Accueil > Vie de la paroisse > Feuilles d’Informations Paroissiales

Vie de la paroisse / Feuilles d’Informations Paroissiales

Les messes avec fidèles auront lieu ce week-end !

Pour le retour des messes, merci de lire le courrier du Père François Lainé. Tout y est détaillé.

A lire






Pour suivre la messe de 10h45 retransmise sur la chaine YouTube

Chants de 29 novembre

Édito de la semaine du Père Edouard


Veillez

Dans l’évangile de ce 1er Dimanche de l’Avent, le Seigneur Jésus nous appelle par trois fois à veiller. Certains jeunes ont pris de l’avance par rapport au calendrier liturgique puisque j’ai lu qu’une fête de 300 jeunes avait été organisée clandestinement en plein confinement !

Chaque début d’année liturgique, nous entendons cet appel du Seigneur Jésus et, suivant notre âge, il nous semble plus ou moins déplacé ! Pour beaucoup, les boîtes de nuit ont perdu de leur saveur… D’autant plus qu’il ne s’agit pas de faire la fête, mais de porter notre attention sur la venue du Seigneur Jésus en gloire, la parousie. Cet événement marquera une fin des temps proche et amènera la suppression du Mal, de la souffrance et de la mort et l’avènement de la résurrection des corps et d’un monde nouveau. Mais cela fait bien longtemps que plus personne ne l’attend vraiment : en 2000 ans, elle n’a pas eu lieu ; j’aurai largement le temps de passer l’arme à gauche avant qu’Il ne vienne ! D’ailleurs, y croyons-nous encore ? Que la terre disparaisse dans 5 milliards d’années quand le soleil explosera, d’accord, mais la fin de ce temps par la venue en gloire du Seigneur Jésus…

Chaque année, cet appel nous interpelle et nous laisse perplexes. Nous veillons beaucoup plus à ce que notre président ou notre premier ministre annonce en matière de déconfinement qu’à la venue du Christ en gloire ! Pourtant le Seigneur Jésus insiste. Pourquoi insister sur un événement qui semble si lointain alors que l’heure de ma mort est malheureusement plus palpable ?
Dans ses trois appels, le Seigneur Jésus utilise deux termes différents en grec, le premier qui signifie être éveillé et qu’Il associe à regarder (traduit dans notre liturgie par prenez garde), le second veiller avec un sens de porter l’attention sur, comme le veilleur sur sa tour qui guette l’arrivée de l’ennemi ou le père qui veille sur son enfant.

À quoi peut bien servir de fixer notre regard sur cet événement si « lointain » ? Qu’est-ce que cela pourrait bien changer dans ma façon d’aborder les aléas quotidiens de mon existence ? Pourquoi ne pas pouvoir m’endormir, ou plus prosaïquement, ne pas me laisser aller ? Le fait de guetter la venue en gloire du Seigneur Jésus ne risque-t-il pas de me faire perdre la réalité du quotidien ? De qui, de quoi dois-je donc prendre soin en vue de cette venue en gloire ?

Et si, en ce début d’année liturgique, nous prenions au sérieux ces questions et que nous mettions à profit ce temps de l’Avent pour demander au Seigneur de nous éclairer sur ses intentions en nous appelant à veiller ? Peut-être que ce Noël qui risque d’avoir un goût bien particulier avec ce confinement déconfiné pourrait prendre une saveur toute nouvelle ?

Père Edouard Dacre Wright

Feuille d’informations paroissiales

Edito du 28ème dimanche ordinaire

La prière de l’agneau

Je vous propose de regarder le psaume de la liturgie de ce dimanche : Le Seigneur est mon berger !
Comme tous les psaumes, c’est un poème chanté utilisé dans les liturgies du Temple de Jérusalem, spécialement lors de la semaine de la fête des Tentes.

Ce psaume animait une célébration destinée à prendre conscience des enjeux de l’Alliance avec Dieu : l’Alliance est exigeante, mais finalement, le peuple de Dieu a reçu la meilleure part, et il chante sa confiance et sa certitude de ne pas défaillir, dans l’attente des temps messianiques.

Un psaume n’est pas une prière individuelle. C’est le peuple de Dieu qui parle dans ce psaume ; il est comme un seul homme en pèlerinage dans l’intimité du sanctuaire de Dieu, pour prendre conscience de la joie de l’Alliance. Pour donner corps à sa prière, et la rendre concrète, il se met dans la peau d’un agneau qui se confie totalement à son berger, tout-puissant et attentif à son bien-être. Je peux cependant me couler dans cette situation pour ma prière personnelle.

Est-il bien vrai que toute ma joie est de vivre avec le Christ ? Ce psaume peut m’y provoquer :

- La confiance du peuple de Dieu à travers les siècles a été souvent difficile mais toujours récompensée ; je puis m’associer à cette découverte. - Je peux me joindre à la prière du Christ, l’Agneau, confiant en son Père et sûr de sortir vainqueur des ravins de la mort. - Avec les nouveaux baptisés remontant de la cuve baptismale, avec les saints, avec les mourants, avec les chrétiens qui, dans la liturgie des heures, accueillent pour parler à Dieu les mots qu’il nous donne dans les psaumes, je puis me laisser porter par la prière de l’Église, heureuse d’être guidée jour après jour par le Bon Pasteur au milieu des difficultés de ce monde.
- Je peux simplement me laisser saisir par la joie de partager la vie et l’intimité du Ressuscité, aujourd’hui et pour toujours, par-delà l’épreuve de la mort. Dans l’Eucharistie, il m’invite à son repas de fête ; il me nourrit de sa parole et de son corps, en préfiguration du banquet éternel.

