la déchéance humaine, acceptant la dérision et l’abandon.

Mais au milieu de cette scène douloureuse il y a comme une pause paisible, une ouverture de lumière ; ce bref dialogue du larron et de Jésus qui représente l’essentiel de ce qui doit être dit entre l’homme et son Sauveur. Chacun de nous peut et doit reprendre à son compte cette parole : blessé par le péché et son cortège de misère, nous devons nous tourner vers Jésus qui n’attend que ce mouvement pour nous faire entrer dans la vie ; aucune faute, aucun refus n’est trop grand pour nous séparer de Dieu.
Il faut simplement implorer Jésus pour que selon le mot magnifique du brigand, Il se souvienne de nous, Il n’oublie pas ; mais Dieu peut-il oublier ses enfants, puisque c’est pour nous qu’il a souffert la passion et la mort et que du fond de notre détresse nous aspirons à partager pour toujours son amour, son bonheur et sa vie.

Père François Scheffer

Feuille d’informations paroissiales

777 - Edito du 16 novembre au 24 novembre 2019

Tendre la perche

Dimanche dernier, je me trouvais dans une pâtisserie. Au moment de payer, la jeune caissière, voyant mon col romain, me dit : « de quelle paroisse êtes-vous ? ». Je lui réponds et elle me dit : « Je vous ai demandé cela car je voudrais suivre des cours de catéchisme. »

Dimanche dernier, je me trouvais dans une pâtisserie. Au moment de payer, la jeune caissière, voyant mon col romain, me dit : « de quelle paroisse êtes-vous ? ». Je lui réponds et elle me dit : « Je vous ai demandé cela car je voudrais suivre des cours de catéchisme. »
Lundi, comme c’était férié, il n’y avait pas le dîner Alpha habituel, mais un dîner informel avec les participants qui le voulaient. J’y suis passé et j’ai interrogé les personnes sur ce qui les avait amenées au Parcours Alpha. L’un était chez lui lorsqu’il a entendu du bruit dans la rue. Il ne sait pas pourquoi il est descendu. C’était la Marche pour Jésus. Une dame lui a tendu un tract qui parlait d’Alpha.
Il y a une attente spirituelle que nous ne soupçonnons pas de la part de nos contemporains. Contrairement aux générations précédentes, la plupart des jeunes de 30 ans a été élevée en dehors de toute religion. Il y a alors chez eux un vide spirituel dont nous n’imaginons pas la souffrance qu’il peut engendrer, souffrance qui peut rester longtemps inconsciente avant de venir au jour au cours d’un évènement particulier. Ils n’attendent alors qu’une chose : qu’une perche leur soit tendue, car ils vont rarement venir d’eux-mêmes dans une paroisse. En effet, on n’imagine pas la difficulté, pour une personne qui ne fait pas partie du sérail, simplement d’entrer dans une église : « je n’en ai pas le droit ; je ne suis pas digne ; à qui m’adresser ? ; comment vais-je être reçu ? ; est-ce l’endroit qui répondra à mon attente ? ». Imaginez vous-même que vous vouliez tout d’un coup devenir bouddhiste sans rien y connaître. Que feriez-vous ?
Leur porte d’entrée sera alors souvent une occasion fortuite : une personne rencontrée par hasard, un ami ou un collègue, un tract distribué dans la rue… Mais combien finalement aboutiront dans l’Église catholique ?
C’est une invitation pour nous à multiplier les perches tendues. Ne doutons pas qu’ils sont nombreux à n’attendre qu’une occasion pour les saisir.

P. François Lainé


778 - Edito du 9 novembre au 17 novembre 2019

Etre avec Jésus nous suffit

La controverse entre les Sadducéens et Jésus dans l’évangile nous montre pour sa part combien la foi en la résurrection n’était pas acquise et qu’elle faisait même l’objet de moqueries déplacées.

Cette histoire des sept frères et de la veuve de l’aîné est suffisamment caricaturale pour que Jésus ne s’y arrête pas et rappelle seulement qu’on ne peut pas imaginer la vie éternelle à partir de celle-ci. Elle n’en est ni le prolongement ni le recommencement ! Elle en est l’accomplissement.
Quand Jésus se montrera vivant à ses disciples au-delà de sa mort, il ne s’agira plus d’une discussion ou d’une théorie, il s’agira d’une expérience réelle de sa présence renouvelée et de l’accomplissement de la promesse du Père dans son amour fidèle : « Là où je vais, vous serez vous aussi » (Jean 14, 3). Et cela nous suffit ! Être avec Celui qui habite nos cœurs nous suffit, nous comble et nous comblera. Comme le disait le Pape Benoît XVI : « La résurrection n’est pas passée, la résurrection nous a rejoints et saisis. Nous nous accrochons à elle, c’est-à-dire au Christ ressuscité, et nous savons que Lui nous tient solidement, même quand nos mains faiblissent. Nous nous accrochons à sa main, et ainsi nous nous tenons la main les uns des autres, nous devenons un unique sujet, et pas seulement une seule chose. C’est moi, mais ce n’est plus moi : voilà la formule de l’existence chrétienne fondée sur le Baptême, la formule de la résurrection à l’intérieur du temps. C’est moi, mais ce n’est plus moi : si nous vivons de cette manière, nous transformons le monde » (Homélie, 15 avril 2006).
C’est justement cette expérience que nous voulons transmettre, catéchistes et parents, aux enfants, qui à partir de ce dimanche, se préparent au baptême et à la première communion.
Demandons au Seigneur la grâce de pouvoir vivre cette expérience de la Résurrection chacun dans nos vies.

Père Camille Millour

Feuille d’informations paroissiales

779 - Edito du 1er novembre au 10 novembre 2019

Courage, tu tiens le bon bout

En pensant à vous, qui formez la communauté de notre paroisse, me viennent les mots du plus ancien texte chrétien, ceux de saint Paul aux chrétiens de Thessalonique : « À tout instant nous rendons grâce à Dieu à cause de vous... Votre foi est active, votre charité se donne de la peine, votre espérance tient bon en Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu, vous avez été choisis par lui. »

Il est bon de reconnaître en vous les fruits de l’Esprit : baptisés que le Seigneur continue de guérir et de façonner ; pécheurs, chaque jour pardonnés et revêtus du vêtement des noces de l’Agneau, vous êtes déjà saints par l’Esprit auquel vous voulez rester fidèles. Bonne fête à vous, avec tous les saints.

Pour beaucoup, ce mois sera marqué par le souvenir de tel visage aimé et disparu ; souvenir douloureux car, à vues humaines, la séparation est définitive. Voici donc l’occasion de raviver notre foi : un jour, nos pauvres corps ressusciteront et nous serons rassemblés, transfigurés, dans la joie de Dieu.
Dès aujourd’hui, la vie de notre baptême est au moins aussi réelle et bien plus profonde que la vie de notre corps. Nul ne peut nous l’arracher. Ceux qui nous ont quittés restent vivants, solidaires avec nous dans la prière.
La joie des saints, par la grâce de Dieu restés fidèles à leur baptême, est un formidable signe d’espérance. Laissons Dieu nous entraîner dans leur sillage.
Le plus beau de notre vie n’est pas en arrière, avec nos souvenirs, mais devant nous, en Christ, avec tous nos frères.

Mgr Jean-Marie Dubois


780 - Edito du 19 octobre au 3 novembre 2019

La prière, lien qui nous unit à Dieu

Nous qui avons la foi en Dieu tout puissant, nous pourrions penser et nous dire que compte tenu que Dieu est le maître de toute existence, et qu’il connaît même les tréfonds de notre âme, et de notre cœur, il ne serait peut être pas nécessaire de lui dire ce que nous voulons, ce que nous portons en nous, nos demandes, nos désirs… En fait, lui faire savoir ce qu’il saurait déjà !

Et croire ainsi que notre prière serait en fait d’essayer de faire fléchir sa volonté, à la notre, à l’image de la veuve de l’Évangile de ce dimanche, qui ne cesse "d’embêter" le juge pour qu’elle parvienne à ses fins, qui est de lui faire justice.

Dieu sait ce dont nous avons besoin, et voulons, et ce qui est bon pour nous. Mais il faut prier, car la prière nous unit à Dieu, nous fait communiquer avec Lui, nous fait sortir de nous mêmes, pour aller vers Lui.
La prière quelle qu’elle soit, d’action de grâce ou de demande, qu’elle soit dans la joie, ou dans les larmes, sera toujours une sortie de nous-mêmes, pour aller à un rendez-vous d’amour .

Prier, et sans se décourager, c’est rester "connecté" avec le Seigneur, c’est d’avoir l’humilité de me dire que j’ai besoin de Lui, et que j’attends tout de Lui, et d’être convaincu qu’il est le maître de l’impossible, c’est à dire le tout puissant..
                
  + Francisco PETITE

Feuille d’informations paroissiales

811 - FIP du 22 décembre 2018 au 5 janvier 2019

Un hiver très solidaire

L’opération Hiver solidaire a commencé il y a déjà deux semaines. Trois personnes de la rue, Téo, Jean et Joaquim peuvent maintenant chaque soir manger un bon repas et dormir au chaud. Grâce à l’excellente organisation d’Olivier Boucher que je remercie, des dizaines de bénévoles se succèdent pour assurer qui l’accueil, qui le repas, qui la nuit, qui le petit déjeuner, qui le ménage. Les accueillis ont rapidement pris leurs marques et mettent la main à la pâte. J’ai eu la joie de partager par deux fois le dîner avec eux. L’ambiance est joyeuse et les discussions intéressantes. L’initiative permet aussi que se rencontrent des paroissiens qui ne se connaissaient pas ; des liens se tissent qui renforcent la cohésion et la fraternité paroissiale.

L’opération Hiver solidaire n’a bien entendu pas mis entre parenthèse les autres actions de solidarité. Les tournées de rue continuent car si trois personnes dorment au chaud, il y a tous ces autres qui apprécient une visite amicale agrémentée de café ou de soupe. L’accueil du lundi Gare de Lyon attire toujours autant de personnes qui viennent non seulement chercher une boisson chaude et un sandwich, mais aussi une parole, un échange, un moment de prière. C’est grâce à cet accueil que nous avons trouvé deux des trois accueillis d’Hiver solidaire.