Mgr Jean-Marie Dubois

Feuille d’Information Paroissiale

Lire le message de notre archevêque (lien ci-dessous).

Lire le message de notre archevêque, Mgr. Michel Aupetit ( mise à jour le 15 mars ).

EDITO : Si tu savais le don de Dieu

Des champs déjà dorés quatre mois avant la moisson…Jésus fait sans doute allusion au travail missionnaire de Jean-Baptiste en Samarie ; les fruits en sont visibles. Il lui rend hommage, après l’arrestation du Précurseur, en traversant la Samarie pour aller annoncer le Royaume.

Jésus, fatigué par la marche vers la Galilée, rencontre une femme, étonnamment venue près du puits déserté sous le soleil de midi, déjà chaud en ce début de printemps.

Comme elle nous ressemble ! La vie de la samaritaine n’est pas reluisante, mais cette femme est suffisamment ouverte pour se laisser étonner par les paroles de Jésus, qui lui promet une eau vive jaillissant pour la vie éternelle. Et comme cet homme lit dans son cœur, elle comprend qu’il est sans doute le Messie, et elle ne peut garder cette découverte pour elle.

Laissons-nous situer à sa place et laissons le même Jésus, ressuscité, nous dire aujourd’hui la même phrase : « Si tu savais le don de Dieu… ».

En ce Carême où nous accompagnons les catéchumènes vers leur prochaine initiation, saisissons l’occasion de prendre un peu mieux conscience du cadeau qui nous a été fait au jour de notre baptême, et dont souvent nous n’avons guère idée : Moi, avec mes désirs désordonnés et mon incapacité à aimer vraiment ; moi, à la merci du moindre virus, d’un accident ou du temps… 

Dieu pense à moi depuis toujours, et m’a créé pour me faire partager sa joie d’aimer et de vivre éternellement ; Dieu accepte de livrer son Fils pour que son projet reste possible malgré mes refus. Et Jésus vient aujourd’hui me donner en nourriture son corps ressuscité, débordant de l’Esprit qui divinise et qui me fait fils dans le Fils. Je comprends mieux que l’eau de mon baptême a jailli du cœur du Christ, pour me donner la vie divine que la mort ne pourra m’arracher.

Mgr Jean-Marie Dubois


763 - Edito de la Transfiguration

Carême’nt joyeux

Comme nous le savons, et que cela nous est dit à chaque année, le carême est le temps de la conversion.
Temps pour retourner notre cœur vers le Seigneur, qui nous attends.
C’est le temps par excellence du "réajustement" de notre vie de disciple du Christ-Jésus.

Le carême est d’une certaine manière l’image de notre vie terrestre, avec ses hauts et ses bas, ses joies, ses tristesses, ses épreuves, ses douleurs, et aridités spirituelles, dans nos chemins apparemment désertiques.

Et le récit de la transfiguration du Seigneur si nous le méditons et le comprenons, fait émerger une joie profonde en nous, car elle nous montre ce que nous deviendrons dans le monde à venir, ce qui nous attend après notre mort.

Nous lui serons semblables, car nous le verrons tel qu’il est (1Jn 3,2). C’est à dire resplendissants à l’image de Moïse, et d’Elie qui s’entretiennent avec Lui, resplendissants de la gloire de Dieu. Quelle joie donc pour nous !
Car le Seigneur l’a promis : je reviendrai vous prendre avec moi, et là ou je suis vous y serez aussi (Jn 14, 1-6).

Comme il le disait autrefois aux apôtres, il le redit aujourd’hui à chacun et chacune d’entre nous, et nous savons qu’il dit vrai.

Et cela nous rends "Carême-nt Joyeux"

+ Francisco PETITE

Feuille d’informations paroissiales

764 - Edito du 29 février au 8 mars 2020

Un temps de grâce !

Voici que revient, comme tous les ans, le temps du carême, et que nous sommes à nouveau devant une alternative : soit vivre le carême comme la routine d’un folklore qui se perpétue, soit le vivre comme un temps de grâce.

En effet, pour un croyant, il est possible qu’il se passe quelque chose pendant le temps du carême. Il suffit de s’y mettre. Eh bien, s’il s’agit que l’expérience croyante soit quelque chose de concret, il faut se souvenir d’un point important : c’est en tant que membres du corps du Christ que les chrétiens peuvent faire une expérience croyante. Cette recommandation est donnée par un cantique que vous connaissez sûrement : « Devenez ce que vous recevez, devenez le corps du Christ ». Et pour cela, il faut sans doute se représenter ce corps du Christ comme le faisaient les chrétiens du premier millénaire, avant que le discours ecclésial du deuxième millénaire prive le discours du ‘corps du Christ’ de sa signification concrète par le fait de rajouter le qualificatif ‘mystique’ à l’expression ‘corps du Christ’ lorsqu’elle désigne l’Église.

Oui, en appartenant à l’Église, un chrétien est membre du corps du Christ. Et s’il a l’esprit de corps, il se préoccupe du bien du corps entier. Le Christ et la relation que nous avons à lui sont quelque chose de concret dans la mesure où nous nous en préoccupons, ce qui, dans l’Église, signifie que nous prenions nos responsabilités. Sans un tel souci concret pour le corps du Christ, ce dernier reste pour nous une réalité vague et fumeuse...