Et puis pour Noël, il y a également, comme chaque année, le réveillon organisé par la Conférence Saint-Vincent de Paul ainsi que les visites à domicile pour porter un colis de Noël.

Rompre l’isolement, proposer un moment de qualité, manifester l’amour de Dieu à travers notre pauvre amour, autant d’initiatives qui rappellent la dignité de chaque personne, créature aimée du Père, et nous font grandir en humanité.

Le Christ s’est fait solidaire du genre humain. Nous aussi, à sa suite.

P. François Lainé


Le Cantique des créatures

Prière de Saint François d’Assise

Fleurs, lac, montagnes

« Loué sois-tu Seigneur, dans toutes tes créatures spécialement messire frère Soleil, par qui tu nous donnes le jour, la lumière ; il est beau, rayonnant d’une grande splendeur, et de toi, le Très-Haut, il nous offre le symbole.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles : dans le ciel tu les as formées, claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Vent, et pour l’air et pour les nuages, pour l’azur calme et tous les temps, par lesquels tu donnes soutien à toute créature.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Eau, qui est très utile et très humble, précieuse et chaste.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Feu, par qui tu éclaires la nuit : il est beau et joyeux, indomptable et fort.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, avec les fleurs diaprées et les herbes.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi ; qui supportent épreuves et maladies : heureux s’ils conservent la paix, car par toi, Très-Haut, ils seront couronnés… »


Edito du 22 au 30 juin 2019

Manger et boire Dieu !

"Qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi je demeure en lui"(Jn 6,52-59).
Quelle joie encore d’arriver malgré nos pauvres capacités, à comprendre et à intégrer un tel mystère, qui est le don du Corps et du Sang du Christ, Jésus dans son Eucharistie.

"Celui qui m’a vu a vu le Père. Croyez moi, je suis dans le Père et le Père est en moi". (Jn 14, 9-11)
De voir combien Dieu veut que nous vivions de sa vie.
De voir à quel point il nous aime, jusqu’a nous donner son Fils, qui se donne par son corps et son sang, pour que nous les mangions et buvions, afin de ne plus faire qu’un avec lui.

Comment ne pas nous unir en ce jour à nos frères catholiques, qui de par le monde n’ont pas ce bonheur sans égal, de recevoir la très Sainte Communion. Car ils sont privés de prêtres, en prison, ou dans des pays où les prêtres sont interdits. Ou encore dans notre pays, où des personnes âgées, malades, qui sont isolées, et qui, faute de ministres ou de bénévoles communient rarement ou plus du tout.

En cette belle fête, nous pouvons avoir une pensée, et une prière fraternelle pour tous ceux qui n’ont pas cette chance que nous avons chaque dimanche de recevoir le Pain de vie éternelle.

"Moi je suis le Pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde."    
    
Francisco PETITE +

Feuille d’informations paroissiales

789 - FIP du 15 au 23 juin 2019

Trinité

Le chrétien est un être habité, non par une chimère ou une idée fixe, mais par ces trois personnes au nom desquelles il a été baptisé. A l’intime de nous-mêmes et au grand large du monde, le Père crée : il est la source inlassablement jaillissante. Le Fils nous apprend à dire, par toute notre vie, « Notre Père ». Et nous ne pourrons dire « Notre Père » que si l’Esprit du Père et du Fils nous le souffle : c’est lui qui en nous dit « Abba, Père ».

Voilà, pauvrement balbutiée, la réalité qui palpite en nous et que l’Évangile de ce jour annonce et esquisse. Comment pourrions-nous tenir ce mystère pour utopique, sans impact sur le réel, alors qu’il est au cœur de notre vie ? Si notre foi s’attache au Père seul, en estompant le Fils et l’Esprit, nous sombrons dans un vague déisme. Si nous prétendons nous adresser au Fils seul, en estompant le Père et l’Esprit, nous sommes menacés par un humanitarisme assez plat. Si nous n’avons d’attention que pour l’Esprit, nous risquons de donner dans un illuminisme inconsistant. Le Père, le Fils, l’Esprit, tel est l’identité adorable, ineffable du Dieu unique. Croire et vivre ce mystère, c’est donner à notre foi sa santé, son élan, sa joie.

Père François Scheffer

Feuille d’informations paroissiales

790 - FIP du 8 au 16 juin 2019

Frat de Jambville

Depuis quarante ans...soyons saints !

Du 7 au 10 juin, le FRAT (Fraternel) des collégiens soufflera ses 40 bougies à Jambville ! C’est à partir de 1978, que la distinction entre le FRAT des collégiens et des lycéens se met en place car le FRAT existe depuis 111 ans. Les collégiens se retrouveront désormais à Jambville tandis que les lycéens iront à Lourdes dans la cité mariale.

Au cours de ces quelques jours, les jeunes venus en groupes (aumôneries, enseignement catholique, paroisses ou mouvements) vivront leur foi au travers de cinq temps forts : des carrefours, des grands jeux, des rencontres avec des témoins, des veillées et la célébration de la messe de Pentecôte à 12 000 sous l’un des plus grands chapiteaux d’Europe.
Cette année, le thème du FRAT proposé aux jeunes est « Soyons saints ! ». Le Pape François a ouvert son exhortation apostolique Gaudete et Exultate avec des mots vigoureux et entraînants : "Le Seigneur offre la vraie vie, le bonheur pour lequel nous avons été créés. Il veut que nous soyons saints et il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance." C’est cette juste ambition que le FRAT propose aux jeunes.

Au FRAT, une place particulière est faite à la prière et à la rencontre. Symbolisée par un lieu précis nommé « Horeb » (dans la bible, l’Horeb est la montagne de Dieu), cet espace sera pour les jeunes un lieu où ils pourront prier, se recueillir ou encore adorer le Saint Sacrement mais proposera également un espace vocation, en lien avec l’ensemble des diocèses franciliens.

Cet espace vocation, totalement renouvelé cette année, proposera également une terrasse où les jeunes pourront échanger avec des témoins, hommes et femmes, de tous états de vie (prêtres, religieux (ses), laïc(que)s marié(e)s et célibataires, avec toute sortes d’engagements, de métiers et de passions…

Fidèle au FRAT des collégiens, cette année encore, c’est le groupe Glorious qui assurera l’animation musicale de l’événement. Prions pour tous ces jeunes rassemblés afin qu’ils restent fidèles à la foi de leur baptême. Vous pourrez suivre si vous le souhaitez ces moments forts sur https://frat.org/frat-tv
Bonne fête de la Pentecôte

Père Camille MILLOUR +


791 - FIP du 1er au 9 juin 2019

Le temps de l’Église

L’Ascension sonne à nos oreilles comme un moment de détachement, il est celui d’un départ vers le Père. (…)
Pourtant cette séparation n’a rien d’un éloignement. L’effet immédiat de l’Ascension sur les disciples, le premier moment de stupeur passé, est une “ grande joie ” (Luc 24,52). (…) Le Christ leur avait annoncé un mode de présence, une manifestation intime qui resterait cachée aux yeux du monde. (…)
Le départ coïncide exactement avec la venue, non celle des derniers temps, mais celle qui l’inaugure dans le cœur des disciples. En s’éloignant sensiblement, le Christ vient réinvestir intérieurement, sans que rien ne soit enlevé de leur initiative et de leur responsabilité. (…)
Cette présence-absence du Christ caractérise le temps de l’Église, où les disciples, qui agissent seuls sur la scène de l’histoire, sont en relation constante avec leur Maître qui les console, leur inspire le discours qu’il auront à tenir etc… (…)
Nous pouvons partir de là pour comprendre notre relation actuelle avec Dieu. Rien à faire : tout commence par le détachement. Aimer le Christ, c’est partir, c’est cesser de mettre tout sur le même plan, et de faire de notre vie religieuse l’agréable fond de décor d’une existence par ailleurs bien réglée. (…)
Mais il n’est pas du tout sûr que ce détachement nous séparera de nos frères, bien au contraire. (…). Les grands amoureux du Seigneur n’ont jamais manqué de susciter autour d’eux des relations privilégiées, mais libres, parce que dégagées du désir de posséder et de paraître. (…)
Puisse l’Ascension nous ouvrir à un christianisme plus fort, plus lumineux, moins complexé. L’aventure chrétienne se déploie à la face du ciel !

Père Michel GITTON –
Zenit 28 mai 2003 (extraits)


Edito du 25 mai au 2 juin 2019

La demeure de l’hôte intérieur

Comme il est plaisant de se rappeler que par notre baptême et le don de la foi, Dieu est venu prendre place en notre cœur. 
Oui, il est désormais au cœur de notre vie, pour que nous puissions vivre de sa vie, et la manifester par ce que nous sommes.


Dieu n’a pas craint de venir s’installer au cœur de nos existences quotidiennes telles quelles, pour que nous le révélions par sa parole. 

Parole qui doit demeurer en notre cœur, et que nous sommes invités à diffuser par notre bouche et par nos actes, nous, témoins du Ressuscité, qui nous enseigne, et à qui nous voulons ressembler.

Oui vraiment, tout est dans la parole, elle qui est le projet, la volonté, la sagesse, et la sainteté même de Dieu.

Sa parole nous conduit vers la vérité tout entière, éclairée par l’Esprit-Saint que nous avons reçu, et qui nous fait comprendre cette phrase de Jésus, en ce dimanche :"Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui, et chez lui nous ferons notre demeure". Jn (14,23).

+ Francisco Petite

Feuille d’informations paroissiales

Edito du 18 mai au 26 mai 2019

Notre Dame

Ô toi, vaisseau de pierres tu étais amarré
Aux rives séquanaises et depuis 800 ans
Tes mâts tendaient la voile à un souffle sacré
Donnant une Espérance à des milliers de gens.

En ce très saint lundi tu as voulu plier,
Mettre un genou à terre devant un ennemi.
Oui, on venait te voir mais venait–on prier
Pour réveiller en soi une foi endormie ?