Ce n’est que lorsque le chrétien supporte le poids et la difficulté de son engagement ecclésial qu’il sait exactement ce que ce corps représente. C’est lorsqu’il essaie de participer à la construction du Royaume annoncé par Jésus que le chrétien sait ce qu’est ce Royaume. C’est lorsqu’il expérimente la fatigue d’un engagement ecclésial, voire son risque, que le chrétien a une idée de ce qu’est la passion du Christ. C’est lorsqu’il accepte de vivre la mort et l’échec dans son engagement qu’il peut expérimenter la résurrection que le Père nous donne à vivre. Oui, la relation au Christ s’expérimente comme le fait d’être membre de son corps. Il est donc question de s’engager et de prendre ses responsabilités.

Bon et saint carême !!!

Père Camille

Feuille d’informations paroissiales

765 - Edito du 22 février au 1er mars 2020

Soyez parfaits !

Jésus nous invite à être parfaits, comme le Père est parfait. Mais la perfection du Père n’est pas la stricte application d’une loi morale, serait-ce la Loi, celle qu’Il a lui-même dictée à Moïse.

Feuille d'informations paroissiales

Sa perfection est sainteté. Et la sainteté en question consiste à ressembler aux petits enfants qui accueillent le Royaume de Dieu en toute simplicité. Le petit enfant, encore dépourvu de malice, qui ne discerne pas l’ami de l’ennemi, et se fie à l’inconnu, en toute confiance.

La sainteté requise pour accéder au Royaume ne pratique pas la lettre de la Loi, elle va au-delà. Le talion est un minimum qui ne lui suffit pas. Elle aspire au maximum du don de soi, jusqu’à l’absurde, aux yeux du monde. Elle tend l’autre joue, elle donne la tunique et le manteau. Elle aime ses ennemis et prie pour eux. Elle aime, sans esprit de retour, ceux qui ne l’aiment pas. La sainteté a la générosité du soleil qui éclaire et réchauffe tout le monde. La sainteté, c’est la perfection de l’amour. Elle est don du Saint-Esprit.

Le Christ seul semble à même de la vivre. Mais s’Il nous y invite, Il nous donne aussi la grâce pour y arriver. Il nous demande, en tous cas, de vivre dans cette perspective, de remplacer par cette préoccupation toute autre visée. Il en va d’un changement profond de mentalité dans les rapports entre les hommes. Le centre est déplacé. L’homme ne doit plus tourner autour de lui-même, mais autour du Père et des autres hommes.

+ Père François Scheffer


766 - Edito Sainte Geneviève


Comme vous le savez, notre diocèse fête cette année les 1600 ans de la naissance de Sainte Geneviève. Vierge consacrée, elle était aussi membre du Conseil municipal de Paris (Lutèce à l’époque) où elle a joué un grand rôle.

Année Sainte Geneviève

Deux grands « faits d’armes3 lui sont attribués : en 451, grâce à sa force de caractère, Geneviève, qui n’a que 28 ans, convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns. Elle encourage les Parisiens à résister à l’invasion par les paroles célèbres : « Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. » De fait, Attila évita Lutèce. Par ailleurs, en 465, elle s’oppose à Childéric Ier, qui entreprend le siège de Paris, en parvenant à ravitailler plusieurs fois la ville avec du blé de la Brie et de Champagne, forçant alors le blocus (source Wikipedia).

L’année Sainte Geneviève a été lancée le 3 janvier, jour de sa mort, par une neuvaine s’achevant le 11 janvier avec une grande procession de la montagne Sainte-Geneviève jusqu’au pont de la Tournelle où se trouve sa statue. Le 25 janvier, les paroisses de Paris étaient invitées à une ouverture nocturne pour faire connaître la sainte en distribuant des petits pains. Un temps sympathique a été organisé à Saint-Antoine avec des animations sur Paris et Sainte Geneviève. Nous envisageons également un pèlerinage vers Saint-Etienne du Mont à la rentrée.

Mais le temps fort de notre année génovéfine sera la venue des reliques du 12 au 14 juin. Prière, conférences, mission seront au menu avec en point d’orgue l’oratorio sur la vie de Sainte Geneviève écrit spécialement par notre organiste Éric Lebrun et interprété par les chœurs de Saint-Antoine le samedi 13.

Notez donc dès à présent la date de cet évènement paroissial à ne manquer sous aucun prétexte.

Bonne année Sainte Geneviève à tous.

P. François Lainé


767 - Edito de la présentation de Jésus au Temple

La lumière de Jésus a été offerte aux bergers, dans l’étable de la Nativité ; 40 jours plus tard, elle illumine Syméon et Anne dans le Temple de Jérusalem.
Par la Présentation, le Fils unique était offert à son Père selon le rituel du peuple juif ; comme homme, Jésus prolongeait son éternel échange d’amour avec le Père, et nous entraînait avec lui dans la lumière de la vie de la Sainte Trinité.

Pour accueillir un tel cadeau, il y avait deux vieillards, Anne et Syméon. Ils symbolisaient la très longue attente du Sauveur, à travers les siècles d’épreuves, de doutes, d’abandon apparent, parsemés cependant de signes de la fidélité de Dieu et de la continuité de ses promesses. Ils nous représentent ; aussi chaque soir l’Église reprend le Cantique de Syméon. : « Mes yeux ont vu ton salut… »

Syméon avait reçu la certitude de voir le Sauveur. Anne, inlassablement présente au Temple pour prier, attendait aussi depuis de longues années…Je pense à tant de vieillards, dans des maisons spécialisées, qui n’attendent rien, et dont les yeux vides ne reflètent apparemment aucune lumière. Si l’on pouvait leur redonner un peu la conscience du trésor pour Dieu et pour leurs frères que peut représenter l’expérience de leur vie, et leur capacité d’aimer !