Des larmes seront versées sur ta flèche écroulée.
Seront-ce larmes de sang ou larmes de crocodiles
De ceux qui se réjouissent de ta fierté brisée
En coulant sous le miel leurs sentiments hostiles ?

As-tu voulu jeter dans ce feu incendiaire
Ta robe outragée par de tristes serviteurs
Aux paroles de vertu, aux actes de noirceur
Qui ont trahi, sali la vocation de Pierre.

Notre Dame, toi qui fus l’acceptation suprême
De souffrances endurées pour qu’un peuple se redresse
Donne-moi aujourd’hui la possibilité que j’aime
Encore et malgré tout ceux-là même qui te blessent.

Tout un peuple est présent pour relever des pierres
Dont chacune exprimait un élan vers le Ciel.
Mais Toi, femme accomplie, reçois-tu nos prières
Quand ton Fils incarné n’est plus qu’une idée belle.

Ô Dame de douleurs donne nous d’espérer.
Nos enfants ne savent plus ce qu’est couronne d’épines,
Ils sont indifférents à toute loi divine
Et l’âme d’une nation est parfum oublié.

Aujourd’hui mon cœur saigne devant ce tas de cendres.
Demain Tu retrouv’ras un écrin de Beauté.
Transforme cette épreuve pour que je puisse entendre
Un Dieu qui me conduise vers mon Éternité.

Alain Rousseau


794 - FIP du 11 mai au 19 mai 2019

Un sacrement pour devenir crème de chrétien !

Samedi soir, plus d’une trentaine de jeunes de la paroisse ont reçu le sacrement de la Confirmation.
Par ce sacrement, nous recevons l’Esprit Saint pour nous enraciner plus profondément dans notre vie d’enfant de Dieu, nous unir plus fermement au Christ, rendre plus solide notre lien à l’Église, nous associer davantage à sa mission et nous aider à rendre témoignage de la foi chrétienne par nos paroles et nos actions. Comme le baptême, la confirmation imprime dans le chrétien une marque ineffaçable.

Ce sacrement est dispensé à travers deux gestes posés par l’évêque :
Le premier, l’imposition des mains est un geste d’appartenance mais aussi un geste de transmission. En effet, les apôtres ont imposé les mains pour transmettre l’Esprit (Ac 8,17 ; 19,6). L’Esprit-Saint nous donne le courage d’aller vers ceux qui ne connaissent pas Dieu, il nous donne la force de parler de Dieu, la force de vivre comme Jésus nous le demande. Il nous aide à être témoin à notre tour de l’amour de Dieu.
Le second : l’onction du Saint-Chrême (c’est la même huile parfumée que celle reçue lors de notre baptême). L’évêque trace une croix sur le front du confirmand avec cette huile sainte pour signifier que l’Esprit-Saint sera toujours avec lui pour l’aider à connaître Dieu et à l’aimer toujours davantage : "Sois marqué de l’Esprit- Saint, le don de Dieu".
En recevant ce sacrement ces jeunes ont signifié leur désir de cheminer à la suite du Christ, de devenir à leur tour de véritables témoins de Dieu dans le monde. Rendons grâce pour la vitalité de notre église paroissiale.
Prions pour eux et ensemble demandons à Dieu que ce désir soit dans le cœur de chacun d’entre nous !

Père Camille Millour

Feuille d’informations paroissiales

795 - FIP du 4 mai au 12 mai 2019

M’aimes-tu ? Vraiment ? Plus que ceux-ci ?


Bienheureux celles et ceux qui, à la suite de Simon-Pierre, se laissent saisir par ces questions de Jésus. Ces paroles doivent résonner de manière particulière chez nos frères et sœurs qui, dans la nuit de Pâques, ont reçu les trois sacrements de l’initiation chrétienne. Lavés du péché, animés du feu de l’Esprit-Saint, nourris du Corps-même du Christ : ces réalités nouvelles sont tout de même renversantes ! Cette nouvelle naissance que fut le baptême de nos frères et sœurs doit nous interpeller en profondeur, nous, les baptisés de la première heure. Ce long temps de catéchuménat, les a préparés à dire ‘Oui’ au Seigneur en toute liberté. À la triple question posée par le prêtre pour renoncer à Satan et au péché, ils ont répondu par trois fois « Je le rejette ! » Immédiatement après, advenait la profession de foi. Par trois fois, ils ont professé "Je crois !".
Serait-ce en mémoire de Simon-Pierre qu’aurait été élaborée cette triple invocation ? Dans l’évangile de ce dimanche, qui est le ‘‘troisième’’ après Pâques, c’est bien par trois fois que Jésus demande à Simon-Pierre s’il l’aime. Si l’on regarde de plus près la formulation de Jésus, nous remarquons que l’exigence du don de soi semble aller decrescendo : « M’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » - « M’aimes-tu vraiment ? » - « M’aimes-tu ? ».
Que peut donc signifier cette impression de décroissance ? Elle n’a certainement pas pour but de dévaloriser ou de culpabiliser Simon-Pierre. Au contraire, Jésus veut l’affermir et le réconforter. Si Jésus met la barre haute, c’est parce que la mission de Simon-Pierre l’exige et il doit en être conscient. Aussi, est-il conscient de ses limites, il les a expérimentées, son triple reniement lui aura servi de leçon. Simon-Pierre est lucide ! En réponse aux deux premières questions de Jésus, c’est bien timidement que Pierre répond ‘oui’ au « M’aimes-tu vraiment ? » A la troisième fois, Jésus fait une demande moins exigeante : « M’aimes-tu ? » Simon-Pierre peut se sentir alors à la hauteur. Jésus ne se fait pas dominateur, mais ami. L’on pourrait dire que Jésus s’est adapté à Pierre, plutôt que Pierre à Jésus ! De ce petit ‘oui’ timide, Jésus fera croître cet amour en un don total et entier. Au nom de cette amitié, Simon-Pierre pourra acquiescer à la demande de Jésus « Suis moi ! » L’expérience de Pierre est saisissante pour les baptisés que nous sommes. Le « Suis-moi ! » de Simon-Pierre est aussi le nôtre. Le « M’aimes-tu vraiment ? » ‘sans réserve, total et inconditionnel’ également. Dieu s’est fait ami pour que nous devenions des « Théophile » (ami de Dieu). C’est bien cela que les nouveaux baptisés ont saisi en entrant dans la famille de l’Église catholique. Alors, loin d’être effrayés par le « Suis-moi ! », soyons confiants ! Dieu nous prend là où nous en sommes, pour nous aider à accomplir notre vocation personnelle et singulière au sein de l’Église.
Chaque matin en nous réveillant, oserons-nous prier ainsi : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Et d’ajouter « Mon ami, je m’offre à toi ! »

Dominique Tessier, Séminariste

Feuille d’informations paroissiales

797 - FIP du 13 au 21 avril 2019

L’Amour jusqu’à l’extrême

Feuille d'informations paroissialesComment à l’issue de notre carême, ne pas voir et rendre grâce pour toutes les bontés dont Dieu nous a encore comblés, et qu’il continue à nous donner, malgré nos péchés et nos nombreuses infidélités et ingratitudes ?

Comment ne pas nous arrêter, et voir notre Seigneur Jésus-Christ, qui va aller jusqu’a "la folie de l’amour", en entrant à Jérusalem, pour donner tout ce qu’il a ?
Oui, donner sa vie pour que nous l’ayons à notre tour de manière éternelle, par sa mort et sa glorieuse Résurrection.

Comment ne pas être reconnaissants pour l’acceptation de sa passion, l’acceptation de sa mort, l’acceptation par sa résurrection et de nous faire vivre éternellement avec Lui ?

En prenant conscience d’un tel don, notre vie ne doit être dès lors qu’un infini remerciement, pour ce cadeau qui nous dépassera toujours, et pour lequel nous n’aurons jamais suffisamment de reconnaissance.

Et n’ayant pas de mots à la hauteur, nous ne pouvons qu’être dans le silence de la méditation.

Comme nous y invite le texte d’ouverture de la célébration de ce jour béni : suivons-le dans sa passion, jusqu’a la croix, pour avoir part à sa résurrection, et à sa vie.

Bonne semaine Sainte à tous.

+ Francisco PETITE.


798 - FIP du 6 avril au 14 avril 2019

Transformons la clameur du monde en espérance !

Feuille d'informations paroissialesLe Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD)-Terre Solidaire créé il y a plus de 50 ans ambitionne de s’attaquer aux causes de la faim, de la pauvreté et des inégalités dans le monde. Il agit selon trois leviers d’action complémentaires :

le partenariat pour soutenir dans les pays en développement des associations et ONG locales qui œuvrent en faveur de la paix et de la justice sociale .Nous ne faisons pas à leur place, nous les aidons à se rassembler et à construire des projets concrets et efficaces .

l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale pour changer les comportements en profondeur. Nous menons des actions de sensibilisation pour présenter aux citoyens les grands enjeux internationaux et leur permettre d’agir en conséquence.

le plaidoyer qui vise à influencer les décisions des responsables politiques et économiques qui ont un impact sur les problématiques globales de développement. Nous développons une expertise entre autres en matière de financement du développement, de souveraineté alimentaire, de justice fiscale.

L’ONU estime à 250 millions le nombre de réfugiés climatiques dans le monde en 2050,des personnes obligées de quitter leur foyer pour échapper aux conséquences du changement climatique qui n’est pas qu’une lointaine menace mais dont les effets se font déjà ressentir. Pour empêcher ces souffrances et permettre à ces familles de vivre chez elles en toute dignité le CCFD-Terre Solidaire soutient des projets de terrain en formant les paysans à la création d’entreprises afin de réduire la dépendance de leurs revenus aux aléas du climat en diversifiant leurs activités.