Je pense aussi à ces nombreux Syméon et Anne, qui sont assidûment présents dans nos églises ou immobilisés chez eux, fidèles à la prière. Ils sont parfois tentés de se croire inutiles. Ne sont-ils pas au contraire, par leur humble prière, leur patiente offrande des lourdes atteintes de l’âge, un dynamisme essentiel à la vie de l’Église, comme celui d’un monastère invisible dont l’élan entraîne et soutient ceux qui sont moins disponibles pour la prière ?

Ils attendent le moindre signe d’amitié, le moindre événement qui marque la présence aimante de Dieu à leur vie et à celle de l’Église, et ils l’accueillent avec joie. Comme Anne, ils sont prophètes, par la grâce de leur baptême ; comme Syméon, conscients du sens de leur vie, ils peuvent en paix rendre grâce. 

Mgr Jean-Marie Dubois

Feuille d’informations paroissiales

768 - Edito du 25 janvier au 2 février

"Je vous ferai pêcheurs d’hommes"

Nous pourrions penser que cet appel fait aux premiers apôtres d’autrefois, ne concernerait qu’eux, et pas nous !
En fait, dans le cœur de Dieu, il n’en est pas ainsi. Car par l’action de l’Esprit-Saint qui nous a été donné à notre baptême, nous devenons à notre tour, "pêcheurs d’hommes".

Oui, même si nous en avons pas ou peu conscience, par notre vie, nous pouvons sans le savoir, être de ceux qui vont "repêcher", des personnes avec qui nous vivons, ou cotoyons.

Le Fils, à la suite du Père, et par le don de son Esprit, nous fait devenir ses collaborateurs. Désormais, Jésus veut faire de nous "les relayeurs" de son appel à la conversion.

À l’appel du Christ-Jésus, nous devenons comme disciples, ses "appelants", c’est-à-dire : ses « pêcheurs", qui ne pêchent que pour Lui.

Et la préparation de nos filets, est notre propre conversion....
Cela nous amène donc à un questionnement :
- est-ce que je réponds à son appel dans ma vie, pour devenir à mon tour "pêcheur d’ humanité" ?,
- quel intérêt ai-je à contribuer à ce que mes frères et sœurs en humanité, soient "repêchés", c’est-à-dire sauvés ?,
- quelle espérance ai-je par mon humble contribution, à faire que le projet de Dieu aboutisse, que tout homme soit sauvé ?

Ces questions doivent me maintenir en éveil, et m’invitent à la conversion.

+Francisco PETITE


769 - Edito du 18 au 26 janvier

Une paroisse disciple-missionnaire

Au moment où nous fêtons saint Antoine, il est nécessaire de nous manifester les uns aux autres la joie de nous retrouver : nous sommes l’Église voulue par le Christ !

La Paroisse n’est pas un club qui exerce ses activités pour la satisfaction de ses membres, mais une communauté en mission dans le monde et dans notre cas dans le quartier des Quinze-Vingts : ce que nous expérimentons, nous avons l’impérieuse obligation de l’offrir à celles et ceux dont nous partageons l’existence. C’est pourquoi saint Jean écrit (1 Jn 1, 1-4) : Ce qui était depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons.

Voir, contempler, toucher : nous le faisons d’une manière toute privilégiée lors de la liturgie dominicale. Elle est le lieu de fondation et d’alimentation de notre foi, le lieu où s’édifie l’Église, le lieu qui nous envoie au-devant des autres.
Si souvent l’actualité nous met en présence de la violence, de l’injustice, de la mort : les guerres si nombreuses, les persécutions de tant de minorités, l’incertitude face à l’avenir, la peur dans laquelle vivent bien des personnes, etc.
En communion avec toutes ces réalités, nous savons, nous croyons qu’elles n’ont pas le dernier mot c’est pourquoi saint Jean affirme : « Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous ».

Bien entendu, il ne suffit pas de l’écrire ou d’en faire des discours. Nos manières de vivre en famille, nos façons d’exercer nos responsabilités professionnelles, paroissiales, nos engagements associatifs, politiques, nos formes de partage avec les plus pauvres ont besoin d’être irrigués par l’Évangile, d’être enracinés dans l’Eucharistie.

Pour cette raison, nous éprouvons la nécessité de nous former, de nous retrouver en groupes, en équipes, en mouvements, de prier, de prendre des initiatives nouvelles.

Une Paroisse n’a pas pour fonction de maintenir coûte que coûte ce qu’elle faisait jadis ! Elle doit se développer et croître au souffle de l’Esprit qui rend les baptisés audacieux, fermes dans la foi et aptes au témoignage courageux, « la foi est une question de rencontre, non pas de théorie. Dans la rencontre Jésus passe, dans la rencontre palpite le cœur de l’Église. Alors, non pas nos sermons, mais le témoignage de notre vie sera efficace » (Pape François).

Bonne fête de la saint Antoine !

Père Camille MILLOUR, Vicaire

Feuille d’informations paroissiales

770 - Edito du 11 au 19 janvier

Le baptême du Seigneur

Jésus demande à Jean de le baptiser de ce baptême de repentance dont Il n’a nul besoin afin que dès le début tout se réalise et que déjà se manifeste la Sainte Trinité qu’Il vient révéler au monde.