Le CCFD-Terre Solidaire puise son inspiration dans l’enseignement social de l’Église, en particulier les encycliques consacrées au développement et place le développement de tout homme et de tout l’homme au cœur de son action. Il accomplit ainsi la mission d’organiser l’action de solidarité internationale confiée par la Conférence des évêques de France en appelant les chrétiens au partage financier pendant la période de Carême , notamment lors de la quête de ce jour.
 Notre idée du bonheur s’accompagne d’une ouverture à l’autre , d’un regard sur le monde qui nous entoure.

L’équipe CCFD-Terre Solidaire de Saint-Antoine des Quinze-Vingts.


799 - FIP du 30 mars au 5 avril 2019

Parure de joie

A l’occasion du 20ème anniversaire de la consécration de l’autel de la Chapelle de l’Agneau de Dieu, nous sommes heureux de célébrer l’eucharistie autour de notre archevêque Monseigneur Michel Aupetit, en ce dimanche de la joie.
Pour la circonstance le mobilier liturgique se pare d’une ornementation nouvelle. Dans l’espace architectural sobre, il est important de signifier visuellement, par l’expression artistique, la présence de Celui qui donne tout son sens et son caractère à l’ensemble du lieu : Jésus-Christ, mort et ressuscité pour nous.
Bref descriptif :
L’autel : l’espace vide du cube de l’autel est traversé par le souffle de Dieu, l’Esprit Saint, révélé dès le commencement et donné à l’humanité toute entière après le sacrifice du Christ, le jour de la Pentecôte.
L’ambon : le phylactère à l’extrémité duquel apparait le chrisme, enlace de bas en haut le pied de l’ambon et rappelle la Parole de Dieu, écrite à travers les siècles de l’histoire qui s’accomplit dans la personne du Christ, Verbe fait chair.
Le tabernacle : une hostie sur la porte indique la présence de Jésus dans la réserve eucharistique destinée aux malades et aux mourants comme viatique de la mort à la Vie. Le coffre est placé devant un vitrail rappelant la colonne de nuée qui guida les Hébreux dans leur traversée du désert, quand Dieu fit passer son peuple de l’esclavage à la liberté.
L’inspiration de ces œuvres, réalisées par l’artiste Fleur Nabert, contribuera à l’ouverture d’esprit et à la méditation de ceux qui viennent chaque jour plus nombreux en ce lieu pour y chercher et trouver le repos auprès du Seigneur.
Enfin, comme 20 ans se fêtent aussi en musique, nous nous réjouissons d’entendre désormais sonner l’orgue augmenté d’un jeu de soubasse 16 de 30 tuyaux, installé par le facteur d’orgue Jean-Philippe-Yvon Barthel.
Dans l’action de grâce, je remercie vivement Fleur Nabert et Jean-Philippe Barthel pour leur contribution à l’embellissement de la Chapelle, lieu de paix et de recueillement dans notre quartier.

Père François Scheffer +

Feuille d’informations paroissiales

800 - FIP du 23 mars au 29 mars 2019

Me voici !

Samedi dernier, les collégiens et lycéens catéchumènes ont été appelés par l’Archevêque au baptême en l’église saint Roch. Ce dimanche matin, c’est au tour des enfants du primaire d’être appelé au baptême.

C’est une étape riche pour les catéchumènes mais aussi pour notre communauté. Pour les futurs baptisés, le fait d’être appelé met en valeur l’initiative gratuite de Dieu. La décision qui habite leur cœur acquiert ici sa dimension ecclésiale devant le peuple de Dieu réuni autour de son pasteur. Leur réponse de foi est portée par une communauté qui les précède.

Pour les communautés, l’appel décisif est l’occasion de reconnaître que l’appel de Dieu est toujours actuel. Il s’adresse à tous les chrétiens invités à la conversion sur le chemin de Pâques.

Les gestes de la célébration sont significats. En effet, chaque enfant ou jeune est appelé par son prénom et répond : « Me Voici ». Ensuite il reçoit une écharpe violette, signe de son désir de conversion comme le disait le Cardinal Vingt-Trois il y a deux ans : « Quand vous serez baptisés, on enlèvera votre écharpe violette et on la remplacera par une écharpe ou par une cape de couleur blanche, signe de la nouveauté, de la vie. Vous serez quelqu’un de neuf pour commencer une vie nouvelle. Vous ne revêtirez pas seulement une tenue blanche, mais vous revêtirez aussi votre cœur de tendresse, de bonté, de douceur, de patience, vous vous supporterez les uns les autres, pardonnerez si vous avez des reproches à faire. Bref, vous agirez comme le Seigneur. C’est à cela que vous êtes appelés par votre baptême. Jésus vous appelle pour vous ouvrir les yeux, comme il l’a fait à Bartimée, pour que vous puissiez voir en vous-mêmes et autour de vous ce qui vous fait grandir, ce qui est bon, ce qui est source de vie et de bonheur, pour vous faire voir aussi ce qui vous empêche d’avancer, ce qui est mauvais, ce qui est source de mort et de malheur » (Homélie 11 mars 2016).

Frères et Sœurs, je vous invite à porter dans votre prière nos jeunes catéchumènes ( Alexane, Alice, Augustin, Chris, Eloi, Eva, Jenifer, Juliette, Louis, Louna, Maïa, Marthe, Mathéo, Paola, Raphaël) qui recevront le baptême le 11 mai à 15h00 dans notre église.

Bon et saint Carême à tous.

Père Camille MILLOUR +


801 - FIP du 16 au 22 mars 2019

Obscure ou inutile, ma vie ? Non divine !

Certains trouvent leur vie banale et sans intérêt. L’évangile de la Transfiguration doit les toucher.
En effet, que voient les trois apôtres sur la montagne ? La nature humaine du Christ, notre nature lorsqu’elle est saisie, embrasée par la présence de Dieu !

Cette nature humaine, nous l’utilisons aussi mal qu’un petit enfant utilise un violon précieux : il s’en sert avec conviction comme d’un tambour, puis découvre les cordes et en tire des accents déchirants. Mais si un virtuose lui tient la main, la mélodie sera belle, et divine si l’artiste est divin. De même, l’Esprit -Saint propose de guider divinement notre vie, à la manière de celle de Jésus.

Après une période de succès en Galilée, Jésus annonce qu’il doit monter à Jérusalem pour mourir : est-ce une grosse fatigue, une idée de suicide ? Peut-on continuer à le suivre ? Il va alors montrer à trois apôtres qu’en fait sa marche est déjà celle d’un vainqueur par la puissance de l’amour, vainqueur de la haine, du mal, de la mort et du péché. Telle est la vérité profonde de toute sa vie, qui s’ouvre quelques instants aux témoins.

Telle est aussi la vérité de notre vie si nous sommes bien membres de son corps. La banalité du quotidien, les actions les plus obscures sont, par la présence de l’Esprit, des pépites de qualité divine, et l’expression discrète d’une vie plus profonde que la mort, d’un amour qui surmonte toute épreuve et a valeur d’éternité.

Mgr Jean-Marie Dubois

Feuille d’informations paroissiales

802 - FIP du 9 au 15 mars 2019

Carême, route vers Pâques

Le jeûne, la prière et le partage, sont d’efficaces tremplins, pour ce temps d’entrainement, qu’est le carême. Il devrait nous aider à nous libérer de ce qui nous enchaîne encore, et nous empêche de devenir enfin maître de nous-mêmes.

Le carême est ce temps de grâce, pour revenir en "notre intérieur", au cœur de notre vie, et nous débarrasser des chaînes qui nous maintiennent encore bien prisonniers.

Le carême est le temps privilégié par excellence pour nous convertir, c’est à dire réaménager notre vie, pour qu’elle soit la plus belle possible, dans le service et l’amour des autres.
Et c’est vraiment là que Dieu nous attend et nous donne constamment rendez-vous. Le carême est également un temps de méditation ou je suis invité à approfondir ma connaissance du dessein de Dieu sur le monde et surtout sur soi-même.

Oui, rendez-vous personnel de tous les jours. Et par ce que je suis, je vais aider avec sa grâce divine, à orienter ceux que je rencontre, vers Celui sans lequel ma vie n’aurait aucun sens.

Afin que ma vie crie ouvertement, ou silencieusement la venue de Dieu qui se donne sur une croix, pour nous sauver de manière définitive par sa résurrection.

+ Francisco Petite

Feuille d’informations paroissiales

803 - FIP du 23 février au 8 mars 2019

Abnégation

L’actualité en ce qui concerne l’Église n’est, en ce moment, pas très joyeuse. Film sur le Père Preynat, livre sur l’homosexualité au Vatican, reportage sur le viol de religieuses, plainte contre le Nonce apostolique en France… Chaque jour apporte son lot de nouveaux articles qui peuvent émousser notre confiance dans l’Église.

Pourtant, nous affrontons cette tempête avec abnégation. Grâce à cela, l’Église prend davantage conscience des souffrances engendrées par certains de ses membres et des mécanismes qui peuvent favoriser les abus. Elle vit la compassion. Elle prend les mesures nécessaires pour la protection des plus faibles et des plus fragiles. La « Rencontre pour la protection des mineurs » qui se déroule en ce moment au Vatican en est un signe fort. De tout mal, Dieu fait sortir un bien plus grand. En démasquant les structures de péché en son sein, l’Église retrouve de manière plus pure sa vocation évangélique de porter au monde l’amour du Christ.

En ce temps où les prêtres pourraient être eux aussi atteints dans leur confiance, notre évêque Mgr Michel Aupetit nous a adressé une lettre réconfortante dans laquelle il nous redit « (son) indéfectible confiance et (sa) joie de partager avec (nous) la mission apostolique confiée par le Seigneur ». Il conclut son message par ces mots magnifiques qui résonnent avec l’Évangile de ce dimanche : « Nous avons donné notre vie pour le salut du monde et pour que les hommes puissent connaître l’immense joie d’entrer dans l’intimité du Christ qui nous ouvre les portes du Ciel et de l’éternité de la vie en nous permettant de connaître un amour divin qui va jusqu’à l’amour des ennemis. Si ces derniers existent et cherchent à nous faire du mal, nous continuerons de prier pour eux, car notre seule tristesse est de savoir que quelqu’un refuse cet amour inconditionnel. »

P. François Lainé

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