Jean appelait le peuple à venir se préparer à la venue imminente du Messie. Il lui est donné de contempler ce à quoi aspire toute personne contemplative, toute femme ou tout homme de prière : percevoir, recevoir le mystère de Dieu, le Père, le Fils, le Saint Esprit.
Jean le Baptiste voit le Fils, le Verbe éternel de Dieu, et il le désigne déjà comme Sauveur. Il entend le Père que nul ne peut voir, et le Père témoigne, atteste que celui-ci est bien son Fils. Il perçoit la présence de l’Esprit qui plane sur les eaux, mères de toute vie. Cet Esprit qui est descendu sur Marie, engendrant en elle la vie humaine et divine. Cet Esprit qui descendra un jour sur les apôtres pour qu’ils fécondent la terre et lui donnent la vie éternelle.
Et nous-mêmes, si nous sommes baptisés d’un autre baptême, autrement efficace, nous le sommes aussi Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Et selon la promesse, la Sainte et divine Trinité fait en nous sa demeure. Elle transforme notre existence, la plongeant en Dieu et nous attirant vers lui avec la puissance d’attraction de la Résurrection.

P. François SCHEFFER +

Feuille d’informations paroissiales

771 - Edito de la nouvelle année

Un cadeau pour le monde

Bien que notre année liturgique soit déjà commencée depuis plus d’un mois, il est tout de même bon de sacrifier à la tradition « civile » de se souhaiter des vœux pour la nouvelle année. Ils sont le moyen de se faire un signe d’amitié, de se dire combien
nous tenons les uns aux autres. Ils sont aussi l’occasion de nous demander ce que nous souhaitons vraiment pour ceux que nous aimons. N’est-ce pas bien sûr de vouloir pour eux ce qu’il y a de meilleur ?

Écoutons Saint Paul : « Parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu’il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres. »(1Co 12, 31) Cette voie, c’est la Charité. Souhaitons-nous donc que chacun trouve un peu plus le chemin du don de soi dans l’Amour. Ceci ne pourra se faire que si nous puisons à la source de l’Amour, c’est-à-dire en Dieu. Il nous bénit ! Il dit du bien de nous : par son Fils, il nous a rendus dignes d’êtres les réceptacles de son amour.

A cause de cela, nous voulons être disciples du Christ.
Voici donc mes voeux :
• Que le Seigneur vous donne la force de suivre le Christ où qu’il vous emmène.
• Que les épreuves fassent se déployer les trésors de Charité que Dieu met en vous.
• Que le Seigneur fasse briller sur vous son visage et vous donne sa paix.
Alors vous serez un cadeau pour le monde.

François Lainé +

Feuille d’informations paroissiales

772 - Edito de Noël, la crèche !

Le cœur de la crèche commence à battre quand, à Noël, nous y déposons le santon de l’Enfant Jésus. Dieu se présente ainsi, dans un enfant, pour être accueilli dans nos bras.

Dans la faiblesse et la fragilité, se cache son pouvoir qui crée et transforme tout. Cela semble impossible, mais c’est pourtant ainsi : en Jésus, Dieu a été un enfant et c’est dans cette condition qu’il a voulu révéler la grandeur de son amour qui se manifeste dans un sourire et dans l’extension de ses mains tendues vers tous.

La naissance d’un enfant suscite joie et émerveillement, car elle nous place devant le grand mystère de la vie. En voyant briller les yeux des jeunes mariés devant leur enfant nouveau-né, nous comprenons les sentiments de Marie et de Joseph qui, regardant l’Enfant Jésus, ont perçu la présence de Dieu dans leur vie.

« La vie s’est manifestée » (1Jn 1, 2) : c’est ainsi que l’Apôtre Jean résume le mystère de l’Incarnation. La crèche nous fait voir, nous fait toucher cet événement unique et extraordinaire qui a changé le cours de l’histoire et à partir duquel la numérotation des années, avant et après la naissance du Christ, est également ordonnée.

La manière d’agir de Dieu est presque étourdissante, car il semble impossible qu’il renonce à sa gloire pour devenir un homme comme nous. Quelle surprise de voir Dieu adopter nos propres comportements : il dort, il tète le lait de sa mère, il pleure et joue comme tous les enfants ! Comme toujours, Dieu déconcerte, il est imprévisible et continuellement hors de nos plans. Ainsi la crèche, tout en nous montrant comment Dieu est entré dans le monde, nous pousse à réfléchir sur notre vie insérée dans celle de Dieu ; elle nous invite à devenir ses disciples si nous voulons atteindre le sens ultime de la vie.

Extraits de la Lettre apostolique
Admirabile Signum du Pape François
sur la signification et la valeur de la crèche

Feuille d’informations paroissiales

773 - Edito du 14 décembre au 22 décembre 2019

Lendemain de fête

Le lendemain est triste après une fête vécue en cherchant ma satisfaction, psychologique, physique ou même spirituelle.
Mais si la fête a été une joie donnée et reçue, transfigurée par l’Esprit d’amour présent en moi, cette joie normalement se prolongera.

Il nous reste dix jours pour préparer l’anniversaire du Ressuscité, aujourd’hui vivant : Jésus, né à Bethléem parmi les hommes, pour que nous partagions ensemble sa vie de Fils du Père des cieux.

Un anniversaire, c’est l’occasion de manifester une attention plus délicate, de dire ce que l’on ne dit pas d’habitude, en abandonnant le respect humain ou l’indifférence, et de concrétiser cette attention par un cadeau.

Qu’aurons- nous à offrir à Noël à celui qui est né dans la crèche, est mort pour
nous sur la croix et, glorieux vainqueur de la mort, est avec nous, chaque jour ?

- Une indifférence gênée ? Un estomac repu et déjà en attente de la Saint-Sylvestre ?
- Un cœur submergé par les épreuves ou le sentiment de son indignité ?

Ou bien…

- Un coeur ébloui par le don de Dieu qui dépasse tout ce qu’attendaient Isaïe, Jean-Baptiste ou la Vierge Marie ?
- Un cœur qui surmonte la tentation d’angoisse ou de désespoir, pour accueillir la joie d’être sauvé ?
- Un coeur renouvelé dans l’amitié avec le Vivant, pour une nouvelle étape de notre vie de fils avec tous nos frères et sœurs ?
- Un coeur prêt à partager la découverte que nous ne sommes pas seuls, à la dérive sur notre petite planète, mais que Dieu est avec nous ?

Réponse dans dix jours.

Mgr Jean-Marie Dubois


785 - FIP du 14 au 22 septembre 2019

Pour que le cartable ne soit pas une croix !

A l’occasion de la rentrée des classes et du catéchisme, ce dimanche a lieu la bénédiction des cartables. Littéralement, bénir signifie "dire du bien". Bénir les cartables, voilà qui semble du coup un exercice réservé aux têtes de classe. Or bénir les cartables, c’est prendre une décision. Celle de parler du travail scolaire en en parlant bien, selon Dieu.

Si nous voulons tous le meilleur pour nos enfants il se peut que nous ne le voulions pas selon les intentions de Dieu. Ce dont il s’agit, c’est de faire du travail un acte d’offrande de soi et de louange de Dieu. Et l’on peut être dernier de sa classe mais être un vrai saint dans son travail comme on peut être dans les premiers et ne pas se construire au travers de son travail.
Chacun aura besoin tout au long de cette année de la bénédiction de Dieu pour garder le cap.
Faire ses devoirs, c’est accomplir son devoir. Mais il importe de ne pas le faire que par devoir ou simplement "parce que c’est bien pour ton avenir" ; donner à Dieu ce que nous subissons, c’est déjà apprendre à donner sa vie. Donner par amour même son travail suppose alors que l’amour de Dieu et tout ce qui va nourrir l’âme soit encouragé et jamais sacrifié au travail.

À nous, parents et éducateurs, d’ordonner les choses ; de montrer le ciel et de faire entendre qu’en tout, l’amour divin peut se loger, même dans les tâches rébarbatives. À nous aussi de montrer à nos enfants que nous voulons leur bonheur et chercher à ce qu’ils déploient leurs talents. Bonne rentrée !

Père Camille Millour
Vicaire

Feuille d’informations paroissiales

784 - Edito du Père François Lainé, Curé

Un message magnifique

En ces temps où sont examinés à l’Assemblée de nouvelles lois concernant la bioéthique, nous sommes invités par les évêques à « réaliser la gravité des enjeux qui sont devant nous ».

De fait, il ne s’agit plus de défendre la beauté du mariage entre un homme et une femme, mais bien de défendre les enfants à naître et, à travers eux, la dignité humaine.

Lors du débat sur le « mariage pour tous », la question était déjà présente. L’un des buts essentiels du mariage n’est-il pas la protection des enfants ? Le nouveau projet de loi sur la PMA pour toutes les femmes montre que le « mariage pour tous » débouche finalement sur le mariage pour personne. S’il n’y a plus de lien entre le mariage et la naissance des enfants, à quoi bon garder cette institution ? Elle devient totalement vide de sens.

Avec la nouvelle loi, un autre pas est franchi, plus préoccupant encore alors qu’on va pouvoir fabriquer légalement un enfant en absence de père. Vient enfin au jour ce que l’Église ne cesse de répéter depuis l’Encyclique Humanae vitae : toucher à l’embryon, de quelque manière que ce soit, c’est toucher à la dignité de la personne humaine.

Je crois profondément que la seule procréation qui soit totalement conforme à la dignité d’un être humain est l’étreinte amoureuse de deux personnes qui se sont promis fidélité jusqu’à ce que la mort les sépare. Cette procréation est gratuite, elle est reçue, accueillie comme un don de Dieu. Seuls les époux peuvent au sens propre « faire l’amour », expression utilisée aujourd’hui pour tout un tas de choses qui n’ont absolument rien à voir avec l’amour. En « faisant l’amour », les époux manifestent que la vie vient de Dieu qui est amour. Ils sont associés à la création d’un nouvel être par un acte qui manifeste que nous venons de l’amour et que nous sommes faits pour aimer et être aimés. Dans cette perspective, il apparaît clair qu’il n’est pas conforme à la dignité d’un être humain d’être conçu dans une éprouvette de laboratoire. La personne n’est plus créée mais fabriquée.

Pensons à tous ces jeunes qui ne savent plus qui ils sont, d’où ils viennent et où ils vont, qui sont complètement perdus, ne sachant même plus pour certains s’ils sont homme ou femme. Faut-il encore en rajouter ? Nous avons un message magnifique à leur donner, le seul qui vaille : « Tu es enfant de Dieu, né de l’amour, fait pour aimer et être aimé. »

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

783 - FIP du 28 septembre au 6 octobre 2019

Servir les plus fragilisés

La société de Saint-Vincent de Paul fondée en 1833 par le bienheureux, Frédéric Ozanam, présente trois spécificités : la charité, la fraternité et la spiritualité.

La conférence Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts fondée en 1842, s’inscrit dans cette vocation. Ses actions sont multiples. Elles consistent à :
visiter les personnes âgées à domicile, à l’hôpital, en maison de retraite
Apporter une aide matérielle ponctuelle à des personnes en situation de précarité
Assurer un accompagnement dans la durée.

Notre conférence vient en aide au « Relais Ozanam St Eloi » qui accueille deux après-midi par semaine, des personnes et des familles précaires. Elles reçoivent un colis alimentaire.

Le 1er jeudi du mois, nous invitons les personnes âgées seules à venir partager « le goûter de l’amitié » dans une ambiance chaleureuse. A cette occasion, jeudi 3 octobre, le goûter reprend du service !

Aussi, nous vous remercions par avance de votre soutien. Aider nous à aider !

A noter que la société Saint Vincent de Paul est reconnue d’utilité publique.

La Conférence quêtera aux sorties des messes du week-end du 5 et 6 octobre.

Jean Louis Lepage,
bénévole au Relais Ozanam

Feuille d’informations paroissiales

782 - Edito du 5 octobre au 13 octobre 2019

"Si vous aviez de la foi..."

Jésus nous livre la clef de toute expérience chrétienne, ses commencements nécessaires : la foi, non une vague croyance diluée dans nos réflexions intellectuelles, mais bien cette adhésion au Christ reconnu comme Dieu et homme ; cette foi qui soulève les montagnes et dont les saints nous donnent l’exemple si parlant.

Mais voilà ! Comment croire et durer dans la foi ? Certes, nous ne pouvons pas, par nous-mêmes, nous donner la foi : elle est reçue de Dieu qui la répand dans nos cœurs et la fait croître. Est-ce à dire que nous devons rester passifs ? Certes non !

La foi grandit en nous dans la mesure où nous l’exerçons, en disant souvent à Dieu : « Je crois ! » ; en agissant dans la vie selon les principes qui découlent de cette adhésion à Dieu. Dieu fait croître la foi de ceux qui l’exercent, sinon elle reste stérile et finit par s’étioler.
Et le premier enseignement que nous apportera la foi est dans la parabole de ce dimanche (Luc 17, 5-10) : au service, pourtant indispensable de Dieu, nous sommes tous des simples serviteurs .

Cette vive conscience, loin de nous faire baisser les bras, nous encourage à n’agir que sous la motion de l’Esprit Saint qui donne valeur à nos actes et qui assure leur efficacité ; simples serviteurs, serviteurs inutiles, oui ! Mais d’un Dieu qui veut se servir de nous pour annoncer le salut dans le monde.

Père François Scheffer


774 - Edito du 7 décembre au 15 décembre 2019

Pour ce début de l’Avent, il nous est donné d’avoir une magnifique figure, celle de la Vierge Marie, « l’Immaculée Conception », pour nous accompagner sur notre route vers Noël.

Et dans ce temps d’attente, d’espérance, et de joie, nous voyons que Marie est véritablement la personne la plus appropriée, pour nous accompagner.

Vu ce qu’a été sa vie ; sur sa confiance, et son espérance en Dieu qui accomplit toujours sa promesse, nous comprenons que personne mieux qu’elle peut nous conduire vers son fils, qu’elle même va nous donner.

Marie a accepté le plan de salut de Dieu, qui est d’être celle qui porterait le Sauveur du monde en son sein.
Marie qui a avancé dans l’attente sereine et joyeuse de la venue du Fils de Dieu.
Marie, qui désormais est notre modèle d’espérance, dans l’attente. 
Marie, notre Étoile, comme elle l’a porté sur son front.

Marie, "l’Immaculée Conception", que nous fêtons ce lundi, comme elle s’était présentée autrefois le 25 mars 1858, lors de sa 16éme apparition à Bernadette Soubirous.

Marie, "Notre Dame de la confiance", priez pour nous.
                 
+ Francisco PETITE


776 - Edito du 22 novembre au 1er décembre 2019

Jésus, souviens-toi de moi

En ce dernier dimanche de l’année liturgique, l’Église nous présente en raccourci l’histoire du salut en cette scène de la crucifixion et du bon larron. Notre péché a provoqué ce don d’amour de Jésus et il est allé jusqu’aux limites de la déchéance humaine, acceptant la dérision et l’abandon.

Mais au milieu de cette scène douloureuse il y a comme une pause paisible, une ouverture de lumière ; ce bref dialogue du larron et de Jésus qui représente l’essentiel de ce qui doit être dit entre l’homme et son Sauveur. Chacun de nous peut et doit reprendre à son compte cette parole : blessé par le péché et son cortège de misère, nous devons nous tourner vers Jésus qui n’attend que ce mouvement pour nous faire entrer dans la vie ; aucune faute, aucun refus n’est trop grand pour nous séparer de Dieu.
Il faut simplement implorer Jésus pour que selon le mot magnifique du brigand, Il se souvienne de nous, Il n’oublie pas ; mais Dieu peut-il oublier ses enfants, puisque c’est pour nous qu’il a souffert la passion et la mort et que du fond de notre détresse nous aspirons à partager pour toujours son amour, son bonheur et sa vie.

Père François Scheffer

Feuille d’informations paroissiales

777 - Edito du 16 novembre au 24 novembre 2019

Tendre la perche

Dimanche dernier, je me trouvais dans une pâtisserie. Au moment de payer, la jeune caissière, voyant mon col romain, me dit : « de quelle paroisse êtes-vous ? ». Je lui réponds et elle me dit : « Je vous ai demandé cela car je voudrais suivre des cours de catéchisme. »

Dimanche dernier, je me trouvais dans une pâtisserie. Au moment de payer, la jeune caissière, voyant mon col romain, me dit : « de quelle paroisse êtes-vous ? ». Je lui réponds et elle me dit : « Je vous ai demandé cela car je voudrais suivre des cours de catéchisme. »
Lundi, comme c’était férié, il n’y avait pas le dîner Alpha habituel, mais un dîner informel avec les participants qui le voulaient. J’y suis passé et j’ai interrogé les personnes sur ce qui les avait amenées au Parcours Alpha. L’un était chez lui lorsqu’il a entendu du bruit dans la rue. Il ne sait pas pourquoi il est descendu. C’était la Marche pour Jésus. Une dame lui a tendu un tract qui parlait d’Alpha.
Il y a une attente spirituelle que nous ne soupçonnons pas de la part de nos contemporains. Contrairement aux générations précédentes, la plupart des jeunes de 30 ans a été élevée en dehors de toute religion. Il y a alors chez eux un vide spirituel dont nous n’imaginons pas la souffrance qu’il peut engendrer, souffrance qui peut rester longtemps inconsciente avant de venir au jour au cours d’un évènement particulier. Ils n’attendent alors qu’une chose : qu’une perche leur soit tendue, car ils vont rarement venir d’eux-mêmes dans une paroisse. En effet, on n’imagine pas la difficulté, pour une personne qui ne fait pas partie du sérail, simplement d’entrer dans une église : « je n’en ai pas le droit ; je ne suis pas digne ; à qui m’adresser ? ; comment vais-je être reçu ? ; est-ce l’endroit qui répondra à mon attente ? ». Imaginez vous-même que vous vouliez tout d’un coup devenir bouddhiste sans rien y connaître. Que feriez-vous ?
Leur porte d’entrée sera alors souvent une occasion fortuite : une personne rencontrée par hasard, un ami ou un collègue, un tract distribué dans la rue… Mais combien finalement aboutiront dans l’Église catholique ?
C’est une invitation pour nous à multiplier les perches tendues. Ne doutons pas qu’ils sont nombreux à n’attendre qu’une occasion pour les saisir.

P. François Lainé


778 - Edito du 9 novembre au 17 novembre 2019

Etre avec Jésus nous suffit

La controverse entre les Sadducéens et Jésus dans l’évangile nous montre pour sa part combien la foi en la résurrection n’était pas acquise et qu’elle faisait même l’objet de moqueries déplacées.

Cette histoire des sept frères et de la veuve de l’aîné est suffisamment caricaturale pour que Jésus ne s’y arrête pas et rappelle seulement qu’on ne peut pas imaginer la vie éternelle à partir de celle-ci. Elle n’en est ni le prolongement ni le recommencement ! Elle en est l’accomplissement.
Quand Jésus se montrera vivant à ses disciples au-delà de sa mort, il ne s’agira plus d’une discussion ou d’une théorie, il s’agira d’une expérience réelle de sa présence renouvelée et de l’accomplissement de la promesse du Père dans son amour fidèle : « Là où je vais, vous serez vous aussi » (Jean 14, 3). Et cela nous suffit ! Être avec Celui qui habite nos cœurs nous suffit, nous comble et nous comblera. Comme le disait le Pape Benoît XVI : « La résurrection n’est pas passée, la résurrection nous a rejoints et saisis. Nous nous accrochons à elle, c’est-à-dire au Christ ressuscité, et nous savons que Lui nous tient solidement, même quand nos mains faiblissent. Nous nous accrochons à sa main, et ainsi nous nous tenons la main les uns des autres, nous devenons un unique sujet, et pas seulement une seule chose. C’est moi, mais ce n’est plus moi : voilà la formule de l’existence chrétienne fondée sur le Baptême, la formule de la résurrection à l’intérieur du temps. C’est moi, mais ce n’est plus moi : si nous vivons de cette manière, nous transformons le monde » (Homélie, 15 avril 2006).
C’est justement cette expérience que nous voulons transmettre, catéchistes et parents, aux enfants, qui à partir de ce dimanche, se préparent au baptême et à la première communion.
Demandons au Seigneur la grâce de pouvoir vivre cette expérience de la Résurrection chacun dans nos vies.

Père Camille Millour

Feuille d’informations paroissiales

779 - Edito du 1er novembre au 10 novembre 2019

Courage, tu tiens le bon bout

En pensant à vous, qui formez la communauté de notre paroisse, me viennent les mots du plus ancien texte chrétien, ceux de saint Paul aux chrétiens de Thessalonique : « À tout instant nous rendons grâce à Dieu à cause de vous... Votre foi est active, votre charité se donne de la peine, votre espérance tient bon en Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu, vous avez été choisis par lui. »

Il est bon de reconnaître en vous les fruits de l’Esprit : baptisés que le Seigneur continue de guérir et de façonner ; pécheurs, chaque jour pardonnés et revêtus du vêtement des noces de l’Agneau, vous êtes déjà saints par l’Esprit auquel vous voulez rester fidèles. Bonne fête à vous, avec tous les saints.

Pour beaucoup, ce mois sera marqué par le souvenir de tel visage aimé et disparu ; souvenir douloureux car, à vues humaines, la séparation est définitive. Voici donc l’occasion de raviver notre foi : un jour, nos pauvres corps ressusciteront et nous serons rassemblés, transfigurés, dans la joie de Dieu.
Dès aujourd’hui, la vie de notre baptême est au moins aussi réelle et bien plus profonde que la vie de notre corps. Nul ne peut nous l’arracher. Ceux qui nous ont quittés restent vivants, solidaires avec nous dans la prière.
La joie des saints, par la grâce de Dieu restés fidèles à leur baptême, est un formidable signe d’espérance. Laissons Dieu nous entraîner dans leur sillage.
Le plus beau de notre vie n’est pas en arrière, avec nos souvenirs, mais devant nous, en Christ, avec tous nos frères.

Mgr Jean-Marie Dubois



Sous-rubriques


Nouveau contenu
sur SAQV.fr


Rechercher
sur SAQV.fr


Agenda paroissial
A souligner cette semaine